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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Sonia Lyes :


    Mercredi 2 Juin 2010 -- Ferhat Mehenni a annoncé, mercredi 2 juin, avoir formé mardi soir à Paris un «gouvernement provisoire kabyle». Ce «gouvernement», dirigé par Ferhat Mehenni, se compose de neuf ministres. Aucune personnalité connue ne fait partie de cette équipe. «Niés dans notre existence, bafoués dans notre dignité, discriminés sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de notre identité, de notre langue, et de notre culture kabyles, spoliés de nos richesses naturelles, nous sommes, à ce jour, administrés tels des colonisés, voire des étrangers en Algérie», a expliqué dans un communiqué le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK). «Aujourd'hui, si nous en sommes à mettre sur pied notre gouvernement provisoire, c'est pour ne plus subir ce que nous endurons d'injustice, de mépris, de domination, de frustrations et de discriminations depuis 1962», a-t-il ajouté.

    Cette initiative, annoncée le 20 avril dernier, lors de l'anniversaire du Printemps Berbère divise au sein même du MAK. Certains membres de l'organisation en Algérie critiquent la stratégie de Ferhat Mehenni dans son combat pour l'autonomie de la Kabylie. Avant-hier, Ahmed Âït Bachir, membre fondateur du MAK a cosigné avec deux autres militants autonomistes une tribune dans le quotidien El Watan pour dénoncer cette «proclamation intempestive». «Si la situation de la Kabylie est tragique sur les plans économique, social et sécuritaire, elle est toutefois loin d’une situation d’urgence qui pourrait justifier la mise en place d’un pouvoir de fait accompli», commentent-ils. «Tout militant, toute association ou organisation politique kabyle a le droit de parler de la Kabylie, de penser Kabylie, de s’engager ou de proposer des projets politiques. Mais cela n’autorise aucun individu, aussi courageux et éminent soit-il, ni groupe, aussi engagé et sincère soit-il, à s’autoproclamer représentant de la Kabylie, de parler en son nom et d’engager son avenir, s’ils n’ont pas été légitimement mandatés», ont-ils ajouté.

    Ce n’est pas la première fois que Ferhat Mehenni tente d’instrumentaliser la cause kabyle à des fins personnelles. Déjà en 1994, M. Mehenni avait organisé le boycott de l’école en Kabylie avant de partir quelques jours plus tard à Paris où il a inscrit ses enfants dans des écoles françaises. À cette époque, il justifiait ce choix par des considérations de sécurité pour lui et sa famille qui a fini par s’installer définitivement en France. Tout le monde connaît la suite des événements : l’initiative de boycotter l’école a été un désastre pour des centaines de milliers d’élèves de Kabylie. Ils ont perdu une année scolaire. Un sacrifice qui n’a pas servi à faire avancer la cause de la reconnaissance officielle de la langue kabyle. Bien au contraire : le boycott de l’école a fini par discréditer définitivement les militants de la cause berbère et rendre leur action sur le terrain plus délicate. Aujourd’hui, Ferhat Mehenni, un homme sans troupes, tente de se positionner sur le terrain de l’autonomie en instrumentalisant dangereusement le ras-le-bol des populations en Kabylie. Curieusement, il bénéficie d’un appui de Paris - il a été reçu successivement au Quai d’Orsay et à l’Assemblée nationale française - sans faire réagir officiellement Alger.

  2. #2
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    PARIS, June 2, 2010 -- A movement demanding autonomy for Algeria's Kabylia region said Wednesday it had set up a government-in-exile in France to challenge the national leaders in Algiers. "We are setting up our provisional government so that we no longer undergo the injustice, contempt, domination, frustration and discrimination that we have endured since 1962," said the movement's leader, Ferhat Mehenni. Activists in Kabylia, a poor, mountainous eastern region whose inhabitants speak a Berber language, have been demanding autonomy that would recognise their distinct culture since the country won independence from France in 1962. "Our existence denied, our dignity scorned, discriminated against on every level, we have been forbidden our identity, our language, our Kabyle culture," Mehenni said in a statement. "Stripped of our natural riches, we are currently administered like a colony, like foreigners within Algeria." Mehenni, 59, president of the Kabylia Autonomy Movement (MAK), said he was the leader of the provisional Kabylia government, at the head of nine ministers. He said he had been arrested in Algeria for organising unauthorised protests and there was an outstanding court summons for him there.

  3. #3
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    Sonia Lyes :


    Vendredi 4 Juin 2010 -- Ferhat Mehenni veut l’autonomie pour la Kabylie. Saïd Sadi propose la régionalisation pour toute l’Algérie. Le président du RCD a estimé, vendredi 4 juin, que la régionalisation, l’un des thèmes majeurs de son programme politique, reste l’unique solution à la crise multidimensionnelle que traverse le pays. «Pas d’avenir pour le pays en dehors de la régionalisation», a-t-il déclaré dans son discours à l’ouverture des travaux du conseil national de son parti. Cette sortie de Saïd Sadi pourrait être interprétée comme une réponse à l’annonce deux jours plus tôt à Paris du gouvernement provisoire Kabyle, présidé par l’une des anciennes figures du RCD, Ferhat Mehenni. Mais le Président du RCD n’a pas évoqué l’entreprise de M. Mehenni. Evoquant le dernier remaniement ministériel, Saïd Sadi l’a qualifié «d’équilibre instable». «C’est l’Algérie qui a perdu», a-t-il estimé à ce propos. Considérant par ailleurs que «l’histoire est un enjeu politique important», il a qualifié de «bon indicateur politique» son livre Amirouche : Une vie, deux morts, un testament.

  4. #4
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    Sonia Lyes :


    Lundi 7 Juin 2010 -- La création en France du « gouvernement provisoire kabyle » et l’activisme de Ferhat Mehenni dans ce pays agace Alger. Depuis quelques semaines, ce sujet figure sur la longue liste des sujets qui fâchent entre Paris et Alger. Les Algériens ne comprennent pas comment M. Mehenni qui a un statut de réfugié politique est autorisé à mener publiquement des activités politiques en France. Souvent, les pays européens, dont la France, conditionnent l’octroi du statut de refugié politique à un engagement clair à ne pas exercer une activité politique. Selon nos informations, l’ambassade d’Algérie à Paris a déjà protesté officiellement récemment auprès du Quai d’Orsay sur les activités du MAK en France. Le mouvement de Ferhat Mehenni avait notamment organisé un sit-in devant l’ambassade d’Algérie à Paris à l’occasion de la commémoration du Printemps berbère. Depuis le début de l’année, son président a été reçu au Quai d’Orsay puis à l’Assemblée nationale française. Pour les Algériens, cette bienveillance française est synonyme d’un soutien politique au projet séparatiste de M. Mehenni.

  5. #5
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    Yazid Slimani :


    Mercredi 9 Juin 2010 -- Ferhat Mehenni, le président du MAK, a annoncé la semaine dernière à Paris la formation d'un « gouvernement provisoire kabyle » en exil, indiquant que c'était le seul moyen de faire avancer la cause de l'autonomie de la Kabylie. Pour justifier de la légitimité de son action, il s'appuie selon lui, sur la popularité du MAK auprès de la population kabyle, en Algérie et à l'étranger, qui partagerait les positions et la démarche du mouvement. Ferhat Mehenni évoque notamment les sympathisants de son projet en France. Mais quelle est donc la réalité de ce soutien? En France le MAK est plutôt flou sur son activité et le nombre de ses militants. Aucune indication sur ce sujet n'a jamais été communiquée même sur le site internet du mouvement où on peut écouter ou lire les discours des responsables du MAK, mais aucun bilan financier qui pourrait renseigner sur le nombre d’adhérents qui s’acquittent de leurs cotisations. Nous avons également consulté le Journal Officiel français dans lequel les associations les plus sérieuses publient leurs bilans. Là aussi, aucune trace de celui du MAK. Difficile dans ce contexte d'évaluer l'adhésion des Kabyles de France aux thèses de Mehenni, alors qu'évidemment une réussite de son projet passe par ce soutien.

    En ce qui concerne l'Algérie, il est certain que les évènements du Printemps berbère puis du Printemps noir, ont mobilisé la population autour des revendications régionales. Tous les partis et mouvements politiques d'opposition dans la région ont évoqué ces questions ces dernières années plus que dans n'importe quelle autre région du pays. Cependant, si on se fie à la mobilisation des dernières manifestations organisées par le MAK, l'adhésion au projet autonomiste n'est pas aussi évidente et massive que cela. Le 20 avril dernier, ils étaient entre 2.000 et 3.000 au maximum à Tizi Ouzou, avions nous constaté sur place. Loin des chiffres revendiqués par le MAK qui parlait de 40.000 personnes ayant fait le déplacement, comme pour s'auto-convaincre de l'appui de la population de Kabylie. À Béjaïa, même si le MAK avait mobilisé plus que le RCD, la « mobilisation » est relativisée : quelques centaines de marcheurs ont pris part à la manifestation. Ce manque de transparence et ces imprécisions nuisent à l'action et à la crédibilité du MAK. D'ailleurs plusieurs cadres du mouvement ont pris leurs distances ces derniers jours avec le projet lancé par Ferhat Mehenni, affirmant en substance que le leader du MAK ne pouvait revendiquer pouvoir représenter officiellement la Kabylie sans avoir par avance acquis réellement celle des Kabyles. Il reste à Ferhat Mehenni une dernière solution pour se donner une légitimité : la reconnaissance internationale. Elle semble désormais au cœur de sa démarche.

  6. #6
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    June 9, 2010 -- Algerian activist Ferhat Mehenni, the president of the Movement for the Autonomy of Kabylie (MAK) and a well-known singer in his adopted home of France, surprised Algerian political circles June 1st by announcing a new '"provisional government" for his region. "While they denied our existence, violated our dignity, discriminated against us on all levels, we found ourselves deprived of our identity, our language and our Kabyle culture," Mehenni said in his "inaugural speech" as the government's chairman. "Robbed of our natural resources, we are today administered as the colonised; we are even foreigners in Algeria." "Only a government incarnation of Kabylie, giving a voice nationally and internationally, is likely to finally meet all the conditions for resolving the Kabyle", Mehenni said in an interview with the newspaper El Watan published on June 4th. Prime Minister Ahmed Ouyahia on June 2nd dismissed Mehenni's announcement as "nothing but din", according to Le Matin. But Ennahar reported on June 2nd that Algerian authorities had an arrest warrant out for Mehenni.

    Mehenni's "provisional government" consists of himself and nine ministers, including two women. He first announced that such a government would be created in April. Kabylie, a mountainous and poor region east of Algiers where Tamazight is spoken, has been the scene of campaigns to win increased autonomy since the country won independence from France in 1962. Mehenni, a popular folk singer, was a founding member of the MAK in 2001. Another MAK founding member, Ait Ahmed Bashir, denounced Mehenni's plans in articles published in the Algerian press on May 31st. Under the headline "The hasty step of Ferhat Mehenni", Bashir and co-authors said, "While the situation in Kabylie is tragic on the economic, social and security levels, it is far from an emergency situation that might justify establishing a power of an accomplished fact." Respect for diversity within the Kabyle movement "does not allow any individual, as courageous and distinguished as they may be, nor any committed and sincere group, to proclaim themselves the representatives of Kabylie or speak on its behalf, unless properly authorised", said Bashir.

    Representatives of several political parties played down the announcement's impact. "What Mehenni just did has no impact in the [political] arena in Kabylie or elsewhere," National Liberation Front MP Kassi Aïssi told El Watan. Movement for Society and Peace press officer Mohamed Djemaa told Magharebia that the announcement may lead to Mehenni's "isolation". "There's no doubt that [Kabylie] will reject Ferhat Mehenni's extremist positions," he added. Algeria fought against "submission to one of the greatest colonial powers [and] does not belong to a man or a political party that strives to realize fantasies, whether individually or collectively", the president of the Socialist Forces Front, Hocine Ait Ahmed, said a letter read at the party's national council on June 5th. The president of the Rally for Culture and Democracy, Said Saadi, told local press on June 5th that he believes actions such as Mehenni's are "non-issues", adding "[t]he cure must not be worse than the disease".

    Ordinary Algerians contacted by Magharebia gave mixed reactions to Mehenni's announcement. "If I have to choose between the autonomy of Kabylie and Algeria, I would choose Algeria. I can't betray the memory of those who fought in Algeria and were Kabyle, Arab, Chaoui and Mozabites," said Mounir Terraki, a student at the University of Ben Aknoun. "I've always been against autonomy; it's the game of people who want the destruction of this country," said Mohand Aknioune, who is from Tizi Ouzou. More and more of his friends, however, were turning to the MAK, he said. "The language of Mehenni appeals to young people," he said. Nouria Bouzid, who is of Chaoui origins, said the Kabyle people "seem to think that they're the only ones to experience the pangs of misery. They don't see that we're all in this mess, and that we all have to fight together to get out of it." But a student who gave his name only as Idir said that "national unity has not existed since the events in Kabylie in 2001". "People seem to forget that 126 young Kabyle people were assassinated [then] by a corrupt government that has no legitimacy, and that no responsibility has been established for these crimes against humanity", he added.

  7. #7
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    تبرّأت الحكومة الفرنسية من تصريحات المغني فرحات مهني، الذي أعلن قبل أيام تأسيس ''حكومة مؤقتة لمنطقة القبائل'' في باريس، ونفضت حكومة فيون يديها من أي مسؤولية وراء اختيار مهني لباريس لإعلان ''حكومته''. ورفضت أيضا أطروحاته باضطهاد منطقة القبائل قائلة ''الخصوصية الثقافية للقبائل اعترف بها من طرف السلطات الجزائرية، ونحن متمسّكون بسيادة الجزائر على أقاليمها وحدودها الدولية المعترف بها''.

    سابقت الحكومة الفرنسية الزمن قبل أن يتحول إعلان فرحات مهني عما أسماه ''حكومة القبائل'' من باريس، إلى مسؤولية تتحمّل وزرها في علاقاتها مع الجزائر. وتحدث الناطق الرسمي للخارجية الفرنسية، برنار فاليرو في مؤتمر صحفي، أول أمس، عن موضوع مهني بالخصوص وقال ''نحن متمسّكون بالعلاقات النوعية مع الجزائر بما يتماشى وروح تصريحات رئيسنا (ساركوزي) في قمة إفريقيا فرنسا الأسبوع الماضي وكل آمالنا أن نعمل على تعزيز هذه العلاقات''.

    وجاء رد الناطق باسم الخارجية الفرنسية، على سؤال إن كانت باريس لا تخشى أن يؤثر إعلان فرحات مهني عن مشروعه من على الأراضي الفرنسية على تعقيد علاقاتها مع الجزائر، وتابع يقول ''نحن أيضا نتمسّك بسيادة الجزائر الترابية بما فيها حدودها الدولية المعترف بها''، وذهب فاليرو إلى حد مناقشة ما ورد في ''وثيقة التأسيس'' التي كشف عنها مهني ''الخصوصية الثقافية للقبائل اعترف بها كما هي من طرف السلطات الجزائرية، والتي اعترفت باللغة الأمازيغية كلغة وطنية في الدستور عام .''2002 وفي آخر تصريحه قال الناطق باسم الكيدورسي أن ''باريس حيّت أيضا التوقيع على اتفاق التعاون الذي تم بين الجزائر والاتحاد الأوروبي''.

    ويأتي التبرؤ الفرنسي من فرحات مهني، كنفي للمسؤولية ''المكانية'' التي اختارها لإعلان مشروعه (من باريس)، كما تأتي في سياق ورود أخبار عن إرسال الرئيس الفرنسي، نيكولا ساركوزي، للكاتب العام للإليزيه، كلود غيون، في زيارة للجزائر في محاولة ثانية بعد تلك التي جرت في شهر فيفري رفقة مستشاره الدبلوماسي، جون دافيد لوفيت، للإحاطة بالأزمة السياسية الخانقة التي تميز علاقات البلدين منذ أشهر.

    وكانت مشاركة بوتفليقة في قمة نيس، والتصريحات ''الإيجابية'' التي أدلى بها ساركوزي بعد ''المعاملة الخاصة'' التي خص بها الرئيس بوتفليقة دون غيره كما قيل، قد أزالت بعض التوتر، مثلما ذهب إليه الرئيس ساركوزي الذي صرّح بأن لا خلافات مع الجزائر إلا ''الذاكرة''، وطالب بالمزيد من الوقت لكي تأمل الجزائر وباريس بعلاقات متميزة، وقال ''بقي التاريخ بين البلدين، تاريخ معقد وسجّل الكثير من الآلام، والكثير من اللاتفاهم، لذلك من المهم أن يقوم المؤرخون بعملهم بحرية... بالنسبة لي شخصيا حرب الجزائر تاريخ عريض، وشخصيا لم أعش هذه التجربة لأنه لم يكن لي عمر يسمح لي بمعايشتها''، تابع ساركوزي. كما كان وجدّد وزير الخارجية مراد مدلسي التأكيد على شروط الجزائر لتحسين العلاقات مع باريس، وقال إن العلاقات تحتاج إلى تنسيق وتوافق كامل على كل الملفات التي تعود وتظهر من حين إلى آخر.

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