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  1. #15
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    Vendredi 29 Janvier 2010 -- Le décès de l’ambassadeur d’Algérie au Royaume au Maroc, le Général Larbi Belkheir, 72 ans, a été annoncé, hier. Le défunt qui avait souffert d’une longue maladie. Son nom était indissociable au « cabinet » à la présidence de la République et il du, à cause de sa maladie, suspendre définitivement ses activités diplomatiques. Le défunt, qui était malade depuis de longs mois, a occupé de nombreuses hautes responsabilités. Il a été notamment secrétaire général puis directeur de cabinet de la présidence de la République et ministre de l'Intérieur. Né à Frenda près de Tiaret, M. Belkheir avait été nommé ambassadeur d'Algérie au Maroc, en août 2005, alors qu'il était chef de cabinet (2000-2005) du président Abdelaziz Bouteflika. Général Major de l'Armée nationale populaire algérienne, M. Belkheir avait également été directeur du cabinet et conseiller de l'ancien président Chadli Benjedid (1986-1991) et ministre de l'Intérieur de 1991 à 1992.

  2. #16
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    ALGIERS, January 29, 2010 (Reuters) -- A retired general who was Algeria's political king-maker for decades has died, potentially leaving a vacuum at the centre of the energy exporter's complex and opaque political system. Larbi Belkheir, who died on Thursday aged 72, was part of a generation of military officers who formed the bedrock of Algeria's ruling elite since independence from France in 1962. But in the past few years many have died or left public life, altering the political landscape in a country that supplies 20 percent of Europe's gas and which is still emerging from a long armed conflict with Islamist militants. A former interior minister and presidential chief advisor, Belkheir played a central role in the emergence of two heads of state. He also acted as a mediator between the competing groups which share power in Algeria. "His death could worsen the lack of coordination between the decision makers," Algerian political analyst and writer Abed Charef told Reuters.

    Under Algeria's constitution, political power is held by the president and parliament, which are both elected. Most analysts say though that the military and security services have substantial influence over decision-making. The ruling system faces the challenge of how to manage the transition to a new generation of leaders. President Abdelaziz Bouteflika is 72. His third term ends in 2014 and he has not said if he will exercise his right to seek re-election.

    Belkheir spent the last few years as Algeria's ambassador to Morocco. His influence declined but he was sometimes still called upon to help resolve disputes, analysts said. "For at least three decades, he played a key role in Algeria's political life, particularly in finding common ground between the military and the civilians," political analyst Mahmoud Belhimer told Reuters. Belkheir died in Algiers after suffering respiratory problems, official media reported. He was to be buried on Friday afternoon in the El Alia cemetery east of Algiers, reserved for the country's most distinguished soldiers and public servants.

    A veteran of the war of independence from France, Belkheir was the senior adviser to President Chadli Benjedid who was in office from 1979 until 1992. He also served as Bouteflika's senior advisor during his first term from 1999 until 2004. Belkheir was Interior Minister in 1991, when the radical Islamic Salvation Front was poised to win a legislative election. He was instrumental in having the election cancelled and in Benjedid's replacement by an emergency Council of State. Soon after, a conflict began between security forces and armed Islamist rebels which killed about 200,000 people, according to estimates by international non-governmental groups. The insurgents, now operating as al Qaeda's North African branch, stage sporadic ambushes and bomb attacks but the violence has declined significantly in the past few years.

  3. #17
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    Amir Akef et Florence Beaugé :


    Vendredi 29 Janvier 2010 -- Le grand chambellan", "le cardinal de Frenda", "le parrain" ou "l'imam caché...". Il n'a pas manqué de surnoms pour évoquer la toute-puissance du général Larbi Belkheir dans le système algérien. Même "exilé" à partir d'août 2005 à l'ambassade d'Algérie à Rabat, où il s'ennuyait, Larbi Belkheir restait - plutôt à tort qu'à raison - crédité d'une grande influence dans les jeux opaques du pouvoir algérien. Il avait été un "DAF", un de ces déserteurs de l'armée française qui avaient rejoint l'Armée de libération nationale (ALN, bras armé du FLN) à Tunis entre 1958 et 1961 et qui se retrouveront ultérieurement, par les effets de l'âge et de l'avancement, aux commandes de l'armée algérienne. En Algérie, il est de tradition d'opposer un pouvoir réel, non visible, à un pouvoir formel incarné par le gouvernement. Larbi Belkheir a longtemps été un homme du pouvoir réel, et même le chef du "cabinet noir", selon la formule en usage chez les opposants en Algérie. Celui qui aimait se présenter comme un "serviteur de l'Etat" aura bien été au coeur du fameux "système" algérien entre 1979 et 2005.

    Né en 1938 à Frenda, dans l'Ouest algérien, Larbi Belkheir obtient le grade de sous-lieutenant dans les rangs de l'armée française. Il rejoint l'ALN en 1961. Ce fils de caïd de Tiaret a fait sa carrière politico-militaire dans l'ombre du colonel Chadli Bendjedid, qui sera désigné en 1979 par l'armée algérienne comme successeur de Houari Boumediène à la tête de l'Etat. Le "conclave" de l'armée qui a pris cette décision s'étant tenu à l'Enita (Ecole nationale des ingénieurs et techniciens d'Algérie), dont Larbi Belkheir était alors le commandant, l'épisode lui vaudra la réputation de faire partie du cercle restreint des faiseurs de président. Quand Chadli Bendjedid arrive au pouvoir, Larbi Belkheir est élevé au grade de colonel et dirige le Haut Conseil de défense. Il devient secrétaire général de la présidence, puis directeur de cabinet du président. Il est l'éminence grise du régime durant toute cette période.

    De cette époque naît l'image de l'homme de l'ombre qui tire toutes les ficelles, prend toutes les décisions, procède à toutes les nominations au sein du système. En septembre 1991, à l'approche des élections législatives, il prend le poste de ministre de l'intérieur dans le gouvernement de Sid Ahmed Ghozali. À ce titre, il lui revient d'annoncer, le teint livide, le raz-de-marée du Front islamique du salut (FIS) au premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991. Dans les jours qui suivent, Larbi Belkheir fait partie des généraux "janviéristes" qui poussent Chadli Bendjedid à la démission pour créer une situation de vide institutionnel, et justifier ainsi l'interruption du processus électoral. L'Algérie bascule dans la violence. Larbi Belkheir est encore ministre de l'intérieur quand, le 29 juin 1992, Mohamed Boudiaf, devenu président du Haut Comité d'Etat, est assassiné par un sous-lieutenant du Groupe d'intervention spécial (GIS).

    Larbi Belkheir se retire pour se consacrer à ses affaires. Une simple minoterie pour laquelle il a, dit-il, contracté un emprunt auprès de la banque saoudienne Al Baraka. Les Algériens n'en croient rien, pas plus qu'ils ne croient que les généraux à la retraite demeurent oisifs. En 1999, Larbi Belkheir confirme qu'il est toujours actif. C'est lui qui promeut la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à ses pairs généraux. Et devient directeur de cabinet du nouveau président ; il sert de tampon entre le nouvel élu et l'armée. Mais les choses se passent mal. Larbi Belkheir ne s'entend pas avec Said Bouteflika, le frère du président, et tombe vite en disgrâce. "Exilé" dans son poste marocain, se sentant inutile, Larbi Belkheir se morfond. Malade des poumons, il finira par rentrer à Alger, mais seulement pour y mourir.

  4. #18
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    Rafik Tadjer :


    Vendredi 29 Janvier 2010 -- Larbi Belkheir, qui s'est atteint jeudi à l'âge de 72 ans, a été enterré vendredi au cimetière de Ben Aknoun sur les hauteurs d’Alger. L'ancien président Chadli Bendjedid, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le président de l'Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et le président du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaih, ainsi que de hauts responsables de l'armée et des ministres ont accompagné le défunt jusqu'à sa dernière demeure. Une foule nombreuse était présente à la cérémonie d'inhumation.

    Le général-major Larbi Belkheir, dit le cardinal de Frenda (Tiaret) où il est né en 1938, a occupé plusieurs hauts postes dans l'armée, la présidence et le gouvernement. Il a été chef d'état-major à Ouargla et celui de la 2e Région militaire, avant d'être nommé, en 1975, commandant de l'Ecole des ingénieurs et techniciens d'Algérie (Enita) de Bordj El Bahri à l'Est d'Alger. Il a également occupé, entre 1980 et 1982, le poste de secrétaire permanent du Haut conseil de sécurité, avant d'être nommé directeur de cabinet du président Chadli Bendjedid (1986-1989), puis secrétaire général de la Présidence de la République. En 1991, il a été désigné ministre de l'Intérieur. Il a quitté la politique et l'Algérie en 1994, avec l'arrivée au pouvoir du président Liamine Zeroual pour revenir en 2000, une année après l'élection du président Abdelaziz Bouteflika qui l'a nommé directeur de cabinet de son cabinet. En 2005, il a été désigné ambassadeur au Maroc. C’était son dernier poste officiel avant son décès.

  5. #19
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    Samedi 30 Janvier 2010 -- L’ambassadeur d’Algérie au Maroc, Larbi Belkheir, décédé jeudi à l’âge de 72 ans des suites d’une maladie, a été inhumé hier au cimetière de Ben Aknoun à Alger. L’enterrement a eu lieu en présence de l’ancien président de la République, M. Chadli Bendjedid, du président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, du président de l’Assemblée populaire nationale, M. Abdelaziz Ziari, du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, et du président du Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaïh, ainsi que de membres du gouvernement. De hauts responsables de l’Armée nationale populaire (ANP), des personnalités nationales, des compagnons d’armes et les membres de la famille du défunt ainsi qu’une foule nombreuse, étaient également présents à la cérémonie d’inhumation. Dans une oraison funèbre lue en cette occasion par le directeur de la communication, de l’information et de l’orientation au ministère de la Défense nationale, le général Nadir Metidji, un vibrant hommage a été rendu au défunt Larbi Belkheir, un homme «qui a su allier l’expérience militaire et diplomatique». «Larbi Belkheir a, toujours, défendu l’intégrité territoriale du pays et les valeurs nationales», a-t-il relevé, mettant en exergue le travail accompli au sein de l’ANP par le défunt, «qui croyait à l’idée de continuité entre les générations».

    L’orateur a évoqué également le parcours de Larbi Belkheir qui a été affecté, durant la guerre de Libération, à l’instruction au sein de l’ALN comme commandant du 45e bataillon dans la zone sud. Après l’indépendance, il a occupé le poste de chef d’état-major à Ouargla et celui de la 2e Région militaire, avant d’être nommé, en 1975, commandant de l’Ecole des ingénieurs et techniciens d’Algérie (Enita). Larbi Belkheir a occupé, entre 1980 et 1982, le poste de secrétaire permanent du Haut conseil de sécurité, avec rang de conseiller à la présidence de la République. Il a été nommé, par la suite, directeur de cabinet du président Chadli Bendjedid (1986-1989), puis secrétaire général de la présidence de la République. En 1991, il a intégré le gouvernement pour occuper le poste de ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. En 2000, le défunt devient directeur de cabinet du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avant d’être désigné, en 2005, ambassadeur au Maroc. L’ambassadeur d’Algérie au Maroc, Larbi Belkheir, qui s’est éteint jeudi à l’âge de 72 ans des suites d’une maladie, est né le 1er janvier 1938 à Frenda (wilaya de Tiaret).

  6. #20
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    Samedi 30 Janvier 2010 -- Presque tout le pouvoir s’est déplacé, hier, au cimetière de Ben Aknoun, pour rendre un dernier hommage à celui dont tout Alger susurrait qu’il était le « faiseur de rois ». Ses amis comme ses adversaires politiques au sein même du régime – civils et militaires – se sont tous retrouvés pour l’accompagner à sa dernière demeure. Il était 13h quand la foule commence à s’amasser au cimetière. L’ancien secrétaire général du FLN, Abdelhamid Mehri, un des adversaires du général Belkheir, est l’un des premiers arrivés. Les deux hommes se connaissaient « très bien », de l’aveu même de l’ancien secrétaire général du FLN. Mais entre eux, tout ne devait pas avoir été comme cette déclaration le suggère. On retiendra que lors du célèbre conflit qui éclata au sommet de l’Etat entre Mouloud Hamrouche et Larbi Belkheir sur les réformes, A. Mehri a préféré prendre le parti de M. Hamrouche. Quelques dizaines de minutes plus tard, le défilé des hauts responsables commence par le ministre délégué à la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia. Ensuite c’est au tour du Premier ministre, Ahmed Ouyahia d’arriver, suivi du général à la retraite Abdelhamid Djouadi et du chef d’état-major Gaïd Salah en civil. À une cinquantaine de mètres à l’extérieur du cimetière, on peut remarquer Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur, dans sa voiture. Une heure plus tard, il fera son entrée au cimetière, juste avant l’arrivée de la dépouille mortelle. « Il n’aime pas trop causer aux enterrements », dit-on. Les inséparables généraux à la retraite, Mohamed Touati et Khaled Nezzar, arrivent à pied, quelques instants avant l’entrée de l’ex-chef d’Etat, Chadli Bendjedid. Entre ce dernier et le défunt, c’est toute une partie de l’histoire de la République parmi ses phases « les plus chahutées ». Mais leur destin est lié à plus d’un titre. Il faut remonter à 1979, année qui coïncide avec la désignation du successeur de Houari Boumediène.

    C’est Larbi Belkheir, qui avait le grade de commandant et dirigeait l’Ecole nationale des ingénieurs des techniques de l’armée (Enita), qui a parrainé « le plus ancien de l’armée et ayant le grade le plus élevé ». Ainsi Chadli Bendjedid sera le prochain chef de l’Etat. Les deux hommes, qui se connaissaient déjà à l’Indépendance, notamment au sein de la IIe Région militaire à Oran, ont dû à ce titre continuer le parcours ensemble. Chadli élève Belkheir au rang de colonel et dirige le fameux Haut-Conseil de sécurité. De là, il entame sa fulgurante ascension au sommet du pouvoir. En 1986, il deviendra secrétaire général de la Présidence, un poste-clé à partir duquel il arrive à garder un œil sur les affaires du pays. « Il concentre tous les pouvoirs de décision. Son rôle durant la période qui suivit les événements d’octobre 1988 jusqu’à 1991 a été central. Il a été à l’origine même de la création de certains partis politiques », commente à voix basse un ancien ministre, parmi une foule nombreuse de hauts fonctionnaires civils et militaires. Mais entre Chadli et son puissant chef de cabinet, les chemins se séparent lors de la tonitruante élection législative de 1992. Chadli est « contraint » de partir ; le général, lui, reste. Il sera ministre de l’Intérieur avant et pendant le règne de Mohamed Boudiaf. Il prendra sa retraite officiellement avec l’arrivée de Liamine Zeroual aux commandes du pays. Chadli qui paraissait, hier à l’enterrement, au mieux de sa forme, a tenu à participer à la mise en terre de la dépouille en guise de dernier hommage à son « compagnon ». Une forte rumeur a accompagné l’affluence des nombreux commis de l’Etat. L’arrivée annoncée du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc, Tayeb Fassi El Fehri, s’est confirmée juste après celle de MM. Belkhadem, Soltani, Ziari, Bensalah, Benbitour, Sifi, Ghozali, Ali Haroun, Benflis, Rahabi, Ali Tounsi, des ministres en poste ainsi que tous les « Belkheir boys ».

    Certains commentent l’absence remarquée du frère du Président, Saïd. Lui dont on dit qu’il ne rate jamais ce genre « d’occasion ». La rumeur « officielle » raconte qu’il est à l’origine du départ du « cardinal de Frenda » du cœur du système en 2005. Il n’est un secret pour personne que Belkheir, qui était de ceux qui étaient à l’origine du choix de Bouteflika comme candidat du régime en 1999, s’est opposé au deuxième mandat du Président. Il deviendra un homme à « abattre » aux yeux du clan présidentiel. Il n’empêche que sa désignation au poste d’ambassdeur à Rabat a été perçue comme une volonté délibérée de l’éloigner du centre de décision. Un début de fin de règne sur un pouvoir gagné par toute sorte de manœuvres et de complots qui ont d’ailleurs coûté cher au pays. L’opposition le considère comme l’un des principaux responsables de la crise politique que traverse le pays. Il est 14h quand un long cortège officiel arrive ; ce n’est pas la dépouille, mais le conseiller du roi du Maroc, Mohamed Moatassim, et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Tayeb Fassi El Fehri, en tenue traditionnelle, accompagnés du ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. À peine ont-ils franchi le portail du cimetière que la dépouille mortelle, recouverte de l’emblème national, arrive. Le conseiller du roi fait une brève déclaration : « C’est Sa Majesté qui nous a dépêchés pour le représenter à l’enterrement de celui qui fut le lien solide entre les deux peuples. » Le corps du défunt est mis sous terre par les siens. Une pluie fine mouille les visages… La foule se disperse sans plus tarder.

  7. #21
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    Dimanche 31 Janvier 2010 -- L’ambassadeur d'Algérie au Maroc, Larbi Belkheir, décédé jeudi à l'âge de 72 ans des suites d'une maladie, a été inhumé vendredi au cimetière de Ben Aknoun à Alger. Une grande foule a tenu à faire ses adieux au grand commis de l’État. L'enterrement a eu lieu en présence de l'ancien président de la République, Chadli Bendjedid, du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du président de l'Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, du Premier ministre, Ahmed Ouyahia et du président du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaïeh, ainsi que des membres du gouvernement. De hauts responsables de l'Armée nationale populaire (ANP), des personnalités nationales, des compagnons d'armes et les membres de la famille du défunt ainsi qu’une foule nombreuse, étaient également présents à la cérémonie d'inhumation. L’oraison funèbre a été lue par le directeur de la communication, de l'information et de l'orientation au ministère de la Défense nationale, le général Nadir Metidji, qui a rendu un vibrant hommage au défunt Larbi Belkheir, un homme “qui a su allier l'expérience militaire et diplomatique”. “Larbi Belkheir a toujours défendu l'intégrité territoriale du pays et les valeurs nationales”, a-t-il relevé, mettant en exergue le travail accompli au sein de l'ANP par le défunt, “qui croyait à l'idée de continuité entre les générations”.

    L'orateur a évoqué également le parcours de Larbi Belkheir qui a été affecté, durant la guerre de Libération, à l'instruction au sein de l'ALN comme commandant du 45e bataillon dans la zone sud. Après l'indépendance, il a occupé le poste de chef d'état-major à Ouargla et celui de la 2e Région militaire, avant d'être nommé, en 1975, commandant de l'École nationale des ingénieurs et techniciens d'Algérie (Enita). Larbi Belkheir a occupé, entre 1980 et 1982, le poste de secrétaire permanent du Haut-Conseil de sécurité, avec rang de conseiller à la présidence de la République. Il a été nommé, par la suite, directeur de cabinet du président Chadli Bendjedid (1986-1989), puis secrétaire général de la présidence de la République. En 1991, il a intégré le gouvernement pour occuper le poste de ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales. En 2000, le défunt devient directeur de cabinet du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avant d'être désigné, en 2005, ambassadeur au Maroc. Un poste qu’il laissera vacant depuis plus d’une année, en raison de la maladie. Larbi Belkheir est né le 1er janvier 1938 à Frenda (wilaya de Tiaret). Il était considéré comme “le faiseur de rois”, notamment pendant le règne de Chadli Bendjedid.

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