Lundi 4 Octobre 2010 -- L’Algérie est loin de briller par sa gouvernance. La dernière publication de l’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine classe en effet l’Algérie à la dix-neuvième place sur 53 pays évalués. Elle vient derrière, entre autres, le Botswana (3e), le Cap-Vert (4e), l’Afrique du Sud (5e), le Ghana (7e), la Tunisie (8e), le Lesotho (9e), l’Egypte (10e), le Maroc (14e), la Tanzanie (15e), la Zambie (16e), le Mali (17e) et le Burkina Faso (18e). Sa gouvernance, toujours selon l’Indice Ibrahim dont les résultats ont été communiqués ce lundi 4 octobre, reste meilleure que celle notamment du Malawi (21e), de la Libye (23e), du Gabon (28e), du Cameroun (35e), du Niger (37e), de la Mauritanie (38e), du Nigeria (40e), de la Côté d’ivoire (44e), du Soudan (48e)… En tête du classement, on trouve la République de Maurice, suivie des Seychelles (2e). En bas du tableause trouve la Somalie (53e).

L’Indice Ibrahim est un classement annuel de l’ensemble des pays africains basé sur la qualité de leur gouvernance. Il évalue la prestation des biens et services publics délivrés aux citoyens par les pouvoirs publics et acteurs non-étatiques. Il utilise plusieurs indicateurs, regroupés sous quatre catégories principales, à savoir Sécurité et Souveraineté, Participation et Droits de l’Homme, Développement Economique Durable et Développement humain. Il intègre dans ses calculs de nouveaux indicateurs liés notamment à la santé publique, l’eau et l’assainissement. Il se veut ainsi le premier instrument d’évaluation de la gouvernance en Afrique permettant aux citoyens, aux pouvoirs publics et aux différents partenaires du continent d’en évaluer les progrès. La Fondation Mo Ibrahim qui a mis en place cet indice, bénéficie du soutien d’un certain nombre de personnalités de notoriété mondiale issues de différents secteurs. Si elle note une amélioration de la gouvernance en Afrique, la Fondation estime que la manière dont les pays africains sont gouvernés demeure une préoccupation de premier rang.