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  1. #1
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    Rédha Malek quitte l'ANR


    Mercredi 21 Janvier 2009 -- L'ancien Premier ministre Redha Malek a décidé de se retirer définitivement de la direction de l'Alliance nationale républicaine (ANR), parti qu'il a fondé en mai 1995. Ce retrait qui intervient à quelques mois de la présidentielle est justifié par la crise « du multipartisme » et de « militantisme », indique M. Malek dans un communiqué rendu public aujourd'hui.

    « J'ai annoncé ce jour mon retrait définitif de l'ANR. Ce n'est pas néanmoins de gaieté de cœur que j'ai pris cette décision, partageant en cela la crainte de certains de nos membres fondateurs les plus respectés que la crise actuelle du multipartisme et, plus profondément, celle du militantisme en général, ne dévaluent complètement la pratique partisane, et ne la réduisent à un simple alibi du pluralisme politique », écrit Redha Malek.

    « L'ANR est d'autant moins exempte d'un tel danger qu'elle a toujours placé haut la barre : autonomie vis-à-vis du pouvoir, rectitude morale, rigueur intellectuelle, vocation éducatrice privilégiant la formation citoyenne sur les jeux politiciens », ajoute t-il.

    L'ancien Premier ministre laisse le soin à ses militants de trouver les ressorts nécessaires à la relève. « Face à la gravité de l'enjeu, il appartiendra à nos militants d'y réfléchir et d'en tirer toutes les conséquences. À moins qu'ils n'optent pour une initiative plus radicale, celle de la rupture avec les moules préétablis pour forger de leur « propre crû une dynamique nouvelle où ils puissent redécouvrir les vertus exaltantes du militantisme tout autant que la justesse des idéaux de l'ANR ». « On devinera certes dans un contexte peu propice à l'innovation et à la créativité, à quelles difficultés s'exposerait pareille perspective, mais l'émergence d'une relève digne de ce nom est à ce prix », souligne t-il.

    Né à Batna, Redha Malek fait partie de ces hommes qui ont marqué de leur empreinte le mouvement national. Directeur d'El Moudjahid en 1957, diplomate et chargé de mission, il a été l'un des négociateurs des accords d'Evian. Principal rédacteur du programme de Tripoli, il a occupé de nombreux postes après l'indépendance. Après la mort de Boudiaf en 1992, il rejoint le HCE avant d'être désigné chef du gouvernement en pleine période de violences islamistes. Il a notamment prononcé une phrase célèbre : « la peur doit changer de camp ».

    Depuis 1995, il s'occupe de sa formation, laquelle n'a pas pu s'imposer sur l'échiquier politique. Redha Malek est licencié en littérature et philosophie de l'université de Paris. L'annonce du retrait intervient après le refus de Zeroual et de Saïd Sadi de participer à la prochaine élection présidentielle.

  2. #2
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    Jeudi 22 Janvier 2009 -- “J’ai annoncé ce jour mon retrait définitif de l’ANR. Ce n’est pas néanmoins de gaieté de cœur que j’ai pris cette décision, partageant en cela la crainte de certains de nos membres fondateurs les plus respectés que la crise actuelle du multipartisme et, plus profondément, celle du militantisme en général, ne dévaluent complètement la pratique partisane, et ne la réduisent à un simple alibi du pluralisme politique”, a affirmé le président de l’ANR, M. Rédha Malek, dans un communiqué rendu public hier. “L’ANR est d’autant moins exempte d’un tel danger qu’elle a toujours placé haut la barre : autonomie vis-à-vis du pouvoir, rectitude morale, rigueur intellectuelle, vocation éducatrice privilégiant la formation citoyenne sur les jeux politiciens”, poursuit-il. Et d’ajouter : “Face à la gravité de l’enjeu, il appartiendra à nos militants d’y réfléchir et d’en tirer toutes les conséquences. À moins qu’ils n’optent pour une initiative plus radicale, celle de la rupture avec les moules préétablis pour forger de leur propre cru une dynamique nouvelle où ils puissent redécouvrir les vertus exaltantes du militantisme tout autant que la justesse des idéaux de l’ANR. On devinera, certes, dans un contexte peu propice à l’innovation et à la créativité, à quelles difficultés s’exposerait pareille perspective. mais l’émergence d’une relève digne de ce nom est à ce prix.” Avant de conclure : “Et de relever un tel défi, ne serait-ce pas, au fond, le meilleur hommage qu’on puisse rendre à l’esprit de l’ANR et à sa filiation révolutionnaire du 1er Novembre 1954 ?"

  3. #3
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    Dimanche 22 Février 2009 -- À peine un mois après le retrait définitif du membre fondateur et chef charismatique du parti, Rédha Malek, le conseil national de l’Alliance nationale républicaine (ANR) s’est réuni, jeudi dernier, pour relancer le parti. Les membres du conseil national de l’ANR préparent désormais la succession de Rédha Malek, non sans proposer ce dernier à la présidence d’honneur du parti, tout en lui réservant un hommage particulier pour tout ce qu’il a donné non seulement à l’alliance mais aussi à toute la nation. Dans un communiqué, parvenu hier à notre rédaction, le conseil national de l’ANR a fait savoir que la réunion s’est tenue essentiellement «à l’effet de convoquer un congrès extraordinaire électif». Par conséquent, le conseil national a mis en place et approuvé la composition de la commission de préparation dudit congrès. À l’occasion, un vibrant hommage a été rendu à Rédha Malek, en particulier, et à tous les membres fondateurs de l’ANR en général. «En ce jour de réunion, le conseil national salue Rédha Malek qui, avec tant d’autres, ont créé l’ANR quand le pays traversait les heures les plus sombres de son histoire récente où même les fondements de l’Etat avaient été ébranlés», lit-on dans le communiqué en guise de reconnaissance à l’homme historique, le désormais ex-président de l’ANR. Comment ne pas saluer cet homme de la première heure, ajoute-t-on, mettant en avant le long parcours du combattant : Rédha Malek fut membre fondateur de l’UGEMA et négociateur talentueux des accords d’Evian avant d’être désigné diplomate au lendemain de la nuit coloniale pour représenter l’Algérie dans les plus grandes capitales du monde. Brillant intellectuel, Rédha Malek a ensuite assumé plusieurs tâches en qualité de haut responsable de l’Etat, notamment au niveau du HCE et à la tête du gouvernement. «Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’ai pris cette décision, partageant en cela la crainte de certains de nos membres fondateurs les plus respectés que la crise actuelle du multipartisme et, plus profondément, celle du militantisme en général ne dévaluent complètement la pratique partisane et ne la réduisent à un simple alibi du pluralisme politique», a écrit Rédha Malek dans une déclaration lorsqu’il a décidé de quitter l’ANR. Selon le communiqué de l’ANR, c’est là le défi que compte relever, désormais, la nouvelle composante du parti…

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