Lundi 13 Avril 2009 -- Les adversaires de Abou Djerra Soltani du mouvement social pour la paix ont créé un semblant de parti parallèle qu’ils ont appelé « mouvement pour la prédication et le changement » afin que les tentatives de la réconciliation aboutissent à une impasse. L’équipe de Abdelmadjid Menasra a fixé un plan d’action du mouvement et ses priorités, appelant les adhérents de Hamas pour s’y inscrire. Le conflit opposant le président de Hamas aux ex dirigeants du parti a atteint un degrés avancé d’ascension, à l’image de la nouvelle initiative prônée par le « courant du changement » pour l’alternance à l’intérieur et à l’extérieur du parti. Dans un communiqué signé par 40 personnalités appartenant au mouvement, dont El Khabar a obtenu une copie, l’équipe de Menasra a accusé la direction « d’avoir renié l’école de la modération créée par Cheikh Nahnah », l’ex président du mouvement social pour la paix (Hamas) décédé en date du 19 juin 2003. Les signataires du communiqué ont declaré que la réunion, qui a débouché à la création du « mouvement de la prédication», est arrivée à un nombre de constats, le plus important est le changement de l’entité idéologique et organisationnelle du parti « ce qui laissé un sentiment chez ses enfants fidèles un sentiment d’être des étrangers », et que le parti « a dérapé de la ligne tracée par Cheikh Nahnah, et est rentré dans des aventures non étudiées nuisibles au mouvement et touchant à la réputation de l’état ». À rappeler que les deux adversaires en conflit se rencontrent dans un seul point depuis l’ascension du conflit à la veille du dernier quatrième congres général, et il s’agit du soutien de la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat, et de lui avoir fait une propagande sur le terrain durant la campagne électorale, sans pour autant arriver à une coordination entre eux.
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Thread: Le MSP menacé de scission
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13th April 2009 01:50 #1
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Le MSP menacé de scission
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14th April 2009 01:30 #2
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Mardi 14 Avril 2009 -- Le MSP au bord de l’implosion ! Le principal adversaire de Bouguerra Soltani, président du parti, claque la porte. Après avoir échoué dans sa tentative de prendre la tête du mouvement, Abdelmadjid Menasra, vice-président, opte pour une nouvelle formation. Son départ risque de porter un coup dur au parti. Jouissant de la confiance et de la sympathie d’un bon nombre de cadres et militants, M. Menasra ne va nullement partir les mains vides. S’il décide de se lancer dans l’aventure en donnant naissance à un nouveau parti, c’est sans doute parce qu’il est sûr de charrier avec lui, outre ses partisans, une bonne partie des militants et sympathisants mécontents. Depuis le décès de Mahfoudh Nahnah, président et père spirituel du mouvement, le parti connaît une guerre larvée de leadership. Cette lutte intestine, opposant le « clan » de Bouguerra Soltani à celui de Menasra, a éclaté au grand jour lors des travaux du quatrième congrès du parti tenu en avril 2008 à Alger. Fort de l’estime dont il jouit auprès des militants, M. Menasra s’est frontalement opposé à la reconduction de Bouguerra Soltani (successeur du défunt Nahnah à l’été 2003) pour un autre mandat à la tête du parti. Mais « les équilibres internes » dans la formation semblent avoir pris le dessus. Et M. Menasra a été amené à observer le silence.
Mis à l’écart, M. Menasra n’hésitait pas à afficher tout de même son plein désaccord avec les « choix » du président du parti sur des questions d’intérêt national. Ainsi, il s’est distingué quant à la révision de la Constitution et à la question du troisième mandat. Il a considéré que la réforme de la loi fondamentale « n’est pas une priorité », citant l’exemple de présidents de par le monde qui ont préféré respecter la Constitution de leurs pays respectifs : au Liban, au Venezuela, en Russie et en Turquie. Pour lui, « si révision il y a, elle devra se faire autour d’un dialogue et émaner d’une volonté de réforme de la Constitution pour plus d’équilibre entre les institutions et non pas obéir à des visées partisanes ou personnelles ». M. Menasra s’est opposé au soutien du parti à un quelconque candidat à la présidentielle. Il demanda à ce que le MSP ait son propre candidat. Sa voix n’a pas été entendue.
Le MSP, conduit par Soltani, qui est également ministre d’Etat sans portefeuille, reste au sein de l’Alliance présidentielle, soutenant le candidat Bouteflika aux côtés du RND d’Ahmed Ouyahia et du FLN de Abdelaziz Belkhadem. Mais Menasra, ancien ministre de l’Industrie et de la Restructuration, à l’époque où Soltani était ministre du Travail et de la Protection sociale, ne renonce pas à sa volonté de devenir leader politique. Il a saisi ainsi la « colère » des militants provoquée par le rôle secondaire confié au MSP lors de la campagne présidentielle pour le candidat Bouteflika. Une campagne dominée par les cadres du RND. M. Menasra tente-t-il de faire au MSP le coup qu’a fait Abdallah Djaballah, autre chef islamiste, au parti d’Ennahda, duquel il a été exclu en 1999 ? M. Djaballah avait réussi la prouesse de charrier avec lui la majorité des militants de ce parti en créant une nouvelle formation politique (El Islah) la même année. En réaction à cette initiative, Bouguerra Soltani a exprimé sa réprobation et son mécontentement, dénonçant des « tentatives » d’atteinte à la légitimité des instances élues du parti. Il a souligné, dans un communiqué transmis hier à notre rédaction, que « chacun est responsable de ses actes et libre de choisir l’espace qui lui convient pour son activité politique ». Le président du MSP a cependant affirmé que « les portes du parti restent ouvertes ». Affichant un peu de retenue, M. Soltani ne veut visiblement pas attiser la crise. Saura-t-il conserver l’unité du parti ? Difficile de parier.
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15th April 2009 00:49 #3
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Mercredi 15 Avril 2009 -- La proclamation par le groupe d’Abdelmadjid Menasra de la naissance du «Mouvement pour la prédication et le changement» a déclenché des mesures disciplinaires prises par la direction du MSP. Ainsi, le conseil consultatif de cette formation politique vient d’exclure de ses rangs pas moins de 11 parlementaires passés au camp des dissidents. «L’information faisant état de la démission de 28 députés n’est qu’une spéculation. On doute fort qu’une telle démarche soit réelle», a affirmé hier au Jeune Indépendant le chargé de communication du MSP, M. Mohamed Djemâa. Celui-ci nous informe que des dispositions sont prises au niveau des deux chambres du Parlement. Outre ces exclusions, M. Djemâa affirme que la direction est déterminée à contrecarrer la propagande des dissidents en menant une vaste campagne médiatique. Interrogé sur l’impact que pourrait avoir la naissance de ce mouvement sur les structure du parti, Mohamed Djemâa minimise cette dissidence : «La seule nouveauté est qu’ils ont officialisé leur dissidence qui remonte au lendemain de la tenue du 4e congrès. En ce qui nous concerne, cette instance fantoche ne peut en aucun cas influer sur le parti. Bien au contraire, nous sommes soulagés par leur départ», a-t-il dit. Pour démontrer les limites de ce mouvement de dissidence, Mohamed Djemâa n’hésite pas à rappeler que 90 % des élus locaux sont restés fidèles aux directives et instances du parti. «Lors de la campagne électorale, nous avons rassemblé quelque 180 000 signatures en faveur du président candidat, alors que les partisans de Menasra n’en ont rassemblé aucune. Les élus locaux sont 1 800 à avoir accordé leur signature contre 150 pour les autres», a-t-il noté, ajoutant qu’il s’agit d’une minorité qui n’a pas de base militante. Cela dit, M. Djemâa poursuit : «Libre à eux de constituer un mouvement. Nous avons fait toutes les concessions possibles en vue de les ramener à la raison.» En outre, il prédit déjà une impasse pour ce mouvement dès lors qu’il ne peut ni se substituer aux instances légales du MSP ni se structurer en parti politique, car l’ensemble des demandes formulées par d’autres groupes n’ont pu aboutir. De son côté, Abderrezak Mokri a invité les dissidents à mettre en exergue les «vraies raisons de leur entreprise du moment que les militants ont démocratiquement choisi l’actuelle direction lors du 4e congrès du parti». Le MSP compte 62 parlementaires dont 51 députés. Le groupe dirigé par l’ex-ministre de l’Industrie Abdelmadjid Menasra a mené une dissidence qui s’est matérialisée par la proclamation d’un nouveau cadre d’expression : le Mouvement pour la prédication et le changement.
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15th April 2009 01:55 #4
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Mercredi 15 Avril 2009 -- Des craquelures apparaissent dans la maison MSP. La crise apparue à la veille du 4e congrès tenu en avril 2008 prend une tournure dangereuse pour l’avenir de cette formation d’obédience islamiste ! La fissure dans les rangs s’est aggravée et la guerre de leadership entre l’actuel président, Bouguerra Soltani, et son principal rival et opposant, Abdelmadjid Menasra, se termine par une scission en bonne et due forme. Cette scission commence par la démission de M. Menasra qui crée sa propre formation politique appelée « Le Mouvement de prédication et de changement (MPC) », et se poursuit avec la démission d’une vingtaine de députés à l’Assemblée populaire nationale (APN). Abdelaziz Mansour, député de Boumerdès démissionnaire, affirme qu’ils sont 28 à quitter le groupe parlementaire du MSP pour créer leur propre groupe appelé « Le groupe du Changement ». Dans leur lettre de démission, ces députés affirment avoir œuvré vainement à préserver l’unité du parti. « La démission était dans l’air depuis près de dix mois. Après la crise du 4e congrès, nous avons approché le président du parti pour le convaincre d’aller vers le rassemblement de tous les cadres militants. Mais il a refusé de nous écouter et s’est lancé dans une purge sans précédent, écartant tous ceux qui n’étaient pas avec lui lors du congrès. Nous lui avons accordé un délai de grâce de plusieurs mois, espérant qu’il allait finir par comprendre que sa politique d’exclusion n’est nullement dans l’intérêt du parti », nous explique M. Mansour, rappelant avoir adressé trois lettres à M. Soltani attirant son attention sur le risque de scission auquel est exposé le parti. « Nous lui avons fait savoir tout le mécontentement des cadres militants quant à sa politique d’exclusion. Mais voilà qu’il nous tourne le dos tout en nous disant que celui qui est mécontent n’a qu’à partir. Nous avons ainsi décidé de démissionner et de créer notre propre espace », souligne M. Mansour qui affirme que la base militante du parti est complètement divisée et qu’une bonne partie des cadres a rejoint leur mouvement.
Depuis la mort de son père spirituel, Mahfoudh Nahnah en 2003, le parti a connu plusieurs crises internes. Mais jamais le vent de la discorde n’a soufflé aussi fort pour emporter avec lui l’unité de cette formation réputée pourtant pour sa discipline dite « militaire ». Cette crise, qui éclate au grand jour, a commencé après la nomination du président du parti comme ministre et s’est encore aggravée avec la débâcle enregistrée par le parti lors des élections législatives de mai 2007. Le MSP n’a eu, en effet, que 52 sièges à l’APN, se retrouvant en troisième position, devancé de loin par le RND et le FLN. Saisissant l’occasion, les adversaires montent au créneau pour dénoncer des « erreurs » de gestion et d’orientation faite par le président du parti. À leur tête M. Menasra, qui a demandé à Soltani de choisir entre la présidence du parti et le poste de ministre. Mais Soltani refuse de céder aux pressions. Il reste au gouvernement et se fait réélire président du parti au 4e congrès. À partir de là, M. Menasra, écarté de la direction, affiche frontalement son désaccord avec le président. Il s’oppose à la révision de la Constitution et au soutien de la candidature de Bouteflika à un 3e mandat. Encore une fois, il perd la bataille. M. Soltani affirme le soutien de son parti à la révision constitutionnelle et déclare son soutien à la candidature du président Bouteflika pour un nouveau mandat. La présidentielle est passée avec la large victoire de M. Bouteflika et le MSP s’enfonce dans la crise interne qui se transforme en une véritable « fitna » qui risque de le fragiliser davantage. M. Soltani pourrait-il arrêter la saignée ?
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16th April 2009 01:49 #5
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Jeudi 16 Avril 2009 -- Après la saignée qui a atteint le Mouvement de la société pour la paix (MSP), emportant plus de vingt députés et à leur tête Abdelmadjid Menasra, voilà que la direction de ce parti a réagi en annonçant le gel de l’appartenance de 9 de ses députés aux groupes parlementaires du MSP. Dans un communiqué rendu public hier, le bureau exécutif du MSP réfute donc l’existence de 28 dissidents du parti et affirme qu’il ne s’agit que de 9 députés dont la qualité de membres des groupes parlementaires du MSP vient de leur être enlevée et que leurs dossiers ont été soumis « aux institutions compétentes ». Le bureau exécutif a affirmé par ailleurs, que le MSP dégage toute responsabilité concernant « les propos, actes ou déclarations émanant de ces députés qui n’engageront que leur personne ». Les parlementaires concernés par la décision de la direction du MSP sont au nombre de 3 au Conseil de la nation et de 6 autres membres de l’APN. Il s’agit respectivement de Ali Saâdaoui, Tahar Zichi, Farid Hebaz, Bouzid Chibani, Boufateh Benbouzid, Abdelamadjid Menasra, Abderrezak Achouri, Ibrahim Khodja et de Abdelhamid Ben Salem. « Ces personnes, qui ont pris seules la décision de création d’une nouvelle structure politique, assumeront de ce fait seules leur responsabilité. Le Mouvement ne subira en aucune manière les retombées des actes de ces personnes qui ne représentent aucunement le parti », conclut le communiqué de la direction du MSP. À signaler que le MSP comptait, avant l’annonce de la scission, 52 sièges à l’APN. Au niveau local, l’on annonce que près de 90% des élus et militants du MSP de la wilaya de Boumerdès seraient prêts à rejoindre Menasra dans sa nouvelle formation politique appelée, Mouvement de prédication et de changement, a-t-on appris hier auprès d’un élu à l’APW de ce département. « 28 élus parmi les 33 que compte le parti au niveau de la wilaya ne font désormais plus partie du MSP », nous a déclaré notre interlocuteur. Parmi ceux-ci, il cite un député et des P/APC ainsi que d’autres élus.
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16th April 2009 02:25 #6
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Jeudi 16 Avril 2009 -- La riposte de Boudjerra Soltani ne s'est pas fait attendre. Mardi dernier, la direction du MSP, au cours d'une réunion extraordinaire, a décidé de sévir contre les «dissidents» qui ont franchi le Rubicon en créant un nouveau parti dénommé le «Mouvement pour la prédication et le changement» tout en gardant leur statut au sein des deux chambres. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le MSP annonce sa décision «de geler l'activité de ces parlementaires et le renvoi de leurs dossiers aux institutions concernées».
Le document précise que «sur la base d'un communiqué publié par certains journaux et signé par quelques dissidents qui ont annoncé la création d'un nouveau parti, le bureau exécutif national du MSP s'est réuni en session extraordinaire et a statué sur le gel de l'activité de neuf parlementaires». Il s'agit «des sénateurs Ali Saâdaoui, Tahar Tebchi, Farid Habaz ainsi que les députés Bouzid Chibani, Abderrezk Achouri, Ibrahim Khodja, Abdelhalim Ben Salem, Boufateh Benbouzid, et Abdelmadjid Menasra». Le communiqué souligne que «ces personnes ont de façon individuelle annoncé la création d'une structure en dehors de celles légitimes et légales du parti, ils sont responsables de leurs actes et le MSP s'en démarque et déclare qu'il n'est pas comptable de leurs comportements et de leurs déclarations publiques». Et d'enchaîner: «Ils ne représentent plus le parti d'aucune manière que ce soit». En concluant que «les décisions prises par le bureau national seront transmises aux autorités officielles locales et centrales».
Cette offensive de Boudjerra Soltani qui fait suite à l'annonce lundi dernier de plusieurs dissidents, à leur tête son plus farouche adversaire, Abdelmadjid Menasra, de leur retrait du groupe parlementaire et la constitution d'une nouvelle formation politique augure une crise qui rappelle celle qu'a traversée le parti de la même propension politique, en l'occurrence En-Nahda, qui s'est scindé sous la pression en donnant lieu à la naissance du parti d'El-Islah. Un scénario qui risque fort de se répéter. Les adversaires du «Cheikh», bien avant le congrès de mai 2008, ont notamment contesté le plébiscite de Bouteflika au sein de l'Alliance présidentielle.
Pour rappel, le MSP a été le dernier du triumvirat à soutenir la candidature du chef de l'Etat à l'élection présidentielle en maintenant un suspense qui a duré plusieurs mois. Il a fallu attendre la tenue du congrès qui a vu la réélection de Boudjerra Soltani à la tête du parti pour que celui-ci ose enfin rallier ses deux partenaires du FLN et du RND. Les partisans du «Cheikh» accusent Abdelmadjid Menasra de mener «une guerre de leadership». Quant aux dissidents, ils affirment que le chef de file du MSP a «dévié de la ligne de feu Mahfoud Nahnah». Des griefs que Boudjerra réfute en se prévalant du soutien du Madjliss Echourra, structure suprême du parti. Affaire à suivre...
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18th April 2009 00:45 #7
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Samedi 18 Avril 2009 -- Le conseil consultatif du MSP, instance suprême entre deux congrès, a renouvelé son soutien à l’actuelle direction conduite par Aboudjarra Soltani. Réunis durant le week-end à la Mutuelle générale des matériaux de construction de Zéralda, les cadres du MSP ont tenu, dans leur communiqué final, à exprimer leurs «regrets» vis-à-vis de l’initiative de «quelques personnes qui ont essayé de se détacher des instances légitimes du mouvement derrière des arguments fallacieux loin de la réalité». Les quelques 1 000 membres du conseil consultatif ont exprimé, dans ce contexte, leur soutien à la direction actuelle en valorisant les mesures prises par le bureau national à l’encontre de ceux qui ont enfreint les règles adoptées par les instances légales du parti». Abordant la présidentielle qui a permis à Abdelaziz Bouteflika de rempiler pour un 3e mandat et dont le MSP a été un des soutiens, le conseil consultatif a tenu à féliciter le chef de l’Etat et à valoriser le rôle positif joué par la base et les instances du parti dans la réussite de la campagne électorale et leur participation active à la victoire du président.
Lors de son discours improvisé devant les cadres du MSP, Aboudjarra Soltani s’est élevé contre la manière avec laquelle le groupe de Menasra a tenu à prendre ses distances. «Le reproche suprême qu’on pourrait leur faire c’est d’avoir étalé notre linge sale sur les colonnes de la presse (…). Il n’est pas dans la culture du MSP de recourir à ces pratiques qui sont foncièrement contraires aux règles du parti», a-t-il tenu à préciser. Soltani a, en outre, instruit les participants pour appliquer les textes du parti «contre ceux qui se sont opposés à la légalité». Il en a appelé aussi aux instances élues au niveau de la base et aux militants pour endiguer la dissidence menée par Menasra. «Vous devez faire en sorte d’être actifs au niveau de la base», a-t-il lancé tout en préconisant la prise en charge et la gestion de cette dissidence par les plus hautes instances du parti à l’instar du bureau national. La prise de position du conseil consultatif du MSP est-elle un carton rouge brandi à l’égard de Menasra ? Ce dernier, qui a officialisé sa rupture avec l’actuelle direction, a fondé le Mouvement pour la prédication et le changement avec les autres cadres hostiles à Soltani. Des informations contradictoires circulent au sujet de la dissidence notamment en ce qui concerne les parlementaires dont neuf sont officiellement exclus par la direction du parti.







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