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  1. #344
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    Jeudi 18 Février 2010 -- Les assistants parlementaires américains ont promis de faire part de l’inquiétude algérienne concernant l’introduction de l’Algérie sur la liste noire des Etats-Unis. Ils estiment en parallèle que l’Algérie progresse et son expérience dans la lutte antiterroriste intéresse toujours les Américains. Les assistants parlementaires américains, sous la direction de Michael Alexander, secrétaire général du comité de sécurité et des affaires gouvernementales du Sénat, ont participé hier à une conférence-débat organisée par le journal Echaâb où ils voulaient surtout s’enquérir de la position algérienne sur certains dossiers internationaux. Il s’agit notamment de l’expérience algérienne dans la lutte antiterroriste, de la problématique du Sahel et de la question du Sahara occidental. M. M’hand Berkouk, politologue et expert en géostratégie, a tenu à rappeler aux parlementaires américains la «reconnaissance internationale à l’Algérie en matière de lutte antiterroriste». Il a livré quelques éclairages sur «ce phénomène transnational qui n’est pas dû au manque de démocratie et à la pauvreté comme on a tendance à le souligner».

    Pour le contexte algérien, l’expert a rappelé «l’insistance de l’Algérie sur la création d’un front international uni pour éradiquer un tel phénomène qui a tendance actuellement à évoluer sous d’autres modes opératoires». Au même moment, l’expert politologue se dit «ne pas comprendre pourquoi les Etats-Unis ont inscrit l’Algérie sur la liste noire et dont les ressortissants devraient être soumis à un contrôle rigoureux au niveau des aéroports américains». D’autant que les relations algéro-américaines ont toujours été marquées par une bonne entente et de la cordialité. Le chef de la délégation américaine a promis que cette mesure sera évoquée dans leur rapport qui serait soumis au Congrès. Rien de plus, sinon quelques effusions sur l’Algérie qui progresse dans tous les domaines, un gage de coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis. À cet effet, une assistante parlementaire a signalé que «cette coopération ne doit pas se réduire au niveau sécuritaire». Ce lapsus a poussé d’ailleurs M. M’hand Berkouk a réitérer «la position algérienne à condamner les attentats terroristes du 11 septembre 2001» et de fournir son assistance en termes de renseignements aux Américains.

    Sur la problématique du Sahel, le conférencier estime que les tentatives américaines de «s’ingérer dans cette partie butent sur trois facteurs, dont la méconnaissance de cette sous-région qui gênera le déploiement militaire des Américains». Après avoir énuméré un ensemble d’aspects complexes sur cette région, le conférencier a fait savoir que «l’Algérie joue un rôle pivot dans cette région en cherchant à stabiliser les groupes de populations». Le conférencier estime finalement que «cette région doit rester souveraine dans le traitement de ses questions internes», rappelant les efforts diplomatiques algériens dans le cadre de l’UA et de l’ONU. Pour ce qui est du Sahara occidental, un des assistants parlementaires a demandé s’il y a un consensus de la part de la société civile autour de l’autodétermination du peuple sahraoui. La réponse du conférencier n’a pas tardé pour justifier la position ferme de l’Algérie sur la décolonisation complète du Sahara occidental.

  2. #345
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    Vendredi 19 Février 2010 -- Quelle mouche a piqué les Américains ? Le malentendu diplomatique entre Alger et Washington à propos de la «black liste» cache-t-il une véritable crise qui couve depuis plusieurs années, et plus précisément depuis du retrait, par l’Algérie, de la loi sur les hydrocarbures, qui donnait la part belle aux majors américaines ? Les indices qui corroborent cette thèse ne manquent pas ! Le pétrole, Africom, les marchés d’armement, le Sahara occidental, la question palestinienne et bien sûr la lutte antiterroriste au Maghreb et dans le Sahel. C’est dire les questions en suspens entre les deux pays qui avaient amorcé, après le 11 septembre 2001, une nouvelle page dans la coopération politique et sécuritaire. Mais qu’est-ce qui explique le froid diplomatique entre les deux capitales ? Une piste se dégage tout de suite : celle de la volonté américaine délibérée d’étouffer dans l’œuf toute velléité de leadership régional dans l’ensemble compris entre le Maroc et le Pakistan, ce que les stratèges américains appellent «le Grand Moyen-Orient». Quatre pays remplissaient les conditions de leadership eu égard à leur position géopolitique et à leurs capacités économiques : l’Algérie au Maghreb, la Turquie et l’Iran au Moyen-Orient et le Pakistan, l’unique puissance atomique musulmane plus à l’Est. On connaît ce qu’il advient du «pays des Purs», en voie de balkanisation et d’Afghanisation ! Les pressions russo-occidentales se multiplient sur l’Iran à propos de son programme nucléaire et la Turquie doit faire face au refus européen de sa candidature à l’UE, et à la question kurde, posée comme une bombe à retardement, par les Américains en Irak ! Reste l’Algérie.

    La transformation, il y a quelques années, du GSPC en El-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a été interprétée par les observateurs comme le signal fort d’un regain d’intérêt possible des Américains pour le vaste ensemble Maghreb-Sahel. La nomination à Alger de Robert Ford ambassadeur des Etats-Unis a été inscrite dans ce sens. En effet, l’homme connaît bien la région arabe pour avoir été diplomate en Irak, et le CV de Ford le place comme un spécialiste du terrorisme islamiste. La recrudescence du terrorisme dans toute la région, de la Mauritanie au Niger en passant par le Maroc, l’Algérie et le Mali date de cette période, c’est-à-dire 2006 et 2007. D’ailleurs, le double attentat à Alger, le 11 avril et le 11 décembre 2007, a été l’occasion pour l’émission d’un «warning travel» américain prédisant des attentats spectaculaires dans certains points névralgiques et symboliques de la capitale algérienne. Une information qui a suscité colère et indignation des officiels algériens, d’autant plus qu’elle est émise par un «allié» dans la lutte antiterroriste. Les Américains ont, semble-t-il, changé d’attitude envers l’Algérie, après le retrait par le président Bouteflika de la loi sur les hydrocarbures. Une loi qui allait donner la part belle aux entreprises pétrolières américaines. La raison invoquée à Alger était la préservation des richesses du pays pour les générations futures. Ce camouflet diplomatico-énergétique, accentué par le refus catégorique par l’Algérie d’abriter une quelconque base américaine sous couvert de l’Africom, a donné le coup de grâce à la lune de miel algéro-américaine, estiment certains analystes.

    C’est dans ce contexte qu’il faut, peut-être, apprécier les propos de l’ancien chargé d’affaires américain à Alger, Thomas Daughton. Le diplomate en poste entre 2006 et 2009, nommé récemment à Beyrouth, au moment où son ancien patron, Robert Ford, «atterrit» à Damas, n’a pas été tendre avec l’Algérie. Des propos rendus publics par notre confrère Echourouk El-Youmi et repris par le Jeune Indépendant, dans son édition de dimanche dernier, montrent le peu d’égard que ce diplomate porte à l’Algérie. En déclarant que l’Algérie est un pays sans avenir et que «la réconciliation nationale a produit des kamikazes et des harraga», et qu’«il ne restait aux jeunes que de se transformer en terroristes», le diplomate donne beaucoup plus qu’un avis. Ces propos peuvent, au fond, refléter un fléchissement dans la position américaine en direction de l’Algérie. Un retournement qui s’explique par l’inscription de notre pays dans la liste noire des Etats dont les ressortissants doivent faire l’objet d’une fouille spécifique. L’Algérie est-elle une «zone grise» où «pullulent» les groupes terroristes sous la férule de l’AQMI ? Selon la vision américaine, la réponse est oui ! Alger, pourtant partenaire clé de Washington dans la lutte antiterroriste, se trouve logé dans la même enseigne que le Yémen ou la Somalie. Un comble géopolitique et stratégique que les Algériens ont vite fait de relever et de dénoncer. La visite depuis début janvier de plusieurs délégations américaines de haut niveau pour calmer le courroux des Algériens s’inscrit dans une logique d’apaisement que l’administration Obama opère depuis. Diplomates, militaires, parlementaires et, depuis hier, une vingtaine d’homme d’affaires américaines colmatent les brèches. Pour corriger une appréciation de la conjoncture algérienne. Une volonté d’ingérence ou une tentative de déstabilisation d’une puissance régionale ? Une chose est certaine : l’Algérie dérange beaucoup de monde !

  3. #346
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    WASHINGTON, February 19, 2010 -- In remarks at an event hosted by the Center for Strategic and International Studies (CSIS) this week, Ambassador Robert F. Godec, Principal Deputy Coordinator for Counterterrorism at the State Department, said that al-Qaeda's regional terrorist network in North Africa, al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), poses a serious threat to countries in the Maghreb, as well as to Americans and other Westerners in the region. He pointed to resolution of the Western Sahara conflict as an essential step to improve regional cooperation and effectively fight terrorism in North Africa. Ambassador Godec called AQIM "the biggest challenge facing the Maghreb in the terrorist area" and said that regional organizations like the Arab Maghreb Union [Algeria, Libya, Mauritania, Morocco, and Tunisia] must be strengthened to help bridge the region's differences and successfully combat this "immediate threat."

    "While the Maghreb governments have had some success in combating AQIM and terrorism, there remains much to be done," said Godec, at the CSIS panel addressing "The Dynamics of North African Terror." He noted that regional disputes continue to be an obstacle to coordination among the Maghreb nations. "Unfortunately," he said, "the lack of resolution of the Western Sahara question block[s] the cooperation and integration the region needs. For the region to achieve real success, the key differences must be resolved or at least bridged." Godec said it isn't known whether AQIM is planning an attack from North Africa like the attempted al-Qaeda Christmas-day bombing of an airliner over Detroit, but "we already know the organization poses a dangerous threat to countries of the region and is a real and immediate threat to American citizens and other Westerners in North Africa."

    The International Center for Terrorism Studies (ICTS) at the Potomac Institute for Policy Studies recently issued a report, Maghreb & Sahel terrorism, documenting a dramatic 558% percent increase in the number of terrorist attacks by al-Qaeda and other terrorist groups in North and West/Central Africa since September 11, 2001, with more than 900 terrorist bombings, murders, kidnappings, and ambushes claiming more than 1,500 lives and 6,000 victims in the region.

  4. #347
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  5. #348
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    Mardi 23 Février 2010 -- En prévision de la conférence de New York sur le désarmement, prévue en mai prochain, l’Administration Obama enclenche un travail diplomatique sur la scène internationale en vue de convaincre le plus grand nombre possible de pays de renforcer le traité de non-prolifération (TNP) et le régime international de non-prolifération nucléaire. C’est dans cette optique que Mme Susan F. Burk, représentante spéciale du président américain Barack Obama, a été dépêchée à Alger pour discuter avec de hauts responsables algériens des différentes questions liées à ce traité. Lors de sa visite de trois jours, Mme Burk a déclaré avoir rencontré une délégation interministérielle composée de responsables du ministère des Affaires étrangères, du Commissariat national à l’énergie atomique (CEN) et du ministère de l’Energie et des Mines. «Travailler ensemble afin de renforcer le TNP» est l’objectif essentiel assigné à la rencontre, l’Algérie étant déjà signataire dudit traité. Lors de la conférence de presse qu’elle a animée, hier, à l’ambassade des Etats-Unis à Alger, Mme Burk a mis en exergue les relations «fructueuses» que son pays entretient avec l’Algérie dans le domaine du nucléaire. Interrogée sur les détails des entretiens qu’elle a eus avec les responsables algériens, Mme Burk a laissé entendre que «l’Algérie et les Etats-Unis sont sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le renforcement du TNP». Mme Burk reste convaincue que «l’Algérie joue un rôle de leader en matière de diplomatie multilatérale. C’est un partenaire très important avec qui nous espérons travailler en étroite collaboration pour faire progresser tous nos engagements dans le cadre du TNP», a-t-elle souligné, précisant que sa tournée en Afrique inclut l’Algérie et l’Afrique du Sud. Pour elle, l’Algérie fait partie du gotha des pays qui développent l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Donc, a-t-elle enchaîné, elle bénéficie automatiquement de l’«appui» des Etats-Unis. «Les USA ne jouent pas le double jeu ici (…), notre pays veut l’adhésion de tous les pays de la planète au TNP», a martelé l’envoyée spéciale de Barak Obama comme pour mettre un point sur les «i» à certaines parties montrant du doigt les velléités des américains recherchées à travers ce projet. Avant d’expliquer : «Le TNP met l’accent sur trois piliers essentiels : la non-prolifération, le désarmement et enfin l’usage pacifique des armes nucléaires», soulignant, au passage, que les pays désirant adhérer au traité se doivent de s’en débarrasser d’abord. À présent, 189 pays, dont l’Iran, ont confirmé leur adhésion au TNP. Outre le Pakistan et l’Inde, qu’est-ce qui retarde l’adhésion d’Israël, alors qu’il est l’allié officiel des Etats-Unis ? À cette question «fâcheuse», la diplomate américaine s’est contentée de réaffirmer que (son) pays «œuvrait à ce qu’il y est l’adhésion de tous les Etats». Pour ce qui est de l’Iran, même adhérant au TNP, Mme Burk croit que ce pays ne donne pas de «garanties» sur l’usage de son nucléaire.

  6. #349
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    Mardi 23 Février 2010 -- Plus qu’un quitus sur le développement nucléaire civil de l’Algérie, les propos de Mme Susan F. Burk, représentante spéciale du président américain, semblent surtout viser l’isolement d’autres candidats à la maîtrise de l’atome. Distinguo fondé ou tentative de corrompre Alger, connue pour son soutien argumenté au programme pacifique de la République islamique d’Iran ? La visite de Mme Burk coïncide curieusement avec la tournée du secrétaire d’Etat Hillary Clinton, partie chercher des appuis au Qatar et en Arabie Saoudite contre le «monstre iranien» sans parler de l’offensive du Premier ministre français à Damas pour des objectifs similaires. Il faut savoir que les Etats-Unis et la France forment le tandem le plus intransigeant face au programme d’enrichissement de l’uranium par les Iraniens, qui ont pourtant ratifié, eux aussi, le TNP et ne cessent de rappeler le caractère pacifique de leur développement. Or, malgré les caméras de l’AIEA braquées sur les centrifugeuses du principal centre d’expérimentation de Natanz, certains pays continuent de soupçonner des velléités de fabrication de l’arme atomique. On peut donc se demander ce que signifie le TNP si ses signataires ne sont pas crédibles. D’aucuns se souviennent d’ailleurs de la polémique surgie dans les années 1990 au sujet de l’un des réacteurs algériens, situé à Aïn Oussera, et qu’un quotidien anglo-saxon désignait comme la base d’un programme nucléaire pour la conception d’une bombe atomique algérienne. Une campagne d’intox récurrente qui prouve que l’engagement actif en faveur du désarment ne suffit pas pour se prémunir du «flicage» systématique des pays qui ne reconnaissent même pas le TNP, tel l’Etat d’Israël. Il apparaît donc que c’est plutôt la qualité des relations avec les pays dominants qui autorise la recherche et le développement dans le domaine de l’énergie nucléaire. On peut se réjouir néanmoins que la Russie ou la Chine s’appliquent à modérer les réactions du camp occidental disposé au pire pour mater Téhéran. Une modération que des pays comme l’Algérie défendent au nom du droit international. C’est probablement cette solidarité que Mme Burk a voulu entamer en vantant pour l’Algérie ce qui est diabolisé pour l’Iran. Une manœuvre certainement trop grossière pour dévier Alger de sa politique étrangère équilibrée, fondamentalement opposée avec le principe dévastateur de la politique du deux poids, deux mesures.

  7. #350
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    *** Propaganda article from U.S. Department of Defense-controlled Magharebia.com ***

    AFRICOM, Algeria improve security co-operation

    February 26, 2010 -- Several African nations agreed this week in Dakar, as Senegalese Interior Minister Becaye Diop put it, "to act more and talk less" about the flow of drugs from South America to the African continent and the dangerous partnership between drug-traffickers and terrorists. "Rich or poor, there is no region in the world which could alone cope with transnational organised crime," United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) chief Antonio Maria Costa told the UN Security Council on Thursday (February 25th), adding that the best solution is to strengthen co-operation, information-sharing and joint action.

    Recent visits to Algeria by United States Africa Command (AFRICOM) officers and other U.S. officials show many local observers that such co-operation in the fight against terrorist groups in the African Sahel is exactly what Algeria and the U.S. hope to achieve. "Algeria plays a considerable part in the field of the multilateral diplomacy and represents an important partner," said Susan F. Burk, U.S. President Barack Obama's Special Envoy for Nuclear Non-Proliferation on February 22nd at the end of a 3-day visit to Algiers. Last November, AFRICOM commander General William Ward met with Algerian President Abdelaziz Bouteflika and top military officials to discuss joint U.S.-Algerian efforts against terrorism, particularly information-sharing through training. Ward emphasised that he did not come to Algeria to ask it to host the AFRICOM headquarters, a matter that has been the subject of media speculation. Washington "hasn't made a request in this regard either to Algeria or to any other African state," he said.

    Less than two months after the AFRICOM commander's visit, senior Algerian Air Force officials met in Algiers with the commander of U.S. Air Forces in Africa to further discuss co-operation in the fight against terrorism in the Maghreb and Sahel regions. The U.S. is "prepared to work together with Algeria to guarantee stability and to deal with these threats," Major General Ronald Ladnier said. "Algerian political authorities have made a strategic choice to co-operate with Washington in the defence domain," Algerian daily El Watan noted in its coverage of the January 26th Ladnier visit. "These visits prove the concern of the American authorities about security breaches in the Sahel by groups that kidnapped citizens of certain countries in order to use them to obtain ransom payments," Rabah Hadef, an Algerian media specialist in security issues, told Magharebia. Washington appears eager to pursue co-operation with Algeria, Hadef added, "because of its strategic site in the area and of its great experience in the fight against the extremists groups".

    For security expert Hussein Samim, "the motivation to reinforce the partnership between African countries and the United States, in particular North Africa, goes along with the war against terrorism". "This requires co-ordination for the exchange of intelligence to update the local armies and provide them with sophisticated equipment for the fight against terrorism," he added. The launching of AFRICOM "marks an important change in American strategy," said international relations professor Dr. Madani Sahib. AFRICOM "gives the African continent a higher position in the international arena, especially with the increasing threat of terrorism and the emergence of organisations adopting the concept of al-Qaeda and seeking a base camp in the Sahel and Somalia," Sahib tells Magharebia. He says that the establishment of AFRICOM marked a shift in the American presence on the continent from political and economic to military, albeit an indirect one. The visits paid by AFRICOM officials to Algeria were primarily intended to address the security situation in the African Sahel and paralyse the activities of al-Qaeda-affiliated groups, Sahib added. The goal of the partnership now, Professor Sahib says, should be "the modernisation of military forces in the area, and then the transition towards a step where armed forces of North African and Sahel countries are provided with sophisticated equipment, such as surveillance devices and unmanned aircraft." Al-Qaeda in the Islamic Maghreb has become an absolute priority for the authorities of the two countries, the professor said, and a strong motivation for closer relations without military intervention.

    Boulahya Hussein, a writer who specialises in security issues, agrees that AFRICOM's most important objective is "security and intelligence to counter the threat posed by Al-Qaeda in the Islamic Maghreb". The Salafist Group for Preaching and Combat (GSPC) reinvention as al-Qaeda in the Islamic Maghreb, some observers noted, actually prompted a greater convergence between Sub-Saharan African countries and the United States, which led to the current collaboration. When it comes to ensuring the safety of citizens, Algeria and the United States indeed share a common goal, the AFRICOM commander told reporters in Algiers during his trip. "I would define mutual interests by the desire for stability, the desire to prevent harm to innocent civilians and how we can work together to prevent acts of violent extremism," General Ward said.

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