Jeudi 11 Mars 2010 -- Ahmed Ouyahia a demandé, jeudi 11 mars, au conseil national du RND d'analyser « les attaques » externes contre l'image de l'Algérie et la dignité des voyageurs algériens. « Il reviendra à cette session d'analyser la signification d'une série de phénomènes qui se manifestent actuellement et comprendre leurs objectifs réels », a dit M. Ouyahia à l'ouverture des travaux de la troisième session ordinaire du Conseil national de son parti, jeudi à Alger.
« Qu'il s'agisse des attaques qui se succèdent de l'extérieur, pour remuer le couteau dans la plaie de notre lutte solitaire contre le terrorisme, ou pour porter atteinte à l'image de notre pays et à la dignité de nos citoyens se rendant à l'étranger », a-t-il ajouté. M. Ouyahia fait allusion à la présence de l'Algérie sur les listes américaine et française des pays à risque et la relance en France de la polémique sur la mort des sept moines de Tibhrine en 1996 à Médéa.
Le Premier ministre ne s’est pas contenté de pointer du doigt, sans les nommer, « les ennemis externes » de l'Algérie. M. Ouyahia a fait de même pour les « ennemis internes ». Il a appelé à comprendre les objectifs « des réactions sournoises de certains lobbies, en relation avec les intérêts extérieurs, pour contrer la volonté de l'Etat de préserver les capacités financières du pays et de redresser le tissu économique, en un mot, de servir les intérêts du peuple et œuvrer pour l'avenir de la nation ». Par ses propos, le Premier ministre vise sans doute les adversaires algériens des mesures prises en 2009 pour réduire les importations contenues dans la Loi de finances complémentaires (LFC) entrée en vigueur fin juillet dernier.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de comprendre « les tentatives de déstabiliser le moral de la population par le biais de rumeurs fantaisistes sur des clivages au sein des institutions de la République, ou même par des rumeurs abjectes sur la santé du chef de l'Etat ». Il veut également comprendre « l'agitation sociale entretenue dans certains espaces du service public, en dépit des efforts faits par l'Etat pour répondre aux attentes des fonctionnaires ». « Je pense que tout cela est lié et exige de nous vigilance et réaction », a-t-il affirmé.
M. Ouyahia vise les syndicats autonomes des secteurs de l'éducation nationale et de la santé publique, qui ont déclenché des grèves ces derniers mois pour réclamer de meilleurs salaires. Enfin, Ahmed Ouyahia a réitéré le soutien "actif" du RND au président Abdelaziz Bouteflika pour la mise en œuvre de son programme.
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11th March 2010 17:51 #1
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Les messages d'Ahmed Ouyahia aux « ennemis » de l’Algérie
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12th March 2010 19:59 #2
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Riyad Hamadi :
Vendredi 12 Mars 2010 -- Ahmed Ouyahia a évoqué, vendredi 12 mars, au cours d'une conférence de presse à Zeralda sur la côte Ouest d'Alger, plusieurs dossiers sensibles : les relations avec de la France, la situation au Sahel et les rapports avec le Mali, les rumeurs sur la mort du président Bouteflika et l'assassinat du DGSN Ali Tounsi. Le secrétaire général du RND, qui s'exprimait à l'issue de la 3ème session de son parti, a conditionné l'approfondissement de la relation franco-algérienne par la reconnaissance par la France de ses crimes durant la période coloniale en Algérie. « Les relations algéro-françaises existent depuis le 5 juillet 1962 et leur passage à l'exception, comme cela a été demandé par la France, a un prix et il est connu. Il y a la question du passé qui doit faire l'objet d'une reconnaissance », a-t-il dit.
Le patron du RND a traité le président du Front national (extrême droite française) de criminel en réaction à l'affiche électorale anti-algérienne de ce parti. « Le FN a été derrière l'attentat à l'explosif perpétré en 1973 contre le consulat algérien à Marseille, ainsi que l'attentat meurtrier contre des émigrés algériens dans cette ville à la même période », a dit M. Ouyahia en s'interrogeant: « est-ce que vous vous attendez à mieux de la part d'un criminel. Subitement, on s'étonne devant ce que fait le FN ».
Autre dossier diplomatique sensible abordé par M. Ouyahia : la relation avec le Mali. Elles se sont détériorées au lendemain de la libération par Bamako de deux terroristes en échange d'un otage français sous la pression de Paris. Le premier ministre a souligné que « les relations entre les deux pays sont très anciennes ». « Ne pensez pas qu'on est entré en guerre contre ce pays voisin avec lequel nous partageons des intérêts très importants », a-t-il dit. Le problème qui s'est posé avec le Mali, est du à la libération de « deux terroristes qui ont été arrêtés au moins depuis une année et dont l'Algérie avait demandé l'extradition à maintes reprises », sans résultats, a déploré M. Ouyahia. Le conseil national du RND a exprimé « son rejet de toute velléité d’ingérence extérieure dans la région du Sahel sous couvert de la lutte contre le terrorisme, convaincu que ces tentatives n’auront pour résultat que de transformer la sous région en foyer de tension grave ». Il a condamné « les compromissions à courte vue avec le terrorisme, à travers la libération de criminels condamnés par la Justice de leur pays, en violation de conventions judiciaires, et à travers le paiement de rançons aux terroristes, en négation de la résolution pertinente du Conseil de Sécurité prohibant de tels actes ».
Au plan national, le secrétaire général du RND a nié l'existence de luttes au sommet de l'Etat. « Tout va bien », a dit M. Ouyahia. Il a accusé des mains étrangères d'être derrière les récentes rumeurs sur la mort du Président et celles expliquant l'assassinat du directeur de la police Ali Tounsi par des luttes internes au sein du régime. « Ces mains étrangères veulent créer la zizanie dans le pays », a ajouté M. Ouyahia. L'assassinat d'Ali Tounsi est un crime qui n'a aucune relation avec de prétendues luttes d'appareils", a-t-il précisé. Le pouvoir algérien fonctionne « normalement » loin de toutes luttes au sommet de l'Etat, selon M. Ouyahia. Le Premier ministre a aussi abordé la lutte contre la corruption en affirmant que l'opération est menée « collectivement » par la République sous la direction du chef de l'Etat.
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13th March 2010 00:05 #3
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Samedi 13 Mars 2010 -- Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a dénoncé hier ce qu’il qualifie de campagne de déstabilisation menée depuis l’extérieur par des cercles visant le pays. Lors d’une conférence de presse tenue à la Mutuelle des matériaux de construction à Zéralda, en marge du conseil national de son parti, Ahmed Ouyahia a estimé que des gens de l’intérieur et de l’extérieur se sont érigés en meneurs de cette campagne de déstabilisation. Cependant, Ouyahia, qui a porté en la circonstance sa double casquette de chef du RND et de Premier ministre, ne désigne pas les responsables directs de cette campagne, se contenant d’évoquer les rumeurs sur l’état de santé du chef de l’Etat et de son frère, les pressions extérieures, les attaques portées contre des symboles du pays par des cercles en France et les vagues de protestation touchant de nombreux secteurs ainsi que l’inscription de l’Algérie sur la liste noire américaine concernant les déplacements de ses ressortissants. Le responsable du RND recommande l’édification d’un bloc commun pour faire face à ces attaques. «Plus nous serons une maison soudée, plus nous serons respectés de l’extérieur», a-t-il souligné. «Pourquoi cette politique de lâches», s’est-il interrogé. Le chef du RND a appelé ses cadres à «analyser la signification d’une série de phénomènes qui se manifestent actuellement et à comprendre leurs objectifs réels».
Ahmed Ouyahia s’est exprimé sur le différend avec le Mali après la libération de deux terroristes recherchés par le gouvernement algérien. «Ne pensez pas que nous sommes rentrés dans une guerre contre le Mali, un pays avec lequel nous avons des relations très anciennes», a-t-il lancé. Le problème, dit-il, est que l’Algérie est liée au Mali par une convention de coopération judiciaire. «Malheureusement, le fait de ne pas avoir donné suite à la demande algérienne d’extradition de ces deux terroristes a amené le Mali à se retrouver dans cette situation», précise-t-il encore en s’abstenant de commenter le rôle de la France : «Ne pensez pas que les affaires internationales sont des affaires de coquetterie ou des comparaisons de situation.»
Sur un autre sujet, Ahmed Ouyahia a affirmé, concernant la déclaration de patrimoine dans la lutte contre la corruption, qu’«il y a suffisamment de mécanismes de vérification et de suivi. La lutte contre la corruption n’est pas une affaire de cafés mais une affaire d’institutions», a-t-il insisté. Ouyahia espère que «la dynamisation de la lutte contre la corruption et ses résultats avec l’ouverture des dossiers provoquent une satisfaction, un soutien car si le boulot n’avait pas été fait, vous n’en auriez pas eu vent», a-t-il souligné, balayant au passage l’idée d’une lutte de clans au sommet. «La lutte contre la corruption est menée par les institutions de la république collectivement, sous la direction du chef de l’Etat. Laissons la police judiciaire et la justice faire leur travail souverainement», lâche encore Ouyahia.







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