Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 3 of 3
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,681

    Ahmed Benbitour: "Regime hasn’t learned lessons from past failure"


    Mr Ahmed Benbitour, former Prime Minister, the official speaker of “initiative against corruption is everybody’s case” has qualified the reforms adopted by government in education, banks and justice sectors as a failure insofar as political will is absent, in addition to the fact that officials are monopolizing decision making which should be of the State prerogatives alone, he explained.

    The former Prime Minister said that government is relying only on hydrocarbons and that would have bad results, he doubted that punishment is applied to some people and he called for a stop to be put to corruption spreading into government institutions and administration. He declared that some persons are monopolizing power decisions, taking advantage of the difficult economic transition Algeria is witnessing.

    Addressing a press conference he held in the press house, Tahar Djaout, (Algiers), Benbitour focused on the necessity to quickly find suggestions and urgent solutions to help the authorities to fight corruption and to encourage those who condemn corruption whatever its source. The speaker, who was the first prime minister under Abdelaziz Bouteflika, ruling from 2000 to 2001, pointed at the spread of corruption in the various institutions of the State, ands other public bodies and departments.


  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,681

    Benbitour lors de la présentation de son livre :

    mercredi 31 janvier 2007 - - A l’hôtel Sheraton, l’ex-chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, a présenté son livre sorti à la fin de l’année dernière chez EDIF 2000. S’expliquant sur le titre, Radioscopie de la gouvernance algérienne, il a dit que c’est par souci d’exprimer la situation qui était la sienne, celle d’acteur et d’observateur au sein de plusieurs équipes gouvernementales.

    Il a ajouté qu’il est sorti indemne de cette expérience. Avec dix chapitres, une introduction et deux annexes, l’essentiel du livre est consacré à la description de la décennie 1990, moment de son arrivée à la «cour des grands», selon ses termes.

    Mais il a prolongé cette radioscopie jusqu’à sa démission du gouvernement sous la présidence de Bouteflika et son expérience de candidat aux présidentielles de 2004. Dans les premiers chapitres où il est question de description sociologique de sa région natale, il a tenté de rappeler l’engagement des régions du Sud dans le combat de libération nationale, sujet peu visible dans l’histoire officielle.

    Il a rappelé qu’El-Goléa et sa région étaient sous régime militaire, ce qui n’empêchait pas le développement de la tolérance et la coexistence pacifique entre les groupes humains. S’agissant de son expérience au gouvernement, il a rappelé qu’il a été nommé en 1986 à la présidence de la République.

    Mais ses gestes et mouvements étaient très limités. Sa participation au gouvernement a coïncidé avec l’arrivée de feu Mohamed Boudiaf. Durant cette période, il s’est même permis de donner des conférences aux cadres et décideurs du FMI et de la Banque mondiale sur la situation et les potentialités économiques de l’Algérie.

    Même en situation de cessation de paiement vis-à-vis de ses bailleurs de fonds, l’Algérie se permettait de faire valoir ses arguments, a-t-il lancé. A son arrivée au ministère de l’Energie, il a pu persuader les Américains sur l’existence du pétrole et du gaz au sud-ouest du pays, pour démontrer la solvabilité du pays.

    Il n’a pas manqué de souligner que, durant les moments pénibles, les populations algériennes n’ont pas manqué de l’essentiel, grâce à l’ingéniosité de l’équipe gouvernementale. Il a consacré un chapitre sur la manière dont il a été remercié à la veille d’un voyage aux Etats-Unis où il devait rencontrer les plus importants partenaires financiers de l’Algérie au niveau international.

    Il a dit que cette éviction est intervenue après la formulation de son souhait de se retirer des affaires, souhait refusé par les décideurs. Son renvoi de cette manière visait, selon ses dires, à entamer la crédibilité qu’il a acquise auprès des instances financières internationales.

    Après un mandat de sénateur, il a été rappelé par le président Bouteflika pour diriger le gouvernement. Après une discussion de cinq heures, le chef de l’Etat lui a signifié que son équipe était déjà désignée. Ce déni de prérogatives ne l’a pas empêché de faire un bout de chemin avec le nouveau locataire d’El-Mouradia, jusqu’au moment où un autre différend opposa les deux hommes.

    Ce qui l’a amené à jeter le tablier une seconde fois mais en expliquant dans sa lettre médiatisée les raisons de son départ. A la fin de son intervention, M. Benbitour a exprimé sa crainte de voir le pays totalement appauvri. «Le pays est en danger», dit-il.

    Pour preuve, «nous sommes devenus exportateurs même de capital humain», ajoute-t-il. Selon lui, le nombre d’experts algériens au service des grandes multinationales dépasse de loin celui des étrangers au service de l’Algérie.

    Le devenir des générations futures est en jeu

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,681
    Face à la propagation de la corruption dans le pays, la société civile tente de s’organiser à son tour pour lutter contre ce phénomène qui mine l’Etat et la société. Ainsi est née une nouvelle commission ayant pour but de préparer une conférence nationale dont les principes, objectifs, et mécanismes ont été l’objet d’une conférence de presse organisée conjointement, hier, par les membres du comité préparatoire. Ce comité comprend notamment, Ahmed Mahsas, ancien moudjahid et membre du Conseil de la nation en sa qualité de coordinateur général dudit comité, Ahmed Benbitour, ancien chef de gouvernement, porte-parole, Fatma Benbraham, avocate, Khelil Benboulaïd, fils du chahid, Mahlal Ali, ancien SG du ministère des Affaires religieuses, Saïd Bensaad Lakhdar, ancien SG de la commission nationale des enfants de chouhada.

    Selon ses initiateurs, cette commission nationale a pour principes fondamentaux : le passage de la période de la condamnation à la période de propositions et remèdes, le rapprochement entre la société civile et la société politique, d’un côté, et entre les institutions gouvernementales, d’un autre, pour faire face à ce problème et éclairer et les hautes autorités de l’Etat sur tous les résultats négatifs du phénomène et proposer des solutions scientifiques. Elle est chargée notamment d’éclairer les institutions de l’Etat et l’opinion publique en général et les personnalités politiques et sociales sur le grand danger de ce phénomène de société. Elle fait obligation de la participation de tout le monde pour faire face à ce fléau et l’éradiquer, à commencer par l’exploitation des études et recherches dans le domaine de la lutte contre la corruption de l’université algérienne. En somme, elle ambitionne d’arriver à une vision nationale unie pour éradiquer ce phénomène.

    Interrogé au sujet des outils juridiques dont dispose cette commission, Ahmed Benbitour dira que «nous sommes ici dans une situation de perspective qui vise à mobiliser la société civile. On passe de la situation de dénonciation à celle des propositions concrètes». Il poursuivra, en affirmant qu’il est question d’«un espace d’expression pour mobiliser la société civile que nous informons pour qu’elle demande à son tour des changements». Contrairement à d’autres, ce mécanisme de lutte contre la corruption, repose sur deux vecteurs, à savoir la société civile et les médias. Bénéficient-ils pour autant de la protection nécessaire ? Me Benbraham affirmera que l’Algérie est signataire de la convention internationale de Maputo, qui stipule le devoir de protection de la société civile et de la presse, contrairement aux autres conventions, notamment celle de New York, qui ne protège pas la société civile mais l’intérêt général. Cela va sans dire, qu’elle déplorera la décriminalisation en Algérie de la corruption, qui relèvera désormais de la correctionnelle. «Notre souci est de promouvoir une nouvelle législation en adéquation avec les besoins de la société», dira-t-elle, ajoutant que la commission va initier le délit d’initiés qui n’existe pas actuellement, en citant l’exemple des deux affaires actuellement en cours, qui condamnent les bénéficiaires de la corruption, non les responsables. Comme il s’agit d’initier des mécanismes pour le rapatriement des fonds détournés. S’exprimant sur les origines de la corruption M. Mahsas a indiqué que la corruption au niveau où elle se pratique de nos jours n’a pas d’origine, c’est devenu comme un moyen de communication et d’échange entre les gens, pour conclure à une sorte de perte de critères moraux. S’agissant de l’affaire Khalifa, «ce qui m’impressionne, c’est que le mal a atteint la famille révolutionnaire», d’où la nouveauté, d’après lui. Le bien de la collectivité était sacré, dira-t-il, et ajoutera, que c’est l’affaire d’une société en marche qui doit protéger l’avenir de ses enfants. Devant employer des moyens intellectuels, cette commission est chargée de préparer une conférence nationale constitutionnelle, des conférences régionales et départementales.

    Naissance d’une commission nationale de sauvegarde des intérêts des générations futures

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts