Mardi 19 juin 2007 -- Fort des résultats des dernières législatives qui l’ont propulsé au premier rang des partis islamistes avec 51 sièges, alors qu’il en avait obtenu 38 lors de la précédente législature, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, a affirmé hier que «le temps est venu, pour nous, de parler au nom du courant islamiste en Algérie». Il arguera du fait que son parti a progressé de 30% mais aussi du faible score des autres partis de la même obédience, qui ont connu un net recul, notamment Ennahda avec ses 5 sièges et El Islah avec 3.
Le MSP a favorablement accueilli le projet de révision du code électoral, qualifié de «justice démocratique», prévu dans le programme du gouvernement. Tout en rappelant qu’il s’oppose à l’exclusion administrative, M. Soltani a indiqué que la révision en question, qui concerne les articles 82 et 109, a été décidée suite aux résultats des dernières élections législatives pour assainir la scène politique de certains «parasites».
Il a été décidé que tout parti qui a obtenu 4% des voix lors des trois derniers suffrages, 1997, 2002 et 2006, sera habilité à activer normalement. Cela à la condition que ces 4% soient repartis sur 25 wilayas et que le parti ait obtenu, lors de l’une de ses précédentes échéances, au moins 600 voix sur 25 wilayas. S’il n’obtient pas ces résultats, le parti sera «gelé», en ce sens que l’agrément ne lui sera pas retiré, mais il sera dans l’obligation de présenter la signature de 5% des électeurs dans lacirconscription où il exprimera le besoin de se présenter.
Le président du MSP a indiqué, en outre, qu’il ne s’oppose pas à une révision de la Constitution, qui sera décidée par le premier magistrat du pays, à condition que «cette révision soit mise sur le compte des grandes réformes, notamment la séparation des pouvoirs, la démocratie locale ou populaire telle que prévue par la déclaration du 1er Novembre 1954», et «à travers laquelle on peut y déceler les ingrédients de la véritable démocratie». Quant à la manière dont se déroulera le référendum, il indiquera que la question est du ressort du premier magistrat du pays.
M. Soltani a exprimé son opposition au projet d’élargissement des prérogatives des chefs de daïra aux dépens de celles des présidents des Assemblées populaires communales qui seront revues à la baisse, comme le prévoit le programme du gouvernement adopté en Conseil des ministres. Il s’est dit, au contraire, favorable à l’élargissement des prérogatives des assemblées élués locales. Dans ce chapitre, M. Soltani dira refuser «les solutions de l’administration à une question démocratique».
Interrogé sur sa participation au gouvernement, il a affirmé que, mis à part quelques petits changements, le gouvernement est resté tel quel, précisant que si le FLN et le RND ont perdu chacun un portefeuille ministériel, «le MSP n’en a ni perdu ni gagné».
Ne tarissant pas d’éloges à l’égard de l’Alliance présidentielle, M. Soltani relèvera néanmoins un «égoïsme politique» de ses pairs pour demander la révision des mécanismes de gestion de l’Alliance, notamment son extension à toutes les wilayas et aux 1 541 communes.
Le président du MSP, qui reviendra longuement sur le phénomène de l’abstention lors des précédentes législatives, a attribué ce phénomène à six causes principales, notamment, la hantise de la fraude, le désespoir du changement par les urnes et la faible représentation des élus sur le plan local et leur absence prolongée (5 ans), ainsi qu’à l’intrusion du business dans les affaires politiques par l’achat des consciences et des signatures.
Il indiquera que le bureau exécutif national a été chargé de présenter une étude analytique devant l’université d’été du parti qui aura lieu au mois de juillet prochain. Et d’affirmer s’attendre à une plus grande participation des citoyens aux élections locales en raison du lien de l’APC et de l’APW avec les préoccupations quotidiennes des citoyens.
Le premier responsable du MSP revalorisera l’amélioration du front social, sous réserve que cela se confirme durant la rentrée sociale et le mois de ramadhan. Pour, enfin, proposer de relever à 20 000 DA le SNMG.
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19th June 2007 16:11 #1
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Soltani : «Il est temps que nous parlions au nom du courant islamiste en Algérie»
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12th January 2008 09:13 #2
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Samedi 12 janvier 2008 -- Bouguerra Soltani, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), a indiqué jeudi dernier que le recul des partis islamiques lors des dernières échéances électorales s’explique par «les tensions internes» que vivent leurs structures et par l’«absence d’un discours politique cohérent et unifié». Dans une analyse présentée lors d’une conférence sur «les islamistes et les échéances électorales», le président du MSP, M. Bouguerra Soltani, a estimé que le recul accusé par les courants islamiques lors des élections législatives et locales est le corollaire d’«un vote sanction traduisant le rejet des dissidences au sein de ces formations politiques». M. Soltani a appelé ces courants politiques, en particulier leurs dirigeants, à s’écarter de la division.
Par ailleurs, le président du MSP a rappelé, devant les représentants des autres partis islamiques de la scène politique, les raisons de la tendance abstentionniste. Cette dernière, a-t-il dit, est due «aux appréhensions de la fraude et au désespoir». Au-delà des raisons évidentes, liées à la situation de l’islamisme en Algérie, le recul du vote des principales formations de même courant en Algérie semble suggérer l’idée de leadership au MSP. Son président, Bouguerra Soltani, qui a enregistré la meilleure performance de la mouvance islamiste lors des élections locales, - bien qu’ayant dû céder sa place de troisième force politique - contrairement à Ennahda qui a prouvé qu’il était égal a lui-même, et à El Islah en pleine décrépitude, ne cesse de multiplier les appels du pied au lectorat islamiste qu’il semble lorgner ces derniers temps.
Cette ambition du leader du MSP consistant à vouloir jouer le premier rôle dans l’unité des rangs islamistes n’est pas tant due aux difficultés que traversent ces partis, elle relève d’un rêve que beaucoup de leaders ont caressé mais qui s’est effondré devant les ambitions de leadership des chefs de file des partis. Une fois encore, le diagnostic de Soltani sur les raisons de la régression du vote islamiste lors des dernières élections, est loin de faire l’unanimité au sein des partis islamistes, comme en témoigne la déclaration du représentant du mouvement Ennahda, M. Laalaoui Belmekhi, qui a qualifié cette lecture d’«inappropriée» dès lors que le recul évoqué a concerné toutes les formations sans exception.
Quant au représentant d’El Islah, il dira que cette analyse est «sans fondement car basée uniquement sur les résultats officiels». Quoi qu’il en soit, le MSP escompte bien jouer ce rôle tant bien que mal en s’érigeant en exemple de gestion des collectivités locales, d’où il ambitionne de se lancer à la conquête du pouvoir. La récente réunion des structures locales du parti, mercredi dernier, est révélatrice de ses intentions. Il aspire à «s’ériger en force politique capable de contribuer efficacement au développement du pays», dira le vice-président du mouvement, chargé de la planification et du développement, Abderrezak Mokri.
Cette rencontre destinée, selon Bouguerra Soltani, à l’évaluation du bilan du mouvement pour l’année écoulée et à l’élaboration d’un programme pour l’année 2008, constitue surtout le socle du travail futur du parti, puisque les recommandations qui s’y dégageront seront soumises au Conseil consultatif du MSP qui se réunira du 16 au 18 janvier pour décider, entre autres, de la date de la tenue du 4ème congrès. Le président du MSP, évaluant les réalisations accomplies durant l’année 2007, a qualifié le bilan de «positif et encourageant» au regard des résultats remportés lors des échéances électorales.
Quant aux perspectives de son développement, notamment pour l’année 2008, le MSP, qui «ne doit pas se contenter des acquis réalisés lors des échéances électorales», escompte, ce faisant, s’appuyer sur la formation interne de ses élus, dispensée par une de ses structures, (dont la dernière réunion remonte à deux jours) rendue nécessaire par le besoin de capitaliser le savoir-faire de toutes «les compétences administratives et les connaissances en matière de gestion des ressources humaines». Il doit user en outre d’un atout appréciable, à savoir la discipline caractérisant l’action de ses élus et leur attachement aux directives. De là, le MSP ambitionne d’aborder à l’aise les objectifs de l’année 2008. A commencer par la préparation du 4ème congrès et la poursuite de l’action éducative et de la démarche d’ouverture adoptée par le mouvement ainsi qu’une meilleure prise en charge des élus.







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