Mercredi 27 Janvier 2010 -- Le commandement des forces aériennes a, en tout cas, exprimé son « intérêt pour certains types d’appareil », selon le général- major Ronald R. Ladnier, le chef des forces aériennes de l’Africom (Commandement militaire des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique), qui a entamé hier une visite de trois jours en Algérie. Le représentant de l’Africom a précisé, au cours d’une conférence de presse animée au siège de l’ambassade américaine, que les responsables de l’armée algérienne se sont surtout renseignés sur le Hercule C 130 J, un avion utilisé généralement dans le transport de troupes. Il est à rappeler que les forces aériennes algériennes sont déjà équipées de Hercule C 130 H. Le commandant des forces aériennes de l’Africom dont le siège se trouve à Stuttgart, en Allemagne, a en outre fait savoir que « pour le moment, il n’y a aucun accord entre Washington et Alger », précisant qu’il n’était pas habilité, en sa qualité d’ « opérationnel », à parler de tels dossiers. Le général-major, Ronald R. Ladnier, qui s’est entretenu durant la matinée d’hier avec le commandant des forces aériennes algériennes, le général- major Abdelkader Lounès, et le responsable de la direction des relations extérieures et de la coopération au ministère de la Défense nationale, le général Noureddine Makri, a indiqué qu’il était venu en Algérie pour chercher les voies et moyens de renforcer concrètement les relations entre l’Algérie et les Etats-Unis dans le domaine de la défense, tel qu’annoncé au mois de novembre dernier par le commandant en chef de l’Africom. Le responsable militaire américain a expliqué que sa tâche consistera, dans un premier temps, à « écouter les responsables algériens ». « Durant ma courte visite, je me suis entretenu avec de hauts responsables de votre armée de l’air. Je vois que nous pouvons apprendre les uns des autres. (…) Notre travail consiste à nous rapprocher de pays partenaires qui ont également des forces aériennes. Il est logique que nos pilotes travaillent de concert avec vos pilotes dans le but de réaliser des objectifs communs comme la lutte contre le terrorisme et le maintien de la paix », a souligné le commandant des forces aériennes de l’Africom. Au-delà de l’intérêt manifesté pour les Hercule C 130 J, les responsables de l’ANP ont-ils émis d’autres demandes ? Assez prolixe, le général-major Ladnier n’a pas caché le fait que ses interlocuteurs souhaitent développer une coopération avec l’Africom particulièrement dans le domaine de la formation, de la gestion des crises et de l’aéronautique. Washington pose-t-elle des limites à sa coopération avec Alger ? Après un moment de réflexion, le représentant de l’Africom a déclaré : « À ma connaissance, il n’y a aucune limite. » Le général américain a toutefois précisé que pour arriver à asseoir une coopération efficace, il est nécessaire de « mettre en place une vision stratégique ». Et c’est, a-t-il dit, la raison essentielle de sa visite de trois jours à Alger.
Washington veut une vision stratégique avec Alger
À noter que c’est la première fois qu’un haut gradé américain parle de « vision stratégique » dans une intervention officielle consacrée aux relations militaires entre l’Algérie et les Etats-Unis. Celui-ci ne se serait pas permis de faire une telle déclaration si les autorités politiques algériennes n’avaient également pas fait le choix stratégique de coopérer avec Washington dans le domaine de la défense et, surtout, d’en faire explicitement la demande. Si c’est le cas, il y a lieu de s’attendre à ce que l’Africom noue des coopérations avec les autres corps de l’ANP. Si ce n’est déjà fait. Dans la perspective de la mise en place de cette « vision stratégique », le général-major Ladnier a exprimé son souhait « d’avoir des discussions avec les responsables des forces aériennes algériennes ainsi qu’avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger et son équipe afin de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde au moment où les deux pays construisent un plan d’engagement pour l’avenir ». « Je voudrais entendre leurs (les responsables militaires algériens) idées et leurs réflexions sur l’avenir des forces aériennes algériennes et comment les forces aériennes américaines en Afrique peuvent intervenir dans ce sens », a-t-il ajouté. Dans le même ordre d’idées, le commandant des forces aériennes de l’Africom a informé qu’une seconde rencontre est prévue avec les responsables militaires algériens pour commencer à réaliser les objectifs sur lesquels les deux parties se seront entendu. Il conclura son intervention en disant notamment que les « Etats-Unis apprécient le rôle de leader de l’Algérie dans la région en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme au Maghreb et au Sahel et qu’ils sont déterminés à travailler avec le gouvernement algérien (…) ».
+ Reply to Thread
Results 337 to 343 of 350
-
27th January 2010 01:26 #337
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
-
27th January 2010 21:42 #338
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
January 27, 2010 -- Senior Algerian Air Force officials and the commander of US Air Forces in Africa met in Algiers on Tuesday (January 26th) to discuss co-operation in the fight against terrorism in the Maghreb and Sahel regions, Tout sur l'Algérie reported. The U.S. is "prepared to work together with Algeria to guarantee stability and to deal with these threats," Major General Ronald Ladnier was quoted as saying. According to APS, his trip aims to develop a joint strategy by the Algerian and American air forces.
-
29th January 2010 01:17 #339
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
Vendredi 29 Janvier 2010 -- Après quelques jours de la protestation algérienne exigeant des Etats-Unis, le retrait de ses passagers de la liste noire, sur laquelle figurent les passagers « à haut risque pour la sécurité interne », établie par l’administration Obama, le porte-parole du Conseil de la sécurité nationale U.S., Mike Hammer, a exprimé son appréciation de la coopération existant avec les pays du Maghreb, en particulier l’Algérie, dans le domaine de la lutte contre Al Qaida au Maghreb Islamique et les autres branches écumant l’Afghanistan et le Pakistan. Selon le même intervenant, la coopération avec les pays du Sahel dans le domaine militaire et sécuritaire, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie internationale de la lutte contre le terrorisme, est indispensable. Toutefois, le même interlocuteur a ajouté que l’Algérie joue un rôle très important en traquant et empêchant les éléments terroristes en provenance d’Afghanistan et du Pakistan de s’infiltrer dans la région du Sahel, pour y prendre refuge, fuyant les coups des forces internationales stationnées dans les deux pays précités. Dans ce sens, M. Hammer a indiqué que la menace terroriste persiste dans la région du Sahel qui regroupe le sud de l’Algérie, de la Tunisie, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Tchad. Les Etats-Unis oeuvre à rassembler autant de renseignements rendus disponibles par les services de sécurité de ces pays et dans des pays européens et ce, dans l’objectif du lancement d’un projet de coordination, soutient-t-il. Par ailleurs, M. Hammer a indiqué que l’institution qu’il préside est convaincue que le déploiement des éléments d’Al Qaida relevant des bases arrière classiques, a considérablement régressé, suite aux efforts des forces internationales, en Afghanistan et au Pakistan. Ce qui les pousse à chercher des endroits pour s’y réfugier comme la région du Sahel. En outre, M. Hammer a mis l’accent sur l’intérêt que porte le président U.S., Barack Obama, à la coopération internationale avec tous les pays engagés dans la lutte contre le terrorisme, que ce soit Al Qaida au Maghreb Islamique, ou bien ses branches dans le Golf Persique.
-
3rd February 2010 01:04 #340
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
Fayçal Abdelghani :
Mercredi 3 Février 2010 -- Après le niet d’Alger sur l’implantation d’une base militaire de l’Africom sur son sol, les Américains veulent jouer dans l’axe du partenariat stratégique militaire. Un classique pour un compromis difficile à obtenir. La visite en Algérie le 27 janvier dernier du chef des forces aériennes de l’Africom, le général-major Ronald D. Ladnier, revêt un caractère exceptionnel et déroutant à la fois. D’abord, le choix de la date qui n’est pas fortuit puisque cette visite de trois jours a coïncidé avec un évènement sportif de taille, l’Algérie devant affronter l’Egypte en demi-finale de la CAN 2010. Puis seuls quelques médias triés sur le volet ont été conviés à la conférence de presse du haut responsable militaire américain au siège de l’ambassade américaine. Ce qui montre que les Américains ont cherché à bien faire passer le message aux autorités algériennes sur les enjeux futurs de la coopération militaire en choisissant le timing approprié. Surtout après l’affaire des blacks-listés où l’Algérie n’a pas obtenu une réponse convaincante sur cette décision. Il apparaît, donc, que la visite du chef des forces aériennes de l’Africom, dont la base se trouve actuellement en Allemagne, est intrigante. Il aurait déclaré ouvertement qu’il est venu «chercher les voies et les moyens de renforcer la coopération en matière de défense». Pour cela, il a évoqué la demande algérienne d’acheter des Hercule C130 J, qui sont utilisés pour le transport d’hommes de troupe. Il ne s’agit nullement donc de se procurer «un lourd matériel de guerre» que certains pays réclament à cor et à cri.
Le responsable américain place ainsi sa visite comme un début prometteur des relations entre Alger et Washington en matière de défense. Ce qui laisse perplexe, c’est qu’il a déclaré, en fin diplomate : «Il n’y a aucun accord entre Alger et Washington pour le moment.» Alors, le général Ladnier estime qu’il faut «une vision stratégique» sur ce sujet et a exprimé son souhait «de s’assurer que tout le monde (les responsables militaires algériens, ndlr) est sur la même longueur d’onde au moment où les deux pays construisent un plan d’engagement pour l’avenir». Autrement dit, les Américains souhaiteraient créer un partenariat stratégique militaire où «il n’y aura aucune limite», selon l’expression du chef des forces aériennes de l’Africom qui, au demeurant, laisse un clair-obscur sur cette déclaration. Les Américains tentent-ils de se racheter vis-à-vis des Algériens sur l’embargo sur l’achat d’armes durant la période de la lutte contre le terrorisme ? Il est clair que ce forcing de Washington ne laisse aucun doute que l’Algérie devrait se placer dans le giron américain et mettre au frigo son «pacte stratégique militaire avec la Russie». Le moment était peut-être bien choisi, mais l’Algérie pourrait-elle sacrifier son partenariat historique avec le géant russe ?
Il faut dire que l’Algérie reste attachée à la coopération militaire multilatérale sans ambiguïté et il serait difficile pour elle d’avoir une préférence pour un pays dans le jeu trouble actuel des grandes puissances et la configuration du monde selon le plan américain. Le dossier reste compliqué. Sur le front de l’Africom, le niet d’Alger sur l’implantation d’une quelconque base militaire américaine sur son sol a été peut-être mal digérée par la puissance américaine. Aucun pays du Sahel n’a donné son quitus pour la présence américaine sur ce vaste territoire. S’ensuit une course pour s’ingérer dans ces contrées avec la dernière conférence de Madrid où les Européens veulent rivaliser avec les Américains en prétextant «aider au développement économique du Sahel». Pour ce faire, il reste la position inflexible de l’Algérie que les puissants doivent amener à des compromis. Ce qui reste difficile pour l’heure même si Américains et Européens tentent de «renouer sur le terrain économique» et de conquérir le charme «du pays pivot du Maghreb».
-
3rd February 2010 19:47 #341
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
Major Paula Kurtz, U.S. Air Forces Africa Public Affairs:
Feb 3, 2010 — Bilateral discussions, a C-130J static display, and a media roundtable event comprised the agenda for U.S. Air Forces Africa's latest senior leader engagement visit to Algiers, Algeria January 25-27, 2010. Major General Ronald R. Ladnier, commander, and his team of advisors and support personnel kicked off the visit with a C-130J static display and tour for Algerian Air Force pilots, engineers and maintenance officers. "I was really surprised at the number of questions they had about the aircraft," said Staff Sergeant Kyle Smart, 86th Aircraft Maintenance Squadron from Ramstein Air Base, Germany. "The questions were very detailed and specific and you could tell they have a lot of experience with the C-130."
Major Lakehal Mostefa, who completed pilot training in the United Kingdom in 1997, is now an Algerian Air Force instructor in the C-130H and looked at the C-130J with a critical eye. "It seems to me very good; very simple and automatic in the cockpit," he noted. "I am looking for the user problems, like the carbon propeller. We have many dirt airfields in the South and the carbon propellers are not as strong as the old ones," he said.
While many of the current cadre of Algerian C-130 pilots and engineers were qualified through courses in the United States, such as Undergraduate Pilot Training, Basic Flight Engineer Training, and C-130 Flight Engineer Training, the Algerian Air Force has now developed a curriculum to train all aircrew members in-house. "We do classroom and simulator training for pilots, flight engineers, loadmasters and maintenance members," said Lieutenant Colonel Bahlouli Nouredine, a C-130 instructor flight engineer. In addition, the Algerian Air Force participates in bilateral operational training events with the United States. In 2003 two C-130s from the U.S. and two from Algeria conducted training in southern Algeria. "We'll do flight exchanges where we have our pilots in your aircraft and yours in ours," Colonel Bahlouli explained, noting that the forces practiced low-level flights, airdrop, and night drop operations.
While Algeria and the United States have been diplomatic friends and partners for many years, U.S. Ambassador to Algeria David Pearce said, "military cooperation has come a long way in the last year." This is especially important given Algeria's role in the region as a leader in counterterrorism efforts. Engaging with Algeria as partners in supporting their counterterrorism efforts, "the military can be a catalyst for cooperation," he said.
The engagement wrapped up with a media roundtable event held at the U.S. Embassy and attended by reporters from six Algerian news outlets. Reporters queried General Ladnier on the purpose of his visit, the topics discussed with Algerian leaders, and what he sees as the way forward for the budding relationship. "...we're interested in learning from and work with Algeria, because like Algeria, we're interested in peace, security, and economic development," Ladnier said. "We're in agreement with your leaders that we need to meet again and plan for future activities between our Air Forces."
-
6th February 2010 01:04 #342
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
ALGER, Samedi 6 Février 2010 -- Les Etats-Unis considèrent l'Algérie comme l'un de leurs "meilleurs partenaires" en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, a déclaré jeudi à Alger Gina Abercrombie-Winstanley, coordinatrice des programmes au Bureau américain de la coordination pour la lutte contre le terrorisme. Mme Winstanley, qui effectue une visite de travail en Algérie, a indiqué que son pays "tire profit de l'expérience algérienne dans la lutte contre la menace terroriste", ajoutant que les deux pays "entretiennent une excellente relation de coopération dans de nombreux domaines ". En matière de coopération antiterroriste, l'hôte de l'Algérie a précisé qu'elle a eu des discussions "techniques" et "politiques" avec des responsables algériens concernés par cette question, soulignant que la partie algérienne a fait part de sa disponibilité à "approfondir" la coopération bilatérale dans ce domaine.
-
18th February 2010 01:03 #343
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 124,944
Jeudi 18 Février 2010 -- La visite d’une douzaine d’assistants parlementaires (staffers) américains en Algérie, depuis trois jours, prend des allures d’une visite officielle de hauts responsables. La délégation américaine est reçue partout, pose ses questions à tout le monde et bénéficie d’une médiatisation officielle comme s’il s’agissait d’une visite d’un ministre ou d’un sénateur. En réalité, il s’agit d’assistants faisant partie de staffs appartenant au Parlement américain (Congress et Sénat). Parmi la délégation figure même un responsable du personnel. Il ne manquait plus que le chef de parc du Congress pour boucler la liste ! Hier, au siège du quotidien Echaâb, la délégation fut invitée à un débat au centre d’études stratégiques du quotidien. Dans l’assistance, on pouvait remarquer la présence de députés et sénateurs algériens, alors que pas même l’ambassadeur américain n’a daigné faire le déplacement. Ce sont les membres de la délégation américaine qui s’informaient sur l’Algérie et les questions régionales, histoire de justifier leur déplacement en Algérie. Jamais la diplomatie algérienne n’était tombée aussi bas. La délégation a été reçue par les présidents des deux Chambres du Parlement, par des membres du gouvernement et des organisations et institutions nationales. Toutes les règles protocolaires de réciprocité ont été bafouées. Car, à la limite, cette délégation pouvait très bien être reçue par ses pairs algériens, vu que les deux pays entretiennent une coopération parlementaire depuis plusieurs années. Mais cet impair vient confirmer la tendance générale dans les relations diplomatiques entre l’Algérie et les USA. Lorsque Hillary Clinton rend visite aux voisins, elle envoie des sous-secrétaires et parfois des adjoints aux sous-secrétaires à Alger. Lorsque le patron de l’Africom vient louer l’exemplarité de la coopération en matière de lutte antiterroriste entre les deux pays, Washington inscrit l’Algérie sur la liste noire des pays à risques. Pourtant, dans toute la région, l’Algérie reste le premier partenaire économique des Américains et leur principal allié en matière de lutte antiterroriste. La diplomatie algérienne n’a pas su tirer profit de ces réalités. Au contraire, elle a tellement fait des concessions qu’elle en subit présentement les conséquences.




LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote