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  1. #57
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  2. #58
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  3. #59
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    Mercredi 21 Novembre 2007 -- Régulièrement, nous parvient la nouvelle d’un adjoint du chef d’Al-Qaïda abattu. Faut-il s’en réjouir, parce que c’est un terroriste en moins, ou s’en inquiéter parce que cela voudrait dire qu’il y a trop de numéros deux au GSPC ?

    Déjà qu’on a longtemps hésité sur le nombre du numéro un et sur les chassés-croisés de prises de pouvoir successives… On sait aujourd’hui que Droudkel n’est ni abattu ni arrêté, mais on sait aussi que son poste fut convoité par quelque nouvelle maquisarde ambition. On sait surtout que Hattab est bien en vie, mais hors d’état de nuire. Pour l’instant, car si l’on ne sait pas encore quoi en faire, on sait que quelle que soit la nocivité d’un terroriste, celui-ci peut, par la grâce de la sainte réconciliation nationale, se retrouver à nouveau libre de ses mouvements.

    Habitués à notre romanesque littérature médiatico-sécuritaire et aux biographies trop précises de vulgaires tueurs, nous nous ferons une raison : numéros un ou deux, chefs de zone ou de seconde zone, c’est toujours quelques vies de sauvées quand l’un d’eux est éliminé. Face à l’angélisme de la paradoxale démarche de “réconciliation nationale”, la lutte antiterroriste a ceci d’indubitable : on n’a pas besoin de sauver des vies de terroristes pour espérer épargner les vies de leurs potentielles victimes.

    La relance de l’action terroriste a été marquée par l’introduction de méthodes kamikazes et par la multiplication des attentats à l’explosif contre des cibles plus significatives comme le président la République, le Palais du gouvernement et des casernes de l’ANP. Mais, à l’évidence, une lutte armée plus résolue contre les groupes terroristes s’observe depuis quelques mois.
    Le recours à un surplus d’offensive militaire sur le terrain vaut, à lui seul, constat d’échec de la solution de réconciliation nationale, même si, pour des raisons politiques, le pouvoir continue à proclamer le retour de la paix virtuelle.

    Des bilans positifs au plan sécuritaire peuvent ainsi être perçus comme négatifs au plan politique. La réconciliation nationale peine, en effet, à s’approprier les dividendes de la lutte antiterroriste, même si elle voudrait lui sous-traiter “la paix” quitte à se l’approprier par la force du discours politique. Devant cet état de fait, Ksentini fait ce qu’il peut pour donner vie à une démarche qui s’est avérée évidemment contreproductive. Il est tout de même singulier qu’en guise de bilan de “la réconciliation nationale”, on n’ait à établir qu’un bilan financier ! Avec des montants et des nombres de familles de terroristes ayant bénéficié de subsides publics.

    Et comme si l’impunité indéfiniment reconduite des terroristes et le soutien financier dont ils jouissent ne suffisaient pas à notre bonheur, le responsable de la commission officielle des droits de l’Homme distille, parfois, quelques “bonnes nouvelles” sur la libération hypothétique des prisonniers algériens de Guantanamo, nous assure que l’“accord” conclu avec Hattab devrait être respecté !

    Même contraint de redoubler d’effort dans la lutte sur le terrain, le pouvoir semble tenir à une réconciliation nationale qui n’est plus qu’un système de garantie judiciaire et financière pour le terrorisme.


  4. #60
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    Jeudi 29 Novembre 2007 -- L’ex-chef terroriste du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), Hassan Hattab, pourrait bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, a affirmé hier Me Azzi qui intervenait au forum d’El Moudjahid consacré à l’évaluation de cette solution politique initiée par le chef de l’Etat pour mettre fin à l’effusion du sang en Algérie.

    Pour l’expert en questions juridiques, Hassan Hattab s’est bel et bien rendu aux autorités et se trouve entre les mains de la police. Il n’a donc toujours pas été entendu par la justice. Ayant fait l’objet d’une trentaine de jugements par contumace, rappelle-t-il, l’intéressé a le droit de faire appel et pourrait même bénéficier d’une grâce présidentielle, non pas dans le cadre de la réconciliation nationale mais par décret comme l’a déjà fait le Président à la veille d’occasions particulières, les fêtes de l’indépendance et du déclenchement de la révolution, en l’occurrence.

    «Le cas Hattab, estime Me Azzi, ne peut être traité que dans le cadre de ses deux hypothèses et aucune autre possibilité ne peut être envisagée.» S’agissant de celle qui lui permettrait de bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, explique-t-il, elle est basée sur le fait qu’il avait concrètement approuvé cette démarche en publiant des communiqués médiatiques et en envoyant du courrier de soutien à la Présidence. Il était d’ailleurs observé une trêve durant la période située entre février et août 2006, durant laquelle la politique de réconciliation nationale était encore en vigueur.

    Pour l’animateur de ce forum, la stratégie des pouvoirs publics consistant à entreprendre des contacts avec d’ex-activistes comme Hattab ou Mokhtar Belmokhtar a porté ses fruits dans la mesure où elle permet en premier lieu d’identifier les chefs terroristes qui continuent de perpétrer des attentats contre les civils sans défense et les forces de sécurité.

    En plus de cette stratégie, souligne l’orateur, ces dernières poursuivent leur lutte contre les poches de terroristes encore en activité. Ce disant, Me Azzi fera savoir que non seulement il soutient la politique de réconciliation nationale mais qu’il continue à demander la prorogation de son délai d’application ainsi que l’extension du champ de ses dispositions.

    Présente également au forum, Mme Saïda Benhabyles est d’avis que l’on puisse accorder quelques égards à Hassan Hattab comme celui de lui éviter la peine capitale s’il s’avère que sa collaboration avec les services de sécurité a été d’un apport considérable dans les avancées qu’ils ont enregistrées ces derniers temps en mettant hors d’état de nuire de nombreux chefs terroristes. Cela étant, avertit-elle, il ne faudrait en faire «un héros» pour autant.

    «Il y a une ligne rouge à ne pas dépasser, il ne faudrait pas qu’il bénéficie d’égards qui auront été interdits aux forces de sécurité qui se sont tant sacrifiées pour sauvegarder ce pays», dira-t-elle avant de regretter qu’après s’être tout autant sacrifiés, des compatriotes soient traduits en justice «comme de vulgaires criminels». Elle citera à ce propos le cas de Hadj Fergane, le chef des Patriotes de l’ouest du pays, dont le procès est prévu incessamment.


  5. #61
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    Mercredi 12 Décembre 2007 -- L’horreur du double attentat à la voiture piégée perpétré, hier, dans la matinée sur les hauteurs d'Alger, devant les sièges du Conseil constitutionnel et du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), nous a littéralement explosé à la figure pour nous ramener à la réalité de la situation sécuritaire dans le pays.

    Tout concourt à dire que la nuisance terroriste est restée pratiquement intacte. D’abord cette date du 11 décembre qui nous rappelle que, finalement, l’Algérie n’a pas tiré de leçons du dramatique double attentat du 11 avril qui a visé également dans la capitale le Palais du gouvernement et un commissariat de la banlieue est d’Alger. À chaque capitale, son chiffre 11, et tout ce qu’il suppose en victimes innocentes, certes aussi horrible que dramatique mais toujours salutaire. New York (États-Unis, septembre 2001) et Madrid (Espagne, mars 2004). Mais autant l’Espagne que les États-Unis n’ont pas eu besoin d’une réédition du scénario du 11 septembre et mars, pour mettre tout en œuvre et user des grands moyens pour traquer le terrorisme là où il se trouve.

    Ensuite, que le nombre important de chefs terroristes éliminés ou encore celui non moins important des chefs qui se sont repentis, ces deux derniers mois, ne signifient nullement une décapitation de l’ex-GSPC, encore moins une saignée dans ses rangs. La neutralisation, notamment au mois de novembre dernier de Bouderbala Fateh, dit Abdelfatah Abou Bassir, le chef de l’ex-GSPC d’Alger, n’a finalement rien changé à la capacité de nuisance de ce mouvement terroriste, et il faut bien admettre qu’au niveau de la nébuleuse terroriste, la disparition d’un chef ne change pas grand-chose au fonctionnement du groupe ; tout au plus, il s’agirait d’un remplacement au pied levé d’un poste qui ne requiert finalement pas une compétence précise, sauf peut-être la volonté de tuer sans discernement. Et on a presque envie de croire que ces groupes terroristes sont peut-être à mille lieux de l’organisation et la structuration que veulent bien leur donner les analystes de la scène sécuritaire et les médias.

    Enfin, les lieux des attentats qui nous édifient sur une vérité qu’on refuse toujours d’admettre, et vis-à-vis de laquelle les déclarations officielles semblent avoir tout faux. Celle qui nous a été administrée hier et qui veut que le terrorisme est toujours capable de frapper là où il veut et quand il veut. Le doute reste donc de mise quand on entend dire officiellement que les groupes terroristes ont de plus en plus de difficultés à perpétrer des attentats. Car le fait que ces terroristes ont réussi à atteindre des quartiers de la capitale censés être les mieux protégés, parce qu’ils abritent les édifices les plus sensibles et connaissent la plus grande concentration de chancelleries, suggère avec insistance qu’ils disposent, contrairement à ce que l’on pouvait penser, d’une marge de manœuvre conséquente.

    D’autant plus qu’on peut supposer que si les terroristes avaient réussi, précisément un 11 du mois, à perpétrer ces lâches attentats, c’est que l’accalmie qui a régné depuis le 11 avril dernier dans la capitale relève plus d’une stratégie des groupes terroristes, dont le principal objectif serait d’endormir la vigilance des services de sécurités que d’un maillage efficace de la ville d’Alger par ces mêmes services de sécurité. Du moins pourrait-on le penser, sachant que la signification de cette date symbole pour les terroristes ne pouvait échapper aux responsables de la lutte antiterroriste.

    En effet, chaque 11 du mois est devenu lourd de sens partout dans le monde et plus particulièrement en Algérie depuis l’allégeance de l’ex-GSPC à Ben Laden et sa désormais affiliation à Al-Qaïda. Ce qui laisse redouter l’éventualité d’un redéploiement des groupes terroristes activant dans le centre du pays, qui échappent encore à la perspicacité des responsables en charge de la lutte antiterroriste. Car il faut bien admettre que la lutte antiterroriste en milieu urbain puise sa force dans le renseignement et le repérage des mouvements des groupes soupçonnés d’activités subversives.

    En effet, c’est grâce à la collecte d’informations de leur recoupement et leur traitement que les services de sécurité parviennent généralement à contrecarrer les plans des terroristes et à prévenir leur action violente. N’est-ce pas que partout en Europe et aux États-Unis, l’opinion est toujours témoin d’attentats terroristes déjoués grâce à des actions préventives qui aboutissent à l’arrestation de terroristes avant la concrétisation des actions criminelles.

    Il ne faut pas se faire d’illusions, aucune force de sécurité n’est capable de contrer un kamikaze quand il entre en action, tout au plus si elle limite les dégâts. D’autant mieux que l’action de type kamikaze reste l’attentat le plus facile à réaliser pour les terroristes, car ne demandant pas de grandes capacités de planification, encore moins une lourde logistique. Reste donc cette grosse interrogation, par exemple, sur le travail de fond qui consiste à soustraire les jeunes chômeurs, lycéens ou étudiants de l’embrigadement qui les transforme malgré eux en bombes humaines.

    Ou encore ce questionnement qui voudrait savoir si l’État a mis tous les moyens humains et matériels dont il dispose dans la bataille qu’il livre au terrorisme. On aura vu pourtant, quand le président de la République avait donné des instructions précises, comment l’ANP a réussi, grâce à une mobilisation sans précèdent, à faire des coupes sombres dans les rangs des terroristes dans les monts de la Kabylie et à l’est du pays.

    On peut également supputer sur les limites qu’aura peut-être atteint une politique de réconciliation nationale qui a franchement épuisé le sujet sur la capacité du peuple à accorder le pardon à ses bourreaux. Il est indéniable que la réconciliation a réussi à ramener dans le droit chemin ceux qui ont bien voulu croire au retour de la paix. Mais est-ce aujourd’hui nécessaire de pousser cette politique à l’extrême bout de sa logique ? N’est-il pas temps de passer à autre chose ?

  6. #62
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  7. #63
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    December 14, 2007 -- Two convicted terrorists who had been freed in an amnesty carried out this week's suicide bombings at United Nations and government buildings that killed 37 people, an Algerian security official said.

    One of the bombers was a 64-year-old man in the advanced stages of cancer, while the other was a 32-year-old from a poor suburb that has produced many Islamic militants, the security official said Thursday on condition of anonymity because he was not authorised to speak to the media.

    The government has offered amnesties to try to end a 15-year Islamic insurgency, resulting in thousands of militants turning themselves in, but sparking fierce criticism from the families of victims.

    Al-Qaeda's self-styled North African branch has claimed responsibility for the twin truck bombings on Tuesday, which came 10 minutes apart. Victims included UN staff from around the world, police officers and law students.

    United States President George Bush called Algerian President Abdelaziz Bouteflika on Thursday to discuss the attacks and offer his condolences, White House press secretary Dana Perino said. "President Bush reiterated his commitment to continuing US counter-terrorism cooperation in North Africa in order to bring the perpetrators to justice," she said.

    The Interior Ministry raised the death toll in the bombings to 37, saying six more bodies had been found in the rubble of the UN offices.

    In a posting on a militant website, al-Qaeda in Islamic North Africa described the UN offices as "the headquarters of the international infidels' den". It also posted photos of two men it said were the bombers. Both posed with weapons and wore camouflage, with the younger man smiling.

    The Algerian security official identified the older bomber, who struck the UN offices, as Chebli Brahim, who was suffering from cancer and had two sons killed in army crackdowns on militants.

    Brahim was a member of the Muslim fundamentalist party the Islamic Salvation Front (FIS). He was arrested in a sweep of FIS members after the government banned the party, the official said.

    The younger bomber, who targeted Algeria's Constitutional Council building, was identified as Charef Larbi, from the impoverished Algiers suburb of Oued Ouchayeh, the official said. He had been arrested on the charge of "supporting terrorist groups" and imprisoned in 2004.

    Upon Larbi's release last year, he went into hiding with militants in Algeria's scrubland, the official said.

    Algerian newspapers El Watan and L'Expression reported similar background details about the bombers.

    Insurgents battling Algeria's government have largely focused on symbols of the military-backed government and civilians. The strike against the UN office signalled a change in tactics.

    Marie Heuze, chief spokesperson for UN offices in Geneva, said the latest casualty list showed 11 UN staffers died in the attack and five were still missing.

    The head of the UN Development Programme, Kemal Dervis, was sent to Algiers by Secretary General Ban Ki-moon and has been meeting the families of the victims and visiting the injured, deputy UN spokesperson Marie Okabe said.

    It was the deadliest single attack against UN staff and facilities since August 2003, when the world body's headquarters in Baghdad was hit by a truck laden with explosives. That attack killed 22 people, including the top UN envoy, Sergio Vieira de Mello, and was blamed on a group that later affiliated with al-Qaeda.

    On Wednesday, seven survivors were pulled from beneath chunks of concrete, and one woman was transferred to a hospital where both her legs were amputated, said the chief of the emergency team, Djamal Khoudi.

    The UN offices are in the upscale Hydra neighbourhood of Algiers, which houses many foreign embassies. The US and British embassies stepped up security warnings.

    Algeria's insurgency broke out in the early 1990s, when the army cancelled the second round of the country's first multiparty elections to prevent likely victory by an Islamic fundamentalist party. Islamist armed groups then turned to force to overthrow the government, with up to 200 000 people killed in the ensuing violence.

    Until recently, the insurgency had been dying out, with militants' ranks dwindling after military crackdowns and amnesty offers.

    But late last year, the main Algerian militant group changed its name to al-Qaeda in Islamic North Africa and began waging larger-scale bombings - signs that Islamic fighters were regrouping.


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