Mardi 18 Mars 2008 -- Dans une conférence de presse animée hier, au centre de presse d’El Moudjahid, Mme Flici, la présidente de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT), a annoncé la tenue à l’hôtel El Aurassi d’un colloque international sur le terrorisme les 22 et 23 mars prochains. Des journalistes, des responsables de centre d’études stratégiques d’Egypte, du Maroc et d’Italie, une représentante du Pakistan et des victimes du terrorisme et leur famille vont prendre part à cet événement dont le choix de la date n’est pas fortuit. Le 22 mars est l’anniversaire de la grande marche populaire contre le terrorisme, organisée en 1994 à Alger par la société civile et initiée par le défunt Abdelhak Benhamouda. Une quinzaine de communications et cinq ateliers sont prévus lors de ces deux journées de travaux, placées sous le slogan «le terrorisme est l’affaire de tous».
Les débats porteront, entre autres, sur les traumatismes des victimes, la contribution de la société civile à la lutte antiterroriste ainsi que sur la Charte pour la réconciliation nationale. Mme Flici dira dans sa présentation que ce colloque permettra de «débattre de l’avenir» et de trouver une solution au nouveau fléau des «attentats kamikazes». Questionnée à ce sujet justement, puisque aucune conférence ne va aborder ce sujet explicitement, Mme Flici dira que «la société civile doit trouver comment lutter contre les attentats kamikazes et ce, en éclairant la jeunesse sur la religion et en la prévenant contre le risque d’endoctrinement».
Quant à l’objectif d’un tel colloque, Mme Flici affirme vouloir «éveiller les consciences» qui semblent ne pas l’être après les seize ans de sang et de larmes. Enfin, Mme Flici ne trouvera pas de réponse pour expliquer son abandon du «devoir de vérité et de mémoire» pour les victimes du moment que le débat s’ouvre sur une Charte pour la réconciliation dont ont bénéficié des terroristes qui ont rejoint de nouveau les maquis. «On revendique toujours le droit de vérité et de mémoire. Des résolutions vont être prises lors du colloque international et la présidente que je suis ne se prononce qu’après la consultation de son conseil national sur les questions sensibles.»
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18th March 2008 18:20 #1
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Colloque international sur le terrorisme les 22 et 23 mars à Alger
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19th March 2008 01:02 #2
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21st March 2008 20:54 #3
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ALGIERS, March 21, 2008 (KUNA) -- An international conference on terrorism will be held in the Algerian capital on Saturday to discuss new methods to fighting this worldwide phenomenon.
The Algerian organization of victims of terrorism, which is organizing the conference, said in a statement Friday that the two-day event would be attended by terrorism experts and representatives from NGOs from Egypt, Pakistan, France, Italy and other countries, in addition to international organizations.
Conferees, it added, would discuss how to involve NGOs in setting an international strategy to fighting terrorism. They will also discuss suicide attacks and the importance of media in tackling terrorism.
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22nd March 2008 21:12 #4
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Samia Amine :
Samedi 22 mars 2008 -- En présence du chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, les travaux du 1er colloque international sur le terrorisme se sont ouverts aujourd'hui à Alger. Lu par M. Habba El Okbi, secrétaire général à la présidence de la République, le message du président, M. Abdelaziz Bouteflika, a mis l'accent sur l'importance de ce genre de rencontre en vue de donner un nouveau souffle dans la prévention et la lutte contre le terrorisme en Algérie et à travers le monde.
Ce séminaire contribuera également à élaborer une vision «plus claire et plus précise» du rôle de la société civile dans la lutte contre ce fléau, a noté le représentant du chef d'Etat.
Au cours de son intervention, la secrétaire générale de l'Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT), Mme Fatma-Zohra Flici, a affirmé que cette manifestation permettra «d'échanger des expériences et débattre de thèmes devant nous renseigner sur le rôle de la société civile dans la lutte contre le terrorisme».
Dans ce contexte, le message de Bouteflika adressé aux participants a souligné que «la société civile se doit, aujourd'hui, d'améliorer et d'adapter ses moyens d'action à la lumière des objectifs de la communauté internationale visant l'efficacité de la lutte contre le terrorisme, qui suppose, à coté de mesures et de moyens de contrainte, l'utilisation des ressources de la société civile, des médias, ainsi que la coopération internationale sincère et multiforme».
Par ailleurs, le chef de l'Etat a affirmé qu'il est maintenant «reconnu que l'action solidaire des sociétés civiles à travers le monde est plus que jamais nécessaire pour contenir et éliminer la menace terroriste».
Initiée par l'Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT), cette manifestation de deux jours vise à mettre en exergue le rôle de la société civile dans la lutte contre le terrorisme ainsi qu'à la mise en place d'une stratégie internationale commune aux associations dans ce combat.
Pas moins de 14 communications sont au programme, des experts et des journalistes venus d'Egypte, de France, d'Italie et de pays africains prendront part à cette rencontre.
Des recommandations à même d'insuffler le rôle de la société civile dans le combat antiterroristes tant au niveau national qu'international sanctionneront ce séminaire.
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23rd March 2008 01:32 #5
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ALGIERS, March 22, 2008 (KUNA) -- The British Ambassador in Algiers, Andrew Henderson, said on Saturday that London did not advise British nationals living in Algeria to leave the country because of terrorist operations.
Henderson, speaking on the sidelines of an international conference on terrorism hosted by Algeria, said that the British authorities have only asked Britons in the North African country to be careful, but not to leave the nation.
He said that Britain and Algeria have solid anti-terrorism cooperation, noting that there were over 20 British companies working in different domains, particularly oil, in Algeria and their work has not been disrupted.
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23rd March 2008 01:39 #6
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ALGIERS, March 22, 2008 (KUNA) -- In a message to the first international conference on terrorism hosted by Algeria on Saturday, President Abdulaziz Bouteflika underscored the role civil society and the media can assume in the fight against terrorism.
The message, which was read to the conference by the secretary-general of the president's office, Habba El Okbi, appealed to civic organizations worldwide to exchange ideas and experiences on the best means to track and eliminate international terrorism.
The president acknowledged in his message the faceless and nubulous nature of terrorism where the targeted enemy could not be easily indentified and warned against confusing terrorism with acts of legitimate struggle against occupation or oppression.
Moreover, Bouteflika called for extensive dialogues among all the world's civilizations with the ultimate objective of promoting the spirit of tolerance, acceptance of "the other," and dedication to rooting out the scourge of terrorism from peace-loving societies.
On her part, the secretary general of the Algerian organization for victims of terrorism, Fatma-Zohra Flici, told the conference that the latter's goal was to dissect the phenomenon of terrorism and seek out effective and universally acceptable approaches to its eradication. The two-day conference here is being overseen by that Algerian organization.
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23rd March 2008 16:39 #7
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Hasna Yacoub :
Dimanche 23 Mars 2008 -- Initié par l’Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT), le premier colloque international sur le terrorisme s’est ouvert hier à l’hôtel El Aurassi. Sous le haut patronage du président de la République et en présence du chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, ce colloque de deux jours, dont le thème ballote entre l’«éradication» et la «lutte» contre le terrorisme, s’est fixé comme objectif, à en croire les organisateurs, «la sauvegarde de la mémoire des martyrs. Défendre les droits moraux et matériels des victimes et réparer les préjudices subis». «Martyrs», «victimes», des termes généraux qui ne renvoient pas au terrorisme, un choix fait par l’ONVT depuis son soutien à la Charte de la réconciliation nationale. L’organisation a même opté pour un nouveau slogan «fidèles à la mémoire des martyrs» abandonnant par la même occasion le «devoir de vérité et de justice».
C’est d’ailleurs clairement spécifié dans les prospectus de ce colloque qui s’ouvre sur la projection des séquences des attentats commis à Alger, en Espagne, aux Etats-Unis ou encore au Maroc. «Afin que nul n’oublie», commentera juste après Mme Flici, la présidente de l’ONVT qui invite les familles des victimes du terrorisme à «sécher leurs larmes et relever les défis de l’avenir». Mme Flici interrompra son allocution durant une vingtaine de minutes. L’arrivée du chef du gouvernement est annoncée.
Ce dernier assiste à la lecture par M. Habba Okbi, le secrétaire général de la présidence, du discours du chef de l’Etat, refuse l’invitation à intervenir que lui adresse Mme Flici et quitte, avec célérité, la salle de conférence. Nombreux parmi les participants se sont interrogés sur les raisons de cette apparition furtive du chef du gouvernement, avant de commenter les propos du chef de l’Etat qui, dans son message, s’est recueilli sur la mémoire des «victimes de la tragédie nationale». Des familles victimes du terrorisme, membres de l’ONVT, n’ont pas manqué d’afficher leur rejet d’être considérées «comme des victimes de la tragédie nationale au même titre que les familles des terroristes», oubliant par là même que leur organisation a cautionné la Charte pour la réconciliation nationale. D’ailleurs, un des ateliers prévus dans cette rencontre est axé sur «le terrorisme et la Charte pour la réconciliation nationale».
Des communications sont présentées par les invités de ce colloque, à l’exemple de celle de M. Gianni Cipriani sur les «stratégies psychologiques du terrorisme et de l’emploi de l’information et/ou désinformation comme propagande». M. Mohammed Benhamou a abordé, quant à lui, «la société civile et la lutte contre le terrorisme». Le témoignage de M. Kasmi Aïssa est, de loin, le plus poignant. Loin des définitions théoriques et des doctrines, l’ancien responsable de l’action sociale au sein de la Sûreté nationale a dit avec des mots simples «l’horreur des années de sang». Il a évoqué «cette guerre qui ne dit pas son nom» en rendant hommage à tous ceux qu’il a accompagnés à leur dernière demeure. «Après les avoir formés, je les ai enterrés», dit M. Kasmi. Le nombre de morts ne se comptait plus, se rappelle ce témoin : «Il y avait même une pénurie de cercueils tellement il y avait trop de victimes par jour. La menuiserie de la DGSN n’arrivait plus à répondre aux besoins.» M. Kasmi avance le chiffre de 60 policiers morts en 1992 : «Ce chiffre sera de 600 en 1993 et atteindra les 1 500 victimes en 1994.»
Amer, l’ex-responsable de l’action sociale révèlera même que certains hôpitaux hésitaient à prendre en charge les blessés de la DGSN par peur de représailles. M. Kasmi ne le dira pas ouvertement mais insinuera que la prise en charge des défenseurs de la nation était loin d’être satisfaisante. M. Kasmi ne finira pas son intervention sans lâcher qu’il est aujourd’hui aisé d’aborder le sujet du terrorisme, «d’échafauder des hypothèses et de défricher le terrain. L’époque des têtes sans corps et des corps sans membres est loin derrière». Ce qui n’est pas faux !
A la fin des travaux de la matinée, une question sera posée et avant l’ouverture des débats, la séance sera levée. Pause déjeuner. Les communications vont se poursuivre dans l’après-midi mais aucune réponse ne sera donnée à la principale question qui se pose : pour quelle raison un colloque international sur le terrorisme est organisé aujourd’hui et dans quel but ? Ce n’est sûrement pas pour «éveiller les consciences» comme nous l’avait déclaré Mme Flici lors de son point de presse, la semaine dernière. Car, après plus de dix-sept ans de terrorisme en Algérie, il est espéré que les consciences se sont éveillées, surtout à cette époque où l’Etat et ses plus hauts responsables s’accordent à affirmer que «l’Algérie a traversé les épreuves tragiques d’un terrorisme aveugle et brutal durant les années 1990. Elle s’en est sortie victorieuse et renforcée […] Les derniers attentats ne sont que la manifestation du désarroi et du désespoir d’un terrorisme qui tente de prouver encore sa présence et sa nocivité […] Le terrorisme a été vaincu».







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