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  1. #1
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    Campagne contre l’endoctrinement kamikaze :

    Mardi 23 Octobre 2007 -- L’influence des groupes terroristes sur les jeunes, notamment sur les lycéens et les collégiens, était l’un des sujets les plus suivis hier à l’occasion de la conférence organisée par le groupement de la Gendarmerie nationale de Boumerdès. Ce n’est pas fortuit si la gendarmerie a choisi la wilaya de Boumerdès pour débattre avec des centaines de lycéens et de collégiens venus de tous les coins de la wilaya d’un sujet aussi brûlant en présence des imams, de magistrats et éducateurs. En effet, c’est à partir de Boumerdès que des kamikazes ont été envoyés vers des casernes de Lakhdaria et Dellys pour se faire exploser et c’est dans cette wilaya que deux camps d’entraînement pour mineurs ont été demantelés et plus de 16 jeunes âgés entre 13 et 17 ans, la plupart des lycéens et collégiens, ont été arrêtés dont plusieurs condamnés déjà par des tribunaux pour mineurs.

    C’est Mlle Boukaoula, psychologue au niveau du groupement de la gendarmerie de la wilaya d’Alger, qui ouvre les débats en mettant l’accent sur la responsabilité des parents et de l’école pour contrer le nouveau phénomène des kamikazes. Lors de sa brillante intervention, l’oratrice a affirmé notamment que “les groupes terroristes profitent du vide qui entoure les jeunes pour les détourner et les utiliser pour l’organisation d’attentats”, précise-t-elle. Et elle ajoute que le terrorisme en butte à des difficultés de recrutement avec les adultes se rabat sur des jeunes innocents pour les transformer en bombes humaines. “Mais avec une bonne éducation à l’école et un bon suivi des enfants par leurs parents, ces groupes ne pourront plus rien faire”, précise Mlle Boukaoula.

    Dans un langage franc proche des lycéens présents dans la salle, la jeune psychologue relate les différentes phases utilisées par les terroristes pour tenter de recruter des jeunes, notamment des collégiens ou lycéens. La drogue, l’école et l’attitude des parents sont liées à la fabrication des kamikazes qui n’ont rien à voir avec l’islam et nos traditions, explique Mlle Boukaoula. L’oratrice explique que la drogue est utilisée comme appât par les terroristes pour attirer de jeunes mineurs. Et pour étayer ses propos, l’oratrice cite ce cas d’inceste d’un jeune de 18 ans qui a abusé, sous l’effet de la drogue, de sa sœur âgée de 17 ans qui donnera naissance plus tard à un enfant. “Que va devenir cet enfant né de deux frères ?” s’interroge Mlle Boukaoula devant une salle silencieuse et hébétée. Elle affirme que les statistiques établies par la gendarmerie depuis 2000 à ce jour sont effrayantes, et nous devons nous unir pour arrêter l’hémorragie, avertit-elle.

    Un autre représentant de la gendarmerie verse dans le même raisonnement en affirmant que la plupart des attentats kamikazes ont été commis par des jeunes ne dépassant pas 18 ans, et que certains d’entre eux étaient sous l’effet de la drogue. “La prolifération de la drogue est un terreau favorable pour les terroristes qui procèdent généralement à des recrutements dans le milieu de la drogue”, a indiqué le représentant de la gendarmerie. Le même responsable n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour imputer carrément la responsabilité des attentats commis par des mineurs à leurs parents et les éducateurs. “Le silence des parents et des éducateurs est considéré comme un encouragement à l’organisation de ces actes criminels qui touchent également à la stabilité du pays”, affirme le représentant de la gendarmerie.

    Pour sa part, l’imam de la zaouïa Ethalibi des Issers est intervenu pour appeler les parents et les éducateurs à protéger et à surveiller leurs enfants. “Nous ne devons pas laisser le vide à des gens et nous devons imprégner à nos enfants les vraies valeurs de l’islam”, a affirmé l’imam de la zaouïa. Abordant le problème de la drogue, le cheikh explique les hadiths qui mettent en garde les citoyens sur la drogue et ses effets dévastateurs.

    Lors de leurs interventions, des jeunes lycéens mettront l’accent sur les responsabilités des parents et des responsables quant à l’augmentation de la criminalité dans le pays. Pour stopper ce phénomène, il y a lieu d’éradiquer les causes dont certaines sont liées au chômage et à la pauvreté, s’interroge une jeune lycéenne. D’autres se sont interrogés sur le rôle du mouvement associatif et d’autres structures sociales, alors que d’autres ont salué l’initiative de la gendarmerie et demandé sa vulgarisation.

    À noter que le chef du groupement de la gendarmerie de Boumerdès, M. Moussa Mokhtar, a saisi l’occasion de cette rencontre pour expliquer le rôle de la cellule de prévention mise en place par la gendarmerie au niveau de plusieurs wilayas, et qui prend en charge les préoccupations et les problèmes des jeunes âgés de moins de 18 ans.


  2. #2
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    ALGIERS, October 23, 2007 (Reuters) - The number of suicide bombers in Algeria could increase unless the country offers fresh prospects and a brighter future for its young, President Abdelaziz Bouteflika said on Tuesday.

    A series of suicide attacks claimed by Al Qaeda's North African arm this year has raised the spectre of a return to the civil violence that tore through the oil and gas exporting country during the 1990s.

    Early last month, a man blew himself up in a crowd waiting to see Bouteflika in the eastern town of Batna, killing 20 people.

    Two days later, a suicide truck bombing killed 37 people at a coast guard barracks in Dellys east of Algiers.

    A triple suicide attack earlier in the year in the capital left 33 dead and another inside a barracks in the town of Lakhdaria killed eight soldiers.

    "The suicide bombers of Algiers, Lakhdaria, Batna and Dellys could become much more numerous if we do not take things seriously," Bouteflika said in a speech at a national conference on youth that was attended by senior government officials.

    "The problem of the future of youth is more than ever imposed on the authorities," he said, and called for "ideas, analysis and especially large coordinated action."

    Up to 200,000 people have been killed in Algeria since 1992 after military-backed authorities scrapped parliamentary elections that an Islamist party was poised to win.

    The violence has subsided in recent years but some bloodshed continues, mainly in the Kabylie region east of Algiers.

    The government has launched a five-year plan worth $140 billion to restore hope among Algeria's 33 million inhabitants and put the economy back on track, but social problems remain a headache to the authorities.

    The economy offers too few jobs to the population, of which 70 percent is under 30. According to official figures, the national unemployment rate is estimated at 12 percent but among people under 30 it was 75 percent in 2005.

    Dozens of young people can usually be seen queuing outside European consulates for visas to travel in search of a better life in the West. Many fail, forcing them to attempt dangerous sea crossings to Europe.

    Last year, coastguards said they found a total of 42 bodies washed up on Algeria's coastline, most of them would-be migrants.

    "The state needs to improve its youth policy ... to deter the desperate search for visas abroad," Bouteflika said. "How, indeed, do we give our young people confidence in their own abilities and the institutions of their country?"


  3. #3
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    Mercredi 24 Octobre 2007 -- Beaucoup de lycéens présents avant-hier à la conférence sur la délinquance juvénile, organisée par la gendarmerie au siège de la wilaya de Boumerdès, se sont interrogés sur les motivations réelles ayant poussé un de leurs camarades, un lycéen de Thénia, à mettre en place un réseau composé notamment de collégiens pour s’initier à l’organisation d’actes terroristes.

    Ce lycéen, inscrit en 2e année secondaire, âgé de 17 ans et qui se trouve actuellement en prison à El-Harrach, était considéré par ses professeurs comme l’un des meilleurs élèves du lycée. “Ses notes sont rarement au-dessous de 14, et il était très fort en mathématiques et physique”, nous a affirmé un de ses anciens camarades rencontré en marge de cette rencontre. Un de ses frères, un collégien inscrit en 2e année qui a, lui, écopé de 3 ans avec sursis possède les mêmes qualités et était toujours félicité dans ses bulletins par les responsables de l’établissement.

    Mais qu’est-ce qui a poussé de si brillants élèves à s’intéresser brusquement aux activités des terroristes ? nous sommes-nous interrogés. “Ce ne sont pas les enfants qui sont allés aux terroristes, mais c’est plutôt l’inverse qui s’est produit”, répond un responsable qui connaît le dossier, précisant que les parents de ces enfants ont une lourde responsabilité. “Comment se fait-il que les parents n’ont pas pu déceler le changement de comportement de leurs enfants, les horaires de leurs rentrées et sorties, l’argent de poche exagéré et les portables qui sonnent parfois en leur présence ?” s’interroge le même responsable.

    Mais il n’y a pas que des collégiens et des lycéens dans ce premier groupe de Thénia, qui compte également des sans-emploi et des vendeurs à la criée dans le souk de la ville. Parmi eux, un jeune de 17 ans dont la famille très pauvre habite un site de chalets. Le père est au chômage et la mère fait l’aumône pour subvenir aux besoins de ses enfants. Les terroristes ont profité de la situation sociale de ce jeune pour lui proposer de travailler pour eux moyennant des sommes d’argent allant de 2 000 à 3 000 DA/par semaine.

    Une aubaine pour ce jeune qui voit chaque jour sa pauvre mère quitter le domicile pour aller demander la charité aux voisins, mais qui ne réalise pas le danger de l’engrenage que lui tend le groupe terroriste. Ce jeune était chargé, selon nos sources, de surveiller les barrages des gendarmes et de la police, mais aussi la caserne militaire de Thénia, alors que deux autres collégiens avaient pour mission de suivre les déplacements du maire, du chef de brigade, du commissaire et d’un GLD habitant la ville.

    Questionné sur les raisons de son ralliement à l’ex-GSPC, l’un des collégiens âgé à peine de 13 ans a eu cette réponse qui a laissé pantois les magistrats : “Quadhia islamya” (affaire islamique), révèle pour la première fois une source au fait du dossier. “Ce jeune innocent a subi un vrai lavage de cerveau”, a affirmé notre interlocuteur précisant que lors de leurs premières rencontres avec les terroristes, il était question de prière et de respect de la religion avant que les discussions ne débordent sur le djihad et le visionnage des films sur les attentats, notamment ceux commis dans la wilaya de Boumerdès.

    La troisième phase, a ajouté notre interlocuteur, consistait en l’achat de téléphones portables et de puces Nedjma. Pourquoi Nedjma seulement ? C’est pour les facilités accordées pour les appels masqués, nous a-t-on précisé. Vient ensuite la phase des changements de noms remplacés par des “Abou…” puis celle des petites courses au marché. “Mais les choses sérieuses ont commencé quelques semaines après avec des missions se rapportant sur les mouvements des services de sécurité”, affirme notre source.

    Vint ensuite la mission finale : un stage pratique sur le maniement des armes à Ouled Salah, sur les hauteurs de Thénia ; un stage qui inclut la formation des kamikazes, selon la police. Heureusement que ces cours de formation avaient juste commencé lorsque la police arrête, le jeudi 11 juin dernier à Tidjellabine, M. S., 13 ans, et M. G., 17 en leur possession des sommes d’argent et d’importantes quantités de denrées alimentaires, ainsi que des téléphones portables. Finie la récréation pour ces jeunes dont 7 âgés entre 23 et 15 ans seront jugés et condamnés à trois ans de prison avec sursis et les six autres, âgés de 16 et 17 ans, seront placés sous mandat de dépôt et placés en détention à la prison d’El-Harrach.

    Mais à peine cette affaire close, qu’un autre groupe de trois jeunes, parmi eux un stagiaire au CFPA âgé de 14 ans, qui s’est entraîné au maniement des armes, sera démantelé toujours à Thénia, alors qu’à Sidi Daoud, près de Dellys, c’est un terroriste collégien âgé à peine de 16 ans qui a été abattu par les forces de sécurité la semaine dernière. Il a été enterré avant-hier dans sa ville natale Dellys justement qui attend toujours la concrétisation de la promesse du ministre de l’Éducation Boubekeur Benbouzid, qui avait déclaré, il y a un peu plus d’un mois, que l’école ne forme pas des kamikazes, tout en promettant de venir visiter la région de Dellys. Pour le moment, c’est la gendarmerie qui vient de casser un tabou en abordant directement le sujet des kamikazes avec les lycéens et les collégiens.


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    Samedi 27 octobre 2007 -- La rencontre sur la délinquance juvénile organisée à Boumerdès par le commandement de la Gendarmerie nationale de cette wilaya a été une fois de plus une occasion pour sensibiliser la société sur le phénomène de la criminalité multiforme, la délinquance qui touche nos écoliers et l’endoctrinement des mineurs par des groupes terroristes.

    Intervenant à cette occasion, Mlle Zohra Boukaoula, psychologue exerçant dans la cellule de la GN de lutte contre la délinquance juvénile, n’y est pas allée par quatre chemins pour expliquer aux jeunes venus assister à la rencontre que le phénomène de la délinquance prend une tournure dangereuse, puisque des mineurs, en majorité des lycéens, sont pris dans le tourbillon du terrorisme.

    Ils sont transformés en kamikazes prêts à se suicider sans se rendre compte de leur action. Ce qui prouve que «la jeunesse algérienne se retrouve dans une situation d’abandon parental», selon la psychologue, qui avance que «seuls les parents sont responsables des actes de leurs enfants».

    Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a d’ailleurs basé son discours de la fin de la semaine dernière sur la prise en charge sérieuse et efficace de la jeunesse pour la prémunir contre ce genre d’endoctrinement. Il a clairement affirmé que c’est le marasme dans lequel les jeunes évoluent qui est à l’origine de leur transformation en kamikazes.

    La rencontre de la GN a mis aussi en évidence la problématique du chômage et de la déperdition scolaire. La sensibilisation joue un rôle important dans la formation de la société, selon la psychologue, qui a rappelé que l’âge des auteurs d’attentats suicide «ne dépasse pas 17 ans».

    Mlle Boukaoula estime que la délinquance juvénile en Algérie est aujourd’hui «profitable aux terroristes qui utilisent tous les moyens matériels et psychologiques pour faire tomber les jeunes dans leurs filets».

    Pour sa part, cheikh Nour, de la zaouïa des Issers, a affirmé que «l’islam ne pardonne pas ce genre d’actes et ne nous enseigne pas la destruction de notre société. Il faut agir pour le bien et la construction de la famille ; la nation musulmane est basée sur les fondements d’une progéniture saine et éduquée aux valeurs de l’islam».


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    Lors du meeting populaire qu’il a animé jeudi dernier à Mila, le président du MSP, Abou Djerra Soltani, a plaidé la cause de cette jeunesse en déperdition, en étalant les conditions qui poussent le jeune Algérien d’aujourd’hui à l’émigration clandestine et aux actes terroristes.

    Pour lui, “les jeunes n’ont d’autre patrie que l’Algérie, ni de perspectives en dehors de leur pays”.

    Soltani martèlera que “l’espoir et l’avenir sont entre les mains des jeunes qui sont appelés à prendre le flambeau et la responsabilité”.

    Mettant en avant la dégradation des mœurs politiques dans le pays et l’absence d’horizons, le leader islamiste s’interrogera “comment peut-on empêcher un jeune de perdre la raison, alors qu’il est en proie à l’injustice, au chômage, à la marginalisation et, par-dessus tout, à l’absence de communication”.

    Selon l’animateur du meeting, il faut remettre le flambeau à la jeune génération, slogan ressassé, dit-il, depuis 1962 et qui n’a malheureusement jamais été une réalité. Ce qui a donné lieu à cet état de désespoir général qui pousse aujourd’hui la jeunesse vers la sortie ou au suicide.

    Plus loin, Soltani n’y ira pas avec le dos de la cuillère. “La jeunesse a été frustrée par le pouvoir depuis l’année de l’indépendance”, clamera-t-il.
    Disculpant l’école et la mosquée, le chef du MSP dira que parmi les véritables causes qui poussent le jeune Algérien au dérapage, le manque de respect à l’égard de cette frange qui pâtit dans la misère et la marginalisation.

    “L’école et la mosquée n’ont produit ni de kamikazes ni de harragas”, a affirmé le président du MSP oubliant probablement tous les cas connus durant les années 1990 et récemment encore l’implication d’enseignants et de collégiens dans le terrorisme.

    Rappelant au passage que la récente rencontre gouvernement-walis sur la jeunesse, caractérisée, dira-t-il, par “une volonté politique sérieuse” quant à la prise en charge des aspirations des jeunes, le président du MSP s’est réjoui du fait que cette rencontre s’est soldée par “l’annonce d’une nouvelle stratégie de prise en charge des préoccupations de la jeunesse”.

    Un appel au débat et au dialogue entre Algériens a été, par ailleurs, lancé par le président du MSP qui a estimé que le “déficit en communication” constitue l’une des causes des problèmes vécus à plusieurs niveaux.

    Abordant le sujet des élections locales de novembre prochain, le leader du MSP révélera que son mouvement s’est mieux redéployé, en présentant des listes dans pas moins de 1 187 communes et dans pratiquement toutes les wilayas.


  7. #7
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    Jeudi 14 Février 2008 -- Il n’existe aucune preuve de l’implication des imams dans des campagnes d’incitation au terrorisme, ni d’endoctrinement des jeunes a déclaré d’emblée le ministre des affaires religieuses sur les ondes de la chaîne I. Émission durant laquelle, il est revenu également sur les griefs du HCI envers son département, le recrutement des jeunes kamikazes, le statut particulier des imams et sur les enlèvements et viols d’enfants. “Le ministère contrôle les imams qui sont des êtres humains qui peuvent commettre des fautes. Si un ou deux imams se sont écartés du bon chemin. Cela ne veut pas dire que tous les imams sont pareils”. M. Ghoulamallah précise que son ministère entreprend “un travail pour contrer le phénomène des enlèvements d’enfants à travers des imams qui en parlent dans leurs prêches”.

    Pas tous les imams, précise-t-il, seulement ceux dans la région qui a vécu ce genre d’événements comme Staouéli, Zéralda, et à l’Ouest du pays. Ils ont demandé aux parents de “ne pas laisser leurs enfants dans la rue”. Pour ce qui est des femmes kamikazes, il déclare que les mourchidates mettent en garde au niveau des mosquées, contre ce genre de comportements et “nous projetons d’entamer une campagne de sensibilisation au niveau des familles”.

    S’agissant de la revalorisation du salaire des imams, il indique que le statut particulier du secteur est prêt et sera présenté probablement la semaine prochaine aux autorités concernées, soulignant que les propositions de son département vont dans le sens d’une revalorisation du salaire en fonction “de la compétence et de l’intensité du travail”. “Gageons que nos propositions soient acceptées. Si c’est le cas, cela changera complètement la situation des imams”.

    Questionné sur la raison qui fait que le pays n’ait toujours pas son mufti de la République, il répondra que cette question est du seul ressort du chef de l’État. “C’est lui qui doit désigner un mufti et décider de la structure de laquelle il dépendra”, ajoutant que nous avons “beaucoup de oulémas, mais dont le passé est sombre. Il nous faut un mufti propre”.

    Revenant sur les critiques du Haut Conseil islamique sur la manière dont est distribué l’argent de la zakat, le ministre des Affaires religieuses estime qu’il n’y a aucun conflit entre son département et le HCI et que c’est une simple divergence de point de vue qui n’a même pas nécessité une réplique spontanée de sa part. Il dément également que le gouvernement lui ait demandé de s’expliquer sur ce dossier. “Donner une partie de l’argent de la zakat aux jeunes pour démarrer des projets n’est pas une décision individuelle. Elle a été prise en accord avec des oulémas du fikh. C’est un choix que nous avons fait et que nous appliquons. Cela ne veut pas dire que l’avis du HCI n’est pas juste”.

    Pour ce qui est des accusations contre la mission nationale d’el hadj, il soutient que “le déroulement du rituel religieux à Minane est très éprouvant. Il n’y a pas de résidences. Les gens sont obligés de loger sous des tentes dans des surfaces étroites. Ceux qui s’attendaient à trouver un hôtel 5 étoiles déchantent bien entendu. En dehors de cela, tout s’est bien passé. Nous avons enregistré moins de décès cette année”.

    Enfin sur le phénomène de l’évangélisation, il affirme que son ministère a mis en branle un plan d’action sur le terrain. Toutefois, il considère que le seul apport de son département ne suffit pas. “Il y a la société civile et bien d’autres institutions qui doivent s’impliquer”, précisant que derrière cette tentative d’évangélisation, il y a des gens de “l’Amérique latine, la Suisse et la France”.

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