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  1. #1
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    Algerian government drafts new employment strategy


    March 20, 2008 -- The Algerian government has drafted a new employment strategy slated to go into effect in the second half of 2008, Labour and Social Security Minister Tayeb Louh said on Wednesday (March 19th). The plan calls for the creation of 450,000 jobs per year through 2013, of which at least 190,000 are to be permanent. The goal of the strategy is to slash the unemployment rate from its current 13.8% to below 10% by the end of 2009. Louh said the plan hinges upon tax incentives for employers to create new employment opportunities.

  2. #2
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    Jeudi 20 mars 2008 -- Les économistes semblent s’être mis d’accord pour qualifier de solution de «replâtrage» la nouvelle stratégie gouvernementale de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage rendue publique mardi par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh. Plus explicite, un expert en économie estime qu’il s’agit tout simplement «d’emplois aidés et financés sur les dépenses publiques» dans la mesure où «l’Etat va mettre de l’argent pour aider à l’insertion de différentes catégories de chômeurs».

    Quid de la pérennité des postes d'emploi ?

    Mais au delà de ce «traitement social» à un problème plutôt d’ordre économique, les emplois créés seront-ils préservés à long terme ? De l’avis de notre interlocuteur, le dispositif tel qu’il est conçu «ne garantit pas cette pérennité». Pourquoi ? Selon qu’il y ait croissance économique significative, au moins supérieure à 8% ou pas, l’emploi ainsi créé est menacé de disparaître et le travailleur tout simplement licencié. «L’Etat va accompagner à la fois l’employé et l’employeur par le biais de subventions et autres mesures fiscales incitatives pendant une durée déterminée et au terme de celle-ci, s’il y a une croissance économique significative susceptible d’entraîner dans son sillage l’essor de l’entreprise et une réelle dynamique économique, il est certain que les emplois créés seront préservés. Cependant, vu le faible taux de croissance de l’économie algérienne qui se stabilise en-dessous de 6%, on reviendra à la situation de départ», explique notre interlocuteur. Un niveau de croissance qui «n’incite pas les entreprises à recruter», poursuit cet expert. On comprendra donc que la réussite de toute politique de lutte contre le chômage et par conséquent la préservation des emplois est proportionnelle à la croissance économique. Et «cette croissance économique reste tributaire de la volonté de l’Etat à aider efficacement les entreprises», note encore ce même expert par le biais de véritables mesures telles que la réduction des impôts et des charges sociales, la facilitation dans les procédures d’accès aux crédits bancaires, la détention des taux d’intérêt et la mise sur le marché de main-d’œuvre qualifiée et assurer une meilleure flexibilité du travail. Par flexibilité du travail, il entend la possibilité pour un travailleur de trouver un emploi après son licenciement pour quelque raison que ce soit dans des délais relativement corrects.

    La solution est dans la promotion des PME

    Tout compte fait, cette nouvelle stratégie de lutte contre le chômage, fondée sur l’argent de l’Etat, est d’autant plus incertaine qu’«une éventuelle baisse des cours du pétrole dont dépend quasi exclusivement l’économie algérienne risque de freiner net cette stratégie». Un scepticisme que partage Abdelhak Lamiri, expert économiste et docteur en sciences de gestion de l’Université de Californie. «Avec une moyenne de 23 000 PME créées chaque année en Algérie, on est bien loin de la moyenne mondiale qui est de 70 000», soutient-il d’emblée. Un déficit qui l’amènera à dire que la résorption du chômage réside dans la mise en place d’une politique visant à développer la structure des PME qui permet d’absorber les chômeurs et les nouveaux arrivants dans le marché du travail. Les avantages fiscaux, même s’ils sont encourageants pour les PME ne peuvent, à elles seules, donner les résultats visés par cette nouvelle stratégie, à savoir la création de 450 000 emplois permanents chaque année. Plus grave, ladite stratégie risque de chambouler le marché du travail. Du point de vue de Abdelhak Lamiri «les entreprises vont embaucher des jeunes chômeurs diplômés pour bénéficier des avantages fiscaux et licencier des travailleurs à faible rendement ». Une croissance économique stabilisée à moins de 5%, et un tissu de PME-PMI de plus en plus réduit au regard de la forte demande en postes d’emplois nouveaux, deux paramètres qui concourent à maintenir le taux de chômage à des niveaux élevés.

  3. #3
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    Jeudi 20 mars 2008 -- Le gouvernement reconnaît officiellement l’échec des mécanismes mis en place pour répondre aux aspirations des jeunes qui constituent plus de 70% de la population à la recherche d’emploi. Quelle politique faut-il adopter pour endiguer le phénomène du chômage ? Le gouvernement semble être mal à l’aise concernant cette question. Il est en train de tester des formules, mais les résultats ne suivent pas. L’émigration clandestine, la toxicomanie, l’apparition du phénomène des kamikazes… contredisent tous les chiffres et les discours officiels sur « la relance économique et la création de postes d’emploi ». La prise en charge de la jeunesse bat de l’aile. Le gouvernement reconnaît officiellement l’échec des mécanismes mis en place pour répondre aux aspirations des jeunes qui constituent plus de 70% de la population à la recherche d’emploi. C’est toute une politique qui s’effondre. En effet, en examinant mardi la nouvelle stratégie de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage, le gouvernement avoue cette réalité. Les dispositifs destinés à la création de postes d’emploi salariés, en l’occurrence le CPE, les ESIL et les emplois saisonniers, n’ont pas donné les résultats escomptés. Le gouvernement décide alors de les remplacer. Pourquoi ? Ces dispositifs appliqués depuis plus de huit ans n’arrivent pas à assurer des emplois stables. Pis encore, ils ne garantissent même pas le salaire minimum aux jeunes qui en bénéficient. Des milliers de jeunes (diplômés des universités ou des écoles de formation professionnelle) ayant accédé à l’un de ces trois dispositifs se retrouvent au chômage une fois leurs contrats arrivés à terme. Rémunérés à 8000 DA/mois (pour ceux insérés dans le CPE), 5000 DA, 4000 DA et 3000 DA pour les bénéficiaires des autres dispositifs, ces jeunes quittent leur « emploi » sans acquérir l’expérience qu’ils sont censés avoir à la fin de leur contrat. Raison : l’encadrement et la formation ne sont pas prévus dans le cadre de cette politique.

    Des postes éphémères

    Selon les spécialistes, les emplois créés dans le cadre de ces dispositifs sont éphémères. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, l’a reconnu. « Le taux de recrutement dans le cadre des anciens dispositifs ne dépasse pas 12% », déclare-t-il. D’où l’idée d’élaborer la nouvelle stratégie qui, affirme-t-il, est basée sur « une approche économique ». Visant à générer 450 000 emplois annuellement, dont 190 000 emplois permanents, cette nouvelle politique, souligne le ministre, prévoit de « nombreuses mesures susceptibles de mettre un terme à la précarité » caractérisant le marché du travail. La première mesure consiste en la création du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). Sous forme de trois contrats d’insertion, à savoir le CID (contrat d’insertion des diplômés), le CIP (contrat d’insertion professionnelle) et le CFI (contrat de formation insertion), le DAIP, précise le ministre, a pour but de traiter efficacement le chômage des jeunes. Même la rémunération octroyée aux bénéficiaires de ces contrats sera également revue à la hausse. La stratégie donne aussi l’importance à la formation sur site des nouvelles recrues. Pour encourager les employeurs à embaucher plus de jeunes, le gouvernement prévoit aussi de leur proposer des contrats de travail aidé (CTA). « Ce contrat assure aux employeurs une contribution de l’Etat au salaire du jeune diplômé, de façon dégressive et pendant une durée de 5 ans », ajoute encore Tayeb Louh. C’est le passage d’un contrat d’insertion à un contrat de travail aidé. Cela en plus de la réduction des charges patronales. Toujours dans le cadre de cette politique, le gouvernement compte appuyer également le développement de l’entreprenariat. Cette stratégie réalisera-t-elle les objectifs tracés ? Selon le ministre, son aboutissement est tributaire de la réussite des plans et des réformes engagés dans différents secteurs.

  4. #4
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    Jeudi 20 mars 2008 -- Le gouvernement vise à réduire le taux de chômage à moins de 10% d’ici 2009 et à moins de 9% d’ici l’horizon 2013. Un bel objectif que voilà mais savons-nous réellement quel est le véritable taux de chômage en Algérie ? La réponse est certes non, puisque chaque institution officielle prône un chiffre au gré des conjonctures et de son positionnement. En février dernier, l’Office national des statistiques avait publié une enquête révélant que le taux de chômage en Algérie a atteint 13,8%, enregistrant une hausse par rapport à l’année 2006. Le ministre de la Solidarité a voulu être plus rassurant en annonçant le taux de 10% et se félicitant de constater une régression du nombre de chômeurs. Comme dans une vente aux enchères chacun évalue à sa guise la marchandise et mise sur le prix lui convenant le mieux. Le commissaire général à la planification et à la prospective, Brahim Ghanem, avait lui aussi proposer un autre chiffre des sans-emploi en Algérie, qui est celui de 11,8%. Annonçant ce chiffre lors de son passage devant le conseil du gouvernement, Brahim Ghanem disait s’être basé pourtant sur l’enquête menée par l’ONS ; est-ce à dire qu’une même enquête peut déboucher sur deux résultats différents ?

    Vraisemblablement, l’Algérie qui est le pays des miracles n’a pas encore fini de nous surprendre. De ces trois taux de chômage aussi étonnamment différents, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, qui appartient au même gouvernement que Djamel Ould Abbès, a choisi le chiffre proposé par Brahim Ghanem pour établir sa stratégie de lutte contre le chômage, c’est-à-dire 11,8%. Quelle fiabilité accorder au choix du ministre lorsque trois organismes officiels annoncent trois chiffres différents ? Quel crédit accorder au plan de lutte contre le chômage lorsqu’au départ on se base sur des données approximatives ? Un résultat assuré se doit d’être calculé sur une situation réelle. Autre questionnement qui s’impose, à quoi peut servir d’avoir un organisme de statistiques si l’on ne se réfère pas aux résultats de ses enquêtes ? S’il existe un dénominateur commun dans l’évaluation de l’économie nationale par les différents observateurs nationaux et étrangers, c’est bel et bien l’absence de données fiables et de statistiques avérées. L’opacité qui règne dans la gestion des affaires économiques n’a pas fini de faire basculer le pays dans des lendemains incertains et un avenir des plus incontrôlés. Avec tant d’incertitudes, les chômeurs d’en bas attendront encore de voir les décideurs d’en haut leur ouvrir les portes de l’emploi.

  5. #5
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  6. #6
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    Lundi 24 Mars 2008 -- Environ 20,4% des femmes algériennes en âge de travailler sont au chômage sur un ensemble de 1 240 000 chômeurs. C’est le chiffre donné, hier, au centre de presse d’El Moudjahid, par Mme Djelladi Hamida, représentante du ministère de l’Emploi et du Travail. Ces statistiques ont été établies par l’ONS. Selon elle, les hausses du taux d’alphabétisation et de scolarisation des filles sont autant de facteurs ayant introduit de profondes évolutions dans l’architecture du marché du travail en Algérie.

    Le taux d’activité féminin, précise-t-elle, n’a cessé d’aller crescendo depuis l’indépendance du pays. A titre illustratif, elle a estimé que ce taux a été de 1,8% en 1967 avant d’atteindre la barre des 16,9% en 2006. Intervenant au sujet de la nouvelle politique de l’emploi présentée, la semaine dernière, par le ministère de tutelle, Mme Djelladi a affirmé que celle-ci allie insertion et formation. «La législation adoptée encourage le recrutement à travers l’allégement des charges patronales et les incitations financières en direction des entreprises», a-t-elle expliqué.

    Affirmant que la création d’emplois repose sur l’investissement, créateur de richesses, la représente du département de M. Louh a indiqué que beaucoup reste à faire. Toutefois, elle pense que l’évolution et les perspectives du marché sont prometteuses. A ses yeux, cette nouvelle loi ne fait pas de «distinguo» entre les hommes et les femmes.

    De son côté, Mme Safia Hamitouche, officier femme à la DGSN, a soutenu, chiffres à l’appui, que les rangs de la police ne sont plus la chasse gardée des hommes. Le nombre de femmes policières était de 933 en 1989 avant de passer à 9 767 en 2006. «Ces chiffres multipliés par dix illustrent la confiance accordée par la hiérarchie à la femme», a-t-elle commenté.

    Pour sa part, M. Bentaleb, représentant du ministère de la Justice, a fourni des statistiques sur la présence féminine dans le secteur judiciaire en Algérie. Selon lui, 3 800 juges femmes officient dans les différentes cours et palais de justice. Elles ont contribué à la formation de 35% du personnel homme. Fait révélateur : la cour d’Alger est composée de 60% de femmes. Concernant le pouvoir législatif, elles sont, d’après lui, 30 députées et 5 sénatrices à siéger au Parlement.

    Commentant la nouvelle politique de l’emploi, M. Bentaleb a noté que l’Etat est présent pour protéger le travailleur non pour lui trouver un emploi. Il en veut pour preuve le basculement de l’Algérie vers le régime libéral. «L’Etat aide à créer les entreprises qui, à leur tour, vont absorber le chômage», dira-t-il.

    Par ailleurs, Mme Meriem Inal, enseignante en économie à l’université de Dély Brahim, considère que la précarité s’est généralisée. D’où son appel à l’intervention de la CNAS pour assurer la sécurité des travailleurs. Elle a mis l’accent sur la nécessité d’impliquer l’université dans la création de l’emploi. «Il y a des ressources potentielles à transformer en facteurs de croissance», a-t-elle conclu.

  7. #7
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    March 25, 2008 -- In a bid to tackle rampant unemployment among young people in Algeria, the government has announced its intention to implement a new strategy to create jobs and bring unemployment down to less than 9% by 2013. The government’s target is to create between 350,000 and 450,000 jobs per year.

    Currently estimated at over 13%, unemployment among young graduates is one of the greatest challenges facing the Algerian government. Measures adopted in recent years have yielded little benefit, so authorities are seeking to change their approach and slash unemployment directly.

    On March 19th, the Minister of Labour, Employment and Social Welfare, Tayeb Louh, declared war on the problem of youth unemployment. The new campaign includes a raft of measures hinging on state support provided through a financial plan. Under the new plan, the government will give tax breaks to companies which participate in the scheme and will also pay the wages of newly-recruited workers for a minimum of five years.

    The new measures are targeted mainly at people under 30 years old. The government’s aim is to increase employment among young people to a level of around 33%, from the current level of 12.3%. Three new types of contracts will be rolled out: CIDs (Graduate Integration Contracts) for university graduates, CIPs (Vocational Integration Contracts) for young people who have completed professional training courses and apprenticeships, and CFIs (Integration Training Contracts) for jobseekers who have received no training or qualifications.

    Priority will be given to university graduates, who currently number 120,000 per year. According to the labour minister, the new strategy will "adopt an economy-based approach and create a more highly qualified workforce, particularly in sectors where skilled labour is in short supply."

    The government’s action plan, Louh said, "is based on investment in job-generating sectors of the economy and will encourage on-site training to support people as they take up work, will create a highly-qualified Algerian workforce, and will be backed up by reforms of both employment and financial laws."

    The announcement of the new measures has received mixed reactions from Algerians.

    While some economists believe the measures fall short of what the country needs, young people are hopeful. Among them is Mohamed El Hadi, a young IT graduate who has been unemployed for over three years. "I’ve been looking for a steady job for three and a half years now," he told Magharebia. "When I left university I was highly motivated, but later I lost all hope. I sent my CV to dozens of employers but had no luck. I’m tired of having to be dependent on my parents. The new policy has given me new hope. I want to get into the working world and stand on my own two feet."

    This view is shared by Naima, who just completed a vocational training programme and hopes she will not be forgotten. "It’s not because we haven’t done any higher education courses that we don’t have work," she said. "I have a vocational apprenticeship certificate in draughtsmanship and I’m really hoping to find work this way."

    But the enthusiasm of these job seekers is not shared by management expert Abdelhak Lamiri, who believes that unemployment should be reduced by creating new businesses, rather than by pouring oil money into temporary solutions.

    Nevertheless, young graduates and their parents maintain high hopes and are eagerly awaiting the promised jobs.

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