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  1. #8
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    Dimanche 19 Avril 2009 :


    « Algériennes, Algériens,

    Mes chers compatriotes,

    Vous m'avez renouvelé votre confiance pour continuer et parachever l'ouvre entamée avec votre approbation et votre soutien. Tout en exprimant ma fierté pour votre choix qui s'est porté sur moi, je n'en mesure pas moins le poids de la responsabilité qu'il implique car il s'agit de répondre à vos aspirations et à vos attentes, et d'engager le pays sur le chemin d'un pays fort, serein et prospère dont nous rêvons tous.

    Cette responsabilité est d'autant plus lourde que nous vivons dans un monde en crise, menacé de toutes parts aussi bien par les modifications climatiques que par les pénuries prévisibles des ressources alimentaires, mais aussi par la profonde crise financière qui affecte l'économie mondiale, mais qui nous touche également au même titre qu'elle touche l'ensemble des pays du Tiers-Monde.

    Je tiens à adresser mes remerciements à toutes celles et à tous ceux qui m'ont témoigné leur confiance. Mais je veux assurer toutes les Algériennes et tous les Algériens de ma détermination à continuer d'agir dans la seule perspective des intérêts supérieurs de la nation et dans ce cadre, de ma disponibilité à associer à la gestion publique toutes les forces vives de la nation.

    Dans cette phase, l'Algérie aura besoin de toutes les compétences qu'elle recèle, de tous les dévouements et de toutes les énergies laborieuses dont elle est capable.

    Réaliser le rassemblement de ces ressources, mettre en place les conditions d'expression de toutes leurs potentialités, ce sont là les exigences cardinales de notre politique nationale.

    Pour y répondre, je suis déterminé d'abord, comme je m'y suis engagé, à poursuivre et à approfondir la démarche de réconciliation nationale. Une démarche que le peuple algérien a massivement soutenue, qui a permis le retour à la paix civile et qui devra, dans l'avenir, contribuer essentiellement à raffermir la cohésion sociale et à garantir la pérennité de l'unité nationale.

    Après avoir enrayé, au cours des années écoulées, le mouvement de régression économique et sociale qui l'avait durement éprouvé pendant près de deux décennies, notre pays a pu reprendre résolument le chemin de son développement.

    Si, dans le cours du redressement effectué, des progrès considérables ont été accomplis dans le domaine social, je reste pleinement conscient des difficultés que continuent de vivre des franges importantes de notre population, conscient de leurs aspirations légitimes.

    C'est pourquoi la haute priorité qui a prévalu en ce qui concerne l'amélioration des conditions de vie des citoyens sera maintenue. Parallèlement à l'expression de la solidarité nationale à l'égard des catégories vulnérables, le logement, l'accès à l'eau, aux réseaux d'assainissement, à l'énergie, aux infrastructures sanitaires, notamment, continueront de faire l'objet de programmes d'investissements conséquents.

    L'accélération de la modernisation des services publics, la rationalisation de leur organisation, l'optimisation de leur gestion sont des objectifs à la réalisation desquels je veillerai tout particulièrement. Notre peuple est en droit d'attendre que les immenses efforts qu'il a consentis pour la mise en place d'infrastructure de toute nature et des moyens de leur fonctionnement soient pleinement fructifiés.

    Elever le niveau de rigueur dans la gestion et son suivi, développer l'initiative et la vision prospective sont les conditions des progrès attendus. Pour les favoriser, la réforme des structures et des missions de l'Etat sera accélérée avec pour objectif, en particulier, une nouvelle répartition des pouvoirs publics fondée sur une décentralisation plus poussée. Une décentralisation qui devra être effective en mettant strictement en cohérence les missions assignées et les moyens dévolus. Mais une décentralisation qui devra aussi prévenir les risques de dérives. Dans ce but, elle aura à s'accompagner d'instruments de contrôle efficients en veillant à ce qu'ils ne constituent pas des freins à l'initiative.

    Cette décentralisation devra s'accompagner d'une implication civique large et responsable, donnant toute sa portée au contrôle populaire. L'Etat, pour ce qui le concerne, renforcera, à travers notamment les programmes éducatifs mis en œuvre, son action en vue de promouvoir et de développer la conscience citoyenne et la culture civique parmi la jeunesse...

  2. #9
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    continued.....

    Mesdames et Messieurs,

    En dépit de la grave crise économique qui sévit à travers le monde, la mise à exécution de nos programmes de développement social a été rendue possible grâce aux orientations de notre politique financière. Ces orientations ont permis, en particulier, notre désendettement extérieur et la constitution de réserves destinées à faire face aux aléas des marchés pétroliers.

    Pour autant, nous ne saurions nous dispenser d'une vigilance soutenue quant aux évolutions de l'économie mondiale. Nous ne saurions pas davantage oublier que se rapproche inexorablement, pour notre pays, la fin de l'ère du pétrole.

    Pour faire face à cette perspective, nous nous sommes attachés à adapter le cadre de fonctionnement de l'économie aux nouvelles réalités, à étendre et à modernier nos infrastructures économiques, à assainir nos institutions financières et à engager le processus de leur modernisation, à redéfinir le périmètre du secteur public économique et à rationaliser son organisation.

    Les conditions sont désormais propices pour enclencher un vaste mouvement de diversification et de densification de notre tissu économique. L'Etat s'emploiera pleinement à le stimuler et le soutenir.

    Il le fera en relançant l'investissement dans les segments du secteur public rendus à la viabilité et à la performance, en oeuvrant à éliminer les blocages résiduels qui peuvent freiner l'initiative privée, en encourageant fiscalement les activités à forte valeur ajoutée et celle faisant appel à l'innovation, en réorientant plus fortement nos banques vers le financement des activités de production et des services à contenu technologique, en poursuivant l'ouverture à l'investissement étranger pour autant qu'il contribue effectivement à la production et à la richesse nationale ainsi qu'au développement technologique du pays.

    Cette dimension technologique est la base de la compétitivité internationale, une exigence qui, à mesure que se rapproche l'échéance de l'après-pétrole, devient plus pressante et plus absolue.

    Préparer les jeunes générations à y faire face a été une préoccupation constante de la politique mise en oeuvre depuis une décennie. C'est dans cette perspective, notamment, qu'a été initiée la vaste réforme du système éducatif dont la poursuite restera une priorité de la vie nationale. Il s'agit d'une entreprise de longue portée.

    Dans le domaine de l'enseignement supérieur, plus particulièrement, nos efforts seront poursuivis pour faire face aux immenses besoins qu'implique la progression soutenue de la population estudiantine. Parallèlement, les moyens pédagogiques continueront d'être développés.

    En prolongement de ces actions, les efforts destinés à réunir les conditions d'un véritable essor de la recherche seront intensifiés. La mise en place effective des moyens statutaires et matériels adéquats sera accélérée, cependant que des actions seront développées pour décloisonner la recherche universitaire et l'ouvrir sur l'entreprise et les institutions sociales.

    Le souci permanent de l'insertion sociale des jeunes s'est traduit au cours de la décennie écoulée, par le triplement des effectifs de la formation professionnelle. L'action publique sera poursuivie dans ce domaine avec, pour axes, une nouvelle extension des capacités, une diversification plus poussée des formations et une flexibilité accrue des cursus permettant de répondre plus étroitement aux besoins de l'économie.

    L'insertion sociale, c'est, d'abord, l'emploi, dont la situation, après une longue période de régression et de crise était dramatique à la fin des années 90, avec un chômage affectant plus d'un tiers de la population active, dont plus des deux-tiers des jeunes en situation de travailler.

    Les actions de développement engagées, conjuguées aux dispositifs spécifiques destinés aux jeunes, ont pu très nettement améliorer la situation et concourir incidemment au rétablissement de la paix civile. Il n'en reste pas moins que trop de jeunes ne trouvent pas encore d'emplois, ce qui contribue à alimenter chez beaucoup un sentiment de découragement et de mal-être et parfois, chez certains, le désespoir et les tentations néfastes.

    C'est en pleine conscience de cette situation et de ces détresses particulières que j'ai fixé, comme objectif central, la création de trois millions d'emplois dans les cinq prochaines années. Je veillerai avec constance à ce que tous les moyens de l'action publique soient pleinement tendus vers la réalisations de cet objectif qui permettra l'insertion professionnelle de la très grande majorité de nos jeunes et le dégagement de perspectives concrètes pour tous.

    Au-delà de l'emploi, les autres besoins de la jeunesse devront être pris en compte de manière plus soutenue par les pouvoirs publics. En particulier, les programmes d'investissement ainsi que l'allocation des moyens de fonctionnement seront davantage orientés vers la multiplication des espaces de détente et de loisir, permettant une extension de la pratique sportive, de même que la diversification des activités proposées aux jeunes et la multiplication des manifestations à caractère culturel.

    L'aide aux associations de la société civile qui agissent dans ce domaine sera élargie, mais mieux ciblée et suivie pour garantir que leur contribution sera effective et strictement en adéquation avec les objectifs poursuivis.

    L'association des jeunes à la définition et la mise en oeuvre de ces actions sera encouragée et devra être recherchée plus systématiquement à travers le développement, au niveau local plus particulièrement, de canaux d'écoute et de cadres de participation appropriés.

    Mesdames et Messieurs,

    Il est important de poursuivre et d'intensifier la lutte contre les pratiques du favoritisme et les passe-droit, sources de frustration et de découragement, et contre la corruption dont les effets contribuent à saper gravement le sens et le goût de l'effort.

    L'action de modernisation de l'administration publique devra permettre une efficacité accrue de la fonction de contrôle à tous les échelons. La facilitation des recours des usagers, comme leur suivi systématique et mieux organisé, devront concourir à cette plus grande efficience dans la lutte contre les déviations.

    Les organes de presse ont un rôle important à jouer dans cette lutte. La liberté de la presse, qui participe essentiellement de notre projet démocratique, sera pleinement respectée, l'Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore, et à tous égards, l'exercice et le développement de la profession.

    À un autre niveau, les instances judiciaires devront jouer pleinement la mission qui leur est dévolue. La réforme qui a été mise en oeuvre a permis de mettre en place, les conditions d'une justice plus professionnelle, plus impartiale, et plus indépendante dans ses jugements, une justice plus rapide aussi dans son fonctionnement. Ces moyens se traduiront, tout naturellement, dans l'avenir, par un niveau d'exigence accru et une sévérité redoublée à l'égard des insuffisances et de tout manquement individuel à l'éthique qui doit animer les magistrats.

    De son côté, la culture, dans toutes ses dimensions, a une fonction capitale à jouer pour favoriser l'évolution de notre société. Elle le fera, notamment, en contribuant davantage à valoriser le patrimoine culturel dans lequel plongent nos racines. Elle le fera aussi en concourant à la préservation de notre identité propre, agressée par le mouvement de mondialisation et le développement universel des nouvelles technologies de l'information. Elle le fera enfin en favorisant une ouverture sur le monde qui ne soit pas un reniement de soi-même, en rayonnant dans le monde et en contribuant à soutenir la fierté d'être algérien.

    L'aide à la diffusion des productions intellectuelles et artistiques sera intensifiée. La production quant à elle sera stimulée par un soutien accru aux créateurs et aux artistes et par la pleine ouverture des espaces publics au débat libre et à la libre expression.

    Mesdames et Messieurs,

    Après de longues années durant lesquelles il a été en butte à l'ostracisme international, notre pays a retrouvé toute sa place dans le concert des nations et en même temps le respect que lui avait valu sa lutte de libération héroïque, autant que son soutien constant et intransigeant aux causes justes dans le monde.

    Fidèle à cet héritage, l'Algérie continuera, sur la scène internationale, à agir pour la promotion d'un monde plus juste et plus solidaire. Elle continuera de militer pour la démocratisation des institutions internationales. Elle continuera de s'associer à la revendication de relations économiques plus équilibrées, qui favorisent réellement et pleinement le progrès économique, social et technologique dans les pays en développement.

    Je n'ai pas besoin de réaffirmer nos positions dans le monde arabe, en Afrique et dans le Tiers-Monde et notre appui à toutes les causes justes et notamment à celles des peuples en lutte pour leur libération comme le peuple sahraoui et le peuple palestinien.

    Mesdames et Messieurs,

    Les défis que nous devons relever sont immenses, mais le peuple algérien a prouvé que lorsqu'il est unie mobilisé, il est capable de tous les prodiges.

    Je vous remercie".

  3. #10
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    Ali Idir :


    Dimanche 19 Avril 2009 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a entamé, dimanche 19 avril, son troisième mandat de cinq ans à la tête du pays avec des promesses d'amélioration des conditions de vie des Algériens, de rendre l'espoir aux jeunes et de poursuivre la réforme de l'Etat en décentralisant davantage ses services et en multipliant les investissements publics, avec un plan de 150 milliards de dollars sur cinq ans.

    Le chef de l'Etat qui a prêté serment dans la matinée fait de l'amélioration des conditions de vie des citoyens une « haute priorité ». Cette amélioration concerne le logement, l'eau potable, l'assainissement, l'énergie et la santé. Les conditions sont désormais propices pour enclencher un vaste mouvement de diversification et de densification de notre tissu économique, a souligné le président de Bouteflika.

    Abdelaziz Bouteflika a également pris l'engagement de diversifier l'économie qui reste très dépendante des hydrocarbures dont l'épuisement est inéluctable, selon le président. Pour y arriver, il promet de relancer l'investissement dans les segments du secteur public, en œuvrant à éliminer les blocages résiduels qui peuvent freiner l'initiative privée et en encourageant fiscalement les activités à forte valeur ajoutée et celles faisant appel à l'innovation.

    Les banques devraient être réorientées vers le financement des activités de production et des services à contenu technologique, selon M. Bouteflika pour qui l'investissement étranger doit contribuer "à la production et à la richesse nationale ainsi qu'au développement technologique du pays". "Cette dimension technologique est la base de la compétitivité internationale, une exigence qui, à mesure que se rapproche l'échéance de l'après-pétrole, devient plus pressante et plus absolue", a dit le chef de l'Etat.

    Pour le président Bouteflika, les jeunes devraient jouer un rôle clé dans ce changement radical de la structure de l'économie nationale, d'une économie de rente vers une économie du savoir et de la technologie. Pour rendre l'espoir aux jeunes partagés entre l'émigration clandestine et la tentation de l'émeute ou de la lutte armée, le chef de l'Etat promet la création de trois millions d'emplois sur cinq ans. En outre, le chef de l'Etat s'est engagé à lutter contre le favoritisme et la corruption et demande à la presse de l'aider dans cette tâche.

  4. #11
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    Samir Allam :


    Dimanche 19 Avril 2009 -- Depuis plusieurs mois, les hauts responsables marocains ont tout fait pour arracher un geste d'Alger. Ils se sont tous exprimés sur le dossier de la réouverture des frontières. Même le roi Mohamed VI a tendu la main au président Bouteflika à plusieurs reprises. Un geste rare et exceptionnel dans un pays où le souverain ne tend presque jamais la main, même quand il a la certitude qu'elle sera acceptée. En 2008, Mohamed VI avait appelé à au moins trois reprises à la réouverture des frontières et à une normalisation entre les deux pays. Mais aucun haut responsable algérien n'a pris la peine de lui répondre.

    À Rabat, on espérait que la réélection du président Bouteflika pour un troisième mandat pouvait constituer une occasion pour une nouvelle ère dans les relations bilatérales, marquées par des tensions récurrentes sur les dossiers de la frontière et du Sahara occidental. Mais dimanche, dans son discours d'investiture, Abdelaziz Bouteflika a envoyé un message clair à Rabat. « Je n'ai pas besoin de réaffirmer nos positions dans le monde arabe, en Afrique et dans le Tiers-Monde et notre appui à toutes les causes justes et notamment à celles des peuples en lutte pour leur libération comme le peuple sahraoui et le peuple palestinien. », a-t-il dit dans son discours.

    Le chef de l'Etat algérien met ainsi au même niveau les deux causes sahraouie et palestinienne. Un problème de colonialisme qui doit être résolu avec l'indépendance de ces deux territoires occupés. Or, comme le montre les dernières tergiversations marocaines dans les négociations avec le Front Polisario, Rabat ne semble pas prêt à accepter une solution juste dans ce conflit. Dans ce contexte, les appels du Maroc en faveur de la réouverture des frontières et d'une normalisation avec l'Algérie ont très peu de chances d'être entendus à Alger.

  5. #12
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    ALGIERS, April 19, 2009 (Xinhua) -- Algeria's veteran President Abdelaziz Bouteflika was sworn in for a fresh five-year mandate on Sunday after winning this year's presidential election in a landslide victory.

    "I want to assure all the Algerians, men and women, of my determination to continue working in the only prospect of the nation's high interests," Bouteflika said in his speech inaugurating his third term in office.

    He said Algeria "needs all the competences it possesses, all devotion and all the laborious energies it could generate."

    Bouteflika won the presidential election with a landslide 90.24 percent of all the votes cast earlier this month.

  6. #13
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    Algiers, April 19, 2009 - Algerian President Abdelaziz Bouteflika was sworn in Sunday for a third term, promising to pursue his policy of national reconciliation to bring peace to a country torn by an Islamist insurgency.

    However, Bouteflika made no mention of the general amnesty for armed Islamists that he had evoked during his electoral campaign.

    With his hand on the Muslim holy book, the 71-year-old president took the oath of office before ministers, lawmakers, union leaders and, unusually, several former heads of state, including Ahmed Ben Bella, who served as Algeria's first president after this North African country gained independence from France after a brutal seven-year war.

    "I am determined to continue and strengthen the national reconciliation that the Algerian people have massively supported, that permitted a return to civil peace and in the future should contribute to ... guaranteeing national unity," Bouteflika said in a speech.

    Thousands of armed insurgents have turned themselves in under Bouteflika's national reconciliation policy aimed at healing the violence-racked nation. Algeria, at one point, was deeply torn between radical Islamists who took up arms in a bid to create an Islamic state and those opposed. Two referendums were passed providing limited amnesties that allowed thousands of insurgents to return home and restart their lives.

    Sporadic violence continues. Al-Qaida in Islamic North Africa, an affiliate of the global terror group that grew out of a former insurgency movement, poses the main challenge.

    Up to an estimated 200,000 have died in violence since 1991, triggered when the army aborted legislative elections that a now-banned Muslim fundamentalist party was poised to win.

    Bouteflika also promised to strengthen the fight against widespread corruption and favoritism, "sources of frustration and discouragement ... whose effects seriously sap the meaning and taste for effort."

    Bouteflika overwhelmingly won the April 9 presidential race against five low-profile candidates, getting 90.23 percent of the vote. However, opponents, who called for boycotts of the election, cried fraud at the results. The Constitutional Council recently rejected their appeal of the election results.

  7. #14
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    Lundi 20 Avril 2009 -- Sous un ciel gris de ce dimanche bruineux, Abdelaziz Bouteflika arrive au Palais des nations. Il glisse sur le tapis rouge déroulé à quelques dizaines de mètres de l’entrée présidentielle. Le cérémonial de sa troisième investiture commence. A l’accueil, au salon d’honneur, Boualem Bessaïah, président du Conseil constitutionnel, Kaddour Beradja, premier président de la Cour suprême, Abdelkader Bensalah, président du Sénat, Abdelaziz Ziari, président de l’APN, Ahmed Ouyahia, Premier ministre, et les ministres de souveraineté qui l’ont accompagné durant ses deux premiers mandats. Après une courte pause, il entre dans la salle accueillant la prestation de serment. À ses côtés, trois de ses prédécesseurs, à savoir Ahmed Ben Bella (1962-1965), Chadli Bendjedid (1979-1992), Ali Kafi (1992-1994). Un seul ancien président de l’Algérie manque à l’appel, Liamine Zeroual (1994-1999) qui a consacré l’alternance au pouvoir dans la Constitution de 1996 en limitant le nombre de mandats présidentiels successifs à deux. Cela jusqu’à l’amendement du 12 novembre 2008 qui a supprimé cette limitation. Le général à la retraite a déjà brillé par son absence lors de la cérémonie d’investiture du même président en avril 2004. Il a préféré y déléguer son fils.

    Dans la salle, où subitement un silence de marbre succède au brouhaha ambiant, se trouvent presque tous les hommes qui forment ce qu’on appelle le pouvoir. Côté militaire, les plus hauts gradés de l’armée sont là. On voit bien le général à la retraite, Mohamed Lamari, en costume, tout souriant à côté du général Betchine. Pas loin, celui qui lui a succédé à la tête de l’institution militaire après sa « démission » en 2004, à savoir le général de corps d’armée Gaïd Salah, chef de l’état- major de l’armée. Côté civil, on trouve tout le gotha économique qui se greffe à la longue liste des hauts responsables des institutions de l’Etat, des chefs de grandes entreprises publiques, du corps diplomatique et des directeurs de journaux. Il y a aussi, outre son staff de campagne, les responsables des organisations satellitaires qui ont « contribué » à sa « réélection ». Ses rivaux ne sont pas tous là. Comme d’ailleurs ceux qui se sont opposés à son troisième mandat. Mme Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs, qui a déclaré avoir été victime d’une « fraude massive » lors de l’élection du 9 avril, n’est pas venue. Les députés de son parti non plus. Fawzi Rebaïne, le malheureux candidat, au bas du tableau du scrutin présidentiel, a également boudé la cérémonie. Les autres candidats, à savoir Moussa Touati du FNA, Djahid Younsi d’El Islah et Mohamed Saïd du Parti pour la justice et les libertés (PJL, non agréé), sont en revanche présents. Hormis Djamel Fardjellah, les députés du RCD ont, de leur côté, boycotté le cérémonial comme leur parti l’a fait pour la présidentielle.

    Du déjà entendu !

    La salle est cependant loin de tomber dans l’euphorie de 2004. Après avoir fait le serment de respecter les fondements de la République tels que portés dans la Constitution et d’œuvrer pour le bien-être de la nation et la pérennité de l’Etat algérien, M. Bouteflika prononce un discours de près de 20 minutes. Un court discours dans lequel il énumère les principaux axes de sa politique future. Une sorte de feuille de route qui commence par une sorte de constat d’échec. En tout cas, il y dresse un tableau peu reluisant de la situation sociale et du contexte économique. Debout derrière son pupitre, le chef de l’Etat affirme que l’Algérie n’est nullement à l’abri de la crise économique mondiale, s’éloignant ainsi du discours présentant les importantes réserves de change dont dispose le pays comme un rempart contre l’effondrement de l’économie nationale. Il n’évoque même pas le « plan quinquennal de 150 milliards » qu’il a mis en avant durant sa campagne, soulignant en revanche « la fin de l’ère du pétrole » devenue pour beaucoup plus proche que jamais. Cela, sans que l’Algérie ne s’y soit préparée. Le président Bouteflika laisse entendre que la tâche est loin d’être une sinécure. Il affirme être « conscient » des « difficultés que continuent de vivre des franges importantes de la population », promettant d’œuvrer à « l’amélioration des conditions de vie des citoyens ». Evoquant le poids du chômage qui pèse lourdement sur le pays, le chef de l’Etat réitère son engament à créer 3 millions d’emplois. Un tel engagement semble être difficile à tenir au moment où les économies les plus performantes et solides arrivent mal à générer de nouveaux emplois dans un contexte de crise économique sévère.

    Le Président table ainsi sur la relance de l’économie par des investissements, notamment nationaux. Investissements qu’on n’a pas pu attirer durant les dix dernières années. Pour ce faire, il s’engage à moderniser l’administration publique et à éradiquer la bureaucratie. Il promet la réforme bancaire et celle de la justice. Du déjà entendu. Mais cette fois-ci, le chef de l’Etat et pour la première fois, évoque le « rôle important » de la presse dans cette bataille anti-bureaucratie. Il lance ainsi une sorte de SOS à l’adresse des journaux, assurant que « la liberté de la presse, qui participe essentiellement (du) projet démocratique, sera pleinement respectée, l’Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore, et à tous les égards, l’exercice et le développement de la profession ». Une promesse qui sonne comme une reconnaissance de la carence en matière de liberté de la presse durant ses deux mandats. Cela, surtout après la pénalisation du délit de presse en 2001. Insistant sur les libertés, dossier qu’il n’a pas abordé pendant sa campagne, le chef de l’Etat rassure quant à l’aide et au soutien de l’Etat à la production intellectuelle et aux créateurs. Ce soutien sera, précise-t-il, consacré par « la pleine ouverture des espaces publics au débat libre et à la libre expression ». Espaces qui ont été totalement fermés aux voix discordantes durant les dix dernières années. Ainsi, le chef de l’Etat, au sommet du pouvoir depuis 1999, tiendra-t-il ses engagements ? Réussira-t-il à réaliser en cinq ans ce qu’il n’a pas pu accomplir en dix ans ? La future composante de son gouvernement renseignera un tant soit peu sur ce qu’il fera durant son nouveau quinquennat.

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