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  1. #1
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    Le système politique algérien vit sa phase terminale, selon Saïd Sadi


    Vendredi 5 Juin 2009 -- Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a estimé, jeudi 5 juin, que le système politique algérien « vit sa phase terminale ».

    « Nous sommes dans un moment de vérité. Le destin de la nation algérienne a été contrarié et détourné par un clan qui a privilégié l'appât du pouvoir à l'intérêt national. Aujourd'hui notre peuple est dans une impasse historique. Les repères sont occultés, les valeurs éthiques brouillées et aucune perspective n'est assumée par les dirigeants qui gèrent leur fin de vie comme un programme national », a-t-il dit dans une allocution à l'ouverture des travaux du conseil national du parti.

    Face à cette « impasse », il appartient au parti, selon lui, de se mobiliser pour proposer l'alternative. « Notre mission est de : restaurer l'espoir en remettant à l'honneur le message de novembre et de la Soummam ; préparer l'opposition à une plus grande maîtrise des dossiers pour être dans une gestion opérationnelle dès que les conditions de la rénovation seront remplies ; former et associer la jeunesse pour lui permettre de jouer un rôle de bâtisseur dans le pays », a ajouté le Dr Sadi.

    Un travail qui doit être accompagné d'une meilleure communication et d'une meilleure formation, deux éléments qui ont handicapé quelque peu le parti, selon M. Sadi. « Je reste cependant sûr qu'avec une meilleure formation et une communication de proximité plus soutenue nous aurions mieux rentabilisé cette gestion qui tranche avec la gabegie des autres élus », a-t-il affirmé.

    Il s'agit en outre pour le parti de continuer à porter la voix des démocrates à l'extérieur et de harceler le pouvoir algérien à l'intérieur pour l'affaiblir. « À un niveau plus politique, il nous faut continuer à harceler sans relâche le pouvoir pour l'affaiblir à l'intérieur et le discréditer pour l'isoler davantage à l'extérieur. Sur ce registre le travail accompli par le RCD sur la scène internationale est sans égal. C'est grâce au Rassemblement que la communauté internationale a, dans sa quasi-totalité, désavoué ou refusé de commenter la dernière élection présidentielle ».

    « Aujourd'hui, l'exception algérienne qui a fait que pendant très longtemps les observateurs étrangers ont condamné les abus et les fraudes électorales partout dans le monde sauf dans notre pays n'existe plus. Il n'y a plus d'impunité algérienne. Le pouvoir algérien est vu et traité pour ce qu'il est : un acteur corrompu et illégitime responsable de l'appauvrissement national et de l'instabilité régionale. Les principaux partenaires attendent de nous que nous trouvions les voies et moyens de doter notre pays d'institutions stables et crédibles pour engager une véritable coopération pour un développement national durable, équitable et performant », a-t-il encore souligné.

    Said Sadi a donné s'est également prononcé sur la suspension de deux membres au niveau du secrétariat national, en l'occurrence Ali Brahimi et Tarik Mira. « Au niveau de la direction nationale, des décisions sont prises pour mettre en phase la disponibilité des responsables avec l'action militante telle qu'elle est demandée par la conjoncture. Un certain notabilisme minait le parti. Il fallait y mettre un terme. Le responsable ne peut être crédible que s'il commence par faire lui-même ce qu'il demande au militant », a-t-il dit.

    Lors des débats tenus à huis clos, Said Sadi, preuves à l'appui, a confondu particulièrement Tarik Mira, accusé de divulguer les secrets du parti. En plus de dissuader les militants désireux de rejoindre les rangs du parti, il aurait même torpillé une initiative de personnalités de divers horizons devant appeler au boycott de la présidentielle du 9 avril dernier, a révélé Sadi. «Pourquoi ne sont-ils pas venus ici pour s'expliquer ?», s'est demandé le président du RCD. « Je préfères être trahi cents fois que de trahir une seule fois », a-t-il dit sous les ovations membres du conseil national.

  2. #2
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    Samedi 6 Juin 2009 -- L’accusation portée par le député du Mouvement Nahda, contre M. Ahmed Ouyahia, lorsqu’il était Ministre de la Justice, en 2001, indiquant que ce dernier avait eu des intentions d’accéder à la magistrature suprême du pays, les députés du RND ont défendu M. Ouyahia, avec tous les moyens, et ils ont demandé la suspension de l’immunité parlementaire du député de Nahda. Mais, malheureusement, quant il s’agit d’un simple citoyen, personne ne réagit. L’adoption des différentes lois et instructions présidentielles, à main levée, doit être considérée comme procuration accordée, par le peuple aux députés, qui connaissent la législation. Mais, comment expliquer que ces députés sont les premiers à enfreindre la loi, à quelques heures après leur mise en vigueur. À cet égard, le Ministère de la Justice, qui est destinataire des enquêtes menées par les services de sécurité, doit être le premier responsable des erreurs commises par les députés. Ces enquêtes sont, par la suite, transmises au Parlement, qui se charge de trancher sur la suspension de l’immunité parlementaire. Selon une source du Ministère de la Justice, plusieurs affaires ont été transmises au Parlement, pendant la dernière décennie, mais elles sont restées sans suite. D’après des sources travaillant sur le dossier, il est urgent de procéder à l’amendement du règlement intérieur de l’Assemblée, de telle manière à permettre aux Procureurs de la République d’ester les députés et les sénateurs. Par ailleurs, le Gouvernement considère la suspension de l’immunité parlementaire constitue un gêne majeur à l’encontre des Présidents des deux chambres. Sachant qu’aucune affaire n’a été déjà traitée par le Parlement, durant les deux derniers mandats.

  3. #3
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    Samedi 6 Juin 2009 -- Le parlement est une bâtisse à la mesure du pouvoir et non à la hauteur des aspirations du peuple. Est-ce que le parlement actuel est encore fidèle à la confiance placée en lui, par le peuple ; et est-il à l’écoute des doléances du peuple, de sa prise de fonction jusqu’à la fin de son mandat, comme le stipule la constitution dans son article 100 ? Ces interrogations portent en elles, de multiples questionnements et missions qui reviennent, constitutionnellement, aux représentants du peuple mais la pratique et l’usage qui en est fait, par les députés et leurs partis ont relégué le parlement à un niveau « d’une chambre d’enregistrement » du courrier du gouvernement. Tout peut être dit sur le parlement, sauf qu’il contrôle l’action du gouvernement, non pas, parce qu’il n’a pas suffisamment de prérogatives mais parce que sa composante n’a pas le profil intellectuel nécessaire ; elle est, la base cooptée, sur des critères spécifiques, à savoir, « l’allégeance » et le « régionalisme », au lieu de répondre à une critériologie basée sur la compétence et la crédibilité. Cette situation a fait que le peuple ne croit plus en ces députés qui s’occupent de leurs problèmes et non des affaires publiques. C’est certainement la première des explication à l’absentéisme des électeurs pendant les rendez vous électoraux. Ce ou ces messages n’ont jamais été bien lus, par les pouvoirs publics, ni, d’ailleurs, par les députés ; l’essentiel n’est pas dans le fait de solliciter la confiance du peuple, mais dans la fidélité des élus à leurs électeurs. C’est l’anneau qui manque à la chaîne.

  4. #4
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    Samedi 6 Juin 2009 -- Les députés de la coalition présidentielle sont, souvent, accusés « d’abandonner leur mission de contrôle » au sein de l’Assemblée nationale, qui est devenue un comité de soutien, pour le compte du premier magistrat du pays. Selon certains députés, le Parlement a perdu son rôle de contrôle, comme le stipule la Constitution. M. Mohamed Hadibi, le député représentant le Mouvement Nahda, a indiqué que ces collègues au Parlement, font beaucoup d’efforts pour restituer la confiance du peuple. Celui-ci ne tolère plus les mauvais choix d’un exécutif qui s’est, en plus, approprié les prérogatives des parlementaires. L’APN est, aujourd’hui considérée, par le peuple, comme une fondation pour la promotion sociale des députés et non une institution représentative qui exerce des missions constitutionnelles. M. Ramdane Taazibt, le député du Parti des Travailleurs, partage le même avis, ce qui est frappant, dit-il, c’est que les députés ont des prérogatives auxquelles ils n’ont pas recours, et il est aberrant que des députés soient interdits d’ouvrir un débat autour des questions intéressant aux Algériens. Répondant à ceux qui pensent que le rôle des députés s’est considérablement dégradé, le député du MSP, a déclaré qu’il ne partage pas cette approche, ajoutant que le Parlement a joué un rôle très important, notamment pour l’amendement de la Constitution, mais, en ce qui concerne les projets de lois, qui doivent être proposés par les parlementaires, il y aura du nouveau dans un proche avenir.

  5. #5
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    Samedi 6 Juin 2009 -- Pourquoi le Parlement Algérien ne s’est jamais transformé, en un espace de débat politique et législatif, et promeut une élite représentative qui constituera une alternative aux élites politiques au pouvoir, rejetées par l’opinion publique qui les accuse de manque de légitimité et d’avoir mené le pays à la faillite. C’est une question récurrente chez ceux qui portent un intérêt, à la vie politique, en Algérie. Les Parlements qui ont fait des expériences, dans la formation des élites alternatives, ont réussi à faire de leurs parlements une réserve, profitant à toutes les institutions de l’Etat, et en particulier l’exécutif. Donc, pourquoi ce déclic ne s’est pas produit en Algérie ? En effet, plusieurs facteurs peuvent expliquer cela, et pour être plus clair, le système éducatif a une grande responsabilité. L’école qui, en principe, est chargée d’apprendre aux élèves d’exprimer leurs opinions et de s’intéresser aux problèmes communs des Algériens, est carrément défaillante. Par ailleurs, les prérogatives et surtout, le rôle de contrôle des députés, sont très restreintes, à tel point que des députés ont été interdits d’élire leurs présidents des groupes parlementaires que peut-on attendre de ces « politiques » qui ne peuvent même pas… chasser une mouche qui le taquine, alors qu’il est attendu d’eux de défendre les droits des autres.

  6. #6
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    Samedi 6 Juin 2009 -- La plupart des partis politiques, au parlement, ne se rappellent pas qu’un grand nombre de députés ne le sont devenus que grâce à la politique de la « Chkara » ou du « régionalisme ». Même si, parmi les locataires du palais, des noms ont été choisis, grâce à leur compétence, personne ne peut nier que ces derniers ont été choisis, par rapport à leur allégeance au pouvoir. Les opinions politiques, ainsi que les analyses concernant la performance de l’Assemblée Populaire Nationale, sont unanimes sur le fait que l’Assemblée actuelle est la plus faible de l’histoire de l’Algérie, vu la faiblesse du discours politique et le rétrécissement de la performance de cette institution législative. L’absence de mécanismes permettant le contrôle du Gouvernement, par le parlement, comparativement aux précédentes Assemblées que l’Algérie avait connues, la « Chkara » a créé pour la première fois, depuis l’entame de l’expérience parlementaires, une chose appelé « le parlement noir », faisant allusion au sachet noir, dans lequel est transporté l’argent noir qui sert à acheter les voix. Ce qui attire l’attention, c’est que la « création » du parlement de 2007, a été précédée par l’amendement de la loi sur les élections. Celle-ci n’a permis qu’à neuf partis d’entrer en lice. Pour justifier officiellement cela, il a été avancé qu’il fallait bloquer la route aux phénomènes du « business » qui, généralement, est exercé par un semblant de partis politiques qui permettent aux riches d’accéder à l’antichambre du pouvoir. Cependant, l’expérience a prouvé que d’autres portes ont été ouvertes pour les riches et personnes influentes, arrivés en tête de listes électorales, de la plupart des partis politiques en lice. Les listes de ces législatives étaient cooptées après des enchères. Ce genre de députés, une fois élus, deviennent des « protecteurs de leurs propres intérêts » économiques, de leurs affaires et projets. Aujourd’hui, et deux ans après les élections, le parlement est constitué par trois partis politiques majoritaires et des dizaines de sièges, partagés entre différents partis microscopiques. Le parlement est devenu une chambre d’enregistrement des lois et les débats qui s’y déroulent, n’apportent pas de contributions substantielles.

  7. #7
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    Vendredi 12 Juin 2009 -- Des ministres ont accusé des députés de l’APN, de vouloir régler leurs comptes, avec des élus locaux et des directeurs d’organismes et institutions gouvernementales, pour avoir refuser de répondre aux demandes et pressions de ceux-ci, accusant également les parlementaires de fournir des informations à la presse, et de porter atteinte à la dignité des organismes et des responsables. Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Harraoubia, a demandé, aux parlementaires, de cesser de croire ce que les journaux publiaient, et de cesser d’utiliser des communiqués de presse pour interroger les ministres ou pour porter des accusations, sur les responsables de différents secteurs. Celui-ci a également declaré, en réponse aux questions du député RND, Belkacem Ben Hassir et a celui du RCD, Ali Ibrahimi « qu’il était n’était pas convenable de révélé a la presse les questions adressées aux ministres, avant que celles-ci ne parviennent aux concernés, ajoutant qu’il avait pris connaissance d’une question qui lui était adressée via la presse, avant qu’elle n’arrive sur son bureau. Le ministre de la solidarité, Djamel Ould Abbas a, quant a lui accusé certains parlementaires, de vouloir regler leurs comptes avec des élus locaux, et a assuré que les rapports qui lui parvenaient, ainsi qu’a tous les ministres, faisait état des mêmes accusations. Il considère que les parlementaires se devaient d’être digne de leurs fonctions. Le député FLN, Ben Hlima Boutouika qui a dirigé la réunion générale, hier, a, pour sa part considéré, que le bureau devait revoir la formulation des questions orales, et interdire les questions concernant les dossiers judiciaires en cours, indiquant également, qu’il remédierait aux fuites sur les questions des parlementaires.

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