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  1. #1
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    Bouteflika prêtera serment dimanche 19 Avril 2009 et s’adressera aux Algériens


    Samedi 18 Avril 2009 -- Le président Abdelaziz Bouteflika prêtera serment, dimanche 19 avril, devant le Conseil constitutionnel à Alger. La cérémonie d'investiture se déroulera dans la matinée au Palais des Nations à Club des Pins, en présence des membres du Conseil constitutionnel, du gouvernement, des élus du deux chambres du Parlement, des hauts cadres de l'Etat, des diplomates étrangers accrédités à Alger et de plusieurs personnalités politiques et associatives ... À cette occasion, le président Bouteflika devrait s'adresser au peuple algérien dans un discours dans lequel il devrait aborder plusieurs questions liées aux priorités de son prochain mandat. L'emploi, le logement et la réconciliation nationale - avec la question d'une amnistie générale - devraient constituer les principaux axes du discours présidentiel.

  2. #2
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    Sonia Lyes :


    Samedi 18 Avril 2009 -- L'information a fait le tour de la capitale et suscité les commentaires et les rumeurs les plus diverses. Cette semaine, le célèbre cimetière d'El Alia où sont enterrés les personnalités et les hauts responsables de l'Etat a subi un lifting : des travaux d'embellissement qui ont duré plusieurs jours. Et depuis deux jours, la sécurité a été renforcée autour des lieux sur les accès qui mènent vers le cimetière.

    À Alger, dans la rue comme dans les rédactions, on a lié ces travaux à l'éventualité de l'annonce du décès d'un haut responsable de l'Etat. D'autres ont évoqué des travaux d'embellissement dans tous les cimetières du pays. Le tout dans le silence total des autorités qui se gardent de commenter ou de donner des indications sur les rumeurs.

    En réalité, ce lifting est directement lié au programme du président de la république, ce dimanche 19 avril.

    Elu le 9 avril, Abdelaziz Bouteflika prêtera serment demain à 10 heures au Palais des Nations à Alger, selon le programme officiel dont tsa-algerie.com a eu connaissance. La prestation de serment sera suivie d'un discours durant lequel le président réélu devrait dévoiler les grandes lignes de son programme pour les cinq années à venir.

    Troisième étape du programme du président : le dépôt d'une gerbe de fleurs en hommage aux martyrs de la Révolution. Habituellement, cette cérémonie a lieu au sanctuaire du Martyr (Maqam Echahid). Mais ce dernier est actuellement en travaux. Du coup, toujours selon le programme officiel, le président Bouteflika déposera la gerbe de fleurs au carré des martyrs d'El Alia. Une première depuis au moins plusieurs années.

    Après le dépôt de la gerbe de fleurs, le président Bouteflika regagnera le Palais d'El Mouradia. Il entamera son troisième mandat en recevant le Premier ministre Ahmed Ouyahia qui devrait lui remettre sa démission et celle de son gouvernement...

  3. #3
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    Dimanche 19 Avril 2009 -- C'est un troisième quinquennat chargé qui attend le président Abdelaziz Bouteflika, qui doit prêter aujourd'hui serment, après avoir remporté les élections du 9 avril. Les chantiers, comme les défis, sont encore nombreux pour un président qui veut marquer de sons sceau le retour à la paix civile dans une Algérie qui en a tant besoin. C'est d'ailleurs un des grands chantiers que s'est assigné Bouteflika: faire cessez définitivement le terrorisme avec une nouvelle mouture qu'il compte donner à son projet de réconciliation nationale. Les enjeux en sont énormes: il s'agit d'une part de replacer l'Algérie dans le giron international, ensuite de ne plus lui donner cette image repoussante d'un pays où la guerre «civile» reste larvée. C'est en tout cas une des promesses du président Bouteflika. Un chantier qui passe, cependant, par le rééquilibrage des grands indicateurs socio-économiques du pays.

    À commencer par la relance de l'emploi, la lutte contre la corruption et la relance économique. Bouteflika mettra, pour relancer la machine économique, près de 150 milliards de dollars sur cinq ans. Un programme économique qui devrait toucher tous les secteurs sensibles, avec en prime une amélioration des conditions sociales des Algériens. Vaste défi qui n'a pas encore été réalisé. En fait, le président Bouteflika compte poursuivre ce qu'il a fait durant son second mandat, à savoir la réalisation des grandes infrastructures, notamment dans le transport, les routes, l'agriculture ou les hydrocarbures. Des secteurs à fort potentiel financier et qui drainent de gros investissements. Mais qui assurent, particulièrement, une reprise de l'emploi, de la distribution des salaires, la consommation et l'épargne des ménages. En somme, une reprise des grands agrégats économiques qui devront être soutenus par une revalorisation des salaires.

    À l'international, le programme que devrait annoncer le président Bouteflika devrait être un approfondissement des relations algéro-françaises, basées sur un partenariat économique plus poussé, et une «vision commune» des intérêts stratégiques des deux pays au sein des grands ensembles politiques régionaux. La visite qu'il devrait effectuer en juin à Paris devrait en donner les grands contours. A l'échelle maghrébine, le président Bouteflika ne devrait pas faire l'impasse sur une question qui lui tient à coeur: dénouer l'écheveau dans la question sahraouie. Durant ce mandat, il est fort probable qu'il mettra toute son énergie pour convaincre tout le monde, notamment le Maroc, sur l'inutilité politique de la fuite en avant, au détriment des intérêts et de l'avenir de la population du Maghreb arabe. Ce sera en fait un de ses grands dossiers qu'il défendra auprès des partenaires occidentaux de l'Algérie, comme avec les deux parties concernées. C'est un fait que l'Algérie pèse sur ce dossier, mais dans le sens d'une plus grande ouverture diplomatique pour une solution démocratique de ce dernier conflit de décolonisation en Afrique.

    L'UMA, entité politique à la croisée des chemins, sera également au menu des préoccupations de Bouteflika qui voudrait, là aussi, remettre le train maghrébin sur rails. Avec l'Europe, il sera surtout question de retour de la diplomatie algérienne dont les appuis seront des contrats gaziers, pétroliers, les télécoms et dans les transports, notamment aériens. Il reste entendu que le président Bouteflika sera attendu sur deux importants volets: le coût social de la relance et le retour à la paix civile.

  4. #4
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    Nadjia Bouaricha :


    Dimanche 19 Avril 2009 -- Abdelaziz Bouteflika prêtera aujourd’hui serment pour la troisième fois consécutive et assurera de respecter la Constitution. L’acte 3 de la présidence de Bouteflika s’entame aujourd’hui sous une foultitude de questionnements sur ce qui va marquer ce quinquennat. Si sur le plan économique, la marche à suivre est connue, ou du moins ses grands contours, puisqu’on parle de poursuivre les chantiers entamés, il s’avère que sur le plan politique, les craintes d’un durcissement se font jour. Abdelaziz Bouteflika, qui n’a pas caché sa réprobation quant à « la nature » de l’ouverture politique opérée au lendemain des événements d’octobre 1988, a même qualifié la floraison de formations politiques composant le champ politique d’« anarchique ». Le président Bouteflika n’a eu de cesse de dire sa volonté de mettre « de l’ordre » dans ce pluralisme « trop pluriel » et d’estimer qu’un multipartisme idéal se scinderait en deux grands partis politiques, à l’image de la démocratie américaine. Aujourd’hui, alors qu’il a les coudées franches, après avoir réussi à faire passer sa volonté de briguer un troisième mandat et après avoir obtenu un score vertigineux à la dernière élection présidentielle, on peut s’attendre à ce que Bouteflika opère une restructuration de la scène politique nationale. Il reste seulement à savoir comment se traduira cette restructuration qui, faut-il le souligner, risque d’être orientée vers plus de fermeture, comme le soulignent les partis de l’opposition. Un avant-goût de fermeture dominait durant le second mandat, à travers le rétrécissement du champ des libertés.

    Reconfiguration

    Le risque pour l’heure est de voir se réduire davantage la marge d’action réservée à la société civile. Le ministre de l’Intérieur, qui vraisemblablement aura toute latitude durant l’actuel mandat de réviser les codes de wilaya et de commune, et après avoir fustigé le travail des associations qu’il accuse d’être absentes sur le terrain, vient de lancer l’idée de revoir la loi sur les partis politiques. La restructuration du champ politique a vu d’ailleurs ses prémices durant la dernière campagne électorale. L’analyse des résultats de la dernière élection et l’écart énorme entre Bouteflika et ses adversaires de course renvoient au message qu’il existe une volonté de revoir la configuration du champ politique en écrasant l’opposition et en en faisant une quantité négligeable. L’image de cette machine électorale soutenue par les partis-Etat exprime ce retour sans demi-mesure du pouvoir de l’appareil FLN, soutenu par deux autres appendices pareillement organisés. Le retour en fanfare des organisations de masse exprime, à son tour, un renouveau des vieux réflexes du parti unique qui encadre la vie politique via des appareils de mobilisation des foules. La dernière célébration des événements du printemps noir a montré, quant à elle, à travers la qualité des participants, que même les espaces de contestation sont investis par l’appareil Etat. Donc aujourd’hui, est posée la question de savoir où s’achemine-t-on ? Il est à noter qu’avant même que le président ne prononce son serment de respecter la Constitution, des voix s’élèvent déjà pour acclamer une nouvelle révision du texte fondamental et en profondeur. Jusqu’où ira donc Bouteflika ?

  5. #5
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    Dimanche 19 Avril 2009 -- Le président Bouteflika a officiellement prêté serment, dimanche 19 avril à 10h45. Tous les membres du gouvernement et les plus hauts responsables de l'Etat ainsi que le corps diplomatique accrédité à Alger étaient présents au Palais des Nations d'où la cérémonie a été retransmise par l'ENTV. Le président Bouteflika a pénétré dans la salle en compagnie de trois anciens présidents : Ahmed Ben Bella, Chadli Bendjedid et Ali Kafi. Le quatrième président de l'Algérie encore en vie, Liamine Zeroual, a boudé la cérémonie. Les responsables de l'opposition ont également boudée la cérémonie. La prestation de serment a duré moins de cinq minutes.

  6. #6
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    Merouane Mokdad :


    Dimanche 19 Avril 2009 -- L'ancien résident de la République, Liamine Zeroual et l'ex-candidate à l'élection présidentielle Louisa Hanoune et les principaux partis de l'opposition ont boycotté la cérémonie de prestation de serment de Abdelaziz Bouteflika, qui s'est déroulée dimanche 19 avril au Palais des Nations à Alger.

    La responsable du Parti des travailleurs a voulu marquer par cette absence son refus des résultats officiels de l'élection présidentielle. « Je rejette globalement et dans le détail les résultats officiels de cette élection », avait-t-elle déclaré au lendemain de l'annonce par le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni des résultats du scrutin présidentiel. Louisa Hanoune a obtenu 4,22% des suffrages exprimés, selon ces résultats. Elle a accusé l'administration d'avoir fraudé massivement en faveur du candidat Bouteflika.

    Liamine Zeroual, qui vit dans sa ville natale de Batna depuis sa démission du poste du président de la République en 1998, ne s'est pas déplacé au Palais des Nations à Club des Pins. Il était le seul absent de la scène où étaient assis les anciens présidents Ahmed Ben Bella, Chadli Benjedid et Ali Kafi. Général à la retraite, Liamine Zeroual, qui a refusé de cautionner la politique de la main tendue aux groupes islamistes armées en 1997, est en désaccord avec la méthode de gestion du président Abdedlaziz Bouteflika, au pouvoir depuis dix ans.

    Les représentants du FFS, du RCD et d'Enahda, partis d'opposition, ont boycotté également la cérémonie. Ces partis n'ont pas pris part à la présidentielle du 9 avril. Ils ont dénoncé une fraude massive en faveur du candidat Bouteflika.

  7. #7
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    Merouane Mokdad :


    Dimanche 19 Avril 2009 -- Le discours d'investiture du nouveau président n'a pas été retransmis en direct par la télévision et les radios d'Etat. Alors que tout était prévu pour que la retransmission soit en direct, comme ce fut le cas en 2004, les responsables de ces médias publics ont reçu l'ordre, dans la matinée, pour ne pas le faire. Aucune explication n'a été donnée sur ce changement brusque. Le discours enregistré sera diffusé après le journal télévisé de 20 heures. Abdelaziz Bouteflika; 72 ans, a prêté serment après la lecture du texte constitutionnel par le premier président de la Cour suprême, Kaddour Beradja.

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