Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 1 of 2 1 2 LastLast
Results 1 to 7 of 8
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

    Belkhadem denies resignation reports

    October 31, 2007 -- Algerian Prime Minister Abdelaziz Belkhadem broke a long silence on Monday (October 29th) to announce that he has no intention of tendering his resignation. Speaking on the sidelines of a meeting for the start of the country's new judicial year, he declared: "I shall not be leaving the position. The information published by the Algerian press reporting my departure from the government is the result of pure speculation and has no factual basis."

    Faced with a crisis within the National Liberation Front (FLN) and criticised by his political peers for his economic choices, Belkhadem initially chose to remain silent. His refusal to address the criticism levelled against him has invited intense speculation, spurred on in some cases by his own entourage.

    Belkhadem's potential resignation has dominated Algeria's headlines since early October. Arabic-language daily Djazair News reported on October 18th that Belkhadem had tendered his resignation but that, according to a close government source cited by the paper, it was rejected by President Abdelaziz Bouteflika. The same day, El Khabar announced that Belkhadem was to surrender his post as head of the FLN, which he has held for three years.

    The government's troubles intensified in September, at the end of the summer break and during the height of Ramadan. A spike in prices of essential foodstuffs including milk, wheat, sugar and cooking oil highlighted Algeria's dependence on international markets and provided the opposition an opportunity to attack the government, which, in their opinion, had not managed to take advantage of the country's favourable economic situation.

    On October 25th, Ahmed Ouyahia, former prime minister and current Secretary-General of the National Democratic Assembly (RND), accused the current government of giving in to lobbies that "spread gangrene" throughout the economic sphere. He referred to a series of finance and trade laws that has been questioned in recent months. Ouyahia said the government lacks clarity and perseverance and is running the country with "a populist policy that risks dragging the country down".

    Belkhadem has been harshly criticised in parliament this week during debates over the 2008 finance law.

    Grini Fillali from the El Islah movement demanded that Belkhadem and his staff step down. "If this government is incapable of meeting the people's needs, then let it resign," he said.

    Djaâfar Kamel of the Workers' Party said the government has failed in two of its main tasks: privatisation and employment. He said conflicting statements from within Belkhadem's own cabinet indicate a lack of control on the prime minister's part.

    Industry and Investments Minister Abdelhamid Temmar declared on October 24th in Paris that "the privatisation of Algérie Télécom is not for now," in direct contrast to an earlier statement by Boudjemaâ Haïchour, Minister for Post, Information Technologies and Communication, who said that "the opening up of Algérie Télécom to outside investment will take place in early 2008 at the latest."

    Perhaps most alarming is the criticism from those close to Belkhadem. FLN representative Messaoud Chihoub said the "Algerian economy is not productive," and that economic reforms "got stuck halfway, due to a lack of initiative from the executive".

    Petitions signed by FLN members in several regions of the country called on Belkhadem to leave the party. Upset by their exclusion from the candidate lists for local elections set for November 29th, hundreds of workers railed against the "risky choices made by the Secretary-General and his sectarian practices".

    In his remarks on Monday, the prime minister stated that he would remain head of the FLN because he enjoyed the confidence of the majority of party supporters. "The disagreements which have grown in number over recent weeks will die down after the local elections," he said.


  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

    Mercredi 7 novembre 2007 -- Le Chef du gouvernement et premier responsable du FLN a affirmé, encore une fois, lors d’un point de presse organisé, hier, au siège du parti, qu’il ne partira pas du gouvernement et encore moins de la tête de sa formation politique. "Seul le chef de l’Etat détient la prérogative de mettre fin à mes fonctions en tant que Chef du gouvernement", a-t-il précisé. Et d’ajouter : "Seul le conseil national du FLN peut décider de mon départ du parti."

    Pour rappel, les "mécontents" au sein du FLN réclament depuis longtemps la tenue du conseil national, qui doit, selon Belkhadem, se tenir une fois par an. Concernant ce détail, le SG du FLN a indiqué que ce rendez-vous a été reporté en raison de la tenue des élections législatives en mai denier et les locales prévues pour le 29 novembre prochain. Il se tiendra, selon le même intervenant, après les joutes électorales, où ce dernier sera en mesure de fournir un rapport détaillé sur les évènements phares de l’année. Dans un autre registre, Belkhadem a précisé que le FLN tient toujours à la révision de la Constitution et des codes de commune et de wilaya. Le projet de loi sera remis au ministère de l’Intérieur juste après la tenue des élections locales.

    Evoquant la crise qui a secoué le plus l’ex-parti unique, Belkhadem rassure que c’est tout à fait normal qu’il y ait des mécontents au sein d’une formation politique. «Ceux-là sont ceux qui n’ont pas été retenus sur les listes de candidature, soit 3 0 000 militants», a-t-il déclaré à l’assistance. «Nous avons enregistré plus de 5 3 000 postulants, c’est un chiffre important, alors que le nombre de sièges à pourvoir entre APW et APC est de 15 941», a précisé l’intervenant, ajoutant dans le même sillage que toutes ces agitations prendront fin après les élections locales, comme cela a été le cas durant les législatives.

    Selon lui, il n’y a pas lieu de s’affoler. Il dit être au courant de ce qui se prépare dans le camp des protestants, notamment le sit-in prévu devant le siège du parti pour demain. Belkhadem est allé jusqu’à lire un communiqué signé par les protestants, où ils font état du non-respect des lois régissant le parti. Le chef du file FLN défie quiconque à donner des preuves sur les soi-disant dépassements commis.

    Concernant toujours les dossiers de candidature aux locales, le conférencier dira que son parti a vu «800 candidatures rejetées par l’administration, mais 200 ont fini par être acceptées après étude des recours introduits». Pour clore le sujet, Belkhadem se déclare content de ces agissements et estime que c’est un bon signe car cette de ton renseigne sur la santé démocratique du FLN.

    Pour revenir aux élections locales, le Chef du gouvernement annonce le début de la campagne pour demain. Elle s’inscrira sous le même slogan des législatives «la main dans la main pour construire». Sur cette accroche se greffera un programme de développement très riche, prévoyant «le changement et le développement». Il prévoit, également, de lancer une campagne de sensibilisation pour mobiliser les électeurs à voter.


  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

    Dimanche 30 Décembre 2007 -- La réunion tant attendue de l’instance exécutive du Front de libération nationale (FLN) s’est enfin tenue hier à Alger. Toute la vieille garde de ce parti était présente à ce rendez-vous. La moyenne d’âge de la composante humaine de cette instance dépasse allègrement la soixantaine.

    De prime abord, Abdelaziz Belkhadem annonce la couleur : «Ceux qui attendent des choses sensationnelles seront déçus. Il n’y aura pas du sensationnel, c’est une réunion tout à fait ordinaire et tout le monde pourra intervenir.» Avant de soumettre à approbation l’ordre du jour de la réunion et la composante du bureau de la réunion.

    L’ordre du jour a suscité des réactions qui feront croire aux journalistes présents que «la réunion allait tenir toutes ses promesses». Bounekraf, «officieusement» démissionnaire de l’instance exécutive, a demandé d’inscrire «la préparation de la réunion du conseil national (CN) dans les plus brefs délais» à l’ordre du jour.

    «Le CN se réunit une fois par an et l’heure n’est pas encore venue pour sa réunion [la dernière réunion du CN s’est tenue en mars dernier, ndlr]», lui rétorque Belkhadem. Abdelkader Hadjar intervient à son tour. Il demande à ce que la commission d’enquête installée lors de la dernière réunion de l’instance exécutive rende son rapport, qu’«il soit positif ou négatif», a-t-il dit.

    «C’est une question organique et interne qu’on ne peut évoquer ici en présence de la presse», répond Belkhadem. Celui-ci a expliqué lors du point de presse qu’il a animé à la fin de la séance du matin que ladite commission avait été chargée de démasquer ceux qui avaient fait fuir des documents internes au parti pour les donner à la presse.

    Il a assuré que la commission a rendu son rapport et que les responsables de cette infraction seront punis. Après Hadjar, ce fut le tour d’Abderrezak Bouhara de demander la parole. A l’adresse de Belkhadem qui ne cessait de répéter que la réunion de l’instance exécutive comme celle prochaine du CN sont «ordinaires», le «porte-parole» du «groupe de militants» appelant à l’ouverture d’un débat au sein du FLN lui fait remarquer que quand bien même ces réunions sont ordinaires, «elles interviennent dans des conditions difficiles pour le parti et pour le pays».

    Il a ainsi relayé la demande de Bounekraf d’inscrire la préparation de la réunion du CN à l’ordre du jour. Belkhadem revient à la charge et explique que cela n’est pas nécessaire car «c’est une disposition imposée par les statuts du parti», a-t-il dit, ajoutant qu’«un groupe de travail sera chargé d’élaborer le rapport des travaux de cette réunion, y compris ceux relatifs à la préparation de la réunion du CN, qui sera d’ailleurs présenté au CN».

    Il a ensuite proposé les composantes humaines des deux commissions politiques et financières avant de présenter son rapport moral. Il a précisé qu’outre les noms qu’il a proposés, ces deux commissions sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent y faire partie.

    La composante de la commission politique proposée par Belkhadem est truffée de «poids lourds» : Abdelkader Hadjar, Abderrezak Bouhara, Rachid Harraoubia, Mohamed Seghir Kara et El-Hadi Lakhdiri en sont quelques-uns. La commission de discipline va sévir Dans un long discours, Belkhadem a vaillamment défendu son bilan tout en reconnaissant l’existence de quelques insuffisances.

    Il a rappelé les résultats du parti lors des deux dernières élections législatives et locales ainsi que le «difficile» choix des candidats, notamment lors des législatives. Il a assuré que «la lecture de ces résultats ne peut être que positive», concédant néanmoins qu’ils sont «très loin de nos espérances».

    Les causes sont toutes indiquées pour M. Belkhadem. La faute incombe aux contestataires qui, selon lui, «mécontents de ne pas être choisis, ils ne se sont pas totalement investis dans la campagne électorale ou ont carrément mené un travail de sape contre nos listes».

    Il a en outre dénoncé ceux qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux du parti et ceux de la collectivité. «Ils ont préféré, a-t-il dit, se présenter sous les couleurs d’autres partis ou comme candidats indépendants, et cela a contribué à éparpiller l’assiette électorale du parti.» A ce sujet, Belkhadem a promis que le FLN sévira dorénavant contre les auteurs de tels agissements.

    «La commission de discipline [présidée par M. Berradaï, NDLR] procèdera désormais à l’évaluation du travail des cadres, des élus et des commissions du parti», a-t-il dit, menaçant que «les opportunistes, les arrivistes, les danseurs sur les cordes et les migrants d’un parti à un autre seront éloignés».

    Pis, la menace pèse également sur ceux qui «prennent des initiatives politiques en dehors du cadre et des instances du parti». Un point sur lequel il est revenu lors du point de presse improvisé à la fin des travaux de la matinée. «C’est sûr, il y aura prochainement un tamisage dans les rangs du parti», a-t-il assuré.

    Parmi les autres raisons invoquées par l’orateur pour justifier le recul électoral du parti, il a cité l’accession du FLN à la tête du gouvernement. «Notre accession à la tête du gouvernement a coïncidé avec une période d’instabilité du parti, et le temps consacré aux préoccupations de la collectivité a pris beaucoup de celui qu’on devait consacrer au parti», a-t-il justifié.

    Avant de clore son discours par son appel à «travailler pour la révision constitutionnelle de façon à permettre au président du parti et président de la République de briguer un troisième mandat», Belkhadem a défendu son bilan à la tête du gouvernement en mettant en avant notamment l’augmentation des salaires et la révision du statut de la fonction publique.

    «Bien que beaucoup parmi ceux qui nous ont précédé aient fait croire aux citoyens que de telles réformes sont impossibles», a-t-il dit dans une allusion à peine voilée à Ahmed Ouyahia. «Le chef du gouvernement ne partira pas» A la fin de son discours, comme lors du point de presse qu’il a animé, Belkhadem a réitéré sa demande de la révision de la Constitution et à un troisième mandat pour Bouteflika.

    «Nous demandons, nous ne proposons pas, et nous sommes libres de demander cela», a-t-il répondu à une question à ce sujet. Il a ensuite apporté des précisions sur la tenue – annoncée dans son discours – d’un congrès extraordinaire du FLN.

    Il a expliqué que les textes du parti prévoient que la décision relative à la présidentielle doit être obligatoirement prise au cours d’un congrès extraordinaire. «Il aura pour point cardinal la question du choix du candidat du parti pour la présidentielle et, accessoirement, il pourra être élargi à des questions organiques et organisationnelles», a-t-il dit au sujet de ce congrès qui se tiendra, selon Belkhadem, «après la révision de la Constitution».

    Interrogé sur l’éventualité d’un remaniement gouvernemental, il aura cette réponse sèche : «Voulez-vous savoir si le chef du gouvernement partira ? Eh bien, le chef du gouvernement ne partira pas ! Quant à un remaniement gouvernemental, je ne vois pas d’empêchement à cela.» Apostrophé par ailleurs sur la possibilité de voir la composition de l’instance exécutive changer à la lumière de la réunion d’hier, Belkhadem a répondu que «les statuts du parti (lui) permettent une telle proposition, mais (qu’il) juge que le moment n’est pas encore venu pour le faire».

    Dans ce contexte, il a relevé «la nouveauté du cas Bounekraf». Belkhadem a indiqué qu’il a appris sa démission à travers la presse alors qu’il «n’a pas reçu de lettre de démission». Concernant les critiques acerbes émises par ses paires de l’alliance présidentielle à l’égard de son bilan à la tête du gouvernement, Belkhadem a assuré qu’il défendra son programme «avec beaucoup d’honneur» et que lui aussi «a des choses à dire».

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

    Dimanche 30 Décembre 2007 -- Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, n’y est pas allé de main morte pour répondre à ses détracteurs et rassurer la base militante que son parti “va bien”, et qu’il n’existe absolument aucune crise. Hier, en marge de la 2e session de l’instance exécutive du parti tenue à l’hôtel Le Mouflon d’Or de Ben Aknoun, le patron du FLN a été on ne peut plus clair : “Je sais que les mesures que j’ai prises à la tête du gouvernement sont qualifiées de populistes. Je sais aussi que les rumeurs persistent sur mon départ, comme si rien ne va plus. Je vais être direct. Je suis le Chef du gouvernement et je reste. Je ne pars pas. Moi aussi, j’ai des choses à dire ! Mais concernant un éventuel remaniement, il se pourrait qu’il y ait un changement partiel, mais cela dépend du seul président de la République.”

    La lettre de Bouhara, la démission de Bounekraf et la commission Hadjar

    Serein, Belkhadem a affirmé avoir lu la lettre de Bouhara dans les colonnes de la presse nationale. Bouhara qui s’est déjà exprimé sur la nécessité d’aller vers un congrès extraordinaire du parti et la tenue d’un débat a, en effet, adressé une missive à son SG, laquelle missive a été largement diffusée par les journaux. Ce qui ne semble pas être du goût de Belkhadem qui passe l’éponge dessus. Hier, à l’ouverture des travaux, Bouhara a insisté à ce que la tenue d’un conseil national soit inscrite à l’ordre du jour. Idem pour le cas de Abdelkader Bounekraf. “Vous savez, c’est devenu une mode. Celui qui veut démissionner passe par les journaux. S’il veut quitter le parti, nous respecterons sa décision. On peut conduire un cheval vers un abreuvoir, mais on ne peut pas l’obliger à boire !” dira encore Belkhadem, visiblement contrarié par cette défection. Par ailleurs, il a abordé la commission d’enquête relative à la fuite des documents du parti et diffusés par les journaux. “La commission d’enquête a rendu ses conclusions et délibéré devant les instances suprêmes du parti. Le reste est une affaire interne au FLN, et on saura plus à l’avenir.”

    Vers une purge générale des opportunistes

    “Ceux qui dansent sur une corde raide n’ont pas de place dans notre parti. Depuis trois ans, tous les rapports et tous les recours adressés au parti évoquent des situations individuelles. Qui part et qui reste ? Pourquoi, c’est lui le candidat et pas l’autre ? Moi je dirai ceci : à aucun moment ces gens-là ont fait état de la situation du parti pour participer au débat. Ils sont derrière les résultats que nous avons obtenus dans certaines localités. Ils ont rejoint les rangs des autres partis pour un rien. Or, la discipline et l’éthique politique voudraient que les intérêts du parti passent avant ceux des individus.

    Ce sont les mêmes qui s’agitent à chaque rendez-vous et ils le font pas opportunisme.” Menaçant, le patron du FLN n’écarte pas d’opérer, dans les tout prochains jours, une purge générale et d’assainir la base militante. À commencer par ceux qui arguaient que le recul du FLN dans les précédentes élections (législatives et locales) est dû au taux d’abstention caractérisé.

    Mieux, Belkhadem a désigné les auteurs des déclarations dans les colonnes de la presse qui faisaient état de la “colère au FLN”, de “la contestation” et de “l’exclusion”. “Vous les avez vus au siège du parti. Ils étaient à peine 100 personnes, les journalistes inclus”, a encore renchéri Belkhadem qui estime “qu’il est temps de mettre de l’ordre dans la maison”. À commencer par les assemblées générales des 10 mouhafadhate restantes et qui ne sont pas structurées, tout en annonçant que les 44 autres instances ont été complètement assainies.

    Sur le même chapitre, Belkhadem a annoncé la tenue prochaine d’un conseil national et de deux autres sessions de l’instance exécutive du parti. En ce sens, une rencontre a été tenue, hier, entre les mouhafadhs et les chefs de kasma pour marquer une halte et faire le point sur les retards et les avancées enregistrées. Cela étant, il a annoncé la tenue d’un congrès extraordinaire et qui sera consacré aux questions organiques et au troisième mandat du président Bouteflika.

    “La révision de la Constitution urge”

    “Nous avons demandé au président Bouteflika de ne pas retarder la révision de la Constitution. C’est à partir de là que nous allons prendre position quant à la manière de soutenir sa candidature pour un troisième mandat en 2009. Nous serons dans une semaine en 2008, du coup nous estimons au FLN que cette révision urge”, a déclaré le SG du vieux parti. À la question de savoir si ses partenaires de l’Alliance présidentielle (RND et MSP, ndlr) ne seraient pas “fâchés” de la démarcation du FLN quant au soutien exclusif de Bouteflika pour un 3e mandat, Belkhadem dira ironiquement : “C’est normal et légitime. Ils ne veulent pas être à la traîne du FLN. Là aussi, j’ai des choses à dire…” Cela va sans dire que, selon lui, “le troisième mandat de Bouteflika est largement revendiqué et soutenu par la rue. Pas loin que tout à l’heure, trois associations m’ont transmis des communiqués pour inscrire cette question à l’ordre du jour de l’instance exécutive. La chose est claire au FLN. Reste à Bouteflika de décider d’accélérer la procédure de révision de la loi fondamentale. De toute façon, nous allons rendre publique une déclaration politique.”

    Le pouvoir d’achat et les promesses de Belkhadem

    Estimant que son parti s’est consacré à la gestion des dossiers lourds, comme la rentrée sociale, les salaires impayés, la loi de finances de 2008 et les prévisions économiques, Belkhadem s’est dit satisfait des résultats enregistrés par le FLN lors des dernières joutes électorales, non sans tirer à boulets rouges sur “ceux qui prédisaient une rentrée sociale explosive”. “Nous avons, a-t-il dit, répondu par le travail ! Ces prévisions pessimistes n’ont plus de place au FLN” non sans reconnaître que “le pouvoir d’achat des citoyens a sensiblement chuté”. Et de conclure : “Nous allons consacrer des cycles de formation pour nos élus à tous les niveaux pour apporter des solutions urgentes et concrètes aux attentes des citoyens. La loi de finances de 2008 a consacré des budgets conséquents pour le développement que nous allons défendre dans toutes les assemblées élues. Et nous allons procéder à des évaluations annuelles de la gestion des biens et des richesses.”

  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,683

    Mercredi 2 janvier 2008 -- Tout en estimant que la question du soutien du FLN à un troisième mandat de Bouteflika «n’avait même pas besoin d’être débattue» tellement les membres de l’instance exécutive étaient, selon lui, acquis à cette option, Abderrezak Bouhara indique, dans une déclaration au Jeune Indépendant, qu’il ne pouvait «approuver ou désapprouver» le rapport du secrétaire général sanctionnant la réunion, les 29 et 30 décembre, de ladite instance, l’adoption de ce rapport s’étant faite, selon lui, via des pratiques qu’il déplore.

    Interrogé sur son absence lors des travaux de clôture, dimanche dernier, de la session ordinaire de l’instance exécutive du FLN dont il est membre, M. Bouhara a laissé entendre que, par son geste, il voulait marquer son refus de cautionner «les pratiques anciennes».

    «J’estime que l’essentiel a été dit lors des débats qui ont eu lieu au cours de la réunion (de l’instance exécutive, ndlr)», a-t-il dit. «Il m’est moralement et politiquement difficile d’approuver ou de désapprouver le rapport présenté à la fin des travaux par le secrétaire général», a-t-il indiqué en expliquant que, «logiquement, le rapport du SG aurait dû être distribué quelques jours auparavant aux membres de l’instance exécutive pour pouvoir mieux l’analyser».

    Quant à «la question de la révision de la Constitution et du troisième mandat présidentiel, elle est très importante pour être traitée avec autant de légèreté», a-t-il regretté. M. Bouhara laisse entendre ainsi que le chef du gouvernement fait beaucoup de bruit pour rien s’agissant du soutien du FLN à Abdelaziz Bouteflika.

    Invité, en effet, à parler du contenu des débats et du climat dans lequel ils se sont déroulés, Abderrezak Bouhara a indiqué que les membres de l’instance exécutive ont préféré se pencher sur l’avenir du parti, car étant unanimes quant au soutien aux démarches du Président.

    «Il y avait parmi les membres de l’instance exécutive une unanimité quant au soutien du parti aux démarches du Président. C’était quelque chose d’acquis à l’avance. Les membres de l’instance exécutive se sont penchés sur le plus important, c’est-à-dire l’avenir du FLN», a-t-il dit en substance en rappelant que Bouteflika a montré, dès 1999, son intention d’amender la Constitution et qu’il a fait part «officiellement et publiquement» de cela en 2006.

    Exposant son opinion personnelle sur la révision constitutionnelle, M. Bouhara estime qu’elle est opportune et dit faire confiance au président de la République. «Connaissant son sens aigu de l’Etat, je fais confiance au président de la République», a-t-il assuré.

    «Pour l’avoir longtemps côtoyé et vu les hautes fonctions qu’il a eu à occuper au sein de l’Etat, je sais que le président de la République a une perception importante et particulière de l’événement historique. Pour lui, la question de la révision constitutionnelle est un événement historique.

    Je m’attends donc à des amendements importants qui seront au-delà de ce qu’imaginent certains milieux. Ce n’est pas seulement une question de troisième mandat mais quelque chose d’autrement plus important», a indiqué M. Bouhara en exprimant une nouvelle fois sa confiance aux décisions qui iront prises par Bouteflika à ce sujet.

    Dans le même sillage, M. Bouhara a fait savoir que «le problème ne se pose pas en termes de limitation de mandat». «Personnellement, je considère que la limitation des mandats électifs est une pratique antidémocratique car elle empêche les citoyens de choisir ou de renouveler leur confiance à leurs représentants», a-t-il souligné en confiant qu’il a été parmi les premiers à avoir dénoncé, «dans un courrier envoyé au secrétaire général en 2006, la limitation des mandats électifs, que cela soit à l’échelle locale ou nationale».

    Notre lettre a été l’événement de la réunion Evoquant, par ailleurs, les débats lors la réunion de l’instance exécutive, M. Bouhara a indiqué que la lettre du 15 décembre dans laquelle un groupe de militants a fait un constat sévère sur la situation interne du FLN et préconisé un certain nombre de mesures à prendre afin de sortir le parti de son marasme actuel, a pris l’essentiel des débats.

    «Les propositions contenues dans la lettre du 15 décembre, qui ont été rejetées et considérées au début comme un non-événement, se sont imposées à la réunion de l’instance exécutive», a-t-il déclaré en assurant que cette lettre «est devenue l’événement de cette réunion».

    Pour lui, «les interventions des membres de l’instance exécutive sont allées, dans leur totalité ou presque, dans le sens du constat qui a été fait dans notre lettre», a-t-il dit tout en indiquant que «tout le monde a reconnu que le FLN vit réellement une situation de crise».

    Mieux encore, les propositions de sortie de crise qui ont été faites lors de cette réunion vont également, selon M. Bouhara, dans le sens de celle proposée dans la lettre de ce groupe de militants. Ainsi donc, cet éclaircissement apporté par M. Bouhara, que beaucoup n’hésitaient pas à présenter comme un «farouche opposant» aux choix stratégiques de Belkhadem, aura eu au moins le mérite de nous révéler que l’agitation qui secoue le FLN n’est liée qu’à des questions de fonctionnement interne du vieux parti loin de toute divergence supposée au sommet de l’Etat quant au choix de celui qui sera le candidat du régime en 2009.

    Finalement, il semble que la principale question qui se pose actuellement au FLN est celle de savoir qui est le plus à même d’assurer le meilleur soutien à Bouteflika dans sa marche vers la conquête d’un troisième mandat à la tête de la République.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts