Mercredi 24 Mars 2010 -- Le Secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), fraîchement réélu à la tête du vieux parti, a déclaré que le mouvement de protestation qui a suivi la désignation des membres du comité central, lors du 9e congrès, est déclenché par « une mauvaise interprétation d’une instruction que j’ai adressée». Mais il n’a pas pu donner une explication à cette contradiction : le parti est dirigé par un président qui n’a jamais assisté aux travaux, ni aux réunions, depuis 5 ans. Intervenant lors d’un point de presse tenu, hier, au niveau du siège du parti, M. Abdelaziz Belkhadem a présenté aux journalistes les résultats des travaux du 9e congrès, qui se sont déroulés entre le 19 et le 21 du mois courant. Selon M. Belkhadem, le taux des femmes membres du comité central est estimé à 13%, soit l’équivalent de 45 femmes, ajoutant que l’âge de la majorité des membres oscille entre 35 et 50 ans, alors que le taux des membres âgés de plus de 50 ans est estimé à 8%. L’instance qui a remplacé le conseil national comporte 60 maquisards et 50 fils de Chahid, a-t-il signalé, annonçant que le 75.21% des membres sont universitaires.
Par ailleurs, M. Belkhadem a motivé le mouvement d’indignation et l’accusation d’achat de voix par les critères adoptés dans la désignation des membres du comité central, « le FLN est un parti politique et non pas une association caritative, donc il est tout à fait normal qu’il ait une concurrence entre les militants », a-t-il lancé. Dans le même sillage, le Secrétaire général du FLN a interprété plusieurs points de discorde par « la mauvaise interprétation d’une instruction que j’ai adressée à la commission des candidatures », ajoutant qu’il a reçu, au moins, 4 recours, juste avant la clôture du congrès, mais le parti trouve des difficultés portant sur l’examen desdits recours car, selon le même interlocuteur, le règlement intérieur du parti ne spécifie la partie qui doit être chargée de cette mission.
Répondant à une question relative à la réintégration des partisans de l’ex secrétaire général, Belkhadem a déclaré : « Nous sommes pas rancuniers et nous n’avons pas de comptes à régler avec quiconque», par contre, il n’a pas répondu à la question portant sur la contradiction qui n’a jamais eu lieu dans le monde, c’est-à-dire, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, préside le parti depuis 2005, mais il n’a jamais pris part à l’une des réunions du parti !
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Thread: Le 9e congrès du FLN :
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24th March 2010 01:28 #64
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8th April 2010 00:20 #65
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M. Iouanouaghene :
Jeudi 8 Avril 2010 -- Il est vrai qu’un exercice politique correct nécessite que l’administration s’écarte de la gestion des partis et qu’elle cesse de choisir à leur place ceux qui doivent les représenter dans leurs structures, étant donné que l’Etat ne verse pas des salaires mensuels à ces derniers, qui se portent, cependant, volontaires pour encadrer la société civile et lui proposer des idées, des programmes et des solutions. Pour ce qui est du contrôle des antécédents judiciaires des cadres des partis politiques, on pense que les services de sécurité sont supposés arrêter le criminel, avant même qu’ils n’arrivent à commander un quelconque parti. On pense également que même lorsque ce dernier quitte la prison, le statut d’ex détenu le poursuivra toujours là où il va. Qu’en est-il alors de se présenter comme candidat au poste de dirigeant d’un parti !
En dépit de tout ça, l’état de notre parti qui détenait, précédemment, tout seul, les règnes du pouvoir, et qui était l’héritier officiel de l’Historique Front de libération nationale…reste exceptionnel. C’est cette dernière qualité qui rend la mission de s’assurer des parcours des nouvelles recrues et la fermeture des portes du FLN aux bondis impliqués dans les fléaux sociaux et crimes organisés et deal de drogue, d’armes ou de blanchiment d’argent…une mission impossible pour tout état major politique quel que soit le degré de son intégrité et sa compétence organisationnelle. De ce fait, les services de sécurité sont appelés à mener des enquêtes minutieuses sur les structure du vieux parti, étant donné qu’elles attirent le même nombre de criminels qu’attirent les jardins publics répartis dans nos villes et cavernes délaissées par ceux évacués vers de nouveaux logements en plus des forets d’Akfadou, de Zberber ou d’El Babour…qui ont été envahis par les groupes terroristes depuis des années, que les forces de l’Armée n’ont pas pu libérer.
La présence de tels criminels dans les rangs de la nouvelle formation du comité central du l’FLN a été reconnue et par les protagonistes et par les antagonistes au sein du vieux parti. D’ailleurs certains parmi eux sont connus. En dépit de ça, personne des défenseurs de la réputation du FLN n’a eu le courage de les en empêcher d’adhérer à ses structures. Il semble, donc, que ses défenseurs attendent l’intervention du ministre de l’Intérieur avant que le parti ne devienne le plus grand fief des criminels et bandits du pays. Toutefois, plusieurs parmi eux ont infiltré le FLN et parvenus, quand-même, à décrocher le statut d’« ancien militant ». Certains anciens militants du FLN attestent que les structures du parti furent propres, au congrès de la Soummam, au premier congrès d’après l’indépendance et jusqu’au 5ème congrès Ils estiment que cette propreté a entièrement disparu depuis le 6ème congrès. Ils ont commencé à s’inquiéter de l’état des structures du FLN, à partir des deux éditions du 8e congrès. Cependant, ils ont commencé à prier le Bon Dieux d’en avoir pitié de l’Algérie, à partir du 9e congrès, récemment tenu.







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