Mardi 26 Janvier 2010 -- Le vent de colère et de réprobation suscité au sein de l’opinion musulmane par la liste des pays dont les citoyens seront soumis à des mesures spécifiques de contrôle dans les aéroports occidentaux, établie par les Etats-Unis d’Amérique, commence visiblement à mettre dans l’embarras l’Administration Obama. Les réactions les plus véhémentes ont émané de l’Arabie Saoudite et de l’Algérie, des pays souvent présentés comme des partenaires sûrs des Etats-Unis, mais que les responsables américains n’ont toutefois pas hésité à mettre sur leur « liste noire ». Pour exprimer son rejet total de cette mesure «injustifié» et «discriminatoire», le gouvernement algérien est allé, le 11 janvier, jusqu’à convoquer l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger. Ce qui est, faut-il le dire, une première dans l’histoire des relations entre Alger et Washington.
Pas plus loin qu’hier, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a tenu à réitérer, au terme de ses discussions avec la sous-secrétaire d’Etat adjointe américaine chargée du Maghreb et du Proche-Orient, Janet Sanderson, le « refus de l’Algérie de voir les méthodes, utilisées par certains pays pour assurer leur sécurité, correspondre à une politique de deux poids, deux mesures ». Devant cette montée au créneau, les responsables du département d’Etat américain ont décidé sans plus attendre de faire la tournée des capitales des « pays black listés » pour tenter de rassurer et de justifier les mesures décidées par Barack Obama. Maladroites et pas du tout convaincantes, les explications souvent fournies par les « envoyés spéciaux » de Washington donnent l’impression que les «nouvelles» mesures prises pour, dit-on, sécuriser les aéroports occidentaux apparaissent non seulement incongrues mais correspondent davantage à un souci de rassurer une opinion publique américaine choquée de découvrir que le système de sécurité mis en place au lendemain des événements sanglants du 11 septembre 2001 pour contrer des attaques terroristes éventuelles n’a presque aucune efficacité. Monde musulman : Obama joue avec le feu.
C’est là, en tout cas, un point de vue défendu par un employé de l’ambassade américaine à Alger qui ajoute par ailleurs que les diplomates américains en poste à l’étranger ont été les premiers à avoir été surpris par l’annonce de l’établissement d’une liste de pays à « risque ». Bien entendu, il n’est pas exclu de penser aussi qu’en élaborant leur liste, les gourous de la Maison-Blanche et les spécialistes américains du renseignement ont voulu régler des comptes avec certains pays tels que Cuba. Quoiqu’il en soit, les autorités américaines ne s’attendaient vraiment pas à ce que « leurs mesures » soient décriées autant. Il apparaît même qu’Obama en cherchant à gagner des points dans les sondages après l’attentat manqué du vol 523 Amsterdam-Detroit, en montrant notamment aux Américains qu’il est capable de les protéger, risque maintenant de perdre la cote auprès des pays musulmans auprès desquels il avait commencé à avoir de l’estime avec son « plan antiterroriste ».
L’empressement de Janet Sanderson à présenter les « excuses » du gouvernement américain concernant les désagréments causés aux voyageurs des pays qui, à l’avenir, seront surveillés étroitement, à rassurer les responsables algériens quant aux intentions de Washington et, surtout, à assurer que leur très controversée liste des « pays à risque », qui n’a rien de définitif, montre aussi le caractère tout aussi arbitraire qu’infondé de l’initiative américaine. Dans le cas contraire, il aurait été peu probable que les responsables américains aient pris la peine de se justifier ou même de laisser entendre qu’ils reverront leur décision. Cela n’est d’ailleurs pas de leurs habitudes. C’est pourquoi, probablement, M. Medelci apparaît assez optimiste de voir, à court terme, l’Algérie retirée de la « black liste américaine ». À la question, justement, de savoir si l’Algérie a reçu des garanties pour être supprimée de cette liste, le ministre a répondu ceci : « La véritable garantie c’est la qualité des relations entre l’Algérie et les Etats-Unis. Cette garantie est fondée sur la confiance et c’est fort de cette confiance que je suis persuadé que nous finirons par trouver des solutions plus conformes qui soient acceptables sur le plan de la communauté internationale pour lutter ensemble et de manière plus efficace contre le fléau du terrorisme qui nous concerne tous. »
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26th January 2010 00:27 #36
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27th January 2010 20:38 #37
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January 27, 2010 -- Washington will re-examine its recent decision to tighten security screenings of Algerians attempting to enter the U.S., a measure that has drawn strong objections from Algiers. "The inclusion of Algerian nationals among the nationals of countries specified for the US security measures is not aimed at harming the reputation of Algeria and its fight against terrorism, but rather is related to security procedures to counter the dangers of global terrorist threats," US Deputy Assistant Secretary of State Janet Sanderson told the press on Monday (January 25th) after meeting with top-ranking officials in Algiers. "The restrictions on travel by Algerian nationals to American territory will be reviewed," added Sanderson, who visited Algiers on Sunday and Monday to deliver a "message of support and co-operation" and promote anti-terrorism efforts. The list of countries whose nationals are subject to enhanced screening, which was compiled after a failed attempt to bomb a U.S. airliner last Christmas, includes Iran and Nigeria.
While reiterating his country's "rejection" of Washington's decision, Algerian Foreign Minister Mourad Medelci met with Sanderson on Monday and characterised the talks as "fruitful". "I'm certain we'll find more suitable and acceptable solutions at the level of the international community to fight the phenomenon of terrorism, which concerns us all, together in an effective manner," Medelci told the press after the meeting. Washington's decision comes in the context of a recent deepening of Algiers-Washington bonds. Medelci told APS last October that bilateral ties had seen "substantial progress" in political, economic, science and security affairs.
Sanderson said the meetings had seen "good discussions", particularly with regard to bilateral relations and issues of "common interest" such as fighting terrorism. On the first day of her visit, the U.S. official met with Maghreb and African Affairs Minister Abdelkader Messahel, who told the press that the fight against terrorism occupied a "large part" of their discussions. "We also broached other issues of common interest and strengthening relations between the two countries," Messahel said, adding that the U.S. is a partner on "issues of common concern, in particular, Maghreb-building and the situation in the Sahel".
Washington's decision provoked resentment among some human rights associations and various political bodies—all of which have asserted the need to reconsider the move and to omit Algeria from the list. "This decision is discriminatory and an affront and attack on the dignity and feelings of the Algerian people, who pay the price dearly in the fight against terrorism," International Federation of Associations for Victims of Terrorism chief and UN Civil Society Award honoree Saida Benhabiles said in a January 20th press conference. It was important to "remove Algeria's name from this list in order to safeguard the dignity of Algerians, in addition to giving due consideration to the thousands of victims who were killed during the country's fight against terrorism" Benhabiles noted. For her part, in a January 20th press statement, lawyer Benbrahim Fatmazahra called for "responding strongly to the measures imposed on Algeria through its classification within the list of countries [whose nationals] are subject to special scrutiny".
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29th January 2010 00:04 #38
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Vendredi 29 Janvier 2010 -- L’ambassadeur d’Algérie en France, M. Missoum Sbih, a été reçu hier à sa demande par le secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères et européennes, M. Pierre Sellal, a annoncé un communiqué du ministère des Affaires étrangères. “L’entretien a porté sur la décision du gouvernement français d’inscrire l’Algérie sur une liste de pays dits à risques induisant un renforcement du contrôle des passagers en provenance des aéroports algériens”, indique le texte du MAE. L’ambassadeur d’Algérie a souligné “le caractère discriminatoire de cette mesure intervenue unilatéralement sans consultation ni information préalable de la partie algérienne”. “Il n’a pas, en outre, manqué de réitérer la position, déjà exprimée par notre pays à l’attention des autorités françaises, sur le caractère inopportun et injustifié de cette mesure qui porte préjudice aux relations algéro-françaises”, conclut le communiqué.
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2nd February 2010 18:31 #39
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Mardi 2 Février 2010 -- L'Algérie prendra des mesures de réciprocité "si c'est nécessaire" envers les pays occidentaux qui l'ont inscrite sur une liste de pays à risque dont les voyageurs subiront des contrôles spécifiques, a indiqué mardi le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni. "Vous connaissez nos positions. Si réellement c'est nécessaire, nous devrions appliquer les mesures de réciprocité", a indiqué M. Zerhouni, dont les propos sont rapportés par l'agence APS. "Nous ne connaissons pas encore le contenu de ces mesures", a ajouté le ministre, en marge de la clôture de le session d'automne du parlement, précisant que ce dossier était "traité actuellement par le ministère des Affaires étrangères".
L'Algérie figure sur la "liste noire" de 14 pays établie par les Etats-Unis et dont les citoyens sont désormais soumis à des contrôles supplémentaires, après une tentative d'attentat le 25 décembre sur un avion de ligne américain. Aucune liaison aérienne directe n'existe entre l'Algérie et les Etats-Unis. L'Algérie avait jugé le 13 janvier "inappropriée" son inscription sur cette liste et avait affirmé par la voix de son chef de la diplomatie Mourad Medelci qu'elle attendait d'en être retirée. Cette liste ne vise "aucun pays en particulier" et fait partie d'un processus qui "évolue constamment", avait déclaré le 24 janvier à Alger la vice-secrétaire d'Etat adjointe pour le Golfe Janet Sanderson.
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2nd February 2010 22:15 #40
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ALGIERS, February 2, 2010 — Algeria's interior minister is threatening to reply in kind if his country remains on U.S. and French special terrorism-related air travel watch lists. Algeria says it is "unacceptable" for the North African nation to be on such lists. Noureddine Yazid Zerhouni reiterated that Tuesday, saying, "if this is truly necessary, we should apply the rule of reciprocity." The United States has directed airlines to give full-body pat-downs to U.S.-bound travellers from Algeria and 13 other countries. Algeria is among seven countries on a French list. Algeria, an ally of France and the U.S., battled an Islamic insurgency for more than a decade. The safety precautions followed a botched effort by a Nigerian to blow up an airliner over Detroit on Christmas.
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3rd February 2010 00:05 #41
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Mercredi 3 Février 2010 -- Les Américains sont déjà passés à l’acte. Dans une directive applicable dès lundi dernier, l’Administration de la sécurité dans les transports (TSA) ordonne un contrôle renforcé de «tous les passagers originaires ou en provenance de pays considérés comme des soutiens au terrorisme ou de tout autre pays concerné». Quatre pays, Cuba, Iran, Soudan et Syrie, figurent actuellement sur la liste américaine des Etats qui soutiennent le terrorisme, selon un haut responsable de l’administration Obama qui a fait observer que les ressortissants de 14 pays au total sont plus particulièrement concernés par les contrôles renforcés, parmi lesquels le Nigeria, le Pakistan, le Yémen, l’Afghanistan, la Libye et la Somalie. Des responsables gouvernementaux ont affirmé que les quatre pays restants étaient l’Algérie, le Liban, l’Arabie saoudite et l’Irak. Ces derniers ne sont pas encore catégorisés. D’où cet étonnement général et les nombreuses questions qui se posent avec acuité. En ce qui concerne l’Algérie, la diplomate américaine Janet Sanderson n’a pas précisé si elle serait retirée de la liste noire des pays dont les ressortissants présentent un danger potentiel pour la sécurité américaine. Mais à suivre la chronologie des événements, il y a lieu de signaler que la diplomatie américaine a fonctionné à merveille. Le communiqué du département d’Etat est tombé comme un cheveu sur la soupe. Le timing était presque parfait : en l’espace de quelques jours, l’Algérie a reçu coup sur coup la visite de la diplomate Mme Janet Sanderson suivie du général commandant des forces aériennes de l’Africom, Ronald. D. Ladnier, le tout couronné avec l’entretien téléphonique entre la secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Hillary Clinton, et son homologue algérien, Mourad Medelci. Lors de sa conférence de presse, animée au siège de l’ambassade américaine à Alger, le général major Ronald. D. Ladnier a tôt fait de faire comprendre que la menace terroriste au Maghreb et au Sahel n’est pas une vue de l’esprit. Le responsable de l’Africom avait ajouté à l’adresse de quelques journalistes triés sur le volet (?) que les activités terroristes et criminelles dans le Maghreb et la région du Sahel «continuent d’être une menace pour toute la région et au-delà de celle-ci. Si les pays de la région ont décidé de s’organiser, c’est qu’ils ont pris la juste mesure de la menace. Nous partageons leur évaluation de la situation et nous soutenons leurs initiatives pour sécuriser et stabiliser le Sahel», a-t-il souligné. Dans la forme, cette déclaration ne porte aucune arrière-pensée politique. Elle a été faite en réponse aux questions des journalistes. Mais dans le fond, il paraît très clair que cette déclaration si subtile soit-elle cache des sous-entendus qui laissent à penser que l’emplacement du siège de l’Africom continue de hanter les stratèges du Pentagone qui ne désespèrent pas de voir un jour cette base, aujourd’hui installée en Allemagne, transférée dans l’un des pays du Sahel et principalement au Sud algérien. Ce qui explique en grande partie le déploiement diplomatique américain de ces derniers jours vers l’Algérie. L’affaire dite black-liste a-t-elle un lien de cause à effet avec le refus de l’Algérie d’abriter le siège de l’Africom ?
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3rd February 2010 16:55 #42
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ACCRA, February 3, 2010 (Reuters) -- The United States will review soon a list of countries whose air travelers are subject to tighter screening and could remove nations like Nigeria if they are no longer deemed to be security threats, a U.S. official said. Nigeria and other key allies such as Saudi Arabia and Algeria have voiced their displeasure at being included in the 14-country list, which Washington unveiled last month after a botched Christmas Day attempt to blow up a U.S. airliner. Passengers traveling from or through the 14 countries to the United States are subject to special pre-flight screening under the measure, including body pat-downs and carry-on luggage searches. "There is going to be a review soon and if it turns out that the warning is no longer applicable to Nigeria, it would be removed," Johnnie Carson, U.S. Assistant Secretary of State for African Affairs, said on Wednesday in Accra, the capital of neighboring Ghana. "The United States has nothing against the people and the government of Nigeria and we still maintain good relationship with that country," Carson told reporters, adding the measure was designed to "create awareness" about possible threats. Umar Farouk Abdulmutallab, a Nigerian described by U.S. officials as an al Qaeda operative, tried unsuccessfully to detonate explosives hidden in his underwear on a December 25 flight as it approached the U.S. city of Detroit.
The 14 countries on Washington's list are Cuba, Iran, Syria, Sudan, Afghanistan, Algeria, Iraq, Lebanon, Libya, Nigeria, Pakistan, Saudi Arabia, Somalia and Yemen - many of them key allies in the fight against al Qaeda. Nigeria, a major oil supplier to the United States, took exception to its inclusion on the list. Nigerians point out Abdulmutallab largely went to school overseas and that he was believed to have been radicalized in London and Yemen. Africa's most populous nation is particularly sensitive about its international image at the moment, with political uncertainty over the absence of President Umaru Yar'Adua, clashes last month between Christian and Muslim gangs and the threat of a return to violence in the oil-producing Niger Delta. Nigeria's Information Minister, who has been spearheading a "rebranding Nigeria" campaign since last year meant to shed the country's reputation for crime and corruption, branded the inclusion on the list as "unfair" and warned bilateral relations could be at risk if Washington kept it on the list. Nigeria's image was further dented this week when al Qaeda's North African wing issued a statement on Islamic websites offering to give Nigerian Muslims training and weapons to fight Christians.







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