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  1. #1
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    Décès de l'ancien président du Conseil de la Nation, Bachir Boumaza


    Vendredi 6 Novembre 2009 -- Bachir Boumaza est mort. L'ancien président du Conseil de la nation est décédé en Suisse à l'âge de 82 ans, a annoncé vendredi l’agence APS. Né le 26 novembre 1927 à Kherrata dans la wilaya de Béjaia, M. Boumaza avait notamment occupé le poste de président du Conseil de la nation de janvier 1998 à avril 2001. Il a également été ministre du Travail et des Affaires sociales, dans le premier gouvernement de la République algérienne en 1962, ministre de l'Economie nationale en 1963, ministre de l'Industrie et de l'Energie de 1964 à 1965 et ministre de l'Information de 1965 à 1966. En octobre 1966, il devient un opposant à l’ancien président Boumediène, avant de s’exiler en France. Il regagne l’Algérie après les évènements d’octobre 1988 à la faveur de l’ouverture politique. Bachir Boumaza a été aussi président fondateur de l'association du 8 mai 45. Il a été responsable de la Fédération de France du FLN durant la guerre de libération nationale.

  2. #2
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    Samedi 7 Novembre 2009 -- L'ancien président du Conseil de la nation, le moudjahid Bachir Boumaza, est décédé en Suisse à l'âge de 82 ans, a-t-on appris hier. Feu Boumaza, né le 26 novembre 1927 à Kherrata (Sétif), a occupé le poste de président du Conseil de la nation de janvier 1998 à avril 2001. Au lendemain de l'Indépendance, il a assumé plusieurs postes de responsabilité, notamment ceux de ministre du Travail et des Affaires sociales, dans le premier gouvernement de la République algérienne en 1962, ministre de l'Économie nationale en 1963, ministre de l'Industrie et de l'Énergie de 1964 à 1965 et ministre de l'Information de 1965 à 1966. Bachir Boumaza a été aussi président fondateur de l'Association du 8-Mai-1945. Le défunt, qui a rejoint les rangs du mouvement national dès son jeune âge, a été notamment responsable au sein de la Fédération de France du FLN.

  3. #3
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    Samedi 7 Novembre 2009 -- « Tout mon parcours montre bien que je ne suis pas un démocrate... Mais je fais cet effort sur moi-même ! Hervé Bourges avait écrit dans L’Algérie à l’épreuve du pouvoirque pour moi, "la démocratie était le mariage de la liberté et de la force, en donnant la préférence au second conjoint..." J’ai désormais évolué, je préfère la liberté. » En visite officielle en France entre le 15 et le 17 mai 2000, Bachir Boumaza, président de la Chambre haute du Parlement, tenait cette étonnante profession de foi. La quête forcenée pour la liberté se confond sans doute avec le riche parcours de ce militant de haute voltige. Le 2 octobre 1961, il s’évade de la prison de Fresnes, déguisé en... curé. Bachir Boumaza, un pur produit du mouvement national dans sa version panarabiste.

    Proche collaborateur de Messali Hadj, il joue un rôle important dans la crise de 1949 en apportant son soutien à la tendance « arabo-islamique » contre les tenants d’une ligne « berbéro-laïque ». Cette ligne de démarcation l’accompagnera toute sa vie. « Il y a bien sûr une place pour le berbère, mais est-ce une langue nationale ? Je vais demander son avis au président Chirac, qui a refusé la recommandation européenne sur les langues régionales », déclarait-il à la presse lors de sa virée parisienne. Sa carrière politique ? Jalonnée de rebondissements. Ses rapports avec les chefs d’Etat de l’Algérie indépendante, difficiles, empoisonnés. Député de Annaba à la première Assemblée constituante (septembre 1962), il devient ministre du Travail et des Affaires sociales dans le premier gouvernement de Ben Bella, puis hérite du superministère de l’Economie (finances, commerce et industrie) et négocie en janvier 1964, à Paris, l’avenir des relations économiques algéro-françaises. Sa lune de miel avec le président Ben Bella, dont il est l’un des hommes de main, est furtive. Un nuage d’été. Le commandant Azzedine, dans un témoignage paru dans la presse, évoque la période au cours de laquelle Bachir Boumaza a basculé dans les bras de Boumediène : « Boumaza était l’homme du président, mais Ben Bella a voulu l’enlever de son poste et mettre à sa place Medeghri. Ce dernier a refusé tout en le faisant savoir à Bachir Boumaza. Ce dernier avait dit à Omar Oussedik : "Si jamais on m’apprend qu’il y a une embuscade montée contre Ben Bella, même si je suis dans le convoi, je ne l’avertirai pas au risque d’y laisser ma peau." »

    Au lendemain du coup d’Etat du 19 juin 1965, Bachir Boumaza rallie le camp des putschistes, devient membre du conseil de la Révolution, ministre de l’Information. Jusqu’au 9 octobre 1965. Son départ du premier gouvernement de Boumediène se fera avec fracas. Il quittera clandestinement l’Algérie et se réfugiera en France, échappant ainsi à une arrestation pour cause de présumée participation à un « complot » contre Boumediène. Sur ces entrefaites, Boumaza joint sa voix à celle de l’opposition conduite par Mohamed Boudiaf et son parti, le Parti de la révolution socialiste (PRS), le Front des forces socialistes fondé par Hocine Aït Ahmed. Il rejoint l’Organisation clandestine de la Révolution algérienne (OCRA) de Mohamed Lebjaoui. « Ce qu’il faut avant tout, c’est retrouver l’unité d’action de tous les mouvements d’opposition. Nous avons au moins un dénominateur commun, c’est la condamnation du régime issu du coup de force du 19 juin. Il faut donner au peuple la possibilité de s’exprimer librement », se confiait à l’AFP l’opposant Bachir Boumaza. Il échouera dans ses tentatives de se rapprocher du FFS et de constituer un pôle d’opposition au régime de Boumediène, notamment avec le Rassemblement unitaire des révolutionnaires (RUR). Boumaza s’installe à Lausanne et ne rentre au pays que treize ans plus tard, en août 1979. L’ouverture politique post-octobre 1988, ne l’incitera pas à prolonger ou rentabiliser sa… carrière d’opposant. « Je me reconnais dans les partis qui existent et dans le FLN, mais dans aucun entièrement. » Il crée la fondation du 8 Mai 1945 en mai 1990. Bachir Boumaza ne reprend du service que sous le président Zeroual.

    Fin lettré, issu de la petite bourgeoisie sétifienne, d’une grande prestance, Boumaza est désigné le 5 janvier 1998 à la tête du Sénat, la Chambre haute. La « cohabitation » avec le successeur de Zeroual, Abdelaziz Bouteflika, qui deviendra président en avril 1999, est difficile. Voire impossible. Le poids des conflits historiques, les vieilles rivalités ont eut raison de lui et de son poste. Il sera éconduit sans ménagement, à mi-chemin de son mandat de six ans, mais non sans avoir tenu tête à Abdelaziz Bouteflika, notamment sur le fonctionnement du Sénat. Il saisit le Conseil constitutionnel et déclare à plusieurs reprises qu’il n’entendait pas partir tant que cette institution ne se serait pas prononcée sur la régularité de la procédure visant le renouvellement du président du Sénat. Boumaza sera déposé en avril 2001, laissant son poste à un autre cacique du système, Mohamed Cherif Messaâdia. « Entre le double risque d’être une chambre d’enregistrement et un barrage systématique, je dis que le Sénat doit être une écluse qui régule les flux... Même si j’ai un peu de mal à faire comprendre le principe de l’écluse dans des pays secs comme ceux du Maghreb (…). N’est-ce pas un penseur français qui a écrit : "Lorsque le chemin est difficile, la difficulté devient le chemin ?" », disait le défunt Bachir Boumaza, qui s’est éteint hier à Genève à l’âge de 82 ans.

  4. #4
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    Samedi 7 Novembre 2009 -- La dépouille mortelle de l'ancien président du Conseil de la nation, Bachir Boumaza, décédé vendredi en Suisse à l'âge de 82 ans des suites d'une longue maladie, est arrivée samedi à l'aéroport Houari-Boumediene (Alger). Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, le président de l'Assemblée populaire nationale, M. Abdelaziz Ziari, des membres du gouvernement et des compagnons du défunt étaient présents à l'arrivée de la dépouille. La dépouille de Bachir Boumaza sera exposée dimanche dans la matinée au siège du Conseil de la nation où un dernier hommage lui sera rendu. L'inhumation aura lieu le jour même au cimetière d'El-Alia.

    Né le 26 novembre 1927 à Kherrata (Sétif), Bachir Boumaza a assumé, après le recouvrement de l'indépendance du pays, plusieurs postes de responsabilité au sein du gouvernement. Il a été ministre du Travail et des Affaires sociales, dans le premier gouvernement de la République algérienne en 1962, ministre de l'Economie nationale en 1963, ministre de l'Industrie et de l'Energie de 1964 à 1965 et ministre de l'Information de 1965 à 1966. Bachir Boumaza qui a été aussi président fondateur de l'Association du 8-mai-45, a occupé le poste de président du Conseil de la nation de janvier 1998 à avril 2001. Ayant rejoint les rangs du mouvement national dès son jeune âge, le défunt Boumaza a été notamment responsable au sein de la Fédération de France du FLN.

  5. #5
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    Dimanche 8 Novembre 2009 -- "L'Algérie perd un fervent militant, un moudjahid convaincu de la justesse de la cause de sa Nation et un fidèle nationaliste qui a voué sa vie au service de son peuple". C'est avec ces mots que le chef de l'Etat a présenté ses condoléances à la famille du défunt, Bachir Boumaza, moujahid et ancien président du Conseil de la nation. En effet, Bachir Boumaza est décédé en Suisse à l'âge de 82 ans, a-t-on appris vendredi. Feu Boumaza, né le 26 novembre 1927 à Kherrata (Sétif), a occupé le poste de président du Conseil de la nation de janvier 1998 à avril 2001. Au lendemain de l'indépendance, il a assumé plusieurs postes de responsabilité, notamment ceux de ministre du Travail et des Affaires sociales, dans le premier gouvernement de la République algérienne en 1962, ministre de l'Economie nationale en 1963, ministre de l'Industrie et de l'Energie de 1964 à 1965 et ministre de l'Information de 1965 à 1966. Bachir Boumaza a été aussi président fondateur de l'association du 8 mai 45. Le défunt, qui a rejoint les rangs du mouvement national dès son jeune âge, a été notamment responsable au sein de la Fédération de France du FLN. Par ailleurs, la dépouille mortelle de l'ancien président du Conseil de la nation est arrivée, hier, à l'aéroport Houari-Boumediene (Alger). Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, le président de l'Assemblée populaire nationale, M. Abdelaziz Ziari, des membres du gouvernement et des compagnons du défunt étaient présents à l'arrivée de la dépouille. Celle-ci sera exposée, aujourd'hui, dans la matinée au siège du Conseil de la nation où un dernier hommage lui sera rendu. L'inhumation aura lieu un peu plus tard dans la journée au cimetière d'El-Alia. À cet effet, des messages de condoléances de la part du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, du Premier ministre, Ahmed Ouyahia et du président du Conseil de la nation ont été adressés à la famille du défunt, rendant ainsi hommage à l'homme et au militantisme du défunt Bachir Boumaza. "C'est avec une profonde affliction que j'ai appris la douloureuse nouvelle de la mort du regretté qui comptait parmi les nationalistes d'avant-garde" a écrit le chef de l'Etat. Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, a aussi rendu hommage dans un message de condoléances au militantisme de l'ancien président du Conseil de la nation, soulignant que sa vie a été marquée par "des étapes saillantes dans la défense de la mémoire nationale". De son côté, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a souligné "le parcours exceptionnel du défunt au service de l'Algérie depuis le mouvement national et la lutte de libération nationale jusqu'à la période de l'indépendance", indique le cabinet du Premier ministre dans un communiqué. Le Premier ministre a adressé à la famille de Bachir Boumaza, décédé des suites d'une longue maladie, ses sincères condoléances. Pour rappel la dépouille du défunt Bachir Boumaza est arrivée, hier, de suisse. Elle sera exposée pour un dernier hommage au siège du Conseil de la nation et inhumée au cimetière d'El-Alia aujourd'hui.

  6. #6
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    Lundi 9 Novembre 2009 -- La Fondation du 8 mai 1945 a annoncé qu’elle allait fêter 82e anniversaire de Bachir Boumaza, coïncidant avec la célébration du 10e anniversaire de cette association, prévu pour le 18 novembre courant. «Mais hélas, nous avons appris le décès de cette personnalité emblématique avant cet évènement ». Un communiqué rendu public, hier, par la fondation du 8 mai 1945, portant le titre « pour Bachir Boumaza, le gardien de la mémoire », a indiqué que « le défunt était un homme politique sans équivoque, en sens propre du mot, un militant chevronné et un gardien de mémoire». Le communiqué qui a été signé par le président de la fondation, Kheiredine Boukhrissa, a ajouté que Boumaza a consacré 60 longues années de sa vie au service de l’action politique sincère. Il a subi 23 ans de marginalisation et d’exil, quand il avait refusé de se soumettre aux ordres, lit-on- dans le communiqué. Selon la même source, le défunt est « décédé avant de compléter son ouvrage sur la mémoire collective, outragé par la colonisation (...) il demeurera à jamais présent dans nos mémoires, en tant que représentant des attentes et des aspirations de la nation et de la jeunesse ». « Boumaza était toujours contre le pouvoir de la majorité écrasante, les discours vides et inutiles, les applaudissements audacieuses et les allégeances de soumission », a conclu la Fondation.

  7. #7
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    Lundi 9 Novembre 2009 -- Le moudjahid et ancien homme d’Etat Bachir Boumaza, décédé vendredi en Suisse à l’âge de 82 ans, a été inhumé hier au carré des Martyrs du cimetière d’El-Alia à Alger. Les funérailles se sont déroulées en présence de hauts responsables de l’Etat, à leur tête le Premier ministre Ahmed Ouyahia et la quasi-totalité des ministres, ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement, Abdelkader Bensalah et Abdelaziz Ziari. Des personnalités nationales politiques et historiques, des membres de la famille et des compagnons et amis du défunt ainsi qu’une foule nombreuse étaient également présents à l’enterrement. Pêle-mêle et parmi les visages reconnus dans la foule, il y avait Saïd Bouteflika, frère du président de la République, l’ancien président du HCE, Ali Kafi, le DGSN, Ali Tounsi, ou encore le directeur général de la Protection civile, M. Lahbiri. Pas moins de trois anciens chefs de gouvernement étaient également présents : Belaïd Abdesselam, Ali Benflis et Ahmed Benbitour. Côté hommes historiques, seuls les infatigables Abdelhamid Mehri et Ahmed Mahsas étaient reconnaissables. Dans une déclaration au Jeune Indépendant, l’ancien secrétaire général du FLN a dit que le défunt «restera un exemple du militantisme conscient». «Il a tout donné au pays, avant et après l’indépendance», a poursuivi M. Mehri, ajoutant qu’il «espère que les générations actuelles et futures profiteront de l’exemple de l’ancienne génération et de l’exemple de Bachir Boumaza». Ali Mahsas, invité pour sa part à résumer le souvenir qu’il garde de feu Bachir Boumaza, a répondu en substance qu’il garde «le souvenir du militant sincère dont les principales qualités étaient le courage, l’intelligence et le réalisme». Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, qui a prononcé l’oraison funèbre, a affirmé en substance que «Si El-Bachir restera un modèle de militantisme et de sacrifice dans l’histoire […] qui enregistrera les positions constantes et fidèles de l’homme, non seulement à la défense du pays, mais à toutes les questions justes dans le monde et à leur tête la question palestinienne». M. Cherif Abbas a ajouté que l’histoire gardera également l’engagement de l’homme qui «était un intellectuel au sens propre du terme» en faveur des valeurs humaines et universelles. Avant son inhumation, la dépouille de Boumaza a été exposée pour un dernier hommage au Conseil de la nation dont il était le premier président. La majorité de ceux qui l’avaient accompagné à sa dernière demeure avaient défilé devant le cercueil pour la lecture de la Fatiha.

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