Alger, vendredi 26 février. L’ambiance n’est pas à la fête en ce jour de Mouloud, anniversaire de la naissance du Prophète. Nous sommes au cimetière d’El-Alia, panthéon de la guerre de libération où reposent l’émir Abdelkader, père de la nation, Houari Boumédiène, artisan du système qui gouverne l’Algérie indépendante, ou encore Mohamed Boudiaf, figure de la lutte armée contre le colonialisme. La foule qui enterre ce jour-là Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale (police), assassiné la veille, est dense et hétéroclite. « Du zawali [citoyen lambda] à l’homme d’État », titre le quotidien arabophone Djazaïr News.
Personnalités politiques, militaires ou économiques, toutes sont venues rendre un dernier hommage à Ali Tounsi. Ahmed Ouyahia et la quasi-totalité de son gouvernement sont là, ainsi que le chef d’état-major et la haute hiérarchie de l’armée. Les mines sont défaites. Yazid Zerhouni, ministre d’État, est effondré. Il a perdu un fidèle collaborateur, qu’il avait recruté en 1962 pour le compte de la Sécurité militaire (SM). Autre présence remarquée, celle de Saïd Bouteflika, frère du président, qui n’était pas apparu en public depuis plusieurs mois. Remplacé au cabinet de la présidence par son cadet, Nacer, Saïd avait été chargé de veiller sur un autre membre de la fratrie, Mustapha, médecin du président, qui était hospitalisé dans une clinique suisse.
De Meknès aux maquis
Le coup est rude. En quelques semaines, le système algérien a perdu deux hommes clés : Larbi Belkheir, l’homme de la diplomatie parallèle et des réseaux internes et extérieurs, et Ali Tounsi, superflic de la première heure, artisan de la modernisation de la police nationale, adversaire redouté des islamistes radicaux, bête noire des barons de la grande délinquance. Mais si le premier a été emporté par une maladie maligne, le second a été assassiné dans son bureau par un ami de longue date : Chouïeb Oultache, alias Moustache, pour les bacchantes qui barrent son visage. Tout cela fait désordre, surtout qu’il s’agit du patron de la police, une institution clé dans le système, au-delà des rivalités traditionnelles entre services de sécurité, et qui a joué un rôle déterminant dans la lutte antiterroriste et dans le sauvetage de la République face à la menace salafiste. Cette disparition intervient par ailleurs dans un climat lourd, marqué par des révélations sur des scandales financiers au sein du groupe pétrolier public Sonatrach, mamelle de la nation, et autour de grands projets d’infrastructures lancés par le président Abdelaziz Bouteflika.
L’impact de cet assassinat sur le système est à la mesure de la place et du statut de la victime dans le sérail. Né en 1937 à Metz, en France, dans une famille originaire de Bône (Annaba), Ali Tounsi grandit dans la médina de Meknès, au Maroc, où son père, militaire dans l’armée française, a décidé de passer sa retraite. C’est dans cette ville impériale qu’il effectue toute sa scolarité jusqu’à l’année du baccalauréat, qu’il sèche au début de 1957 pour répondre à l’appel du Front de libération nationale (FLN) et rejoindre les maquis de la wilaya V, celle de l’Oranie. Deux ans plus tard, Ghouti, nom de guerre qu’il s’est choisi, devient sous-lieutenant de l’Armée de libération nationale (ALN). Arrêté, les armes à la main, lors d’une embuscade tendue par l’armée coloniale, il passe par plusieurs maisons d’arrêt de l’ouest du pays. En 1962, à la veille de l’indépendance, les accords d’Évian prévoient la mise en place d’une force locale chargée du maintien de l’ordre durant le redéploiement de l’armée française. Tounsi est choisi pour en diriger une unité à Sidi Bel-Abbès. Le fait d’avoir été pris vivant sans être exécuté et sa présence au sein de la force locale, composée également d’éléments de l’armée française et de maquisards du FLN, jetteront un trouble sur son passé révolutionnaire et alimenteront bien des légendes à son propos.
L’Algérie indépendante manque cruellement de cadres pour la mise en place de ses institutions. Le capitaine Kasdi Merbah est chargé de structurer la Sécurité militaire (SM, services de renseignements de l’armée). Son bras droit est un certain capitaine Yazid, de son vrai nom Noureddine Zerhouni. C’est lui qui recrute Tounsi, ainsi qu’une autre future célébrité, Mohamed Médiène, alias Toufik, actuel patron du DRS (Département du renseignement et de la sécurité, héritier de la SM). Tounsi fait ainsi partie des premiers officiers à mettre en place l’Opérationnelle, cette cellule chargée des dossiers sensibles, des investigations délicates et des opérations coup de poing. C’est lui qui gère le dossier du Congolais Moïse Tshombé, l’homme qui fit assassiner l’allié Patrice Lumumba. Tounsi fait montre de réelles aptitudes au métier de barbouze. « Il nous a donné l’impression d’avoir fait cela toute sa vie », se souvient l’un de ses compagnons de route. Il infiltre les milieux de la pègre, les salons où dissertent les opposants au régime. Il sait manier le langage des truands, est à l’aise aussi bien en présence d’intellectuels que d’hommes de religion. Élégant, bon vivant, il est également l’interlocuteur des attachés de défense, arabes ou occidentaux, de l’Otan ou du Pacte de Varsovie.
Bref, l’étoile de Tounsi brille de mille feux. Et forcément, cela crée des jalousies et des inimitiés. La mort de Houari Boumédiène et l’arrivée au pouvoir de Chadli Bendjedid bouleversent la donne. Premières mesures de « déboumédiénisation » : la mise à l’écart d’Abdelaziz Bouteflika, dauphin naturel du président défunt, et le démantèlement de la SM. Yazid Zerhouni, qui avait succédé à Kasdi Merbah, est nommé ambassadeur à Mexico. Il est remplacé par le colonel Mejdoub Lakehal Ayat. Ce dernier fait le ménage dans la «maison». Le colonel Toufik est attaché de défense à Tripoli. Quant à Tounsi, il hérite du commandement de la 4e région militaire, celle de Ouargla, où se situent les plus grands gisements d’hydrocarbures. Au bout de quelques mois, il est rappelé à Alger pour prendre en charge la direction du Sport militaire. Ce qui n’est pas pour déplaire à ce passionné de tennis. Mais c’est tout de même une voie de garage. Tounsi finit par être mis à la retraite en 1988. Il n’a alors que 51 ans et quitte l’armée avec le grade de colonel. Il investit alors le milieu sportif. Sa gouaille, son savoir-faire et ses multiples réseaux l’aident à prendre le contrôle de la Fédération algérienne de tennis (FAT), dont il devient le président, un marchepied qui l’aidera à se faire élire vice-président du Comité olympique algérien (COA).
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Thread: L'assassinat de Ali Tounsi
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17th March 2010 22:36 #120
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Mercredi 17 Mars 2010 :
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17th March 2010 22:36 #121
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continued.....
Rappelé par Zéroual
Nous sommes au début des années 1990. L’Algérie, confrontée à une insurrection islamiste particulièrement barbare, traverse sa pire crise politique. La police est en première ligne du front républicain face à la menace intégriste. Le général Liamine Zéroual est aux commandes du pays. Il fait appel au colonel à la retraite pour organiser ce corps victime d’une véritable hémorragie (plusieurs centaines d’agents et d’officiers sont tués chaque année, et des centaines d’autres désertent et partent en exil). « Ghouti était réellement l’homme de la situation, analyse un commissaire divisionnaire à la retraite. Pour une meilleure efficacité de la lutte antiterroriste, il fallait que le patron de la police ait la même envergure que le général qui dirige la gendarmerie ou le chef des services de renseignements. Et, assurément, Ali Tounsi était la perle rare, car il ne pouvait être impressionné par les généraux Abbas Ghezaïel (alors patron de la gendarmerie) et Mohamed Médiène (chef du DRS). » En quelques années, Tounsi fait un travail considérable, modernisant la police, améliorant son efficacité en matière de renseignements, la dotant d’équipements et de matériel d’écoute sophistiqués. Le retour de Bouteflika aux affaires conforte sa position, car il signifie la reconstitution du trio sécuritaire des années 1970 : Yazid, Toufik et Ghouti.
Avec lui à sa tête, la police est plus que réhabilitée. Tounsi est un républicain accompli. Moderniste, il féminise l’institution (9 000 femmes, de l’agent de circulation à la divisionnaire, font aujourd’hui partie de la police). Et si dans les commissariats algériens, comme ailleurs, on continue de distribuer quelques baffes, les accusations de torture ne sont plus qu’un vieux souvenir. Dans un pays qui se caractérise par la multiplication de jacqueries et d’émeutes, les morts et les blessés sont plus nombreux parmi les forces de l’ordre que parmi les manifestants. Malgré un bilan flatteur, Tounsi est régulièrement la cible de campagnes de déstabilisation : pétitions d’officiers de police marginalisés, lettres ouvertes dénonçant son passé de collaborateur de l’armée française… Mais tel un roc Tounsi fait face. Et reste droit dans ses bottes.
Jeudi 25 février 2010. Chouïeb Oultache, chef de l’unité aérienne de la police, est convié à une réunion à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Sur le chemin, il parcourt la presse du jour et constate qu’un article du quotidien arabophone En-Nahar lui est consacré. Il y apprend qu’il va être suspendu de ses fonctions pour une affaire de malversations autour d’un marché d’équipement informatique destiné à la police et négocié, pots-de-vin à la clé, par un de ses fils. Qui est Chouïeb Oultache ?
Marché fatal
Né en 1946, Chouïeb Oultache a fait carrière dans l’aviation militaire. Pilote d’hélicoptère, il fait la connaissance d’Ali Tounsi dans les années 1980. Même passion pour le sport, même penchant pour les plaisirs de la vie, les deux hommes se lient d’amitié malgré leur différence d’âge. Comme Tounsi, Oultache est mis prématurément à la retraite. Tounsi n’est pas homme à laisser choir ses amis. Cela tombe bien : à son retour, il envisage de doter la police d’une unité de surveillance aérienne. En 2003, il recrute le colonel pour lui confier ce projet. Oultache accomplit un travail admirable. Très vite, l’unité hélico devient opérationnelle. À telle enseigne que des unités similaires sont envisagées pour les grandes agglomérations de l’intérieur du pays. Oultache participe également à l’introduction des technologies de pointe dans les services de police et à la mise en place d’un système intranet. Et c’est ce marché qui provoquera l’irrémédiable.
Trois balles dans la tête
Le colonel Oultache arrive donc au siège de la DGSN, situé au cœur du quartier populaire de Bab el-Oued. On ne pénètre dans le bureau de Tounsi qu’après avoir été annoncé, et c’est ce dernier qui, de l’intérieur, actionne l’ouverture de la porte d’entrée. Oultache se présente au secrétariat du directeur général, au quatrième étage, sans éveiller les soupçons des deux gardes du corps de Tounsi, qui ne le fouillent pas. C’est certes un subalterne, mais c’est un « ami du patron ». Le patron de la police n’a aucune raison de se méfier de son ami et voisin (ils habitent le même quartier de Djenane el-Malik, sur les hauteurs d’Alger). À l’issue d’une discussion houleuse entre les deux hommes, Oultache dégaine son pistolet et fait feu à trois reprises sur la tête de son ami et bienfaiteur, ne lui laissant aucune chance. La pièce étant insonorisée, les détonations ne sont pas perceptibles de l’extérieur. Oultache sort du bureau et demande à la secrétaire de convoquer deux directeurs centraux. Ce n’est que lorsqu’il tire sur l’un d’eux que les gardes réalisent le drame et ripostent, atteignant Oultache de deux balles. Il sera sauvé par une opération en urgence. Après la stupeur des premiers instants et le deuil, Zerhouni a annoncé le nom d’un directeur général par intérim (il faut que l’institution survive à ses dirigeants, credo de Boumédiène). Il s’agit d’Abdelaziz Afani, patron de la police judiciaire. Maigre consolation pour le policier de base : c’est un fils de la maison qui succède à Tounsi, et celui qui l’a assassiné n’en est pas un.

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17th March 2010 22:55 #122
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Kader Abderrahim :
Mercredi 17 Mars 2010 -- L’Algérie vient de connaître un nouvel épisode de la violence qui la ronge depuis près de vingt ans. Le chef de la Direction générale de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, aurait été abattu dans son bureau par un proche collaborateur. La version officielle, du ministère de l’Intérieur, rapporte que le colonel Chouïeb Oultache aurait tiré sur son directeur dans un accès de «démence». On est placé d’emblée à un niveau où l’acte commis serait un simple fait divers. L’analyse des faits ne résiste pourtant pas à cette présentation, ni à la volonté du régime de masquer ses divergences internes. En réalité les dissensions entre l’ex-chef de la police et le ministre de l’Intérieur sont anciennes. Leurs divergences se sont souvent « étalées » publiquement. Pour les responsables de l’Etat, en effet, la police a toujours été un enjeu crucial dans le contrôle de l’appareil répressif, et elle a été dirigée par des personnalités de premier plan : Ahmed Draïa et Tayeb Larbi, tous deux membres du conseil de la révolution, plus tard Hedi Khediri proche de Chadli Bendjedid, ancien président de la République. Dès avant l’indépendance du pays, dans les maquis, lors du congrès de la Soummam en août 1956, les dirigeants du FLN posent les fondements de l’Etat algérien. Parmi les principes édictés « la primauté du politique, sur le militaire ». Ces derniers mettront alors tout en œuvre pour parvenir à s’imposer et à être au centre du jeu politique. Les apparences seront préservées jusqu’au coup d’Etat de juin 1965 contre le président Ahmed Benbella, orchestré par le colonel Houari Boumediène, ministre de la Défense. Déjà marginalisés, les civils et les institutions vont devenir des chambres d’enregistrement.
Dans ce contexte, la police a toujours été utilisée pour assurer le fichage de la population, la surveillance des campus, le harcèlement des berbéristes… Sa mission se limitait à collecter le renseignement qui était transmis à d’autres services de l’armée, cette fois, pour y être traité. Dans toutes les périodes cruciales, l’armée prend ainsi le relais et assure la pérennité du régime-FLN. La notion de maintien de l’ordre n’appartient pas à la culture locale et le concept de police républicaine a toujours échoué sur les intérêts de certains militaires préoccupés avant tout par leurs prébendes. C’est pour ces raisons que la police a toujours fait l’objet d’une grande méfiance de la part des barons du régime. La police est le parent pauvre du système répressif. Les policiers mal formés, mal payés, sont issus de milieux modestes et en contact permanent avec les Algériens, ils sont plus sensibles aux conditions de vie de leurs compatriotes. Et comme la plupart des corps sociaux la police est gangrenée par la corruption qui du bas de l’échelle jusqu’à la direction est l’objet de toutes les concussions. L’assassinat d’Ali Tounsi a eu lieu sur fond de rivalité entre le triumvirat composé par le ministre de l’Intérieur, le chef des Renseignements de l’armée et le Directeur de la police, entraînés tous les trois, à des niveaux divers, dans une guerre pour la reprise en main d’un système qui leur échappait et dont le centre de gravité se situe de plus en plus à la Présidence. Bouteflika et ses proches tentent en effet depuis des mois de marginaliser « les sécuritaires » pour dépouiller son troisième mandat des oripeaux de la guerre et de la violence. À noter que dans cette tentative le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, est l’un des soutiens les plus précieux du chef de l’Etat.
Historiquement, l’Algérie a toujours connu des phases de flux et de reflux de la violence, mais le système a géré ces contradictions internes en cherchant des compromis. La situation a été bouleversée par la mondialisation et certains décideurs n’ont pas compris qu’ils devaient, aujourd’hui, composer avec des éléments exogènes au sérail. Cette nouvelle approche des rapports de force est appréciée différemment selon que l’on appartient à tel ou tel service de l’armée, de la police ou que l’on soit membre du gouvernement. Dans cette nouvelle bataille pour le pouvoir, que se livrent les anciens combattants de la guerre d’indépendance deux tendances s’affrontent. Les nationaux-républicains se veulent fidèles à l’esprit de novembre 54, et rejettent toute idée de faire entrer l’Algérie dans un processus où elle perdrait partiellement sa souveraineté. Ils se définissent volontiers comme les « Prussiens du Maghreb ». Les « barbéfélènes » sont de leur côté favorables à une ouverture politique vers les islamistes patriotes. Ils ne seraient pas hostiles à des relations stratégiques renforcées avec l’Europe et les Etats-Unis, à condition que l’Algérie devienne un interlocuteur privilégié. Leur modèle serait une évolution à la turque. Ce sont ces différentes visions de l’Algérie qui n’ont cessé de se provoquer depuis l’indépendance du pays, et qui, aujourd’hui, ne parviennent plus à trouver de compromis. Dans l’immédiat, chacun estime qu’il faut se contenter de gérer cette crise, avant l’émergence d’un nouveau modèle.
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20th March 2010 01:22 #123
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جمّد المدير العام للأمن الوطني، بالنيابة، عفاني عبد العزيز، الحركة التي كانت مرتقبة في سلك رؤساء الأمن الولائي، وكذا حركة التحويلات في صفوف الشرطة ما بين الولايات والتي جرى الإعداد لها من قبل المدير العام الراحل، علي تونسي، وفضل المدير العام بالنيابة قرار التجميد على خلفية انتظار تعيين مدير عام جديد ليقول كلمته فيها.
أفادت مصادر مسؤولة لـ''الخبر''، أن المدير العام للأمن الوطني، المعيّن بالنيابة، عميد شرطة أول، عفاني عبد العزيز، منذ اغتيال العقيد علي تونسي في 25 فيفري الفارط، جمّد حركة التحويلات التي تقررت على سلك الأمن الولائي قبل نهاية العام الماضي، وكان مرتقبا لها أن تعرف التجسيد في الأيام القليلة الماضية بعد التأشير عليها من قبل علي تونسي ووزير الداخلية نور الدين يزيد زرهوني.
وتأجلت حركة سلك الأمن الولائي عدة مرات قبل مقتل العقيد علي تونسي، وكان مفترضا أن تمس الحركة قرابة 30 رئيسا للأمن بولايات مختلفة بين التحويل وإنهاء المهام والإحالة على التقاعد. وتعطلت بسبب بعض التعيينات المهمة على مستوى العاصمة، أهمها المصلحة الولائية للشرطة القضائية، لكن الإشكال تم تجاوزه قبل أسابيع، وفضل المدير العام المكلف بالنيابة، عفاني عبد العزيز، تجميد الحركة إلى غاية تعيين خليفة تونسي.
واكتفى الفقيد علي تونسي بحركة ضيقة في سلك الأمن الولائي قبل أسابيع بعد ''غربلة'' مطوّلة على قوائم المرشحين أدت لتأجيل الحركة الموسعة، وضمت ستة أسماء جرى تعيين خمسة منها في مناصب شغلوها بالنيابة لفترة. وشملت العملية فقط تحويل رئيس الشرطة القضائية لأمن دائرة بومرداس، عميد أول بداوي علي، في منصب رئيس أمن ولائي بالأغواط. فيما خمسة رؤساء أمن ولائي كانوا يشغلون مناصبهم بالنيابة منذ فترة زمنية، جرى ترسيمهم في تلك المناصب. وفضلت مديرية الأمن أن تقتصر الحركة مبدئيا على ترسيمات لمسؤولين في مناصب قيادية في انتظار حركة شاملة. وكان مطروحا أن تحيل الحركة أربعة رؤساء أمن ولائي على التقاعد وإنهاء مهام ثلاثة والبقية يتعرضون لتحويلات عادية بين ولاية وأخرى.
وذكرت مصادر أن التحويلات التي جمّدت ربما كانت ستمس أكثر من 11 رئيس أمن ولائي، من ولاية غرداية وعين تيموشنت وورفلة وتيزي وزو والبليدة، وكذا رئيس الأمن الولائي لوادي سوف والشلف والبيض وكذلك قسنطينة وعنابة، في حين تشمل البقية بإنهاء للمهام والتحويل على التقاعد. وقد يكون لقرار المدير العام بالنيابة اعتبارات تتصل بـ''الاستقرار'' عقب خطاب وزير الداخلية لرؤساء أمن الدوائر قبل أسبوع، والذي دعاهم فيه إلى مواصلة بعض المشاريع ذات الطابع الاستعجالي، والتي تتطلب متابعة من رؤساء أمن الولايات. لكن قرار التجميد قد لا يرضي كثيرا من إطارات الشرطة التي تنتظر حركة تحويلات موسعة تشمل رؤساء أمن الولايات ومستويات أدنى تمس الضباط وبقية العناصر، ويتردد أن الإعلان عن الإسم الجديد المرشح لتولي المنصب سيتم في الأسبوع الأول من أفريل المقبل.
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21st March 2010 19:59 #124
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Rania Slimane :
Dimanche 21 Mars 2010 -- La veuve de l’ancien Directeur général de sûreté nationale (DGSN), Ali Tounsi, a été entendue, dimanche 21 mars, par le procureur du tribunal de Bab El Oued (Alger), a-t-on appris de source judiciaire. Cette audition s’inscrit dans le cadre de l’enquête en cours sur l’assassinat, le 25 février dernier, de M. Tounsi, par un de ses collaborateurs, le colonel Oultache Chouaïb. Selon nos informations, le procureur de Bab El Oued, qui instruit cette affaire sensible, s’est notamment intéressé au communiqué diffusé, le 3 mars, par la famille du défunt. Dans ce document envoyé à la presse, l’épouse et les enfants de M. Tounsi avaient contesté la version du ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni. Ce dernier avait indiqué que l’assassinat du DGSN était « une affaire personnelle » entre la victime et « l’assassin », le colonel Oultache Chouaïb. Or, selon sa famille, M. Tounsi, « n'avait aucun problème personnel avec son assassin, ni d'ailleurs avec quiconque ». « Son épouse et la famille tiennent à préciser que: le défunt a été assassiné froidement, lâchement et en toute conscience dans son bureau de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, alors qu'il s'apprêtait à tenir une réunion avec les directeurs centraux. Il est mort "debout" dans son bureau, en patriote, au service de l'Etat, dans le cadre de la lutte de la criminalité sous toutes ses formes», a précisé le communiqué. Lors de l’audition, le procureur du tribunal de Bab El Oued a posé plusieurs questions à la veuve d’Ali Tounsi en lien avec le contenu du communiqué et la version des faits avancée par la famille, selon notre source. Il a souhaité notamment savoir si la famille disposait d’éléments pouvant intéresser la justice. Le colonel Oultache Chouaïb, actuellement hospitalisé à l’hôpital Maillot d’Alger, a déjà été entendu il y a quelques jours par le procureur du tribunal de Bab El Oued. Un expert psychiatrique devrait être désigné, selon Tayeb Belaïz, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. La désignation d’un psychiatre se veut être une suite logique pour s’assurer de « la crise de démence », évoquée par le communiqué du ministère de l’Intérieur. Dans le cas contraire, il sera tenu entièrement responsable de son forfait.
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21st March 2010 21:56 #125
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العبارات الغاضبة التي أطلقها العقيد علي تونسي كانت ضد رفيقه وصديقه العقيد شعيب أولطاش وخاطبه بعبارة ''أنتم خونة.. أنتم خونة'' بصيغة الجمع، ولم يقل له أنت خائن بصيغة المفرد، لأن العقيد الشهيد علي تونسي كان متأكدا من أن شعيب أولطاش لم يتحرك بصفة فردية بل كان تصرف مجموعة لم تتردد بعد أسبوع فقط من حرق وتخريب 3000 ملف من أرشيف التحريات الأمنية والقضائية التي تخص ملفات الفساد في وضح النهار وفي أبرز شوارع الجزائر العاصمة. وجاء قرار العقيد شعيب أولطاش بتصفية المدير العام للأمن الوطني الشهيد علي تونسي بعد أيام فقط من تكليفه رسميا المفتشية العامة للأمن الوطني فتح تحقيق معمق بشأن مجموعة من الصفقات التي أبرمها العقيد أولطاش بصفته مدير برنامج العصرنة في جهاز الأمن الوطني منذ سنة 2007. وكانت الصفقة التي أبرمها العقيد أولطاش مع شركة ''ألجيريان بيزنس'' التي يسيرها صهره المدعو ''ت. س'' لتموين المديرية العامة للأمن الوطني بكميات ضخمة من أجهزة الإعلام الآلي، والتي تبين أنها كانت صفقة مبالغ فيها، وتمكنت لجنة التحقيق على مستوى المفتشية العامة للأمن الوطني من الكشف عن تفاصيلها في فترة وجيزة. وفي هذا الشأن، تفيد معلومات متطابقة أن العقيد الشهيد علي تونسي راسل رسميا العقيد شعيب أولطاش وطلب منه في الفاتح فيفري الماضي، أي 25 يوما قبل اغتياله رميا بالرصاص بمكتبه، تقديم توضيحات حول الصفقات التي أبرمها باسم المديرية العامة للأمن الوطني مع مجموعة من المؤسسات، منها تلك التي يعمل فيها أقارب له.
هكذا تمت الجريمة
وسمحت التحريات التي أجرتها مصالح الأمن الوطني حول ظروف الاغتيال، بأن الشهيد علي تونسي تعرض لإطلاق النار بعد دخول أولطاش مكتبه، طالبا إلغاء الاجتماع المتعلق بلجنة عصرنة جهاز الأمن الوطني، والذي كان مقررا أن يحضره رئيس أمن ولاية الجزائر عميد أول للشرطة عبدو ربي عبد المومن ومدير الإدارة العامة عميد أول للشرطة السيد دهيمي.وبعد رفض الشهيد علي تونسي الطلب بادر العقيد أولطاش إلى إطلاق عبارات يائسة لتجنب مواجهة خلال الاجتماع المرتقب أعضاء لجنة العصرنة الذي كان في صراع شديد معهم منذ أشهر، لأن ذلك يعتبر محاكمة له ولرفاقه المتورطين معه. وفي هذه اللحظات، قام الشهيد علي تونسي من مكتبه وبيده وثيقة أدلة تدين أولطاش، وهنا صاح المدير العام للأمن الوطني ''سي الغوثي'' غاضبا، في وجه مدير الوحدة الجوية للشرطة، قائلا له باللغة الفرنسية ''أنتم خونة.. أنتم خونة''.. قبل أن يخرج العقيد أولطاش مسدسا، أثبتت التحريات أنه كان سلاحا ناريا غير مرخص به، وأطلق على الشهيد علي تونسي رصاصتين في الرأس لم ينتبه لدويهما أحد، بسبب أصوات المفرقعات الآتية من ساحة الأمير عبد القادر ساعات فقط قبل ذكرى المولد النبوي الشريف.
أولطاش كان يريد تنفيذ مجزرة
مباشرة بعد ذلك، ومثلما أوردته ''النهار'' في اليوم الموالي للجريمة، طلب الجاني أولطاش من الكاتب الخاص للمدير العام للأمن الوطني لقاء أفراد أعضاء لجنة العصرنة لتصفيتهم جسديا الواحد تلو الآخر بسبب قناعته بأن هؤلاء هم من كشفوا تلاعب أولطاش بأموال المديرية العامة للأمن الوطني، وهو ما تم لكن دون تحقيق رغبة الجاني بسبب تنبه رئيس أمن ولاية الجزائر العميد الأول للشرطة عبدو ربي عبد المومن إلى رغبة العقيد أولطاش تصفيته بالارتماء عليه وشل محاولته إطلاق النار ضده وضد رفاقه من إطارات الأمن الوطني الذين تمكنوا من التحصن في مكاتب مجاورة، الأمر الذي دفع أولطاش إلى العودة إلى مكتب الشهيد علي تونسي الذي كان غارقا في الدماء ويده مرفوعة إلى السماء للاختباء فيه إلى غاية توقيفه من طرف القوات الخاصة للشرطة.
أولطاش لاعب فردي أم جماعي؟!
اكتشف الشهيد علي تونسي في آخر أيامه أن شعيب أولطاش كان منغمسا في لعبة نهب المال العام على مستوى المديرية العامة للأمن الوطني، لكن الاكتشاف الكبير هو أن أولطاش كان يلعب في فريق ''عصابة''، ذلك ما تبين في آخر كلمة للشهيد علي تونسي الذي خاطب أولطاش بصيغة الجمع لأنه يعرف ماذا كان يقول وبالتالي لم يكن لاعبا فرديا. ولم تسعف الأقدار ''سي الغوثي'' من البحث في هوية وتشكيلة هذا الفريق لكن جريمة حرق ملفات 3000 تحقيق أمني وإداري في الأمن المركزي بالعاصمة بيّنت في أقل من أسبوع أن الفريق ''محترف'' وقادر على الضرب بقوة في التوقيت الذي يريد والمكان الذي يرغب.. قضية للمتابعة.
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21st March 2010 22:00 #126
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Dimanche 21 Mars 2010 -- « Vous êtes des traitres…vous êtes des traitres », étaient les derniers mots du martyr Ali Tounsi avant de succomber aux balles assassines, tirées dans son bureau par le colonel retraité Chouaïb Oultache, après que ce dernier s’était rendu compte que le Directeur général de la sûreté nationale était déterminée à lutter contre la corruption à tout les niveaux. Les cris de colère du colonel Ali Tounsi étaient destinés à son compagnon et ami le colonel Chouaïb Oultache à qui il avait dit « Vous êtes des traitres…Vous êtes des traitres » en utilisant le pluriel et n’avait pas dit « tu es un traitres », puisqu’il était sur que Chouaïb Oultache n’a pas agit de façon individuelle mais plutôt au nom d’un groupe qui n’a pas hésité, une semaine après, à mettre le feu à 3.000 dossiers des archives des enquêtes judiciaires relatives aux dossiers de la corruption, en plein jour à une des grandes avenues d’Alger.
La décision du colonel Oultache de liquider le directeur général de la sûreté national, le colonel martyr Ali Tounsi, quelques jours seulement après que ce dernier avait chargé l’inspection générale de la sûreté nationale d’ouvrir une enquête approfondie sur un nombre de marchés conclut par le colonel Oultache en sa qualité de directeur du programme de modernisation de la sûreté nationale depuis 2007. Le marché conclut par le colonel Oultache avec la société « Algerian Business », gérée par son beau frère nommé « T. S. » pour équiper la direction générale de la sûreté nationale en matériel informatique. Le contrat s’avère être exagéré et la commission d’enquête au niveau de l’inspection générale de la sûreté nationale a dévoilé les détails la concernant dans un temps très court. Dans ce sens, et selon des informations concordantes, le colonel martyr Ali Tounsi avait écrit une correspondance officielle au colonel Chouaïb Oultache lui demandant, le premier février dernier, soit 25 jours avant son assassinat par balle dans son bureau, de fournir des explications sur le marché conclut au nom de la direction générale de la sûreté nationale avec un des sociétés, parmi lesquelles celle gérée par son proche.
L’enquête menée par les services de la sûreté nationale sur les conditions de l’assassinat, a permis de révélé que le colonel Ali Tounsi a fait l’objet de cous de feu, après l’entrée de Oultache dans son bureau, lui demandant d’annuler la réunion à propos de la commission de modernisation de la sûreté nationale, auquel devait prendre part le chef de la sûreté de la wilaya d’Alger, Abdou Rabi Abdelmoumen et le directeur de l’administration générale de la police M. Dehimi. Le colonel Tounsi refusa sa demande. Lorsque le colonel Tounsi se leva de son bureau en tenant dans sa main le document contenant les preuves sur l’implication de Oultache en criant à son adresse « Vous êtes des traitres… Vous êtes des traitres », Oultache sort une arme, non autorisée, et lui tira deux balles dans la tête que personne n’entendit puisque leur son s’était mêlé au bruit des pétards à la place émir Abdelkader quelques heures seulement avant la fête du Maoulid Ennabaoui.







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