Mercredi 27 Février 2008 -- L’Algérie figure à la 57ème position d’une liste des pays les plus faibles au monde, selon un classement établi par la très sérieuse Brookings Institution et le Center for Global Development, rendu public mardi 26 février dans la soirée. Selon cette étude, un Etat faible est défini comme n'ayant pas la capacité de mettre en place et de maintenir des institutions politiques, de protéger sa population, de contrôler son territoire ou de répondre aux besoins fondamentaux de ses habitants.
Le classement est établi à partir de quatre critères : économie, politique, sécurité et protection sociale. Les données retenues émanent de grandes institutions internationales reconnues, telles la Banque mondiale, le FMI, l’Unicef, la FAO….
Pour la région Afrique du Nord-Moyen-Orient, cinq pays apparaissent comme étant les « plus faibles » selon l’étude : l’Irak, le Yémen, l’Algérie, la Syrie et l’Iran. L’Algérie arrive donc en troisième position derrière deux pays très instables : l’Irak, en guerre depuis 2003, et le Yémen, soumis à des troubles tribaux permanents et ciblé épisodiquement par Al-Qaïda. À titre de comparaison, le Maroc occupe la 96ème position alors que la Tunisie pointe au 112ème rang, en queue de classement sur les 141 pays qui constituent la liste de la Brookings Institution.
Dans le cas de l’Algérie, le rapport souligne que tous les indicateurs retenus (économie, politique, sécurité et protection sociale) sont affectés par l’insécurité et les «conflits». Comprendre : la persistance de la menace terroriste et le retour des attentats depuis quelques mois impactent négativement l’ensemble des secteurs économiques et sociaux.
Enfin, le rapport classe l’Algérie parmi une liste de 25 pays à « surveiller ». Ces pays représentent un intérêt particulier pour les rapporteurs où la démocratie est jugée fragile et les régimes autoritaires.
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27th February 2008 19:17 #1
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Une étude classe l’Algérie parmi les pays les plus « faibles » de la planète
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28th February 2008 01:39 #2
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Jeudi 28 Février 2008 -- Encore une fois, notre pays « brille » par une peu enviable 57e place d’une liste comprenant 141 pays considérés comme « les plus faibles du monde » selon un classement établi par Brookings Institution et le Center for Global Development, deux institutions indépendantes des Etats-Unis.
Dans ce qui s’apparente à un rapport global sur l’état de la démocratie, de la sécurité, de l’économie et du bien-être social des populations du monde, publié mardi, l’Algérie a été une nouvelle fois insérée dans la zone rouge. La conclusion de Brookings Institution est que l’Algérie figure dans le cercle fermé des « 25 pays à surveiller » aux côtés de la Libye, la Syrie, le Venezuela et l’Iran, entre autres.
Cette étude de 48 pages qui concerne 141 pays catalogués dans la rubrique d’« Etats faibles » a été conduite par des dizaines d’experts qui ont potassé de nombreuses sources documentaires et autres rapports des institutions multilatérales spécialisées comme le FMI, l’Unicef, la FAO et la Banque mondiale.
Dans ce hit parade à « l’envers », Brookings Institution s’est basée sur quatre critères que sont l’économie, la politique, la sécurité et la protection sociale. L’Algérie fait partie du groupe des cinq pays de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient (MENA) estampillé « plus faibles » par Brookings Institution aux côtés de l’Irak, du Yémen, de la Syrie et de l’Iran. Elle est positionnée juste derrière l’Irak en guerre et le Yémen connu pour ses conflits tribaux.
Au plan maghrébin, notre pays s’est détaché de nos voisins immédiats dans le mauvais sens, d’après les conclusions de l’institut puisque le Maroc occupe la 96e position et la Tunisie au 112e rang respectivement avec une note globale de 7,11 et 7,61. Il faut préciser que la « faiblesse de l’Etat » est inversement proportionnelle à son classement sur l’échelle des 141 pays d’après l’étude. Il en résulte que les plus premiers classés sont les pays où tous les indicateurs sont au rouge comme la Somalie avec seulement une note de 0,52.
S’agissant de l’Algérie, les tableaux récapitulatifs soulignent que tous les indicateurs pris en ligne de compte (économie, politique, sécurité et protection sociale) sont affectés par l’insécurité et les « conflits ».
La situation sécuritaire mise en rouge avec une note de 4,4 aura déteint sur tous les autres paramètres. En d’autres termes, la menace terroriste aura plombé d’après Brookings Institution tous les autres secteurs de la vie nationale.
Bien qu’il soit crédité d’une note de 9,13 au plan social, le classement de l’Algérie a été détérioré par une piètre posture en politique puisqu’elle n’en a récolté qu’un peu glorieux 4,27 soit un peu mieux que la note de sécurité qui est de 4,02.
En matière de gouvernance, l’Algérie est dans la zone orange comme le Bangladesh et la Mauritanie… L’institut américain définit dans son étude la notion d’« Etat faible » par une « incapacité à mettre en place et à maintenir des institutions politiques, de protéger sa population, de contrôler son territoire ou de répondre aux besoins fondamentaux de ses habitants ».
Les auteurs de ce rapport détaillé recommandent aux autorités américaines de porter un « intérêt particulier » au club des 25 pays dont l’Algérie « où la démocratie est jugée fragile et les régimes autoritaires ». A noter que Brookings Institution s’emploie, depuis 1916, à mettre à la disposition du grand public des analyses et des recherches sur les différentes questions, que ce soit aux Etats-Unis ou dans le monde. Il se targue d’être indépendant dans ses analyses « d’une grande qualité » et d’avoir été l’inspirateur du fameux plan Marshall ainsi que du système des Nations unies.
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28th February 2008 11:36 #3
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Said Kaced :
Jeudi 28 Février 2008 -- Dans un rapport publié par un centre de recherche américain, l’Algérie figure en «bonne» place dans une «liste de vigilance» de pays qu'il faut suivre de près en raison de leur faiblesse. Selon les règles établies par cette institution respectée et écoutée dans les milieux diplomatiques et politiques américains, un Etat faible est celui qui ne peut pas mettre en place et/ou maintenir des institutions politiques, celui qui ne protège pas sa population, celui qui ne contrôle pas son territoire et celui qui ne répond pas aux besoins fondamentaux de ses habitants.
Toute ressemblance avec un Etat existant, et montrant ostensiblement ses recettes pétrolières en guise de réconfort collectif, relève, malheureusement, de la pure réalité. Nous ne crierons pas au complot fomenté par les «ennemis coutumiers» - la ficelle serait trop grosse ! – mais nos gouvernants pourraient-ils, rien qu’une fois, marquer une pause dans leur longue dérive démagogique et réfléchir sur la médication idoine aux maux profonds qui minent une Algérie qui dépassait allégrement, il y a juste trois décades, le niveau de développement de plusieurs pays actuellement florissants.
Les tenants de la théorie de «la malédiction», que nous évoquons ici juste pour grossir le trait, se posent l’interrogation têtue : qu’avions-nous pu faire au bon Dieu ou à nos aïeux pour que toutes les foudres du ciel s’abattent sur notre cher pays ? Dans l’Algérie «maraboutée», les institutions politiques sont certes élues, mais peinent à dégager en leur sein quelque opposition à un pouvoir omniprésent. Le «qui paie les violons commande la musique» n’a jamais autant pris de relief en l’état de déliquescence du multipartisme et de la liberté d’expression.
Depuis l’épisode tragique des massacres terroristes collectifs, les populations ont appris à se passer de la protection des bras armés de l’Etat, rendue plus inefficace par l’irruption des attentats-suicide. Les territoires du Grand Sud sont le terrain de rapine de petits chefs de guerre et de groupuscules criminels profitant de la relative impunité que leur offrent ces no man’s land. Quant à la satisfaction des besoins fondamentaux des Algériens, les marchés du pays représentent une vraie mine pour les sondeurs : ras le bol généralisé, profond dégoût de vivre et insondable perte de confiance des citoyens envers leurs élus et institutions. Le tableau est sombre, il faut juste trouver des solutions…







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