Lundi 14 Janvier 2008 -- Les relations algéro-françaises traversent t-elles une nouvelle période de froid ? A l’Elysée, la question suscite une gêne. « Ce n’est parce que les relations entre nos deux pays ne font pas la une des journaux en ce moment qu’il ne se passe rien. Nos relations avec l’Algérie sont très bonnes et nous continuons à travailler ensemble pour avancer sur de nombreux dossiers», explique un porte-parole de la présidence française.
Pourtant, près de 40 jours après la difficile visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, les relations entre Paris et Alger semblent se limiter au minimum diplomatique. « Plusieurs réunions de suivi ont déjà eu lieu au niveau des Ambassadeurs, et l'Ambassadeur Sbih a été reçu cette semaine même au ministère des Affaires étrangères à Paris », affirme le porte-parole de l’ambassade de France à Alger à toutsurlalgerie.com. Selon cette même source, plusieurs visites ministérielles sont prévues entre les deux pays « prochainement ». Mais aucune date n’est cependant avancée pour ces déplacements. Insuffisant pour deux pays qui prétendent vouloir aller vers un partenariat stratégique.
En réalité, selon des sources diplomatiques françaises et algériennes interrogées par toutsurlalgerie.com, les relations entre Paris et Alger traversent depuis décembre dernier une période de froid. « Il ne se passe rien entre les deux pays. La diplomatie gère les affaires courantes. Seul le business se porte bien. Les entreprises françaises s’intéressent toujours de près au marché algérien », explique un diplomate français qui a requis l’anonymat. Des propos confirmés par une source algérienne, proche de la présidence de la République.
Signé à l’occasion de la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy à Alger, l’accord sur le nucléaire civil n’a été suivi d’aucune réunion de travail. En octobre dernier, une semaine après la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy au Maroc, une commission franco-marocaine s’est réunie à Paris pour mettre en œuvre l’accord entre les deux pays sur le nucléaire civil. Depuis, le dossier avance dans la bonne la direction pour une concrétisation.
Autre signe de ce froid : les propos tenus par Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 8 janvier ont été très mal reçu. «Il faut soutenir le gouvernement Bouteflika parce que personne ne veut des talibans au pouvoir à Alger », avait déclaré le président français pour justifier son déplacement à Alger. « On ne parle pas de cette façon du président d’un pays ami. M. Sarkozy aurait pu saisir l’occasion pour expliquer que l’Algérie est un pays ami et un partenaire stratégique de la France », souligne un diplomate algérien, agacé par les propos du chef de l’Etat français.
Mais si les signes d’un froid entre Paris et Alger sont de plus en plus nombreux, il reste difficile de connaître les vraies raisons de ces nouvelles tensions entre les deux pays. Certes, la mémoire demeure un sujet majeur de discorde entre Alger et Paris et la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie n’aura pas réussi à dissiper les malentendus sur le sujet. Mais il y a aussi l’élection présidentielle en Algérie : dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, beaucoup pensent qu’un changement de génération en Algérie serait nécessaire pour aller vers des relations apaisées entre les deux pays. Dans ce contexte, les Français préfèreraient attendre des signes de ce changement longtemps espéré…
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14th January 2008 09:20 #1
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Les relations entre Paris et Alger :
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14th January 2008 14:31 #2
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Lundi 14 Janvier 2008 -- 40 jours après la visite d’Etat de Sarkozy en Algérie, devrait-on faire sur les deux rives de la Méditerranée le deuil d’une relation apaisée ? Le déplacement du locataire de l’Elysée à Alger représentait, de l’avis des observateurs, une occasion de mettre à plat les différends entre les deux pays ; tenter, si possible, de délester la relation complexe du legs de la mémoire qui continuera à peser tant que l’on refusera d’exorciser les démons de la «repentance».
Cela devait être aussi un moment propice pour réfléchir, sereinement, à l’avenir de la coopération entre l’Algérie et la France qui se joue d’abord sur les terrains économique et géostratégique. Le réalisme politique indique aux Algériens de considérer derechef la France comme un partenaire parmi tant d’autres puisque le caractère «privilégié» de la coopération, chanté dans tous les forums, est tout à fait factice et ne résiste pas à l’épreuve des faits. Les prises de bec entre officiels montrent assez la rudesse de la relation entre les deux pays.
A ce niveau de déliquescence des liens d’amitié, il s’agit de ne plus perdre du temps en vains silences et affûtage de langue de bois et, plutôt que de déclarer que tout va bien en souriant devant les objectifs, Bouteflika et Sarkozy seraient davantage inspirés de reconnaître que du passé on ne fait pas table rase. Que la question de la mémoire n’est pas accessoire et que le passé colonial de la France refluera indéfiniment à la surface tant que l’on s’évertuera en hexagone à lui trouver un vernis «civilisateur».
Nicolas Sarkozy a compris que l’important c’est de parler et de braquer les sunlights sur la forme de la relation algéro-française. Pour ne pas avoir à répondre sur l’essentiel, l’opinion est abreuvée d’un chapelet de formules plates. L’hôte de l’Algérie a même sorti la formule «qui tue» : «les jeunes ne vont pas attendre que les adultes aient fini de régler les problèmes du passé». L’avenir de la coopération franco-algérienne serait donc à l’autodestruction accélérée de la mémoire de nos aînés.
L’axe Alger-Paris accédera à la maturité lorsqu’on comprendra, enfin, que l’on ne barre pas d’un simple trait de plume - ou d’une déclaration de bonne intention, le lourd tribut de l’Histoire.
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16th January 2008 09:00 #3
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Mercredi 16 Janvier 2008 :

Relations algéro-françaises :
le point de vue de Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger
par Bernard Bajolet
J'ai pris connaissance avec étonnement des articles que vous avez consacrés récemment aux relations franco-algériennes dans lesquels vous affirmez que ces relations sont gelées, ce qui, je regrette de le dire aussi nettement, ne reflète aucune espèce de réalité.
La Visite d'Etat du président Sarkozy en décembre 2007 a donné un nouvel élan à nos relations bilatérales. Je constate que vous ne mentionnez pas les nombreux accords et contrats qui ont été signés durant la visite. Au premier rang desquels, la convention de partenariat. Cet accord entre les deux gouvernements, premier document du genre à être signé par la France avec un de ses partenaires, organise notre coopération pour les dix prochaines années, avec un champ beaucoup plus vaste que l'accord précédent de 1986, puisque celui-ci englobe également la coopération économique et financière, sécuritaire, ainsi que la coopération décentralisée (collectivités locales) en plus des domaines plus traditionnels que sont la coopération universitaire, culturelle, institutionnelle, etc.
C'est un programme extrêmement ambitieux qui, pour la première fois, nous permet d'établir des projets durables et pérennes entre les deux pays dans tous les domaines civils ; la coopération militaire allant faire l'objet de discussions séparées dans les toute prochaines semaines, comme cela a été convenu au cours de la visite.
D'autres accords d'envergure ont été signés. Celui sur la coopération pour les usages pacifiques de l'énergie nucléaire a ouvert le cycle de ceux que la France veut conclure avec ses partenaires du sud. Il s'agit d'un accord à la fois opérationnel et très vaste, qui englobe tous les aspects du nucléaire civil : exploration, recherche, production d'uranium, production d'énergie électrique, formation, transferts de technologie, sécurité, traitement des déchets, utilisations médicales et agricoles, etc.
Je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il s'agit d'une coquille vide. C'est même une contre-vérité. Cet accord représente en effet une énorme potentialité et je ne crois pas que l'Algérie, ait, à ce jour, conclu un accord d'une telle portée avec quiconque d'autre. L'accord est paraphé et sera signé lorsque la procédure Euratom, imposée par les engagements que la France a pris, comme tous ses partenaires, dans le cadre des traités européens, sera accomplie. Il constituera alors un véritable feu vert pour une coopération de substance entre les deux pays et leurs entreprises.
Parallèlement à cet accord sur les utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire, Sonatrach et GdF ont signé de leur côté le protocole reconduisant les contrats gaziers qui assureront l'approvisionnement de la France jusqu'en 2019. Ces accords, dans les domaines nucléaire et civil, scellent donc un véritable partenariat énergétique entre nos deux pays.
D'autres accords ont été signés au cours de cette visite (par exemple un accord de co-production cinématographique), ainsi que des accords commerciaux, qui ne sont d'ailleurs pas seulement commerciaux, puisque certains d'entre eux prévoient aussi des investissements. C'est le cas, par exemple, du contrat Total/Sonatrach pour la construction d'un vapocraqueur d'éthane à Arzew, qui comporte un investissement de plus d'un milliard d'euros. D'autres projets d'investissement (usine de tramway ou de montage de véhicules de lutte contre l'incendie, etc.) ont été annoncés.
S'agissant des questions de mémoire, votre affirmation sur le fait que l'on ne pourra faire l'impasse enfonce une porte ouverte - car c'est notre propre conviction - et ignore les déclarations faites par le Président Sarkozy tout au long de sa visite, dans les trois discours qu'il a prononcés et notamment à Constantine, déclarations sans précédent dans lesquels il a condamné le système colonial sans aucune ambiguïté. Il faut d'ailleurs souligner qu'il a tenu les mêmes propos à son retour en France, le 5 décembre. Il n'y a donc qu'un seul langage, qui est un langage de vérité et de reconnaissance des faits. Au-delà des mots, le président Sarkozy a aussi annoncé des gestes significatifs sur les mines posées par l'armée française (prise en charge des appareillages et des soins spécialisés pour les victimes) ou les sites d'essais nucléaires et chimiques.
Les deux parties sont déterminées à assurer un suivi dense et rigoureux de toutes les décisions prises au cours de la visite. Le président Sarkozy a écrit a ce sujet au Président Bouteflika une lettre datée du 10 décembre, qui propose aussi une série d'échanges de visites ministérielles entre les deux pays. Des réunions ont également eu lieu à Paris avec l'ambassadeur d'Algérie et ici avec moi sur le suivi de la visite.
La "froideur" des relations dont vous faites état ne correspond donc à rien de concret, tous les contacts que nous avons eus avec nos interlocuteurs algériens, ici ou à Paris, depuis la visite et en vue d'assurer son suivi ayant tous été extrêmement cordiaux et constructifs.
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16th January 2008 16:53 #4
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Mercredi 16 Janvier 2008 -- Le député français de la 5e circonscription, Sébastien Huyghe, effectuera une visite à Alger de trois jours à partir du 25 janvier. Le parlementaire de l’UMP, dont on dit qu’il est proche du président Nicolas Sarkozy, sera accompagné d’une délégation de Franco-Algériens. Il rencontrera, au cours de cette visite, ses homologues parlementaires algériens. C’est ce qu’a rapporté le magazine français Lakoom info dans le numéro de janvier et qui a précisé que M. Huyghe est candidat aux municipales françaises de mars prochain dans la ville de Lille où il affrontera la maire socialiste sortante Mme Aubry. Le magazine français a rappelé que Sébastien a déjà battu la fille de Jack Delors en 2002 lors des législatives. “Je voudrais connaître de près ce magnifique pays qui a enfanté ces Lillois d’origine algérienne”, a-t-il confié au magazine.
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12th March 2008 19:07 #5
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ALGIERS, March 12, 2008 (Reuters) - Relations between Algeria and former colonial ruler France have improved in recent years but could deepen further, Algerian President Abdelaziz Bouteflika said on Wednesday.
French President Nicolas Sarkozy campaigned for a new start on a visit to Algiers in December after decades of rocky ties. He sealed a series of energy and infrastructure deals and a nuclear accord.
"Although remarkable, these moves have still not shown their full scope and our relations still offer great potential that we must exploit," Bouteflika told Reuters in written replies to submitted questions.
"At the economic level, for example, the efforts deployed deserve to be somewhat reoriented to separate them from the purely commercial logic and make the leap to a real partnership," he said.
Sarkozy has focused on cementing economic ties with the OPEC member and heralded the signature of the nuclear deal, the first of its kind between France and an Arab state, as a breakthrough.
Political relations, clouded by bad blood over the colonial period, are still uneasy even though France remains one of Algeria's biggest investors.
The Algerian leadership is particularly sensitive to the legacy of 132 years of colonial rule and a bloody war for independence because many of its members took part in the struggle against France.
Sarkozy has refused Algerian demands to apologise for colonial misdeeds but has denounced the colonial system as "deeply unfair" and said France was ready to face up to its past role.
While not mentioning the dispute, Bouteflika said French-Algerian relations were diverse and complex and the density of economic, cultural and human exchanges gave the relationship "a very singular character".
"We have developed this dynamic as much with President Chirac as with President Sarkozy who came twice to Algeria in hardly six months," Bouteflika said.
"Relations between the two countries have undeniably evolved and deepened since 2000, helping project relations into the future and giving them a depth and density worthy of the multiple ties ... which link the two countries and which in a certain way unite their destinies," he said.
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12th March 2008 19:09 #6
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Samir Allam :
Mercredi 12 Mars 2008 -- Les relations algéro-françaises se portent-elles bien ? Pour Paris, la réponse est oui. Mais pour le président Bouteflika, si des progrès ont été accomplis, beaucoup reste encore à faire. «Bien qu’elles soient notables, ces évolutions n’ont pas encore montré leur pleine portée et nos relations ont encore un grand potentiel que nous avons à exploiter », a indiqué, mercredi 12 mars, le chef de l’Etat dans un entretien à l’agence d’information britannique Reuters.
« Sur le plan économique, par exemple, les efforts déployés mériteraient d’être légèrement réorientés pour les séparer d’une logique purement commercial », ajoute M. Bouteflika. Le président de République rejoint ainsi les hommes d’affaires et les milieux politiques du pays qui critiquent régulièrement la frilosité des investisseurs français auxquels ils reprochent d’avoir une approche « purement commerciale » dans leurs relations avec l’Algérie.
La visite d’Etat, effectuée début décembre par Nicolas Sarkozy en Algérie avait également donné l’impression que la France cherchait à obtenir un maximum de contrats en Algérie, au détriment d’investissements profitables pour l’économie nationale. La démarche de Sarkozy avait également choqué de nombreux Algériens, le président français ayant notamment refusé la demande d’excuses formulée par Alger pour les crimes commis durant la période coloniale.
C’est la première fois depuis la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie que le président Bouteflika se prononce sur la question des relations algéro-françaises. Ces déclarations confirment que les relations entre Alger et Paris traversent une période de froid, comme l’a révélé toutsurlalgerie.com dès le 14 janvier. « Il ne se passe rien entre les deux pays. La diplomatie gère les affaires courantes. Seul le business se porte bien. Les entreprises françaises s’intéressent toujours de près au marché algérien », avait indiqué un diplomate français sous couvert d’anonymat.
Trois mois après la visite de Sarkozy à Alger, un seul ministre algérien s’est rendu en France : le 6 mars, Karim Djoudi était à Paris pour…la signature d’un accord algéro-français dans les assurances. Selon des sources diplomatiques, le froid devrait caractériser les relations entre Alger et Paris pendant encore plusieurs mois. Les relations devraient en effet être affectées par la question de la mémoire.
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1st April 2008 22:05 #7
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Ali Idir :
Mardi 1 Avril 2008 -- L'Algérie a ratifié la convention de partenariat avec la France. Le président Abdelaziz Bouteflika a signé le décret ratifiant cette convention signée le 4 décembre dernier à Alger lors de la visite d'Etat du président français Nicolas Sarkozy. Le décret vient de paraître au Journal officiel.
La convention ratifiée est une reconduction sur cinq ans de celle signée entre les deux pays en 1986, avec l'introduction de plusieurs nouveautés. Le document couvre plusieurs domaines de partenariats dans les domaines sécuritaires, économiques, politiques, administratives, culturelles et scientifiques. Les deux pays s'engagent par exemple à développer les établissements scolaires algériens en France et français en Algérie. Paris et Alger ont également convenu de développer en Algérie des pôles d'excellence algéro-français, le renforcement de la coopération entre les écoles et les universités des deux pays, la formation des cadres algériens.
Selon la convention, l'Algérie bénéficiera de l'aide de la France pour moderniser les structures de l'Etat et moderniser l'administration. Les deux pays se sont engagés à favoriser le retour en Algérie des compétences algériennes basées en France et à améliorer le climat des investissements en Algérie.
Côté français, la convention est en attente de ratification. "Nous avons un processus de ratification un peu long", précise une source diplomatique française.
La ratification de cette convention devrait contribuer à la relance les relations algéro-françaises qui traversent une période de froid glacial depuis la visite du président Sarkozy en Algérie. Les deux pays ne se sont pas parlé beaucoup depuis cette visite. En quatre mois, seules trois visites ministérielles ont eu lieu. Le ministre algérien des finances Karim Djoudi s'est rendu, début mars, à Paris pour signé un accord mettant fin au vieux contentieux historique dans les assurances. Le ministre de l'Aménagement du territoire, Chérif Rahmani a pris part, quelques jours plus tard, au Salon du Tourisme à Paris. Côté franais, hormis le secrétaire d'Etat à la Défense Alain Marleix, aucun autre haut responsable français ne s'est déplacé durant cette période en Algérie.







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