Jeudi 14 juin 2007 -- Le processus de modernisation de l’Armée nationale populaire (ANP), engagé ces dernières années par le président Abdelaziz Bouteflika, semble déranger les Etats-Unis qui s’interrogent sur l’important accord conclu l’an dernier entre l’Algérie et la Russie.
Le département d’Etat américain a examiné avant-hier la question des contrats d’armement de 7,5 milliards de dollars conclus par l’Algérie et la Russie. Cet examen intervient cependant plus d’une année après la signature officielle de l’accord entre Algériens et Russes, lors de la visite historique à Alger du président russe Vladimir Poutine, le 10 mars 2006.
A propos de cette transaction, le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires du Maghreb et du Proche-orient David Welsh a estimé que «les acquisitions militaires algériennes n’étaient pas nécessaires». «Le gouvernement algérien est en train de concrétiser une transaction importante avec des fournisseurs étrangers dont la Russie», a déclaré M. Welsh cité par la presse américaine.»Je ne suis pas certain que nous partagions la même compréhension de la nécessité qu’a le gouvernement algérien de procéder à de telles acquisitions, y compris pour les besoins de défense», a ajouté le responsable américain qui s’exprimait devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain.
L’Algérie et la Russie avaient conclu un accord portant sur l’effacement de la dette algérienne contre l’acquisition de biens et services russes, dont des équipements militaires, le 10 mars 2006. Moscou s’était engagé à effacer la dette de l’Algérie, estimée à 4,7 milliards de dollars.
En contrepartie, l’Algérie avait accepté de passer commande d’équipements pour 7,5 milliards de dollars, selon des sources russes. Le contrat global porte sur la livraison de 34 chasseurs MIG-29 SMT, 28 chasseurs Su-30 MKI et 14 avions d’entraînement et de combat Yak-130 (pour un total de 3,5 milliards de dollars).
De plus, 36 MIG-29 de l’ancienne version, seront renvoyés en Russie pour être vendus à des pays tiers. Il est prévu aussi la livraison de 8 systèmes de missiles S-300 PMU-2 pour la DCA (un milliard de dollars), 30 batteries sol-air Toungouska, d’une valeur de près de 500 millions de dollars, la modernisation de 250 chars T-72, pour plus de 200 millions de dollars, et la livraison de missiles antichars Metis et Kornet, ainsi que la réparation de navires des forces navales algériennes.
Selon M. Welsh, «beaucoup pourraient considérer les acquisitions algériennes de très modestes». Toutefois, le diplomate américain a assuré que l’Algérie n’a pas l’intention d’utiliser ses acquisitions militaires contre ses voisins, notamment le Maroc, qui vient de commander 18 avions de combat français Rafale pour neuf milliards de dollars destinés à remplacer ses vieux Mirage F1 et s’apprête à acquérir des lance-missiles russes portables Kornet et Toungouska.
«Il n’y a aucune indication qui laisse penser que l’Algérie projette d’utiliser ses éventuelles acquisitions dans une option offensive contre ses voisins», a souligné M. Welsh. Il convient de rappeler que le président Bouteflika avait lui aussi assuré en 2004 qu’il n’y aura pas de «casus belli» entre l’Algérie et le Maroc.
Le président Bouteflika avait annoncé dès 1999 son intention de moderniser les équipements militaires de l’ANP et de professionnaliser ses effectifs, une option rendue nécessaire face aux défis de sécurité et de stabilité auxquels est exposée l’Algérie depuis 1992.
Le choix était devenu vital, au moment où l’Algérie était soumise à un embargo concernant ses approvisionnements en armes pendant les années de lutte contre le terrorisme. L’Algérie avait d’ailleurs décidé de diversifier ses fournisseurs en armes, et les Etats-Unis, premiers exportateurs d’armes dans le monde, lui avaient fourni, durant ces dernières années, des équipements militaires destinés principalement à la lutte contre le terrorisme.
De plus, l’Algérie avait fait part de ses besoins d’assurer la sécurité d’un territoire quatre fois plus grand que la France, et au vu de sa position névralgique au milieu de six Etats qui fait d’elle le pays le plus exposé aux risques de conflits armés à ses frontières et à l’apparition de groupes terroristes dans le grand Sahara.
L’Algérie est jugée par Washington comme un partenaire stratégique en matière de lutte contre le terrorisme et un partenaire économique majeur, notamment dans le domaine des hydrocarbures. Les Etats-Unis avaient sollicité récemment l’Algérie pour accueillir le nouveau centre de commandement militaire américain en Afrique (Africom), dont le lancement est prévu à partir de septembre 2008.
Cette demande avait essuyé un niet catégorique de l’Algérie.
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14th June 2007 15:07 #36
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14th June 2007 15:11 #37
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Jeudi 14 juin 2007 -- On nous le répète depuis toujours : l’Algérie est un pays important tant par son histoire, par son étendue que par sa position géostratégique et ses ressources. La preuve, dit-on, le président Bouteflika est l’un des rares dirigeants du tiers-monde à être invités au sommet du G8.
On a, en outre, parlé de pays pivot de la politique internationale américaine en citant un stratège connu, Paul Kennedy. De temps à autre, des informations font part également de coopération hautement appréciée par la première puissance mondiale en matière de lutte antiterroriste.
Paris elle-même serait en train de courir à perdre haleine, depuis des années, pour décrocher un traité d’amitié avec Alger la boudeuse. Et voilà qu’on nous dit aussi que Washington a piqué une crise de jalousie après la concrétisation d’un accord qui permet à la Russie de Poutine le terrible d’écouler, en contrepartie d’un montant de 7,5 milliards de dollars, des Mig, des Sukhoi et autres armes en Algérie.
Une colère compréhensible si l’on sait aussi que les Etats-Unis ont été éconduits après leur tentative d’arracher un laissez-passer pour installer une base militaire dans le Grand-Sud algérien. A la bonne heure ! Notre pays n’est donc pas si loin des centres d’intérêts planétaires.
Reste à attendre le déversement des investissements qui le tireront définitivement du sous-développement. Un bond en avant qui renforcera sa position de leader régional, comme c’est le cas du Brésil, du Mexique ou de la Turquie. Sauf qu’en matière d’argent, les positions divergent sensiblement.
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21st June 2007 18:49 #38
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Jeudi 21 juin 2007 -- Sur son site Internet, l’Eurocom, basé à Stuttgart (en Allemagne), a annoncé l’ouverture d’une rubrique pour mieux expliquer le rôle de son nouveau projet militaire en Afrique qui rencontre des résistances de certains Etats africains, dont l’Algérie et la Libye, et les appréhensions de quelques autres pays.
Selon l’Eurocom, une équipe de transition de l’Africom est installée depuis février dernier à Stuttgart, en attendant la désignation du pays africain qui voudra bien l’abriter. Elle se chargera, entre autres, de la campagne de propagande et de battage médiatique pour réunir le maximum de soutien.
Selon les rédacteurs de la page de présentation de l’Africom dans la rubrique du site de l’Eurocom, il s’agit de fournir des informations sur l’historique, l’objectif et le développement de cette équipe de transition en commandement.
«De hauts responsables ont commencé à envisager divers emplacements permanents possibles en Afrique. L’Africom devrait être opérationnel en septembre 2008», indique son équipe rédactionnelle, reprenant ce qu’avait déjà annoncé, il y a quelques jours le secrétaire adjoint américain à la Défense, Ryan Henry.
L’Africom sera responsable de l’ensemble du continent africain, à l’exception de l’Égypte qui dépend du Commandement Central, a encore rappelé la même source sur son site qui ajoute qu’à l’heure actuelle, «les responsabilités (pour l’Afrique) sont partagées entre le Commandement des États-Unis en Europe et le Commandement du Pacifique, le Commandement central».
L’Africom est présenté par le Pentagone comme un instrument servant «principalement à l’aide humanitaire, notamment en cas de désastre, ainsi que les missions de réponse aux crises», une intention récusée par des Etats africains ou mise en doute par de nombreux analystes.
Sollicitée depuis février pour accueillir l’Africom, l’Algérie, considérée par Washington comme un partenaire stratégique en Afrique, avait refusé de donner suite aux demandes qui n’ont jamais été médiatisées. Lors d’une visite effectuée le 12 juin dernier à Alger par Ryan Henry, les responsables algériens lui ont signifié que l’Algérie rejetait un tel commandement et s’en tiendrait aux mécanismes de sécurité collective de l’Union africaine.
La Libye, où le responsable américain s’était également rendu, avait elle aussi opposé son refus de l’établissement de l’Africom. Dès lors, les Etats-Unis ont lancé une campagne de prospection en Afrique pour trouver un pays d’accueil.
Le centre de commandement devrait être complètement opérationnel à la fin de septembre 2008, tandis que le commandant en chef de l’Africom devrait prendre ses fonctions avant la fin de l’année. La nomination d’un officier général à la tête du centre de commandement interviendra à la fin de l’année budgétaire, qui se termine le 30 septembre aux Etats-Unis.
Le Sénat devra ensuite entériner la désignation d’un général cinq étoiles. Le commandant en chef adjoint de l’Africom devrait être, au début, un responsable du département d’Etat, tandis que son effectif comprendra un personnel issu principalement de l’armée, du département d’Etat, des services de renseignement (CIA), de l’agence de la sécurité nationale (NSA) ainsi que d’autres ministères.
Les Etats-Unis possèdent cinq centres de commandement en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, tandis que l’Afrique est dotée d’un sous-commandement régional dépendant du commandement général américain en Europe. En outre, l’Africom suscite des réticences de beaucoup d’observateurs qui estiment qu’il est destiné à assoire la mainmise de Washington sur l’Afrique et mieux «exploiter» ses richesses, notamment pétrolières, en évinçant des concurrents solides comme la Chine, devenue l’un des principaux consommateurs d’énergie au monde.
Le sénateur républicain Ed Royce, également vice-président de la sous-commission des affaires africaines à la chambre du Sénat, avait affirmé que «ce projet tombe au bon moment, compte tenu du fait que l’Afrique constitue un pôle stratégique important pour les Etats-Unis».
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22nd June 2007 04:48 #39
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24th June 2007 22:29 #40
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RABAT, Morocco, June 24, 2007 -- A U.S. delegation seeking a home for a new military command in Africa got a chilly reception during a tour of the northern half of the continent this month, running into opposition even in countries that enjoy friendly relations with the Pentagon.
Algeria and Libya separately ruled out hosting the Defense Department's planned Africa Command, known as AFRICOM, and said they were firmly against any of their neighbors doing so either. U.S. diplomats said they were disappointed by the depth of opposition, given that the Bush administration has bolstered ties with both countries on security matters in recent years.
Morocco, which has been mentioned as a possible site for the new command and is one of the strongest U.S. allies in the region, didn't roll out the welcome mat, either. After the U.S. delegation visited Rabat, the capital, on June 11, the Moroccan foreign ministry strongly denied a claim by an opposition political party that the kingdom had already offered to host AFRICOM. A ministry statement called the claim "baseless information."
Rachid Tlemcani, a professor of political science at the University of Algiers, said the stern response from North African governments was a reflection of public opposition to U.S. policies in the predominantly Muslim region.
"People on the street assume their governments have already had too many dealings with the U.S. in the war on terror at the expense of the rule of law," said Tlemcani, who is also a scholar with the Carnegie Endowment for International Peace. "The regimes realize the whole idea is very unpopular."
The Bush administration announced in February that it intends to create a separate military command for Africa this year. Responsibility for U.S. military operations on the continent is now divided primarily between the Central Command, based in Florida, and the European Command, based in Stuttgart, Germany.
As they search for a place to put a headquarters for the new command, U.S. officials have tried to allay concerns in Africa that the Pentagon has warlike designs in the region.
Ryan Henry, leader of the U.S. delegation and principal deputy undersecretary of defense for policy, said the main mission for the command would be to stabilize weak or poor countries by training local security forces and doling out humanitarian aid.
"It's mostly a headquarters and planning focus," he said after meeting with Moroccan officials. "AFRICOM doesn't mean that there would be additional U.S. forces put on the continent."
Henry said no decision had been made about where to locate the command headquarters, which is expected to have 400 to 1,000 people.
During a stop in Algeria, Henry suggested that the Pentagon might "network" the command from several sites in Africa, rather than have a single headquarters. "If at all possible, that's the way we'd like to proceed," he told journalists during a briefing at the U.S. Embassy in Algiers.
Defense officials acknowledge that one reason they are paying more attention to Africa is because the continent provides an increasingly large share of the U.S. supply of imported oil and natural gas.
Bush administration officials have also touted the new command as a key part of their strategy for countering terrorism threats on the continent. Al-Qaeda-affiliated groups have experienced a resurgence in North and East Africa in recent years.
A group calling itself al-Qaeda in the Islamic Maghreb asserted responsibility for simultaneous suicide attacks in Algiers in April that killed 33 people. Suicide bombers have also struck Casablanca, Morocco, on three occasions since March, including an attack on the U.S. Consulate.
Since 2003, the Pentagon has developed a regional counterterrorism partnership with several impoverished countries in North Africa, including Mali, Niger, Senegal and Chad. Defense officials say parts of the vast Sahara and neighboring regions serve as training and recruiting grounds for extremist groups, in part because local forces are unable to patrol their own territory.
Rear Adm. William H. McRaven, commander of U.S. Special Forces in Europe and most of Africa, said the counterterrorism training programs are designed to avoid a large U.S. military presence and usually involve units of only 10 to 15 people, who spend a few months in Africa at a time.
"Some nations remain somewhat concerned about too overt of a U.S. presence in the area," McRaven said in an interview in April. "But the nature of the special operations forces is that we can come in with a very small footprint. We can do that without a lot of visibility."
The North African counterterrorism partnership is headed by the State Department and also includes economic and humanitarian aid programs delivered by civil affairs units. But Tlemcani, the Algerian political scientist, said the U.S. government needed to do much more on those fronts before taking a more prominent military role in Africa.
"The best way to build a strategic relationship is with socioeconomic programs, which haven't been funded very well," he said by telephone from Beirut.
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2nd July 2007 14:55 #41
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8th July 2007 23:20 #42
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ALGIERS, July 8, 2007: U.S. President George W. Bush's homeland security adviser visited Algeria on Sunday for talks on fighting terrorism.
Upon arrival in Algiers, Frances Fragos Townsend said the United States hoped to "learn from and share this experience to fight enemies of peace and security."
She then met with the North African nation's foreign minister, Mourad Medelci, and discussed security cooperation between the countries, she told reporters afterward.
Algeria is trying to quell an Islamic insurgency that has killed as many as 200,000 militants, security officers and civilians since 1992. The violence, which peaked in the 1990s, started after the army canceled elections that an Islamist party was expected to win.
Large-scale fighting has died down but scattered attacks have mounted in recent months by a group calling itself al-Qaida in Islamic North Africa, formerly known as the GSPC. The group focuses on toppling Algeria's government but is feared to be developing international ties.
Algeria's Foreign Ministry said in a statement that Townsend's talks focused on ways to boost and "diversify" U.S.-Algerian cooperation against terrorism, and their economic relations.







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