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  1. #36
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    Lamine Chikhi:


    ALGIERS, March 30, 2011 (Reuters) -- Algeria's prime minister on Wednesday denied the country was in a political crisis sparked by unrest in the Arab world but acknowledged public anger over unemployment and a lack of housing. Algeria, one of the biggest suppliers of natural gas to the European Union, has seen a wave of strikes and protests over the past few months, though they have yet to coalesce into the kind of uprising that toppled leaders in Egypt and Tunisia. Pressure has been building from government opponents, and also from inside the ruling establishment, for far-reaching political reform to ease tensions and for new blood to be brought into the government. But Prime Minister Ahmed Ouyahia rejected comparisons between Algeria and other Arab countries convulsed by popular revolts. "There is no political crisis in Algeria," he said on state television. "There is a big difference between Algeria and other Arab countries in terms of democracy." "The social front is in a state of ferment because of unemployment and a lack of housing," he said. "We still have corruption in Algeria." But he said the government was working to get to grips with the problems. "Algeria's top priorities are social and economic," Ouyahia said. Algeria's opposition, backed by some senior figures within the ruling elite, say the country's leadership is drifting in the face of strikes and protests and needs to set out a clear agenda of political reform to reassert control. There have been widespread reports in the local media that President Abdelaziz Bouteflika, 74, is preparing a government reshuffle, which may involve replacing Ouyahia, but this has not been officially confirmed. In a concession to his opponents, Bouteflika has lifted a 19-year-old state of emergency, promised unspecified political reforms and offered to open up tightly controlled state media to dissenting voices. Ouyahia made his remarks in a political discussion programme on state television, in itself a sign of the changes in Algeria, where debate is rarely played out in the state-run media.

  2. #37
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    Hamid Guemache :


    Mercredi 30 Mars 2011 -- Il a parlé. Enfin. Ahmed Ouyahia s’est exprimé ce mercredi soir sur la télévision nationale pour la première fois depuis le début des révoltes dans les pays arabes et des émeutes qui ont secoué l’Algérie, début janvier. Des émeutes qui ont débouché sur une série de protestations sociales et politiques dans tout le pays, avec des grèves, des rassemblements et des tentatives de marches populaires. M. Ouyahia n’a pas choisi la chaîne terrestre ni Canal Algérie, les deux chaînes les plus captées par les foyers en Algérie et à l’étranger. Il a opté pour A3, une chaîne moins diffusée. Lors de l’émission «Invité de l’heure de l’A3», Ahmed Ouyahia, invité en tant que secrétaire général du RND, a répondu à plusieurs questions : la révision de la constitution, l’ébullition sociale, la crise politique, la corruption, l’économie nationale ainsi que ses relations en tant que Premier ministre avec le président Abdelaziz Bouteflika. Il a également démenti les rumeurs sur sa démission et parlé de la Libye et du vent de révolte qui souffle sur les pays arabes depuis fin 2010.

    Pas de crise politique en Algérie

    Pour Ahmed Ouyahia, il n’y a pas, en Algérie, de crise politique majeure nécessitant la dissolution du Parlement et le départ du gouvernement. «Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n’avons pas d’opposants politiques en prison, ni d’exilés politiques. Le développement économique profite à toutes les régions du pays, même Bord Badji Mokhtar est devenue une petite ville», a expliqué M. Ouyahia. Le patron du RND a dit que son parti était contre l’arrivée au pouvoir par les crises en se réaffirmant son respect pour les principes de la démocratie et la vérité des urnes. «On n’est pas contre la dissolution du parlement et le départ du gouvernement parce qu’on n’est pas en crise politique», a insisté M. Ouyahia. Il s’est prononcé contre la Constituante qui serait, selon lui, le reniement de tout ce qui a été fait depuis l’indépendance. «La constitution, c’est‑à‑dire remettre tout à plat. Après va‑t‑on s’entendre sur quel type d’État ? Islamique, laïc, républicain ?», s’est‑il interrogé. Ahmed Ouyahia s’est prononcé pour une révision profonde de la Constitution et l’instauration d’un système semi‑présidentiel. «Le système parlementaire peut être viable dans 50 ans en Algérie, mais aujourd’hui il provoquera la paralysie du pays», a‑t‑il estimé. Il a indiqué que si le MSP n’était pas content de l’Alliance présidentielle, il n’était pas obligé d’y rester. Le Premier ministre a démenti toutes les rumeurs sur sa démission et affirmé : «Je suis un serviteur de l’État et je suis fier de le faire».

    Les émeutes provoquées par les barons de l’informel

    Le chef du RND a reconnu l’existence d’une crise sociale dans le pays. «Le front social est en ébullition», a‑t‑il dit. Les aides sociales de l’État restent insuffisantes malgré leur importance, la crise du logement n’a pas disparu, a‑t‑il dit. «Il y a un problème de transparence dans le logement», a ajouté M. Ouyahia. Concernant les étudiants qui demandent la suppression du système LMD, il a répondu : «Il y a 600.000 étudiants inscrits au LMD. Comment peut-on supprimer ce système ?». Le premier ministre a accusé certaines parties sans les nommer de chercher à transférer le conflit politique sur le terrain social. Ahmed Ouyahia est revenu sur la crise du sucre et de l’huile. Il a dit que les émeutes ont été préfabriquées à 60% par les barons de l’informel, sans donner de noms, ni de précisions. Il a justifié le report de l’utilisation du chèque dans les transactions commerciales supérieures à 500.000 dinars par la nécessité de stabiliser le pays. M. Ouyahia a reconnu la puissance des tenants du commerce informel et leur grande capacité de nuisance sur la stabilité du pays. «La contrebande et l’informel, si on les combat frontalement, on risque de déstabiliser le pays. On le fait par tranches», a‑t‑il dit. Le premier ministre s’est aussi interrogé sur la destination finale de l’argent liquide qui sort de la banque d’Algérie et qui ne revient pas, provoquant la crise de liquidités dans les bureaux de poste. Il a parlé aussi de la hausse de l’euro sur le marché noir en accusant les barons de l’informel et les contrebandiers d’être derrière. «Durant les années 1990, 90% des registres de commerce de l’import‑import étaient basés à Baraki, la Montagne, des quartiers (d’Alger) où il fallait mobiliser des brigades de gendarmerie pour effectuer des contrôles», a expliqué M. Ouyahia qui a affirmé que l’instabilité ferait l’affaire des «khalatine» (perturbateurs). «L’État n’est pas contre les jeunes, mais il l’est contre ces barons», a‑t‑il ajouté.

    Corruption, aide de l’État aux entreprises

    Évoquant les enquêtes sur la grande corruption à Sonatrach et dans la réalisation de l’autoroute Est‑Ouest, M. Ouyahia a souligné que les affaires de corruption n’ont pas été révélées par la presse ou par des détectives privés, mais plutôt par les services de l’État. Sur l’économie, le Premier ministre a expliqué que les aides accordées par l’État au secteur public étaient destinées à relancer les entreprises publiques pour sauvegarder des emplois. «Le secteur privé est en développement. Il est dominé à 90 % par des entreprises filiales et n’est pas présent sur tout le territoire, malheureusement !», a expliqué M. Ouyahia qui a répondu aux patrons privés qui veulent bénéficier également des aides de l’État. «Nous accordons des aides au secteur public parce qu’il appartient à l’État. Si ces entreprises font des bénéfices, l’État va en bénéficier. Nous sommes prêts à aider le privé à condition qu’il accepte d’ouvrir son capital à l’État». Au sujet de l’accord d’association avec l’UE, le Premier ministre a expliqué que les négociations actuelles portent sur le report de la date d’entrée de la zone de libre échange fixée à 2017. «On peut négocier le report ou le retrait, mais on ne peut pas se retirer», a‑t‑il dit.

    Le chef, c’est Bouteflika

    Sur la gestion de la crise sociale, le Premier ministre a dit que le gouvernement «ne peut pas tourner le dos à la société». «La stabilité n’a pas de prix», a‑t‑il dit, en reconnaissant que la facture sociale est élevée ! «J’essaie d’attirer l’attention sur les mesures prises, mais il y a un chef à la maison», a expliqué M. Ouyahia. Le chef, c’est évidemment le président Abdelaziz Bouteflika ! Le Premier ministre s’est interrogé sur l’incapacité des gouvernements algériens successifs à réduire la dépendance du pays vis‑à‑vis des hydrocarbures : «Il n’y a pas que les responsables qui ont échoué. C’est aussi une question de mentalités». Sur ses ambitions présidentielles, le patron du RND a paraphrasé l’ancien président français Giscard D’Estaing qui a dit un jour : « Il y a un destin entre moi et la présidence». Comprendre : pour Ouyahia, le Palais d’El Mouradia est une question de destin. Enfin, le Premier ministre a donné la position de son parti sur les révoltes qui secouent les pays arabes et particulièrement la Libye. «Ce qui se passe dans ces pays les concerne. Ce sont leurs affaires internes. Pour la Libye, nous sommes contre l’utilisation de la violence pour régler les problèmes. Nos préoccupations sont liées à la stabilité de la région, la sécurité de nos frontières, le développement du terrorisme et l’avenir de la présence étrangère en Libye».

  3. #38
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  4. #39
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    Rania Hamdi :


    Vendredi 8 Avril 2011 -- Interrogé sur ses intentions de briguer un mandat présidentiel en 2014, le secrétaire général du RND et Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a affirmé, ce vendredi lors d’une conférence de presse à Zeralda (ouest d’Alger), qu’il n’était pas partisan de ceux qui mettent la charrue avant les bœufs. Il a souligné que l’échéance est encore loin. Il a expliqué, néanmoins, que la déclaration, qu’il a faite mercredi 30 mars à l’émission «Débat de l’heure» sur A3 afférente à la «rencontre d’un homme avec son destin», par son souci d’édifier l’opinion publique sur le fait «que personne ne reste à la présidence de la République à vie», sous-entendant ainsi que le président Bouteflika ne briguerait pas un quatrième mandat. Il a informé, en outre, que son parti se positionne contre le régime parlementaire. Il recommande, néanmoins la création de chaînes de télévision avec un capital mixte (privé/public). Selon lui, l’État doit garder sa mainmise sur l’audiovisuel pour contrôler la ligne éditoriale et certains programmes contraires à nos mœurs et à notre culture.

  5. #40
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    Zineb Benzita :


    Samedi 7 Mai 2011 -- Les jours du gouvernement Ouyahia sont‑ils comptés ? Le président Abdelaziz Bouteflika n’est pas content du travail de son gouvernement et l’a fait savoir à ses ministres lors du dernier Conseil des ministres tenu le 2 mai. Cette réunion a été particulièrement houleuse, a confié à TSA une source proche du gouvernement. Le Président s’est montré en colère contre les ministres de l’Intérieur, du Commerce et de l’Enseignement supérieur. «La colère était visible sur le visage du Président à l’ouverture du Conseil. Le chef de l’État a demandé d’une façon brutale aux trois ministres d’éviter de se contredire et d’améliorer la gestion de leurs secteurs», affirme notre source. Le Chef de l’État a demandé à ses ministres «de prendre au sérieux les réformes annoncées comme étant des réformes profondes et non formelles et de travailler pour les concrétiser et d’être à la hauteur des aspirations du peuple».

    Au lendemain du Conseil des ministres, Dahou Ould Kablia a été destinataire d’un nouveau message ferme de la part du président Bouteflika. Le Chef de l’État a reproché à son ministre de l’Intérieur ses déclarations successives sur la Libye, notamment celles contenues dans l’interview accordé par le ministre au quotidien Echourouk. Dans cet entretien, Ould Kablia avait prédit des relations tendues avec la Libye si le CNT arrivait au pouvoir dans ce pays voisin. Les déclarations d’Ould Kablia, largement reprises par les médias internationaux, ont considérablement gêné Mourad Medelci. Elles intervenaient en effet au moment où le ministre des Affaires étrangères effectuait une visite importante à Washington. Alger cherche à montrer qu’il ne soutient pas le régime libyen mais avec de telles déclarations de son ministre de l’Intérieur, c’est tout le discours qui était discrédité. Le ministre de l’Intérieur avait déjà été blâmé pour ses déclarations qui ont été interprétées comme un soutien de l’Algérie au régime de Mouaâmar Kadhafi. «Pour l’État algérien, les opposants libyens ne sont pas révolutionnaires. L’Algérie maintient sa position en faveur d’un cessez‑le‑feu, ne soutient aucune partie en conflit et reste contre l’ingérence étrangère et en faveur de l’autodétermination des peuples», a expliqué notre source. Désormais, Dahou Ould Kablia n’a plus le droit de s’exprimer sur la Libye.

  6. #41
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    Dimanche 8 Mai 2011 :


    Au lendemain de la publication de notre article «Bouteflika en colère contre son gouvernement et Ould Kablia blâmé pour ses déclarations sur la Libye», nous avons reçu une mise au point du cabinet du ministre de l’Intérieur. Nous la publions intégralement :

    Après avoir pris connaissance du contenu de l'article signé par votre journaliste Zineb Benzita, M. Dahou Ould Kablia, ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, apporte un démenti formel aux propos et aux allégations relatifs à la colère de M. le Président de la République et aux observations qu'il aurait exprimées à son encontre pour la simple raison que cette réunion du Conseil des ministres n'est pas sortie du cadre de l'ordre du jour préétabli d'une part et n'a en aucune façon traité des relations Algéro‑Libyennes d'autre part.

    Cordialement

    Brahim Djeffal

    Le Chef de Cabinet du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales

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