Samedi 19 Mars 2011 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a confirmé ce samedi 19 mars sa volonté d’aller vers des réformes politiques globales dans un discours lu en son nom par son conseiller lors d’une conférence à l’occasion du 19 mars à Mostaganem. «La levée de l'état d'urgence sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales (...) qui ne sauront être fructueuses en l'absence de réformes politiques. Ainsi, l'édification matérielle en cours de réalisation va sans nul doute, de pair avec l'édification politique qui vise la construction d'un pays fort, d'un Etat fort avec des citoyens forts», selon le texte lu par Mohamed Ali Boughazi. Selon le président de la République la levée de l’Etat d’urgence, décidée il y a quelques semaines n’est «qu’un nouveau pas vers l’élimination des conséquences des années noires». «La levée de l'état d'urgence ne signifie nullement l'abandon de l'éradication des résidus du terrorisme. C'est là un pas nouveau franchi par le pays sur la voie de l'élimination de toutes les conséquences induites lors des années noires», a souligné le président Bouteflika. Cette sortie du chef de l’Etat intervient dans un contexte marqué par une montée de la contestation politique et sociale en Algérie. Le président Bouteflika est également soumis à de fortes pressions notamment de la part des Etats-Unis qui souhaitent voir l’Algérie s’engager sur la voie d’une véritable démocratisation. Des tractations sont en cours au sommet de l’Etat pour notamment une révision de la Constitution et l’organisation d’élections législatives et municipales anticipées. Le chef de l’Etat prépare également un remaniement ministériel dont l’annonce pourrait intervenir cette semaine.
+ Reply to Thread
Results 1 to 7 of 95
-
19th March 2011 15:55 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
Sonia Lyes :
-
19th March 2011 16:10 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
Samedi 19 Mars 2011 :
Chères soeurs, chers frères,
En dépit des commentaires des uns et des autres quant à la fidélité des Algériens dépositaires du legs des chouhada et des moudjahidine qui ont consenti d'énormes sacrifices, il demeure que la ligne générale adoptée par l'Etat algérien moderne est puisée dans la Déclaration du 1er novembre et ses documents fondamentaux. La liberté que notre peuple a payée de son sang est perceptible aujourd'hui à la faveur du pluralisme médiatique, politique et parlementaire. Une liberté que nous œuvrons sans cesse à ancrer et approfondir, avec tout ce que cela implique comme défis actuels et futurs, afin d'assurer la sécurité et la stabilité et de réaliser le développement socio-économique dans tous les domaines. Cette liberté ne saurait être totale que par l'instauration d'une justice sociale quant aux besoins sociaux pressants tels le logement, l'emploi, l'enseignement, la santé, les activités culturelles et les loisirs.
L'Algérie peut s'enorgueillir de ses réalisations dans ces domaines. Nous sommes aujourd'hui plus que jamais attachés, grâce à la sécurité et à la stabilité et aux recettes pétrolières du pays, à réaliser un développement global et diversifié où l'homme est le principal catalyseur susceptible d'assurer la rationalisation des fonds privés et publics, la création de la richesse par l'effort, l'investissement et l'édification. Et ce, afin de dépasser l'étape de la rente pétrolière pour se consacrer à l'édification de l'avenir en s'appuyant sur les énergies renouvelables aux fins de mettre fin à la culture de dépendance aux autres pays qui n'hésitent pas à se livrer à la manipulation du marché interne par la spéculation, le monopole et la pénurie et en incitant fraudeurs et usuriers à mettre en péril la sécurité des peuples et à les entraîner dans un engrenage de violence dévastatrice.
Chères sœurs, chers frères,
L'indépendance née de la révolution armée doit rester une doctrine pour les Algériennes et Algériens et un acquis qu'ils doivent défendre non pas à travers la glorification du passé, mais par la mobilisation des énergies, notamment en milieu de jeunes, la sauvegarde du legs culturel et révolutionnaire de notre peuple, l'unification des rangs et l'attachement aux idéaux afin de barrer la route à tous ceux qui nourrissent des sentiments de rancœur et d'animosité à l'encontre de notre pays.
Mesdames et Messieurs,
La question du changement et de la réforme était l'une des bases essentielles sur lesquelles ont été arrêtés les différents programmes mis en œuvre depuis plus d'une décennie. Les programmes quinquennaux qui se sont succédé et ont englobé les réformes administrative, judiciaire, financière et autres domaines n'ont été qu'un prélude à la réforme globale visant à changer l'image de l'Algérie dans tous les domaines. Ce qui se réalise aujourd'hui en matière de construction d'infrastructures économiques et des grands projets et ce qui est exécuté comme projets sociaux, d'enseignement et de santé et dans les domaines des transports, des communications, du logement et de la prise en charge des jeunes et des catégories sociales vulnérables sont le fruit d'une idée réformatrice multidimensionnelle, devenue désormais un impératif pour sortir de la situation de crise et d'inertie.
Toutes ces démarches appelées à s'élargir davantage avec l'avancement de la mise en exécution du programme quinquennal actuel, sont pour nous une occasion historique pour réaliser l'ensemble de nos aspirations. Cependant, cette approche de développement aux dimensions et objectifs multiples exige de nous, discernement, sérénité et perspicacité afin qu'elle porte ses fruits et afin de nous permettre de barrer la route à ceux qui sont à l'affût de toute situation de crise. L'Etat continuera d'œuvrer à la réunion de tous les facteurs favorisant le développement et le progrès et à la prise en charge des préoccupations au plan de la dynamisation de l'investissement pour lequel une série de dispositions incitatives ont été prises ou au plan de l'agriculture ou encore en matière de réalisation des énergies alternatives aux énergies pétrolières tarissables. Autant de facteurs qui seront élargis et approfondis pour devenir des pourvoyeurs de main d'£œuvre et des approvisionneurs du marché.
Le domaine social occupe la priorité à travers la mobilisation de tous les moyens visant l'absorption du chômage, la réalisation de l'insertion professionnelle des diplômés universitaires et des techniciens supérieurs et l'amélioration des mécanismes d'insertion dans le monde du travail pour les diplômés de la formation professionnelle. S'ajoute à cela une révision du concept des postes provisoires et des indemnités y afférent pour garantir des emplois permanents aux citoyens tout en l'inscrivant parmi les priorités que les entreprises de production et de services ainsi que le secteur agricole sont tenus de mettre en œuvre avec l'efficacité exigée. Dans ce contexte, l'on doit garder en mémoire l'effort déployé par l'Etat pour répondre aux besoins des citoyens en matière de logement. Le programme quinquennal prévoit la livraison de 1.2 million d'unités d'ici à 2014 contre 1 million d'unités lors du quinquennat précédent. Un lot important a été attribué aux jeunes en raison de conjonctures et de besoins pressants en la matière. À cela vient se greffer la nécessité d'améliorer les performances des structures de l'Etat dont la révision du rôle des assemblées locales aux fins de garantir une véritable prise en charge des citoyens et d'améliorer le service public dans les domaines de la santé et de la sécurité sociale.
La levée de l'état d'urgence ne signifie nullement l'abandon de l'éradication des résidus du terrorisme. C'est-là un pas nouveau franchi par le pays sur la voie de l'élimination de toutes les conséquences induites lors des années noires. Ce sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales que j'ai citées, et qui ne sauront être fructueuses en l'absence de réformes politiques. Ainsi, l'édification matérielle en cours de réalisation va sans nul doute, de pair avec l'édification politique qui visent la construction d'un pays fort, d'un Etat fort avec des citoyens forts.
Gloire aux martyrs
Gloire à la patrie
Abdelaziz Bouteflika
Président de la République
-
19th March 2011 16:27 #3
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
ALGIERS, March 19, 2011 (Reuters) -- Algerian President Abdelaziz Bouteflika promised political reform, in an attempt to ward off the kind of unrest that has toppled leaders in other parts of the Arab world. Algeria, one of the European Union's biggest gas suppliers, lifted a 19-year-old state of emergency last month in a concession to the opposition. Bouteflika said this was the first step on the way to more reform. The lifting of the state of emergency "will be a new page opened on the path to comprehensive reforms ... which cannot be fruitful in the absence of political reforms," the state-run APS news agency quoted Bouteflika as saying. Bouteflika did not give any details about what reforms were planned. Changes proposed by some Algerian politicians include amending the constitution to limit presidents to two terms in office, and allowing new parties to register. Many Algerians express discontent about high unemployment, poor housing conditions, high prices and restrictions on political freedoms. Those grievances have led to outbreaks of rioting, small opposition protests and strikes. However, these have not so far coalesced into a single, broad-based protest movement of the kind that overthrew the rulers of Tunisia and Egypt.
-
20th March 2011 01:08 #4
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
Mahmoud Tadjer :
Dimanche 20 Mars 2011 -- Après des mois d’attente, le président Bouteflika est enfin sorti de son mutisme à l’occasion du 49e anniversaire du 19 mars 1962, date du cessez-le feu, pour appeler à des réformes politiques. La levée de l’état d’urgence «sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales [...] qui ne sauraient être fructueuses en l’absence de réformes politiques. Ainsi, l’édification matérielle en cours de réalisation va, sans nul doute, de pair avec l’édification politique qui vise la construction d’un pays fort, d’un Etat fort avec des citoyens forts», a souligné le président Bouteflika dans son message adressé aux participants à la conférence organisée hier à la maison de la Culture Abderrahmane-Kaki à Mostaganem, et lu en son nom par Mohamed Ali Boughazi, conseiller auprès de la présidence de la République. Le chef de l’Etat a indiqué par ailleurs que la levée de l’état d’urgence était un pas nouveau franchi sur la voie de «l’élimination de toutes les conséquences induites lors des années noires».
Après les mesures économiques et sociales, le président Bouteflika devrait annoncer de nouvelles mesures politiques importantes cette fois-ci. Sa sortie était attendue par toute la classe politique. Un premier train de mesures politiques immédiates destinées à montrer sa disponibilité à réformer l’Etat et ses institutions, dans une conjoncture marquée par une agitation politique très dense, devrait être annoncé dans les prochains jours, a indiqué une source autorisée. Parmi elles figurent la dissolution du Parlement (APN et Conseil de la nation), l’annonce d’élections législatives anticipées et la formation d’un nouveau gouvernement chargé de préparer les futures élections générales du pays. Ce nouveau gouvernement devrait inclure d’autres partis politiques, annonce-t-on encore. Ces trois décisions politiques ont fait l’objet d’un large consensus au sein du pouvoir. En revanche, le débat sur la nouvelle Constitution bute encore. Certains privilégient une refonte globale de l’actuelle Constitution qui donnera plus de pouvoirs au Parlement et au Premier ministre et limitera à deux mandats l’élection du président de la République. D’autres misent sur une constituante définie comme étant la naissance du système représentatif algérien. Une Assemblée constituante est une institution collégiale avec, pour tâche, la rédaction ou l’adoption d’une Constitution. Cette dernière mesure est fortement contrée par le FLN, le RND et le MSP, les partis formant l’alliance présidentielle ayant soutenu le président Bouteflika durant ses trois mandats (1999-2014). Les projets de codes communal et de wilaya devraient être retirés de l’Assemblée populaire nationale, ajoute-t-on encore.
Le président Bouteflika souhaiterait les mettre en adéquation avec les nouveaux textes législatifs à venir. À cela vient se greffer «la nécessité d’améliorer les performances des structures de l’Etat dont la révision du rôle des assemblées locales aux fins de garantir une véritable prise en charge des citoyens». Ainsi, les prérogatives des P/APC seront renforcées et leurs pouvoirs élargis, a-t-on encore indiqué. Enfin, s’adressant aux forces politiques qui appellent à un changement immédiat du système politique, à la lumière des expériences de la Tunisie et de l’Egypte, le président Bouteflika a indiqué qu’«on ne peut absolument pas comparer la situation de l’Algérie à celle de nul autre pays». Sur le plan économique et du développement, le président Bouteflika a affirmé que les programmes quinquennaux qui se sont succédé et ont englobé les réformes administrative, judiciaire, financière et autres domaines «n’ont été qu’un prélude à la réforme globale visant à changer l’image de l’Algérie dans tous les domaines». En d’autres termes, le développement économique doit maintenant aller de pair avec les réformes politiques projetées. Ce qui se réalise aujourd’hui, ajoute le chef de l’Etat, en matière de construction d’infrastructures économiques et de grands projets est «le fruit d’une idée réformatrice multidimensionnelle, devenue désormais un impératif pour sortir de la situation de crise et d’inertie», dit-il.
-
20th March 2011 22:52 #5
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
Zineb Benzita :
Dimanche 20 Mars 2011 -- Le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnels El Hadi Khaldi a indiqué que les réformes politiques profondes annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika, samedi 19 mars, étaient prévues depuis plusieurs années et n’étaient pas liées à de prétendues pressions américaines. «Il n’y a aucune relation entre les annonces du chef de l’État et les déclarations des responsables américains», a affirmé M. Khaldi dans une déclaration à TSA. Jeudi, la secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a pressé le pouvoir algérien d’entamer des réformes politiques et d’accorder davantage d’espaces d’expressions à l’opposition. «Le Président avait déjà exprimé son rejet de la Constitution actuelle et du mode de fonctionnement des institutions de l’État. Il avait promis en 1999 d’engager une réforme profonde de la constitution, de moderniser l’administration et les institutions de l’État, de réformer l’éducation et la justice», a rappelé M. Khaldi. Le ministre a poursuivi en affirmant qu’«il n’était pas juste d’ignorer les déclarations et les intentions affichées par le chef de l’État depuis 1999 d’engager des réformes profondes et il avait lancé ce chantier avec l’installation d’une commission pour la réforme de l’État». M. Khaldi a justifié le retard dans le lancement des réformes promises par le Président par les priorités accordées au rétablissement de la paix civile, après dix ans de lutte contre le terrorisme. «La commission de la réforme de l’État a présenté son rapport en 2001, mais la priorité était d’ abord le retour de la paix et de la sécurité dans le pays», a expliqué le ministre, en citant l’organisation de deux référendums sur la loi sur la concorde nationale et la loi pour la paix et la réconciliation nationale. «L’organisation de ces deux référendums a retardé le lancement des réformes de l’État et des institutions», a‑t‑il ajouté. M. Khaldi a estimé que «le temps est venu maintenant pour lancer la réforme de l’État». «Le retour de la paix et de la sécurité, grâce à la réconciliation nationale permet désormais d’engager une réforme profonde de la constitution afin de provoquer le changement pacifique et calme, promis par le président depuis son premier mandat», a expliqué le ministre.
-
21st March 2011 15:52 #6
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
Sonia Lyes :
Lundi 21 Mars 2011 -- Le Rassemblent pour la Culture et la Démocratie (RCD) estime que la lettre du chef de l’Etat lue par son conseiller à Mostaganem, dans laquelle il s’est prononcé en faveur des réformes politiques, confirme «l’incapacité du régime à entendre la voix de la raison». «La lettre du chef de l’État, autant par la manière dont elle a été rendue publique, son contenu que par les manipulations qui l’accompagnent, a le mérite de confirmer l’incapacité du système à entendre la voix de la raison et à lire les exigences de l’Histoire», selon un communiqué du parti rendu public ce lundi 21 mars. Selon le RCD, cette lettre du président ne vise qu’à desserrer l’étau des pressions internationales et à gagner du temps. «Lettre lue par un conseiller, réformes préparées en catimini avec des acteurs responsables de la régression nationale, glorification d’un bilan dont il suffirait de corriger quelques insuffisances, dévoilent la démarche et les intentions du chef de l’État. Le but est clair : desserrer l’étau de la pression internationale et gagner du temps pour procéder aux reclassements claniques qui permettront de relancer le système», écrit le RCD. Cette démarche, suggère-t-il, est vouée à l’échec d’autant qu’elle associe des acteurs qui sont à ‘l’origine de la crise que vit le pays. «Anachronique, l’opération est condamnée». «Au moment où le peuple algérien exige transparence et changement radical, le système en place mobilise ses officines pour enfermer le débat dans ses clientèles autour desquelles se greffent les acteurs politiques qui furent les premiers responsables des déchirements sanglants qui ont endeuillé le peuple algérien dés les premiers jours de l’indépendance. Cette culture de l’intrigue, de la violence et de la concussion est à la base de tous les drames algériens», relève‑t‑il. Le RCD conclut enfin qu’une phase de transition est nécessaire pour opérer le changement attendu. «Le RCD est plus que jamais déterminé à œuvrer au rassemblement de toutes les forces sociales et politiques convaincues que le sacrifice consenti par le peuple algérien pour se libérer du colonialisme et ses légitimes aspirations démocratiques passent par une phase de transition qui consacrera la fin d’un demi-siècle de reniement, de violence et d’injustice», conclut-il.
-
22nd March 2011 19:55 #7
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,661
Samia Amine :
Mardi 22 Mars 2011 -- La première responsable du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé ce mardi 22 mars à l'ouverture d'un débat sur «le contenu de véritables réformes» politiques. Mme Hanoune qui s'exprimait à l'ouverture de la session ordinaire du bureau politique du parti, a également insisté sur «l'urgence d'une réforme politique démocratique». Pour elle, seul le président de la République peut annoncer ce genre de réformes. Aux problèmes posés actuellement en Algérie, Louisa Hanoune préconise deux solutions. Elle propose d'abord la mise en place d'une assemblée constituante. Elle est «seule capable de réviser la constitution, de définir les prérogatives de chaque institution et de sortir le pays de la crise notamment après le rétablissement de la paix», a‑t‑elle affirmé. Le pays «a besoin d'institutions crédibles élues», a-t-elle souligné. Elle assure encore une fois que «le parlement actuel n'est pas habilité à amender la constitution car il relève de l'ancien système». La deuxième proposition que Louisa Hanoune suggère est l'organisation d'élections législatives anticipées. S'exprimant sur la situation en Libye, Mme Hanoune a condamné les raids étrangers sur la Libye et la position de la Ligue arabe qui a «préludé à cette agression», selon elle.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote

Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries