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  1. #8
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Sonia Lyes :


    Mardi 15 Février 2011 -- Un sommet de l’alliance présidentielle, actuellement sous la présidence du FLN, se tiendra mercredi à 16 heures au siège de ce parti, a-t-on appris mardi de bonne source. À l’ordre du jour de ce sommet : les propositions des trois partis composant l’alliance concernant les dernières mesures décidées au cours du dernier conseil des ministres. Un certain nombre de points ont également été discutés par une commission composée de trois représentants de chaque parti et seront soumis à la réunion des chefs ce mercredi, a précisé cette source. Il a aussi été question de la réunion des cadres prévue le 19 mars prochain et destinée à répondre à la loi française de février 2005, sur "les effets positifs du colonialisme". Le FLN avait annoncé récemment par la voix de Si Affif qu’il entend relancer la loi criminalisant le colonialisme. Ce sommet de l’alliance intervient à la veille de la marche de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie et au lendemain de la réaction des puissances occidentales à l’interdiction de la marche de samedi dernier. La réunion doit se tenir à huis clos. Créée le 16 février 2004, l’Alliance présidentielle regroupe le FLN, le RND et le MSP et se fixe pour objectif principal la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

  2. #9
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    Rania Hamdi :


    Mercredi 16 Fevrier 2011 -- Le vent de révolte qui souffle sur l’Algérie a été au cœur des interventions d'Ahmed Ouyahia et d'Abdelaziz Belkhadem à la rencontre de l’Alliance présidentielle, cet après-midi au siège national du FLN. Tour à tour, les patrons du RND et du FLN ont pris la parole pour apporter leur appréciation de la conjoncture politique nationale et internationale et annoncer des décisions que prendront, dans les prochains jours, les autorités du pays. «Le président de la République est à l’écoute, de manière permanente, des désirs des citoyens, par les mesures qui ont été prises dernièrement (au Conseil des ministres du 3 février dernier, ndlr) et de celles qui seront engagées dans les prochains jours», a affirmé le président du FLN et représentant personnel du Chef de l’État, Abdelaziz Belkhadem. Il a soutenu que le pays a tellement souffert au plan économique et sécuritaire, qu’il faudrait préserver sa stabilité, sous‑entendant que c’est là la motivation du premier magistrat du pays. La sentence est adressée, en parallèle, aux animateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, appelés à plus de modération dans leurs actions. «Nous souhaitons l’expression pacifique des revendications dans des rassemblements autorisés dans le cadre du respect des lois de la République» a-t-il suggéré. Ahmed Ouyahia a abondé dans le même sens en déclarant que «la CNDC est libre de s’exprimer, mais en respectant les lois et en évitant de semer la peur. Nous avons des opinions différentes. C’est çà la démocratie. Mais que chacun l’exprime et fasse de l’opposition sans provoquer le chaos». Répondant aux mises en garde émises par certaines capitales occidentales et par l’Union européenne quand à la répression des marches, le patron du RND a rappelé que l’Algérie a subi pendant des années les affres du terrorisme à huis clos. «Je dirais aux partis qui nous donnent des conseils de l’étranger, que nous n’entendions pas leurs voix quand notre peuple se faisait égorger». Sur un ton ferme, il a asséné que l’Algérie ne «se soumettra pas aux ordres venus de l’étranger». «Nous avons rejeté l’ingérence étrangère par le passé, et nous continuerons à le faire», a ajouté Abdelaziz Belkhadem. Dès que le cérémonial de l’ouverture de la rencontre a été expédié et surtout le message des autorités officielles passé, les dirigeants de l’Alliance présidentielle ont poursuivi leur travaux à huis clos. Ils devraient mettre au point une plate‑forme, contenant des solutions aux problèmes rencontrés par la population, notamment les jeunes, qu’ils soumettront au président de la République.

  3. #10
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    Rania Hamdi :


    Jeudi 17 Février 2011 -- C’est mercredi à 20 h 30 que le sommet de l’Alliance présidentielle a pris fin. Ses membres sont parvenus, au terme d’un long débat, à trouver le consensus autour du message qu’ils voulaient transmettre à l’opinion publique. La mouture initiale du communiqué, telle que proposée par le FLN, n’a pas convenu au RND et au MSP qui l’ont jugée trop provocatrice vis‑à‑vis de la contestation populaire. Finalement, les trois partis ont reconnu explicitement «la justesse et la légitimité des revendications des citoyens» et l’impératif de trouver rapidement des solutions aux problèmes posés.

    S’ils se félicitent des mesures déjà prises par le président de la République lors du Conseil des ministres du 3 février dernier, dont la levée de l’état d’urgence et l’amélioration des conditions d’accès à l’emploi et au logement, ils estiment nécessaire «d’alléger les mesures qui constituent une charge pour le citoyen dans plusieurs domaines au niveau de l'administration et des entreprises socio‑économiques et culturelles et d'introduire des facilités dans le cadre des lois en vigueur». Un groupe de travail, composé de cadres des trois partis a été chargé d’établir une série de propositions allant dans ce sens, dans un délai n’excédant pas quinze jours. Cette plate‑forme sera alors soumise au président de la République.

    Les membres de l’Alliance présidentielle ont mis en garde les citoyens et les jeunes en particulier contre «les tenants de la fitna, de l'anarchie, du pourrissement et du désespoir. L'Algérie, État et Nation, ne retournera pas aux années de sang». Lors du point de presse qu’il a animé au siège de son parti juste après la clôture du sommet, Abdelaziz Belkhadem a certifié croire «en la liberté d'expression et en le droit d'organiser des manifestations autorisées dans le cadre de la pluralité des opinions». Il a rejeté, néanmoins, «totalement tout dérapage qui pourrait conduire à des actes de pillage et de destruction».

    Encore une fois, il a particulièrement fustigé le département d’État américain, auquel il a conseillé de balayer d’abord devant sa porte. Il a rappelé «les évènements de Los Angeles survenus il y a quelques années sur fond de comportement raciste de la justice américaine et qui ont fait plus de 100 morts suite au déploiement de 4.500 marines et plus de 22.000 policiers». À ce titre, il a estimé que les États‑Unis, ainsi que les autres capitales occidentales «doivent faire preuve de retenue eux‑mêmes avant de prodiguer ce conseil aux autres, et à ceux qui en ont fait l'écho je rappelle les évènements survenus en banlieue parisienne et dans les grandes villes de France. Je voudrais rappeler à ceux qui veulent nous donner des conseils qu'en Algérie, pas une seule balle n'a été tirée et pas une grenade lacrymogène lancée».

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