Mercredi 26 Mai 2010 -- Que deviennent les ministres et les hauts responsables de l’Etat algérien une fois écartés des responsabilités officielles ? Quand ils ne sont plus aux commandes, les hauts cadres de l’Etat algérien préfèrent majoritairement s’exiler et vivre à l’étranger, en Europe et dans les pays arabes. Selon les données d’un rapport officiel réalisé en Algérie et dont TSA a eu connaissance, sur près de 700 anciens ministres et premiers ministres qui se sont succédés aux différents gouvernements depuis l’indépendance, au moins 500 vivent à l’étranger. Hormis quelques exils forcés comme celui de l’ancien premier ministre Abdelhamid Brahimi, tous les autres ont fait un choix volontaire d’aller vivre ailleurs.
Le même phénomène touche les hauts cadres de l’Etat : anciens gouverneurs de la Banque d’Algérie, anciens PDG et vice-présidents de Sonatrach, des généraux à la retraite… A l’étranger, ces anciens hauts responsables algériens exercent comme consultants, enseignants, cadres dans des entreprises, etc. Mais on les retrouve également dans des métiers plus surprenants comme le commerce, l’hôtellerie, la restauration et même la boucherie hallal. Cette tendance à l’exil pose un sérieux problème. Comment en effet un ministre dont le projet après son départ du gouvernement est de partir vivre ailleurs peut-il se consacrer sérieusement au développement d’un pays dans lequel ni lui ni ses enfants ne vivront ? Pour certains ministres, des sujets comme l’insécurité, l’absence de moyens de transports et même de loisirs en Algérie ne constituent pas une véritable préoccupation. Quand ils sont au gouvernement, ils ne sont pas concernés par ces problèmes. Et une fois à l’extérieur du gouvernement, ils partent vivre ailleurs.
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26th May 2010 12:55 #1
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Ministres algériens: après le gouvernement, l'exil
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26th May 2010 15:39 #2
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Djamel Aklil :
Mercredi 26 Mai 2010 -- Tayeb Louh, ministre du Travail et de la sécurité sociale, a eu, mercredi 26 mai, des mots très durs à l’égard des pays développés, accusés de voler «nos ressources humaines et compétences». Intervenant à l’occasion du forum international de la ressource humaine organisée à Alger, M. Louh a déclaré : «je sors du sujet de mon intervention pour vous dire que nous vivons un phénomène qui consiste en le vol de nos ressources humaines par les pays développés qui ont même tenté d’organiser ce vol à travers la loi». Ce phénomène concerne tous les pays en voie de développement, selon le ministre. «Nous avions à l’occasion de rencontres de l’organisation arabe du travail et même dans le cadre de l’union africaine réfléchi à institué un observatoire pour nos compétences», a-t-il révélé.
Selon Tayeb Louh, l’Algérie manque cruellement de formateurs. La stratégie du gouvernement est orientée actuellement vers la «formation des formateurs». «Nous devons en l’occurrence nous appuyer sur nos compétences et ressources humaines établies à l’étrangers (…) Nous devons créer les conditions adéquates pour permettre à ces compétences établies à l’étranger de mieux aider nos pays», a-t-il ajouté. Avant de préciser : «ces compétences constituent un atout et un moyens d’accélérer l’accession de l’Algérie à l’économie fondée sur la connaissance et leur participation à l’amélioration rapide de l’environnement, tant celui de la recherche scientifique, de la technologie que celui de l’investissement incitera au renversement des flux des compétences sans que cela se traduise d’ailleurs nécessairement par leur retour physique».







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