Mardi 10 juillet 2007: Avec ses réserves de change en augmentation constante grâce à la hausse du cours des hydrocarbures (90 milliards de dollars fin juin, soit 66 milliards d'euros), l'Algérie est courtisée comme jamais.
Américains, Russes, Européens, pays du Golfe et Asiatiques s'y bousculent pour tenter de rafler de fabuleux marchés. Après un long isolement dû à la "décennie de sang" (1992-2000), Alger a fini par retrouver sa place dans le concert des nations. Tout à leur traque du terrorisme international après les attentats du 11-Septembre 2001, les grandes puissances ont choisi d'oublier les atteintes aux droits de l'homme commises par les forces de sécurité algériennes dans leur chasse aux islamistes au cours des années 1990.
L'embargo de fait sur les ventes d'armes, plus ou moins appliqué par les Etats-Unis, l'Union européenne - la France en tête - et la Russie, semble loin à présent. L'Algérie n'a plus de mal à se procurer les armements qu'elle réclamait à cor et à cri, au motif qu'il lui est impossible de rétablir la sécurité sur l'ensemble de son territoire, notamment sur son immense frontière sud, avec un matériel obsolète. La voilà en train de se doter des moyens de devenir "la" puissance régionale, pourvue d'une défense à la mesure de sa dimension géographique, et de son statut de cinquième pays producteur mondial de gaz et de treizième producteur de pétrole. Un leadership qui ne manque pas d'inquiéter ses voisins, le Maroc surtout, mais aussi la Libye.
En matière de ventes d'armes, la visite à Alger du président russe Vladimir Poutine, en mars 2006, a constitué un tournant. Un contrat d'un montant d'environ 6,3 milliards de dollars a été finalisé à cette occasion. Moscou a conclu la vente de plusieurs dizaines d'avions de chasse et de combat, de batteries de défense antiaérienne dernier cri, de centaines de chars de combat, et de deux sous-marins. La livraison de ce matériel devrait s'étaler sur quatre ans.
Dans le "deal" conclu en 2006 avec le président Poutine, l'Algérie a obtenu l'effacement de sa dette auprès de la Russie. Un passif estimé à 4,7 milliards de dollars et qui représentait 25 % de la dette extérieure algérienne. Mais il ne s'agissait que de la première partie du "contrat du siècle" réalisé par la Russie avec Alger. A en croire la presse russe, un autre marché est en cours de négociation depuis mars, pour une valeur de 7 milliards de dollars : des chasseurs-bombardiers Soukhoï supplémentaires, des Mig 29, des chars et des systèmes antiaériens Pantsir. Egalement à l'ordre du jour : une frégate porte-hélicoptères - une première - et la construction de navires. Si ce second contrat est conclu, le montant global des ventes d'armes russes à l'Algérie s'élèvera donc à presque 14 milliards de dollars. Alger deviendrait ainsi le premier client de Moscou pour les ventes d'armes, dépassant l'Inde, la Chine et le Venezuela.
A l'époque de l'Union soviétique, la coopération entre Moscou et Alger dans le domaine militaire était importante - l'armée algérienne est d'ailleurs essentiellement équipée de matériel de l'ex-URSS - mais jamais, depuis l'époque soviétique, Moscou n'avait réalisé une opération d'une telle ampleur.
L'autre volet de la coopération algéro-russe concerne le gaz. En août 2006, le russe Gazprom et la Sonatrach ont conclu un accord concernant la prospection et l'extraction de gaz en Algérie, ainsi que la modernisation du réseau algérien de gazoducs. Selon le mensuel Arabies, les deux compagnies, fournisseurs incontournables du marché mondial, envisagent d'agir de concert pour préserver leurs intérêts. Cette entente préoccupe de nombreux pays européens, qui redoutent de voir apparaître une "OPEP du gaz".
Soucieuse de garder son indépendance, l'Algérie veille, quant à elle, à diversifier ses partenaires, tant sur le plan économique que politique. Les Etats-Unis ne manquent pas l'occasion, depuis deux ans, de souligner son "rôle important" à l'échelle régionale. Lutte antiterroriste, manoeuvres militaires conjointes, échanges de visites de haut rang, signature, le 9 juin à Alger, d'un protocole d'accord sur le nucléaire civil... Washington et Alger coopèrent activement.
Mais c'est dans le domaine énergétique que les Américains pèsent le plus. Ils sont le premier pays investisseur étranger en Algérie, avec 369 millions de dollars investis en 2006, essentiellement dans le secteur pétrolier. Ils sont aussi le premier client de l'Algérie (14 milliards de dollars d'achats, exclusivement des hydrocarbures).
Lors d'une visite aux Etats-Unis en 2006, Mohamed Bedjaoui, alors chef de la diplomatie algérienne, a lancé : "Face aux Etats-Unis, la France n'a pas le même poids en Algérie." Une petite phrase due en partie au froid qui caractérisait alors les relations franco-algériennes en raison de la polémique sur les "bienfaits" de la colonisation. Car, quoi qu'en disent les responsables algériens, les Français n'ont pas "laissé passer leur chance".
Si elle ne joue pas encore dans la même cour que les Etats-Unis et la Russie, la France est en train de rattraper le temps perdu. Elle reste le premier fournisseur de l'Algérie (4,3 milliards de dollars d'exportations en 2006, soit 20 % du marché) et devance toujours des pays comme l'Italie et la Chine.
Fait plus nouveau : depuis six ans, ses investissements en Algérie croissent de façon vertigineuse. En 2000, ils n'étaient que de 49 millions de dollars. En 2005, ils sont passés à 140 millions de dollars et en 2006, à 294 millions. La France est ainsi le second investisseur en Algérie, tous secteurs confondus (mais le premier investisseur, hors hydrocarbures), juste derrière les Etats-Unis, mais avant l'Espagne et l'Egypte.
De leur côté, les pays du Golfe, comme le Koweït, se montrent intéressés par des secteurs tels que les télécoms, la pétrochimie, l'hôtellerie, les services. Ces investissements directs étrangers (IDE) sont essentiels à l'Algérie pour lui permettre de faire décoller son économie, hors hydrocarbures, et régler son problème de chômage (75 % des inactifs ont moins de 30 ans).
Objet de toutes les convoitises, l'ancienne colonie française se sait promise à un bel avenir. Ses réserves de pétrole la placent au 3e rang des pays producteurs d'Afrique (après le Nigeria et la Libye). D'où, sans doute, l'empressement et la sollicitude des Etats-Unis...
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11th July 2007 12:28 #1
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Algérie : une ambition de puissance régionale
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20th November 2007 15:32 #2
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Mardi 20 Novembre 2007 -- De nombreux dirigeants d’organisations patronales et de syndicats internationaux ont estimé à Genève que “les conditions de stabilité sont toutes réunies” pour que l’Algérie “poursuive son destin de puissance régionale”. “L’Algérie a beaucoup changé” et se trouve “en phase d’ébullition économique”, a relevé M. Michel Barde, le représentant de l’Union patronale suisse, dans une déclaration à l’APS faite en marge des travaux de la 300e session du Conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT). Il a estimé que “le simple fait que l’Algérie ait réalisé une confortable assise financière et décidé de restructurer tout son socle industriel et d’infrastructures dans des projets créateurs d’emplois, cela suppose d’immenses opportunités d’investissements sûrs pour les entreprises étrangères”. “Il est incontestable que les perspectives de croissance économique en Algérie sont aujourd’hui très favorables à la genèse d’une puissance régionale”, a poursuivi M. Barde qui présidait le groupe des employeurs européens lors de cette session du conseil d’administration du BIT.
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24th November 2007 18:53 #3
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Samedi 24 novembre 2007 -- L’Algérie possède toutes les ressources nécessaires pour devenir une puissance mondiale. Le développement auquel aspirent l’État et le peuple algériens est tributaire entièrement d’un citoyen éduqué, productif et en bonne santé. En termes plus clairs, chacun des 33 millions de citoyens, vivant en Algérie ou à l’étranger, doit comprendre que ce n’est pas au gouvernement d’importer le blé, le lait, la pomme de terre et les avions, mais c’est à lui de les cultiver et de les produire… Telle est la conclusion à laquelle est arrivé M. Omar Haouache, consultant et auteur de trois ouvrages sur la situation socioéconomique de l’Algérie.
“C’est pour cela que j’ai eu l’idée d’attribuer le titre de (Monsieur le Président) à chaque citoyen algérien, à qui je m’adresse par le moyen de ces lettres”, explique-t-il. Pour le premier livre intitulé L’Objectif (vol.1), le but recherché est d’identifier les problèmes qui touchent de près ou de loin le développement économique de l’Algérie. Le second, ayant pour titre La Solution (vol. 2) se veut une réflexion sur une tentative de solution aux problèmes posés dans le premier ouvrage, afin de permettre à notre pays de se développer économiquement, à la mesure de ses ressources et selon la bonne volonté de ses citoyens. Dans le troisième ouvrage, (vol. 3), l’auteur a voulu faire une analyse sur Les Ralentisseurs et les empêchements qui retardent ou gênent le décollage économique de l’Algérie.
Dans les trois volumes, M. Houache a toujours expliqué, montré et prouvé au citoyen que le progrès économique de l’Algérie ne se fera pas avec l’improductivité, la création de problèmes sociaux, la fraude fiscale, les crimes économiques. “Il s’agit là d’une série d’ouvrages portant tous le même titre, conçus sous forme de lettres ouvertes et adressées à un même destinataire : le citoyen algérien”, souligne-t-il.
À travers ses écrits, cet ingénieur de formation a voulu surtout toucher le plus grand nombre de citoyens et de les convaincre tous à participer au développement économique du pays. Cependant, remarque-t-il, ils doivent compter sur eux-mêmes, créer leurs propres emplois pour éliminer le chômage, aspirer à une autosuffisance totale et arrêter pour toujours les importations.
Les citoyens auront, selon lui, à augmenter la productivité pour exporter à outrance et laisser le pétrole pour les générations futures. “J’ai incité le citoyen destinataire de mes lettres à protéger l’environnement, à aimer tous ses compatriotes qui se trouvent entre les frontières de l’Est et de l’Ouest, entre la mer Méditerranée et les frontières du Sud et ne pas considérer les citoyens de la wilaya d’à côté ou d’une autre région comme des étrangers. J’ai aussi incité ce même citoyen à s’imprégner de savoir, à alphabétiser et à ressusciter la culture algérienne”, précise-t-il.
À la lecture de ses écrits, on constate que le consultant est soucieux de la situation qui prévaut en Algérie et souhaite qu’elle puisse vivre un jour “prospère et puissante”. On peut se demander si le simple citoyen, enlisé, nous semble t-il, de manière générale dans des difficultés économiques et sociales peut se transcender, à son profit et au profit de la collectivité nationale.
Qui est Omar Haouache ?
M. Omar Haouache a fait partie de la première promotion sortante des ingénieurs en génie civil de l’École nationale polytechnique d’El-Harrach en 1965. Il a participé activement à la guerre de Libération du pays sans le crier tout haut. L’auteur a participé également par la suite, pour plus de deux décades, à la construction du pays après l’Indépendance. Il a quitté le sol algérien pour se forger une expérience dans la gestion des projets et des affaires à l’étranger pendant deux autres décades. Après quoi il a ajouté à son portefeuille un diplôme en gestion des affaires d’une université canadienne. M. Omar Haouache est actuellement un consultant et dirige son propre bureau.
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30th November 2007 11:16 #4
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30th November 2007 11:19 #5
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Ah ! Que les Algériens sont beaux !
Ah ! Que les Algériens sont beaux !
Les propos de dirigeants étrangers sur l'Algérie sont souvent très flatteurs
par Abed Charef
Bernard Kouchner est un homme aussi poli que cultivé. Le ministre français des Affaires étrangères connaît parfaitement ses «Fables de La Fontaine». Il sait, entre autres, qu'un flatteur peut vivre au détriment de celui qu'il flatte. A la veille de la visite de Nicolas Sarkozy à Alger, il a multiplié les courbettes et les compliments adressés à l'Algérie et ses dirigeants; «L'Algérie est un grand pays» et «un partenaire de premier choix», a-t-il dit dans des déclarations de presse, affirmant que la France veut établir «une relation stratégique» avec l'Algérie. Emporté par son élan, Bernard Kouchner a même eu recours à une formule jamais utilisée par un homme politique français, parce que réservée jusque-là aux dirigeants arabes: Kouchner veut «faire de l'Algérie un pays frère» !
Le secret de cette «fraternité nécessaire» - la formule est de Kouchner - est évident. «D'un côté, vous avez les hydrocarbures, de l'autre côté, il y a l'énergie nucléaire. C'est un socle formidable sur lequel nous allons avancer», précise le dirigeant français. Les grands sentiments n'empêchent pas de faire de grandes affaires.
L'attitude de Bernard Kouchner ne constitue pas une nouveauté. Elle est même devenue une règle, strictement observée par les dirigeants occidentaux lorsqu'il parlent de l'Algérie. Ils poussent parfois la flatterie jusqu'au ridicule. Mais tant que cela fait plaisir à celui qui est flatté, ils continuent. Et ils en rajoutent. Qu'il s'agisse de politique, d'économie, de lutte antiterroriste, tout dirigeant occidental se sent dans l'obligation de passer par une formule du genre «vous êtes les plus beaux», avant de passer aux choses sérieuses.
En quelques jours, on a pu relever une série de déclarations aussi flatteuses les unes que les autres. Ainsi, l'ambassade des Etats-Unis à Alger, qui peine à trouver des diplomates intéressés par les postes à pourvoir, n'en affirme pas moins que «le gouvernement américain accorde une importance considérable à sa mission diplomatique et à sa présence en Algérie», comme en témoigne la «coopération bilatérale de grande envergure». La preuve ? Les Etats-Unis veulent construire une nouvelle ambassade à Alger, ce qui montre «toute la volonté américaine en matière de développement des relations avec notre pays». Cela suffit apparemment à inspirer un commentateur algérien qui, dans un style enflammé, estime que les Etats-Unis consacrent «une place stratégique pour l'Algérie». Mais comme si ce n'était pas suffisant, l'attitude américaine est interprétée comme «le signe fort d'un déploiement diplomatique régional à partir d'une capitale reconnue pour être un carrefour entre l'Afrique du Nord, le Monde arabe et l'Europe». «Ce sont de nouvelles relations avec le Monde arabe que les Etats-Unis d'Amérique tentent de fonder». Voilà donc une flatterie qui aboutit à faire de l'Algérie le nouveau centre de la diplomatie américaine !
Quand les diplomates se taisent, les autres «spécialistes» prennent le relais. Responsable de l'antiterrorisme au sein du contre-espionnage français, la DST, de 1998 à 2004, Louis Caprioli attribue à l'Algérie et à ses services de sécurité des vertus que le nationaliste le plus chauvin ne pouvait soupçonner. A lire ses propos, les services de sécurité algériens sont les meilleurs du monde. Pour ceux qui en doutaient encore, cet ancien barbouze affirme que «les services de sécurité américains veulent bénéficier de l'expertise algérienne en matière de lutte antiterroriste». Pas moins. Les Etats-unis «savent que l'armée et les services de renseignement algérien ont développé des techniques nouvelles pour vaincre le terrorisme. Ces techniques ne sont pas à leur portée. Raison pour laquelle ils veulent en bénéficier», ajoute-t-il. Dans le domaine économique, on sait que l'Algérie construit la plus grande usine d'Afrique, la première réalisation du monde arabe, comme elle dispose de la presse la plus libre du tiers-monde. Mais ces vérités prennent plus de relief quand elles sont dites par l'étranger, de préférence l'occidental.
Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement, a affirmé que l'Algérie est «le meilleur marché» de la région sud de la Méditerranée pour «drainer des investissements étrangers». Paul Hartmann, directeur export d'un grand pays européen, a estimé de son côté que «l'Algérie est en passe de devenir un acteur économique important», du fait de «son environnement global très favorable et de la dynamique très satisfaisante qu'elle connaît». L'Algérie est «un exemple à suivre», a-t-il osé.
Peut-être faut-il lui rendre justice pour son honnêteté: pour son entreprise, le système économique algérien est en effet un modèle avec lequel il aimerait traiter, pour écouler ses produits aux meilleures conditions possibles.
Sur le plan militaire, le même ton domine. L'OTAN, par exemple, accorde une priorité à l'Algérie. Même si elle a été, parmi les pays de la rive sud de la Méditerranée, le dernier pays à rejoindre le partenariat avec l'OTAN, l'Algérie est «considérée comme un partenaire de choix, un pays reconnu au sein de l'Alliance par son dynamisme, sa présence, son esprit de solidarité et sa volonté de partage». Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN, loue ainsi «la disponibilité, l'esprit d'initiative, la célérité et la compétence dans la prise de décision» dont fait preuve l'Algérie.
Cette pluie de louanges devrait, a priori, faire rougir n'importe quel diplomate et pousser naturellement le citoyen à bomber le torse, en chantant «Mine Djibalina». Son aspect répétitif et excessif provoque pourtant un sentiment de gêne. Ce qui pousse un connaisseur des usages diplomatiques à faire preuve de scepticisme. Pour lui, les dirigeants étrangers «ont étudié et appris à connaître nos dirigeants. Ils ont dressé leur portrait psychologique, et les abreuvent ainsi de mots et de formules creuses que nos dirigeants aiment entendre».
Pour un autre analyste, ces flatteries «compensent le déficit de crédibilité des dirigeants algériens. Contestés au plan interne, ces dirigeants trouvent une forme de légitimité à travers des louanges qui viennent de l'extérieur». Et puis, ajoute-t-il, «le citoyen lui-même, qui n'y croit pas, et qui a perdu foi en lui-même, a besoin parfois d'entendre ce type de propos, parce que ça le rassure».
Cela permet, au moins, de trouver une utilité aux propos de Bernard Kouchner.Last edited by Al-khiyal; 30th November 2007 at 11:49.







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