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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Saïd Sadi : « L’après Bouteflika est engagé »


    Vendredi 15 Octobre 2010 -- Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a estimé jeudi à Alger que «l’après Bouteflika est engagé». Dans un discours prononcé à l’ouverture du conseil national de son parti, Saïd Sadi a égrené un chapelet de faits constituant autant d’indices, à ses yeux, qui témoignent «d’une guerre de tranchées au sommet de l’Etat». «Les grandes manœuvres ont commencé», a-t-il dit. «L’armée a repris les choses en main avec la mise à l’écart de Chakib Khellil et de Zerhouni (…) il y a une remilitarisation des institutions de l’Etat avec la nomination du général Hamel à la tête de la DGSN». Dans ce contexte, il soutient que la «provocation» en Kabylie, paramètre récurrent chez le pouvoir, à travers les affaires du PNUD, de la mosquée de Aghribs et celles des non jeûneurs, participe d’une démarche de diversion, d’enfermement des autorités dans le conservatisme et de «redistribution des cartes au sein du pouvoir». «Il y’a une réorganisation des enjeux et une redistribution des cartes au sein du pouvoir (…) il y’a un antikabylisme (…) et l’instrumentalisation de la région de Kabylie à travers la démarche de fragmentation du pays en vue de faire une diversion», a-t-il dit ajoutant «que le pouvoir veut montrer son enferment dans son conservatisme et sa détermination à étouffer les libertés individuelles».

    Autres indices, selon Saïd Sadi : le silence diplomatique révélateur de «la guerre des tranchées qui a commencé au sommet de l’Etat» et la récente sortie de l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, dont il suggère qu’elle est dirigée contre le FLN. «Ce n’est pas de la prose de Jean Paul Sartre», a-t-il ironisé sur les propos de l’ex-président, mais il s’agit de s’interroger sur le timing choisi pour cette sortie. Pour Saïd Sadi, «tant que les segments sécuritaires seront présents dans la décision politique, c’est toujours l’impasse». C’est pourquoi il exhorte à «éviter le sceau de l’illégitimité aux institutions» à travers l’organisation de scrutins qui obéissent à des «cahiers des charges», sous une «surveillance internationale massive et qualifiée».

    Sur le code communal qu’il a qualifié de «code pénal pour les élus», le président du RCD estime qu’il «réduit les élus à des fonctionnaires subalternes du chef de daïra». Quant au volet sécuritaire, il relève «une connexion entre le terrorisme et la délinquance». M. Sadi n’a pas manqué par ailleurs d’épingler ses détracteurs, «un escroc politique qui se prend pour un étalon de vertu», allusion probablement à un ex-député de son parti, auteur d’une initiative pour une commission d’enquête sur la corruption à l’APN, ou encore «des élites que je qualifie, dit-il, d’autostoppeurs de l’histoire qui s’excitent». Enfin, concernant le parti, il a rappelé que le RCD a vocation à animer le débat public et à éclairer la société sur les enjeux. Il a estimé dans ce contexte que sur la scène internationale, il est appelé «à recadrer ses visions et ses actions», non sans considérer «qu’il n y a pas de possibilité de résurrection nationale sans notre diaspora à l’étranger».

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Lycia Tammer :


    Samedi 16 Octobre 2010 -- Le Conseil national du RCD qui s’est réuni le 14 octobre dernier en session ordinaire à Zeralda, vient de rendre publiques aujourd’hui 16 octobre ses résolutions rejettant la politique actuelle du gouvernement Ouyahia. Le parti de Said Sadi, fidèle à ses engagements, «condamne une fois de plus une démarche politique qui a mené la nation au bord de l’implosion. Le remplacement d’un clan par un autre n’est pas une solution», lit-on dans le texte en question sanctionnant les travaux du Conseil national du Rassemblement pour la culture et la démocratie.

    La tenue de cette session ordinaire du Conseil national du RCD était l'occasion qui a fait sortir le parti de son silence. Sur le plan politique, le RCD note que «les décisions politiques prises récemment attestent toutes d’une volonté de fermer davantage la scène politique et médiatique». Selon le RCD, la Kabylie continue d'être la cible de «provocations et autres manœuvres politiciennes». Ce cliché de la scène politique algérienne témoigne, d’après le parti de Said Sadi, «l’acuité des tensions claniques qui paralysent le sommet de l’Etat».

    Autres signaux de «provocations» cités par le parti de M. Sadi: «les manœuvres policières et judiciaires faites à travers l’affaire des non jeûneurs, comme par hasard localisées à Ighzer Amokrane, Ain El Hammam et Larbaa Nait Iraten, et celle de la manipulation d’un groupe de salafistes dans le village d’Aghrib, sont les signes avant-coureurs des manipulations récurrentes ciblant la Kabylie quand se rapprochent les moments d’affrontements précédant les rééquilibrages claniques».

    S’exprimant au sujet de la révision du code communal qui devrait atterrir prochainement au Parlement, le RCD estime que cette nouvelle mouture «achève de vider de sa substance la notion même de mandat de l’élu local. Ce dernier sera désormais assimilé à un sous fonctionnaire». Sur le plan économique, le RCD qualifie les dernières mesures économiques comprises dans les dernières LFC 2009 et 2010 d’une action de «soviétisation de l’économie». Il s’agit, pour le RCD, d’un signe de « blocage stratégique qui a conduit à un ralentissement et une délocalisation des IDE, aggravant ainsi une récession chronique ». Et d’ajouter : «Le chômage des jeunes s’ajoutant à l’opacité générale dans la gestion des affaires publiques va accélérer la misère sociale, véritable poudrière».

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