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  1. #1
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    Jeudi 3 Février 2011 :


    Le Conseil des ministres s'est réuni jeudi sous la présidence du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et a rendu public le communiqué suivant :

    "Le président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, a présidé ce jour, jeudi 29 Safar 1432 correspondant au 3 février 2011, une réunion du Conseil des ministres.

    Le Conseil des ministres a entamé ses travaux par un examen des événements survenus dans le pays, ainsi que des mesures prises et des chantiers déjà ouverts sur directives du chef de l'Etat, à la suite de ces événements.

    À cette occasion, le président de la République s'est incliné à la mémoire des victimes des récents troubles. Il a salué le professionnalisme des personnels de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale qui, n'ont ménagé aucun effort ou sacrifice pour sauvegarder les biens et maintenir l'ordre public dans le strict respect de la loi, et appliqué rigoureusement les directives présidentielles prohibant le recours aux armes létales dans le maintien de l'ordre.

    Relevant que des violences et des atteintes aux biens ont dans certains cas, accompagné les manifestations survenues, le chef de l'Etat a déclaré que de tels actes sont condamnables et regrettables. «Aucune revendication ne saurait autoriser l'atteinte aux personnes et aux biens. Ces dépassements sont regrettables. Ils surviennent alors que le pays n'a jamais autant réalisé pour rattraper ses retards et répondre aux diverses attentes sociales de la population, que des programmes nouveaux massifs viennent d'être lancés, que des réformes fondamentales sont en cours, que l'amélioration des conditions de vie des citoyens demeure au centre de la politique publique», a poursuivi le président de la République. «Cela étant, et quels que soient les résultats déjà atteints dans la réponse aux aspirations de notre peuple, les récentes manifestations sont, sans aucun doute, l'expression d'inquiétudes et d'impatiences chez nos compatriotes. Il est donc de notre devoir d'en tenir compte et d'y répondre par des efforts accrus», a indiqué le président Abdelaziz Bouteflika.

    «II y a quelques années, mon engagement à prendre en charge les attentes et les espérances de notre peuple comptait déjà comme priorité, la paix, la concorde et la réconciliation nationale. Ces deux exigences vitales se concrétisant progressivement, l'horizon nouveau étant la relance du développement. À présent que les fruits des efforts consentis sont chaque jour plus visibles, il importe de continuer à répondre aux besoins de notre peuple avec une prise en charge affinée des urgences et une qualité de service et de prestations publiques meilleures, et de rassurer aussi nos compatriotes, face aux effets de la crise économique mondiale, ou à tout autre défi. C'est-là la finalité des mesures et des chantiers que j'ai ordonnés dès le début de ce mois», a poursuivi le chef de l'Etat.

    «Par ailleurs, chacun a relevé les commentaires, analyses, ou mêmes revendications de nature politique, apparus ces derniers temps. Leur expression variée requiert le respect, car nous sommes dans un pays de démocratie pluraliste, sauvegardée au prix de sacrifices nationaux considérables. Mais ces vues exigent aussi quelques rappels et précisions», a déclaré le président de la République. Le président Abdelaziz Bouteflika a souligné que «nul ne peut contester le respect et la protection des droits civiques et politiques, ainsi que des libertés fondamentales dans notre pays. En témoignent, la pluralité des obédiences de nos nombreux partis politiques, la diversité et la vitalité de la presse nationale, et, le fait que notre peuple est, périodiquement, convié aux urnes pour choisir ouverainement ses gouvernants à tous les échelons, parmi les nombreux candidats qui sollicitent ses suffrages, après avoir réuni les conditions légales».

    «S'agissant de l'état d'urgence, celui-ci a été instauré pour les seuls besoins de la lutte antiterroriste, et c'est cette raison uniquement qui en a dicté le maintien sur une base légale. L'état d'urgence n'a, à aucun moment, entravé une activité politique pluraliste des plus riches, ni contrarié le déroulement de campagnes électorales intenses, de l'avis même des observateurs qui les ont suivies. Aussi, pour mettre un terme à toute polémique infondée sur cette question, je charge le gouvernement de s'atteler sans délais, à l'élaboration de textes appropriés, qui permettront à l'Etat de poursuivre la lutte antiterroriste jusqu'à son aboutissement, avec la même efficacité et toujours dans le cadre de la loi. Cela conduira donc à la levée de l'état d'urgence dans un très proche avenir», a déclaré le président de la République.

    «S'agissant de l'organisation des marches, et hormis la wilaya d'Alger, rien ne l'entrave dans toutes les autres wilayas, pour autant que les demandes et les conditions exigées par la loi soient réunies. Certes la capitale fait exception dans ce domaine pour des raisons d'ordre public bien connues, et certainement pas pour y empêcher une quelconque expression. Au demeurant, Alger compte plusieurs salles publiques de capacités diverses, qui sont gracieusement disponibles pour tout parti ou association en faisant légalement la demande, en vue d'y faire entendre son point de vue», a rappelé le président de la République.

    « S'agissant enfin de l'accès des partis politiques à la télévision et aux radios, aucune loi ou instruction ne l'ont jamais interdit à quelque formation ou association légale que ce soit. La télévision et la radio doivent donc assurer la couverture des activités de l'ensemble des partis et organisations nationales agréés, et leur ouvrir équitablement leurs canaux. De leur côté, les partis politiques et les organisations nationales agréés devront notamment tenir compte des dispositions de la Constitution et des lois relatives aux activités politiques, car la liberté ne devra pas aboutir dans quelque circonstance que ce soit, aux dérapages ou à l'anarchie auxquels l'Algérie a déjà versé un lourd tribut», a ajouté le chef de l'Etat.

    Revenant aux attentes des citoyens, le président de la République a ordonné au gouvernement de diligenter plusieurs chantiers importants, tout en fixant des délais courts et impératifs.

    En premier lieu : au titre de la création d'opportunités d'emplois, qui a déjà connu d'importants résultats accompagnés d'un fort recul du chômage sur la décennie, le président de la République a ordonné au gouvernement de diligenter la finalisation de mesures nouvelles en vue, notamment :

    1°. D'améliorer les soutiens publics aux jeunes, candidats aux dispositifs de micro-crédits, d'élargir ces dispositifs à des créations groupées de cabinets par les diplômés universitaires, d'alléger les conditions et procédures y afférentes, et de dynamiser la mise en exploitation des locaux réalisés pour les jeunes au chômage ,

    2°. De prolonger les durées de validité des dispositifs de pré-insertion dans la vie professionnelle déjà en place, pour en améliorer l'efficacité ,

    3°. D'augmenter les capacités d'accueil des dispositifs d'emplois d'attente pour répondre à une importante demande, tout en renforçant leur attractivité,

    4°. D'élargir les mesures incitatives au recrutement des jeunes demandeurs d'emplois par les promoteurs et les investisseurs, à tous les domaines d'activité, y compris le secteur agricole ,

    5°. Et d'accroître les incitations et encouragement à la création de petites et moyennes entreprises sources d'emplois, tout en accélérant la finalisation du dispositif destiné à faciliter l'accès des PME aux crédits bancaires.

    Les dispositifs requis pour la mise en œuvre de ces cinq mesures seront examinés par le Conseil des ministres à la fin de ce mois.

  2. #2
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    continued.....

    En second lieu, s'agissant de la réponse à la demande de logement, le chef de l'Etat a relevé que l'année 2010 a enregistré la réception de plus de 190.000 unités sur un programme en cours de deux millions, dont plus du quart est déjà mis en chantier, émettant aussi les directives au gouvernement pour:

    1°. L'accélération de l'affectation localement, de l'importante quantité de logements sociaux locatifs déjà réceptionnés,

    2°. La finalisation de certains sites de logements promotionnels demeurés en chantier au motif de contentieux divers. La situation juridique de ces cas doit être solutionnée et les habitations mises en état d'occupation,

    3°. L'accélération de l'exécution du programme de logements ruraux totalisant 700.000 unités, au moins un tiers de ce contingent devra être lancé avant la fin de cette année,

    4°. L'intensification de la réalisation déjà engagée des 340.000 logements destinés à la résorption de l'habitat précaire à travers le pays,

    5°. L'encouragement des banques locales à faciliter l'accès des citoyens aux crédits pour la promotion immobilière, dans le cadre des dispositifs mis en place l'année dernière. Le cas échéant, le gouvernement mettra en place un fonds de garantie de ces crédits aux citoyens pour la construction ou l'acquisition d'un logement individuel dans des ensembles collectifs.

    Le chef de l'Etat a précisé qu'il attend du gouvernement, à la fin de ce trimestre, un rapport d'étape sur l'avancement de ces mesures destinées à augmenter la réponse à la demande de logements.

    En troisième lieu : s'agissant de la régulation du marché et de la préservation du pouvoir d'achat des citoyens face aux fluctuations des cours des produits alimentaires de base sur les marchés internationaux, le président Abdelaziz Bouteflika a considéré que cette question fondamentale doit être l'objet de consolidations, dans le sens des décisions déjà prises l'année dernière et celles depuis le début de cette année. À ce titre, il a instruit le gouvernement :

    1°. D'élargir notamment aux légumes secs, le champ d'application du dispositif de stabilisation des prix des produits de base. Ce dernier, déjà effectif pour le blé et le lait, vient d'être élargi au sucre et à l'huile alimentaire,

    2°. De fixer, en concertation avec les opérateurs et associations concernés, les marges de prix plafonds applicables pour ces produits et leurs dérivés, à la production ou à l'importation, ainsi qu'aux niveaux de la distribution et de la vente au détail,

    3°. D'impliquer les pouvoirs publics dans l'approvisionnement et la régulation du marché local en produits alimentaires de base,

    4°. D'intensifier l'encouragement du développement de la production agricole et agroalimentaire locales ainsi que la régulation du marché des produits maraîchers et des viandes,

    5°. De renforcer l'administration du contrôle commercial pour un meilleur encadrement du marché. À ce titre, cette administration doit prendre les dispositions requises pour pourvoir, avant la fin de l'année prochaine, les 5000 postes budgétaires initialement mis à sa disposition sur la période quinquennale. Le gouvernement accompagnera cette mesure d'appuis en tant que de besoin,

    6°. D'approfondir les préparatifs relatifs à diverses mesures arrêtées en vue d'améliorer la régulation et la transparence dans les activités économiques et commerciales, de sorte à éviter toute tentative d'instrumentalisation de ces mesures contre l'intérêt général.

    À cet égard, le gouvernement est chargé :

    - d'alléger les formalités et procédures destinées au transfert du petit commerce informel sur la voie publique vers des sites aménagés, en concertation avec les associations et représentants des concernés,

    - et d'approfondir la concertation, l'explication et la communication sur les avantages pour l'économie qui découleront du recours au paiement par chèque pour les montants égaux ou supérieurs à 500.000 DA, ainsi que de la généralisation de la facturation à toutes les transactions commerciales.

    Par conséquent, l'application des dispositifs afférents à ces deux mesures sera donc différée jusqu'à la réunion des conditions requises. Le gouvernement est tenu de mettre en œuvre sans délai, les directives présidentielles relatives à la stabilisation et à la régulation du marché des produits alimentaires de base et d'en présenter un rapport d'étape à la fin du mois de mars prochain. Le président de la République a, également, saisi cette occasion pour rappeler l'importance qu'il accorde à la préservation des deniers publics et à la lutte contre la corruption. «Des atteintes aux deniers de l'Etat existent et le fléau de la corruption s'est conforté. Nul ne tente de dissimuler ces réalités que notre société condamne, mais nul ne pourrait aussi contester la détermination de l'Etat à combattre ces déviations avec toute la rigueur de la loi», a indiqué le président Abdelaziz Bouteflika. «Les mécanismes de prévention contre ces déviations ont été renforcés, à l'instar de la Cour des comptes dont les attributions ont été élargies au-delà des administrations pour couvrir désormais les entreprises publiques. Notre législation relative à ces fléaux est des plus sévères, pour preuve la corruption est un délit imprescriptible au regard de la loi», a relevé le chef de l'Etat. «Je réaffirme donc ici que, nul crime ou délit de corruption ou d'atteinte aux deniers publics qui sera établi par la justice ne demeurera impuni. La présomption d'innocence sera aussi respectée, conformément à la loi. J'invite donc les cadres et gestionnaires publics à s'atteler sereinement à leur mission, en faisant confiance à l'Etat qui les emploie et à la justice indépendante», a déclaré le président de la République. Dans cet esprit, le chef de l'Etat a chargé le gouvernement de préparer les dispositions législatives appropriées en vue de la dépénalisation de l'acte de gestion, afin de rassurer davantage les cadres gestionnaires sans que cela ne puisse signifier l'impunité.

    En quatrième lieu, le chef de l'Etat a instruit le gouvernement de veiller à l'amélioration des prestations du service public, et notamment de :

    1°. Saisir l'opportunité de l'examen du projet de révision du Code communal en cours au niveau du Parlement pour y introduire une mise en avant du rôle et de la contribution des assemblées populaires communales dans la réponse aux attentes locales des citoyens, et d'engager immédiatement un programme de renforcement de l'encadrement des communes en compétence à même de leur permettre d'améliorer la qualité de leurs prestations,

    2°. Veiller à uniformiser les dispositions réglementaires appliquées par les administrations et collectivités locales à travers le territoire, dans le cadre de leurs missions de régulation ou d'ordre public,

    3°. Alléger la consistance des dossiers administratifs et des procédures de leurs traitements chaque fois que cela est possible. D'ores et déjà, les documents requis pour la délivrance des nouvelles pièces d'identité doivent faire l'objet d'une disponibilité plus grande et de procédures plus rapides,

    4°. Veiller à la qualité, la célérité et l'efficacité des prestations des administrations et établissements publics. Les walis sont tenus de concourir activement à la réalisation de cet objectif chacun dans sa circonscription.

    En parallèle, chaque responsable est tenu de veiller à améliorer l'écoute avec les administrés et le dialogue avec eux, ainsi que la communication au niveau des différentes administrations centrales et locales, a ajouté le chef de l'Etat. «Le service public doit rompre avec la routine, ainsi que les mobilisations ponctuelles lors des seules apparitions de tensions. Il doit retrouver sa vocation et renouer avec son éthique. Nul n'attend un bouleversement total immédiat dans ce domaine, mais la population doit ressentir une amélioration rapide conduisant à un changement qualitatif. En tout état de cause, chaque responsable à quelque niveau que ce soit, sera plus que jamais tenu à une obligation de résultat, passant par une présence sur le terrain, et par la qualité des prestations des administrations, services, ou établissements placés sous son autorité. Ce sont-là des références qui seront à l'avenir aussi importantes que le niveau d'exécution des programmes arrêtés», a indiqué le président Abdelaziz Bouteflika. Le président de la République a conclu ses orientations et directives sur ce dossier, en précisant que, par-delà les instructions émises et les échéances arrêtées aujourd'hui, l'ensemble des questions abordées feront l'objet d'un suivi et d'une évaluation périodiques."

  3. #3
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    Ali Idir :


    Jeudi 3 Février 2011 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé jeudi lors du conseil des ministres une série de mesures pour calmer la rue, relancer l’économie en panne et redonner l’espoir aux jeunes Algériens. Le chef de l’État a annoncé une nouvelle politique pour reprendre la main et éviter la contagion de la révolution tunisienne et le soulèvement populaire contre le régime de Moubarak. Mais le Président peut‑il mener et réussir une nouvelle politique, avec des ministres qui ont échoué ? Peu probable.

    Le gouvernement actuel a montré ses limites en étant incapable de lutter efficacement contre l’informel qui gangrène l’économie, d’anticiper les conséquences sociales de ses décisions économiques, de créer des emplois durables et de sortir l’économie de sa dépendance dangereuse des hydrocarbures. Les ministres actuels ont même échoué dans l’exécution de tâches élémentaires; ils n’ont pas su régler les petits problèmes dont se plaignent quotidiennement les citoyens. Comme la prolifération des moustiques et des rats dans la capitale et les autres villes. Ils n’ont pas été capables de forcer les boulangers à respecter le prix administré de la baguette de pain. Ils n’ont pas réussi à assurer la disponibilité des médicaments dans les pharmacies.

    L’Algérie qui a dépensé 200 milliards de dollars dans les projets d’infrastructures n’a même pas un stade de football qui puisse accueillir une rencontre de l’équipe nationale. Pourtant, depuis 2000, le contexte économique lui a été favorable, avec la flambée des prix du pétrole. Les ministres qui sont en majorité en poste depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir en 1999 ont montré qu’ils étaient incapables de diriger leurs secteurs. Les projets lancés avec l’argent du pétrole ont enregistré des retards, consommé d’importantes sommes d’argent en surcoûts. L’administration ne s’est pas améliorée. Au contraire, l’appareil administratif s’est bureaucratisé davantage et la corruption s’est généralisée.

    Certains ministres à l’image d’Amar Tou, Amar Ghoul ou Nouredine Moussa, se sont transformés en chefs de chantiers, laissant leurs missions de régulation de coté. D’autres sont handicapés par leur état de santé et ne sont pas remplacés. C’est connu, le chef de l’État n’a jamais limogé un ministre pour mauvais résultats. Aujourd’hui, en maintenant l’actuel gouvernement et en lui confiant la mission de mener sa nouvelle politique, il risque de le payer cher. L’Algérie a besoin d’un gouvernement capable de parler honnêtement à la population, de la mobiliser pour le développement du pays et de produire un discours d’espoir pour les jeunes. Des tâches que le gouvernement actuel ne pourra pas accomplir.

  4. #4
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    Riyad Hamadi :


    Samedi 5 Février 2011 -- L'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a salué samedi les dernières mesures annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika, lors du Conseil des ministres tenu jeudi 3 février. La centrale syndicale a estimé que ces mesures sont de nature à «ancrer davantage la dynamique dans la voie de la cohésion nationale et du développement économique et social». La levée de l'état d'urgence, annoncée par Bouteflika pour bientôt, «participe de cet objectif de retour à la paix que la politique de réconciliation nationale, lancée par le chef de l'État, a pu consacrer», a ajouté l’UGTA. Le syndicat de Sidi Saïd a ajouté cette levée «est, à n'en point en douter, une démarche en plus pour renforcer la pratique de la démocratie» en Algérie. L’UGTA a également salué les décisions prises en faveur des jeunes, notamment pour la lutte contre le chômage et leur insertion progressive dans la vie économique et sociale. Les décisions prises par Bouteflika en faveur de la défense du pouvoir d'achat et de l'accès au logement en faveur des couches défavorisées «susciteront un immense espoir (...) et contribueront certainement à renforcer la paix sociale, consolider la stabilité nationale et renforcer les capacités de production de l'outil national», a estimé la centrale syndicale. L’UGTA applaudit également la dépénalisation de l'acte de gestion, et les orientations données pour un service public «performant» ainsi que les instructions enjoignant à tous les responsables de veiller à améliorer le dialogue avec les citoyens.

  5. #5
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    Riyad Hamadi :


    Samedi 5 Février 2011 -- La porte parole du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, a affirmé samedi avoir enregistré «avec soulagement» des points «très positifs» dans les décisions du Conseil des ministres, tenu jeudi 3 février, sous l’égide du président Abdelaziz Bouteflika. «Nous avons enregistré avec soulagement des points très positifs», notamment concernant la levée de l'état d'urgence et l'ouverture des médias lourds aux activités des partis politiques, a déclaré Mme Hanoune, lors de l'émission politique de la chaîne III. «Considérant la paix restaurée en grande partie, plus rien ne justifie les restrictions aux libertés démocratiques et à l'exercice de la politique», a‑t‑elle ajouté. «Pour nous, il y a satisfaction même si ce n'est pas à 100 %», a‑t‑elle souligné, estimant que ces décisions mènent à un «début de la décantation».

    Le président Bouteflika a annoncé jeudi que la levée de l'état d'urgence interviendra «dans un très proche avenir». Pour Mme Hanoune, «tout processus de paix doit avoir comme couronnement logique la restitution de la parole au peuple et l'ouverture politique». Elle a indiqué, en outre, que son parti a étudié «minutieusement» le contenu du communiqué du Conseil des ministres, dans lequel, a‑t‑elle relevé, «un certain nombre de choses manque». «Il est impossible de faire une réforme économique et avoir la force de dire non aux injonctions extérieures sans s'appuyer sur le peuple à travers des institutions réellement élues», a‑t‑elle dit. Au sujet de l'interdiction des marches à Alger, la secrétaire générale du PT a souligné que les arguments avancés par le Conseil des ministres ne sont «pas convaincants». «Il faut laisser les gens manifester. Rien ne justifie qu'on interdise des marches aujourd'hui à Alger», a‑t‑elle soutenu.

  6. #6
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    Riyad Hamadi :


    Samedi 5 Février 2011 -- Le porte‑parole du RND, Miloud Chorfi, s’est félicité samedi à Skikda des mesures annoncées jeudi 3 février par le président Abdelaziz Bouteflika relatives à la levée de l’état d’urgence, la lutte contre la corruption et le chômage des jeunes, l’ouverture des médias lourds à l’opposition et la modernisation de l’administration. Mais il a appelé à ouvrir des canaux de communications avec les jeunes. «Un effort de réflexion est à faire pour trouver les solutions adéquates aux problèmes des jeunes, en tournant le dos aux slogans habituels qui n'ont pas apporté des réponses concrètes à leurs attentes», a indiqué M. Chorfi. «Il est de la plus haute importance d'ouvrir des canaux de communication pour dialoguer avec la jeunesse», a‑t‑il ajouté. M. Chorfi s'exprimait au cours d'un meeting à la salle Aissat Idir, dans le cadre d'une campagne de sensibilisation sur les objectifs du plan quinquennal 2010‑2014. Le porte‑parole du RND a attribué le recours des jeunes à la violence pour exprimer des revendications sociales à l'absence de communication avec la jeunesse qui «n'a pas l'occasion de prendre connaissance des efforts déployés par l'État, ni d'avoir une idée des énormes moyens financiers mobilisés pour l'emploi, la formation professionnelle, la construction d'espaces pour les activités sportives, culturelles et de loisirs».

  7. #7
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    Ali Idir :


    Lundi 7 Février 2011 -- Les dernières annonces faites par le président Abdelaziz Bouteflika à l’issue du Conseil des ministres jeudi 3 février ne semblent pas avoir convaincu les Algériens. L’opposition a réagi avec beaucoup de réserve et de critiques aux mesures annoncées. Malgré l’annonce de la levée de l’état d’urgence, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a décidé de maintenir la marche du 12 février, et ce malgré le refus d’autorisation de la wilaya d’Alger.

    Cinq jours après, la population continue de montrer des signes de colère. Malgré l’annonce des mesures en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat, la distribution de logements et l’amélioration des services de l’administration, les tentatives d’immolation par le feu se sont poursuivies. Depuis jeudi, plusieurs nouveaux cas ont été enregistrés à travers le pays. Des actions de protestations sont également signalées un peu partout à travers le territoire national. Pour la seule journée de ce lundi, des affrontements se sont déroulés à Skikda et des routes ont été coupées à Béjaïa et Boumerdès. Invariablement, c’est la même cause qui est évoquée : la mal-vie. À la colère des chômeurs s’ajoute celle des travailleurs et des fonctionnaires. Le syndicat algérien des paramédicaux a annoncé lundi une grève illimitée à partir de mardi 8 février.

    La population n’a même pas donné une chance au gouvernement de traduire sur le terrain les instructions du chef de l’État. La crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés ne s’est pas dissipée, en dépit de l’engagement public du président de la république d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Les ministres du gouvernement eux‑mêmes ne semblent pas en mesure de proposer de nouvelles solutions à des problèmes qui datent de plusieurs années. Illustration de cet aveu de faiblesse, les annonces de jeudi en Conseil des ministres n’ont pas été suivies d’une activité soutenue des membres du gouvernement sur le terrain. Les partis de l’Alliance présidentielle, censés représenter l’écrasante majorité des Algériens – ils ont la majorité absolue au Parlement – sont absents du terrain. Même constat pour l’UGTA. Les officiels et leurs soutiens peinent à contenir la colère des Algériens et à la convaincre de patienter.

    Même l’ouverture timide de l’ENTV à l’opposition se fait maladroitement. Dimanche, au Journal de 20 heures, la télévision a consacré près de 10 minutes à des ambassadeurs étrangers présentant leurs lettres de créances au président Bouteflika. Une activité suivie d’une série de reportages sur les efforts de l’État en faveur de la population dans plusieurs régions du pays. En somme, la télévision, même si elle consent à s’ouvrir un peu, reste avant tout un outil de propagande pour le pouvoir et surtout le président de la République.

    Les manifestations de ces derniers jours contre la mal-vie constituent un signal d’avertissement de la population au gouvernement dont la marge de manœuvre se rétracte chaque jour davantage. Le président Bouteflika devra prendre d’autres mesures urgentes pour calmer la rue et éviter l’embrasement de la situation. Les émeutes qui ont endeuillé le pays début janvier ont été précédées par des manifestations sporadiques un peu partout à travers le pays. Et le même scénario peut se répéter dans les prochains jours.

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