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    Les relations algéro-britanniques :


    Dimanche 27 Janvier 2008 -- Les ambassadeurs des deux pays, d’anciens responsables diplomatiques britanniques en Algérie, des parlementaires, des universitaires et des représentants des secteurs de l’économie et des finances prendront part à cette rencontre initiée par The Society of Algerian Studies.

    Après avoir connu une normalisation prometteuse, les relations algéro-britanniques traversent une période de trouble, en raison des craintes exprimées par Londres sur la détérioration de la situation sécuritaire dans notre pays. Les mises en garde très sévères du Foreign Office à ses ressortissants en déplacement en Algérie, la semaine dernière, compromettent sérieusement le processus de rapprochement initié depuis deux ans. L’engagement pris de part et d’autre pour la mise en place d’un partenariat d’exception avait connu un début d’application à travers la signature de plusieurs conventions, dont une sur l’extradition et la mise en place de structures de suivi de la coopération, à l’instar d’un comité mixte présidé par les ministres délégués aux Affaires étrangères et appelé à se réunir annuellement.

    Sa dernière session doit se dérouler en Algérie, en ce début d’année. Mais jusqu'à l’heure, rien n’est encore confirmé. La réunion du sous-comité chapeauté par les responsables des secteurs des finances qui était programmée avant la fin 2007 n’a pas eu lieu. En novembre dernier, The Middle-East Association, un organisme influent de promotion des investissements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, avait annulé une mission d’hommes d’affaires en Algérie, en raison du nombre dérisoire de prétendants. La méfiance expliquait largement une telle absence d’engouement.

    Pourquoi l’Algérie reste-t-elle une destination sans grand intérêt pour les investisseurs d’outre-Manche, opérant dans les secteurs hors hydrocarbures ? Le climat sécuritaire défavorable, amplifié par les discours en dents de scie des responsables politiques britanniques, est-il le seul en cause ? Cette question animera certainement l’essentiel du débat sur les relations algéro-britanniques qui aura lieu le 7 février prochain à Chatham House, à Londres. L’initiative de cette rencontre revient à l’Association d’études sur l’Algérie (The Society of Algerian Studies), une ONG à vocation académique, affiliée à l’Institut du Moyen-Orient de l’École des études orientales et africaines.

    Elle est présidée par Sir Alan Munro, ancien ambassadeur à Alger, et abrite des personnalités d’horizons divers dont les anciens représentants du corps diplomatique britannique à Alger, d’ex-responsables du British Council, des fonctionnaires du Foreign Office, des businessmen (dont British Petrolum et HSBC en qualité de membres), des académiciens et des étudiants. Une universitaire algérienne, Zineb Lalaouine-Meddah, dirige depuis décembre dernier le comité exécutif de l’association en remplacement du Dr John King, ancien journaliste à la BBC. Selon elle, l’objectif de la conférence consiste à dresser le bilan et les perspectives des relations algéro-britanniques à la lumière des soubresauts que connaît notre pays. L’intitulé exact de la rencontre-débat (L’Algérie, aujourd’hui et demain : liens avec la Grande-Bretagne) reflète cette ambition.

    La liste des invités comprend un panel assez large d’intervenants. Mohamed Salah Dembri, ambassadeur d’Algérie à Londres, et Andrew Henderson, son homologue à Alger, prononceront, chacun son tour, un discours d’ouverture des travaux. Les débats porteront d’abord sur les questions politiques. Ils déborderont ensuite sur le volet économique des rapports bilatéraux.

    Hugh Roberts, vice-président de The Society of Algérien Studies, fera une rétrospective des évènements qui ont marqué l’Algérie durant la période cruciale de 1988 à 1998. En leur qualité de co-présidents de l’Association d’amitié parlementaire algéro-britannique Bouzid Lazhari (député) et Gordon Marsden (membre de la Chambre des communes), interviendront successivement, le premier sur “les politiques de l’État visant la restauration de la stabilité” et le second sur “les espoirs de paix britanniques pour l’Algérie et le Maghreb”.

    En seconde partie des travaux, la problématique des investissements sera abordée respectivement par Brahim Bendjaber, président de la Chambre algérienne de commerce (Les perspectives de l’économie Algérie et comment les Britanniques peuvent s’y impliquer), Lady Olga Maitland, présidente du Conseil d’affaires algéro-britannique (Les investissements britanniques en Algérie : activité actuelle et perspectives) et Michael Hodges, responsable de la banque HSBC pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient (Soutien au commerce avec l’Algérie).

    The Society of Algerian Studies entend organiser une rencontre de même type en Algérie. En attendant, elle va poursuivre son cycle de conférences semestrielles, où elle a coutume d’inviter des personnalités de renom à parler de l’Algérie. Hocine Aït Ahmed et Benjamin Stora ont fait partie de ses hôtes. Durant les années 1990, elle avait reçu une délégation de femmes parlementaires, venues à Londres pour faire un plaidoyer en faveur des victimes du terrorisme. Ce fut au moment où la capitale britannique était transformée en Londonistan et donnait refuge aux commanditaires des massacres.

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    Jeudi 31 Janvier 2008 -- Suite à notre article publié le 27 janvier et intitulé “Les relations algéro-britanniques à l’épreuve du sécuritaire”, l’ambassadeur de Sa Majesté à Alger, Andrew Henderson, a tenu à rassurer l’Algérie de la volonté de son pays d’aller de l’avant dans le développement de la coopération dans tous les domaines. Le diplomate affirme d’emblée que la conférence prévue prochainement à Londres n’est pas “une réponse à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Alger”.

    “Je tiens à vous clarifier que cette conférence a été planifiée, il y a plusieurs mois, bien avant le double attentat du mois de décembre à Alger. Je suis ravi par le fait que cette conférence soit toujours programmée et, par la même occasion, d’y prendre part au côté de mon cher collègue, Mohamed Salah Dembri, ambassadeur d’Algérie à Londres. Hélas, vu les circonstances, la situation sécuritaire sera sans doute mentionnée dans l’agenda de la conférence. Mais le plus important est de continuer à se réunir et à discuter de ces questions afin d’informer nos collègues au Royaume-Uni et d’ailleurs sur les réalités de la vie en Algérie aujourd’hui”, précise Andrew Henderson.

    Plus loin, l’ambassadeur justifie le travel warning rendu public par le Foreign Office concernant l’Algérie. “Entre-temps et compte tenu des circonstances difficiles actuelles, il est de notre devoir d’informer les citoyens britanniques, planifiant de se rendre en Algérie, des risques pouvant avoir lieu durant leur déplacement. Je pense qu’une appréciation objective des graves incidents ayant eu lieu en Algérie tout au long de l’année 2007 conduirait à la conclusion que nos informations sont justifiées en transmettant de telles recommandations”, écrit-il.

    L’ambassadeur indique par ailleurs que les Commissions ministérielles bilatérales algéro-britanniques, établies lors de la visite de Son Excellence le président Bouteflika en 2006, se sont réunies à deux reprises, la dernière fois à Londres en juillet 2007. “La prochaine réunion est prévue à Alger pour le mois d’avril ou de mai de l’année en cours (2008). La première réunion bilatérale économique et d’investissement aura lieu à Alger à la fin de cette semaine durant la visite de Digby, Lord Jones de Birmingham, ministre d’État de l’Économie et de l’Investissement”, ajoute le diplomate.

    L’ambassadeur poursuit en apportant des précisions sur l’annulation de la Mission économique, Middle East Association, en novembre dernier. “Middle East Association peut s’exprimer d’elle-même concernant cette annulation, cependant, à ma connaissance, cette annulation était due plutôt aux tarifs élevés des billets d’avion et d’hôtels, et certainement pas à cause de la situation sécuritaire telle que mentionnée dans l’article. Les questions relatives au mode d’expansion des échanges commerciaux entre nos deux pays seront à l’ordre du jour lors de la réunion de la commission économique bilatérale, et, j’en suis convaincu, lors de celle prévue la semaine prochaine à Chatham House”, souligne Andrew Henderson qui affirme sa conviction dans le bon développement des relations entre les deux pays. “Je crois qu’il serait plus productif de se concentrer sur ce que nous construisons ensemble maintenant et ce que nous espérons réaliser à l’avenir, plutôt que de se référer continuellement à la situation qui prévalait dans le passé et qui n’existe plus”, conclut-il.

  3. #3
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    Samedi 9 Janvier 2008 -- Un débat riche en échanges d’expérience et en enseignements sur le climat des affaires et les opportunités d’investissements en Algérie a été organisé à Londres jeudi dernier, dans le cadre d’une conférence sur la réalité et les perspectives des relations algéro-britanniques. La rencontre a été co-organisée par l’Institut royal britannique des affaires internationales (Chatham House) et la Society for Algerian Studies (Société pour les études algériennes).

    L’ambassadeur d’Algérie au Royaume-Uni et en République d’Irlande, Mohammed Salah Dembri, était présent. Au cours d’une intervention qu’il a faite à l’occasion, il a appelé les opérateurs britanniques à prendre exemple sur l’expérience de British Petroleum (BP) qui a misé sur l’Algérie vers la fin des années 90 pour occuper aujourd’hui une place «à laquelle il sera difficile à ses concurrents d’accéder». M. Dembri a mis en avant la nécessité de «changer de vision à l’égard de l’Algérie» qui mobilise aujourd’hui ses ressources humaines et matérielles pour l’édification d’un pays prospère et d’une économie moderne fondée sur le libéralisme. L’ouverture d’une filiale de la banque HSBC en Algérie «traduit le progrès» enregistré dans les relations bilatérales, a souligné Mohamed Dembri, cité par l’APS.

    Il a ajouté que le choix fait par des compagnies britanniques de renom, tel GlaxoSmithKline d’investir le marché algérien, constitue un «enjeu majeur» pour l’avenir des relations bilatérales. La réouverture du British Council constitue, également, «un événement positif» qui témoigne, selon lui, de la «solidité» des relations algéro-britanniques qui remontent à 1580, le premier accord entre la régence d’Alger et l’Angleterre datant de 1682. Cette dynamique dans le bilatéral explique, selon l’ambassadeur d’Algérie au Royaume-Uni et en République d’Irlande, les raisons pour lesquelles l’Algérie a exprimé sa volonté d’adhérer à l’organisation des pays du Commonwealth. Mohamed Dembri a aussi mis l’accent sur la volonté des deux pays d’encourager davantage l’investissement productif.

    Il dira qu’au même titre que la Grande-Bretagne qui a ouvert «très grande» la porte aux investissements de Sonatrach, dans le cadre du contrat d’importation du gaz algérien, l’Algérie «ouvre la porte» aux compagnies et aux investisseurs britanniques. L’ambassadeur britannique à Alger, Andrew Henderson, et le député Gordon Marsden, membre du groupe parlementaire algéro-britannique, étaient également de la conférence. Ils ont mis en relief «la portée» des relations algéro-britanniques compte tenu de «l’importance stratégique» de l’Algérie en tant que pays arabe et africain et son rôle dans l’agenda international de lutte contre le terrorisme.

    La partie britannique a affirmé que l’Algérie est un «grand chantier aujourd’hui» en faveur du programme quinquennal lancé par le président de la République. C’est un programme qui, a-t-elle mentionné, «offre» des opportunités d’investissement extraordinaires. Le président de la Chambre de commerce algérienne, Brahim Bendjaber, était également présent à cette rencontre. Il a présenté un exposé sur les horizons économiques en Algérie.

    Mme Olga Maitland, présidente du Conseil d’affaires algéro-britannique, a évoqué, elle, la réalité des secteurs d’activité britanniques en Algérie et les moyens de les développer. Michael Hodges, directeur de la région Moyen-Orient - Afrique du Nord, à HSBC Bank a présenté, lui, une communication sur le soutien du commerce britannique avec Algérie. Trevor Witton, conseiller régional pour l’Afrique du Nord à British Petroleum a présenté un exposé intitulé «l’Algérie : paramètres économiques».

    Lady Olga Maitland avait conduit plusieurs missions économiques à Alger, dans le cadre du Conseil d’affaires algéro-britannique, un espace d’échanges d’expérience entre Algériens et Britanniques. Même s’ils essayent de changer de vision à l’égard de l’Algérie, les Anglais, n’en restent pas moins frileux, en dehors des hydrocarbures. Les Britanniques se désintéressent de l’investissement dans des secteurs autres que le pétrole et le gaz parce qu’ils croient à une idée répandue : le marché algérien est «une chasse gardée» de la France.

  6. #6
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    Mardi 26 février 2008 -- Une délégation du Parlement algérien a entamé, hier, une visite au Royaume-Uni qui doit s’étaler sur cinq jours et qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux Parlements algérien et britannique. Cette visite, indique l’APS, a commencé par une rencontre au siège du Parlement britannique dans le cadre du groupe interparlementaire algéro-britannique. La délégation parlementaire algérienne, qui est arrivée dimanche à Londres et qui est conduite par Bouzid Lazhari, membre du Conseil de la nation, a été reçue par l’ambassadeur d’Algérie en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord, Mohamed Salah Dembri, et des membres du Parlement britannique.

    Hier, le secrétaire général du groupe d’amitié parlementaire algéro-britannique, M. Kenneth Courteney, s’est entretenu avec le chef de la délégation algérienne lors d’une rencontre organisée dans la Chambre des communes de Londres. La délégation représentant le Parlement algérien a rencontré dans la matinée le président du département Europe-Moyen-Orient-Amérique, M. Sue Wallace Shaddad.

    Au programme de la journée d’hier, figurait également une rencontre-débat sur le thème «Energie et changements climatiques». Aujourd’hui, la délégation devra rencontrer les membres de la commission économique à la Chambre des lords présidée par Lord Valance, le président du groupe international à la Confédération britannique de l’industrie et le Conseil de l’entente arabo-britannique.

    Pour la journée de demain, le groupe parlementaire algéro-britannique tiendra une réunion présidée par M. Bouzid Lazhari, du côté algérien, et Sir Stuart Bell, du côté britannique, pour examiner l’état des relations bilatérales dans le cadre de l’Union européenne ainsi que les moyens à même de les promouvoir.

    La délégation devra par ailleurs assister à la séance hebdomadaire des questions posées au gouvernement par les membres de la Chambre des communes. Elle devra en outre rencontrer des représentants d’autres institutions intéressées par un partenariat, notamment le ministère des Affaires étrangères et Middle East Institution. La délégation devra se rendre ensuite au pays de Galles où elle rencontrera des membres du Parlement local.

    La visite de la délégation algérienne intervient en réciprocité à celle effectuée en Algérie en 2006 par une délégation parlementaire britannique. Les relations algéro-britanniques, faut-il le souligner, ont connu une forte impulsion depuis la visite historique effectuée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au Royaume-Uni.

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