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  1. #1
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    Hocine Adryen :


    Lundi 21 Mars 2011 -- Les choses commencent à s’accélérer. Juste après avoir annoncé de nouvelles réformes politiques, le président Bouteflika serait sur le point de procéder à un changement de gouvernement. Est-ce un gage de bonne foi pour l’opposition politique ? Cela s’appelle un coup de pied dans la fourmilière. Selon des sources bien informées, un profond changement interviendra dans les tout prochains jours. Au lendemain de son discours lu par son conseiller Ali Boughazi, voilà que vient de tomber la nouvelle de l’annonce prochaine d’un changement de gouvernement qui verra le départ de ministres de poids tels que Benbouzid, Harraoubia, Amar Tou, Ould-Abbès, Tayeb-Louh, et bien d’autres encore. Selon une source très au fait des affaires du sérail, le président Bouteflika aurait l’intention de confier le futur gouvernement de transition à Abdelmalek Sellal, l’actuel ministre des Ressources en eau et l’un des rares à bénéficier encore d’un crédit auprès du locataire d’El-Mouradia. L’annonce du prochain gouvernement interviendrait vendredi prochain indique-t-on encore. Son conseiller actuel, Ali Boughazi, hériterait du portefeuille de l’Enseignement supérieur, ajoute notre source qui précise que la méthode Bouteflika emporterait sur son passage presque la majorité des hommes en poste. Une vingtaine de ministres, précise-t-on de même source. Quelques ministres seront reconduits. Des technocrates feraient également leur entrée au sein de ce gouvernement de transition. Le président Bouteflika aurait, en effet, décidé de répondre à cette option afin que la nouvelle équipe gouvernementale puisse gérer les futures élections communales et législatives anticipées prévues cette année.

    La raison de ce changement de gouvernement est d’ordre politique, estime cette source qui avance que le président Bouteflika donne là un gage de bonne foi à l’opposition politique qui réclame depuis des années la neutralité de l’Exécutif dans les scrutins électoraux. L’exigence principale est le partage du gouvernement. Partage qui devrait être inauguré par un remaniement ministériel profond, c’est-à-dire par la récupération de quelques éléments de l’opposition politique. Des postes ministériels moins stratégiques seront confiés à certains partis qui feront leur entrée dans le nouveau gouvernement, assure notre source, ajoutant que des partis comme le PT, le RCD, El-Islah ou le FNA seront consultés prochainement pour leur permettre de faire leur entrée à un gouvernement élargi ainsi à six formations. Si le PT ou le FNA sont sûrs d’y figurer, le RCD de Saïd Sadi, par contre, est moins sûr d’y participer en raison notamment de l’intransigeance de son chef qui a déjà goûté à cette expérience en 2000 avec les conséquences que l’ont sait. En plus du changement du gouvernement, le chef de l’Etat a commencé ses consultations politiques avec des personnalités nationales. Ainsi l’ancien président Chadli Bendjedid, l’ancien président du HCE Ali Kafi et l’ex-SG du FLN Abdelhamid Mehri auraient été reçus dernièrement par le président Bouteflika dans le cadre de ses consultations politiques élargies aux personnalités et chefs de partis. Tous les responsables de partis seront consultés, indique-t-on encore.

  2. #2
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    Riyad Hamadi :


    Mercredi 23 Mars 2011 -- Le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, a affirmé mercredi 23 mars que son parti s'opposait à l'idée d'une dissolution du Parlement et de l'organisation d'élections législatives anticipées. Invité de l'émission Tahaoulat (Mutations) de la chaîne I de la radio nationale, M. Belkhadem a souligné que «la période qui nous sépare des prochaines législatives prévues en 2012 sera consacrée à la révision des lois électorales et sur les partis politiques, ainsi que du code de l'information». Selon des sources du FLN, les réformes politiques profondes annoncées samedi 19 mars par le président Abdelaziz Bouteflika comprennent notamment la dissolution du Parlement. «Belkhadem a confié à son entourage que le Président a décidé de dissoudre le Parlement», affirment nos sources. L’information qui n’est pas officielle suscite beaucoup d’inquiétudes parmi les députés et les sénateurs qui sont en majorité du FLN. Belkhadem a réitéré aussi l'opposition de son parti à l'élection d'une assemblée constituante, revendiquée par certaines formations politiques et qui «constitue», a-t-il dit, «un déni de tous les acquis réalisés par l'Algérie depuis 1962». Le FFS et le PT réclament la mise en place d’une assemblée constituante.

  3. #3
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    Ali Idir :


    Jeudi 24 Mars 2011 -- Les rumeurs persistantes sur le remaniement du gouvernement, la dissolution du Parlement affolent les milieux politico‑financiers nationaux. Des personnalités et de hauts responsables de l’État se réclamant proches du président Abdelaziz Bouteflika entreprennent depuis plusieurs jours des contacts avec des personnalités qui, à leurs yeux, sont susceptibles de devenir ministres dans le prochain gouvernement. Ou d’être nommés à des postes de responsabilité dans les institutions de l’État. Des dizaines, voire des centaines de CV sont transmis au président de la République afin de lui de permettre de faire le bon choix. Ces émissaires affirment à leurs interlocuteurs qu’ils agissent pour le compte de la Présidence de la république, laquelle leur aurait demandé de faire ce travail. La méthode tient en haleine des chefs d’entreprises et des hommes politiques. Certains y croient et attendent d’être nommés comme ministres, d’autres n’y croient pas. «Je ne dis pas que ces émissaires sont des menteurs, mais j’ai du mal à croire que le Président puisse nommer des ministres sur la base d’un simple CV. Il y a des enquêtes d’habilitation et les services de l’État ont déjà leur fichier de personnalités ministrables. Il peut y avoir des exceptions à cette règle», estime un chef d’entreprise qui a requis l’anonymat.

    Les rumeurs sur le remaniement du gouvernement circulent depuis plusieurs mois. Elles sont devenues persistantes depuis les émeutes dites «du sucre et de l’huile» qui avaient embrasé le pays du 5 au 10 janvier dernier, faisant cinq morts et 1000 blessés. Mais le président Bouteflika n’a pas remanié son gouvernement. Mieux, il lui a renouvelé sa confiance en lui attribuant la conduite de nouvelles mesures économiques annoncées lors des conseils des ministres du 3 et 22 février dernier. Ces mesures sont destinées à calmer le front social en ébullition et à éviter à l’Algérie d’être touchée par le vent de révoltes qui souffle sur le monde arabe depuis fin 2010. Mais ces rumeurs ont provoqué des dégâts collatéraux considérables. Le climat politique est devenu pesant. L’attente d’un changement est en train de bloquer, petit à petit, les appareils du pays. Dans les administrations, tout le monde attend quelque chose. Pour les ministres, c’est le maintien ou le départ. Pour les fonctionnaires, il s’agit principalement de l’aboutissement de leurs revendications salariales. L’Alliance présidentielle a quasiment volé en éclats, après la décision du MSP de se démarquer de la politique du gouvernement. Le FLN est déchiré par des luttes intestines et tous cherchent à se repositionner, par rapport à des personnalités et à des clans, pour tirer leur épingle du jeu en cas de changement.

  4. #4
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    Merouane Mokdad :


    Samedi 26 Mars 2011 -- Le RND, parti du premier ministre Ahmed Ouyahia, refuse l’idée de la création d’une assemblée constituante telle que proposée par plusieurs acteurs politiques dont Hocine Aït Ahmed, Abdelhamid Mehri et Louisa Hanoune pour résoudre la crise politique dans le pays. «Accepter une telle proposition reviendrait à effacer d’un trait tout ce qui a été entrepris en Algérie depuis l’indépendance», a déclaré à Tizi Ouzou, samedi 26 mars, Miloud Chorfi, porte‑parole du RND, repris par l’agence APS. Le RND est le deuxième parti après le FLN à refuser cette proposition. Mercredi dernier, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, a déclaré à la radio nationale que la constituante avait été déjà installée en 1963 mais n’a pas précisé que cette assemblée a été détournée de ses objectifs initiaux. «On ne peut pas revenir au point zéro, comme si l’Algérie n’avait pas d’institutions. Et puis, celui qui veut instaurer une Assemblée constituante, qu’il draine les citoyens autour de lui pour porter et concrétiser son projet», a‑t‑il souligné. Le président du FFS a quant à lui, dans une lettre rendue publique la semaine écoulée, proposé une «refondation institutionnelle» basée sur une Constitution «digne de ce nom» et issue d’une Assemblée constituante «librement élue par des Algériens libre». Miloud Chorfi a indiqué aujourd'hui que le RND adhère pleinement «aux mesures de changement initiées par le président de la République pour le renforcement de la pratique démocratique». Quelles mesures ? Le porte‑parole du parti d’Ahmed Ouyahia ne l’a pas précisé. En revanche, il a averti contre ceux qu’il a appelé «les manipulateurs» qui viseraient à «déstabiliser» le pays «en cette période de troubles affectant la région».

  5. #5
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    Hakim Arous :


    Mardi 29 Mars 2011 -- Depuis une dizaine de jours, et avec la demande adressée aux partis de l'alliance présidentielle (FLN, RND, MSP) par le président Abdelaziz Bouteflika de faire des propositions sur une révision de la constitution, l'ensemble de la classe politique prend position. Adaptation de la constitution existante au nouveau contexte politique national et régional ou changement total de gouvernance vers une démocratisation réelle du régime, chacun avance ses pions. Sans changement de dernière minute, Ahmed Ouyahia va s’exprimer sur l’ENTV. État des lieux des propositions.

    Front de Libération Nationale (FLN)

    Le parti d'Abdelaziz Belkhadem, dont Abdelaziz Bouteflika est le président d’honneur, est favorable à des réformes politiques profondes mais s'oppose à l'installation d'une assemblée constituante. Pour le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, «on ne peut pas revenir au point zéro, comme si l’Algérie n’avait pas d’institutions. Et puis, celui qui veut instaurer une Assemblée constituante, qu’il draine les citoyens autour de lui pour porter et concrétiser son projet». Pour lui, les réformes doivent essentiellement concerner les lois électorales et la liberté de la presse. «La période qui nous sépare des prochaines législatives prévues en 2012 sera consacrée à la révision des lois électorales et sur les partis politiques, ainsi que du code de l'information», a‑t‑il ainsi indiqué. Mais en coulisses, le FLN n'exclut pas que le président de la République annonce une dissolution du Parlement.

    Rassemblement National Démocratique (RND)

    En bon partenaire de l'Alliance présidentielle, il est sur la même ligne que le FLN, pour un refus d'une assemblée constituante. «Accepter une telle proposition reviendrait à effacer d’un trait tout ce qui a été entrepris en Algérie depuis l’indépendance», a déclaré Miloud Chorfi, porte‑parole du RND.

    Mouvement de la Société pour la Paix (MSP)

    Le MSP est favorable à une révision de la Constitution mais ne s'est pas prononcé sur le contenu de cette révision. Bougherra Soltani a simplement déclaré qu'elle «devrait inclure la limitation du mandat présidentiel à deux fois cinq ans». Selon lui, les réformes doivent être réalisées par des personnalités politiques qui ne sont pas au pouvoir maintenant. En revanche le parti n'a pas encore publiquement accepté ou refusé l'idée d'une assemblée constituante.

    Parti des Travailleurs (PT)

    Ce n'est pas nouveau. Le PT de Louisa Hanoune réclame depuis longtemps la mise en place d'une assemblée constituante. Elle est «seule capable de réviser la constitution, de définir les prérogatives de chaque institution et de sortir le pays de la crise», a ainsi récemment affirmé Louisa Hanoune. Selon elle, «le parlement actuel n'est pas habilité à amender la constitution car il relève de l'ancien système». Le PT souhaite également la tenue d'élections législatives anticipées avant 2012. Sur le contenu de la réforme institutionnelle, le parti souhaite la création de comités populaires qui auront pour mission de recueillir les revendications de la population dans toutes les communes du pays pour les transmettre aux instances nationales.

    Front des Forces Socialistes (FFS)

    Le parti de Hocine Aït Ahmed est favorable à un changement radical des institutions par la désignation d'une assemblée constituante. Il est «léger de croire qu’il suffirait de dissoudre des institutions ou des partis pour que sortent de leurs décombres d’autres institutions et d’autres partis tous prêts pour un usage démocratique», a‑t‑il affirmé, s'opposant ainsi clairement au projet du président Boutefllika de se contenter de dissoudre les assemblées élues. Cette assemblée constituante doit être «librement élue par des Algériens libres», a‑t‑il précisé.

    Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD)

    Le RCD a exprimé ses positions en tant que membre de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), tendance partis politiques. Les membres de la CNCD se sont ainsi prononcés pour la tenue d'une «conférence nationale qui aura pour mission de désigner un conseil national de transition démocratique» afin de «dissoudre toutes les institutions élues, nommer un gouvernement de transition pour gérer les affaires courantes et engager le pays dans une refondation nationale dont la clé de voute sera la rédaction d'une constitution qui sera proposée au peuple algérien par voie référendaire». Ils n'ont toutefois pas précisé si cette «conférence nationale» aura la forme d'une assemblée constituante. La CNCD a de plus donné des précisions sur la future constitution qu'elle appelle de ses vœux. Elle devra consacrer l'égalité homme‑femme, le respect des libertés individuelles et collectives, la séparation du politique et du religieux, le caractère national et officiel des langues arabe et amazighe, l'alternance démocratique au pouvoir, etc.

    Alliance Nationale pour le Changement (ANC)

    Cette alliance, menée par l'ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour et plusieurs mouvements de tendance islamique et conservatrice, revendique une révision de la constitution, emmenée par «six personnalités nationales crédibles» – sans préciser lesquelles – en trois étapes. La première se situe sur le plan médiatique pour «convaincre les Algériens que nous sommes entrés dans la phase du changement». Cela nécessite au préalable l’instauration d’une «véritable liberté d’expression» et «l’ouverture du champ politique, de l’autorisation de nouveaux partis politiques et de la levée réelle de l’état d’urgence». La deuxième étape est la création d'un gouvernement de transition «pour une période de 12 mois avec comme objectifs la préparation d’élections présidentielles anticipées et de législatives ainsi qu’un référendum pour une nouvelle constitution».

    Front National Algérien (FNA)

    Le parti de Moussa Touati a gelé ses activités à l'APN et appelle à la dissolution des assemblées élues, dont le Conseil de la Nation. En revanche, le FNA ne s'est pas clairement positionné sur une révision de la constitution. Mais Moussa Touati a d'ores et déjà rejeté l'idée d'une assemblée constituante. Il faut au préalable définir la nature du régime politique, présidentiel, parlementaire ou semi‑présidentiel, a‑t‑il dit.

    Abdelhamid Mehri (ancien SG du FLN)

    L'ex‑cacique du FLN est revenu sur la scène médiatique et politique pour réclamer le changement radical du système en place. Il est favorable à la révision de la constitution qui instaurerait «un changement des fondements de gouvernance». Pour lui, cela passe par une concertation large de toutes les forces politiques et la création d'un «congrès national général», qui définira la feuille de route du changement politique dans le pays.

    AHD 54

    Le parti dirigé par Ali Fawzi Rebaine est favorable à une révision de la Constitution «pour une transition pacifique et démocratique» et «basé sur des institutions indépendantes». Pour l'AHD 54, le processus passe par la mise en place d'un gouvernement de transition, une élection présidentielle anticipée et la révision de la loi électorale avec abrogation de présentation des 3% des listes électorales. Le parti ne se prononce pas en revanche sur l'ainstallation d'une assemblée constituante.

  6. #6
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    March 31, 2011 -- The Association of Algerian Muslim Ulama held a press conference on Wednesday March 30th headed by Ammar Talbi, Vice-President of the Association to clarify the statements made with regards to the necessity of establishing a new political regime in the country. Talbi stated that this press conference “was held to engage the association in public affairs, considering that it is one of the most well-established associations in Algeria,” ensuring that the statements are calling for peaceful change to the current Algerian situation. With regards to the decisions made in the last Cabinet meeting, Talbi stressed that the crisis Algeria is witnessing requires a complete solution and that “the solutions cannot be partial and must be complete.”

    Constitutional amendments

    Talbi emphasized the need for constitutional amendments that allow the establishment of a parliamentary system, ensuring that the Association will do all that is within its capability to “accomplish this goal and all that is necessary to change things for the better, and restoring the trust between the rulers and the ruled; the factor that would speed up the country’s development process.” “The Association of Algerian Muslim Ulama is an association for the whole nation and cannot be involved in partisanship, and condemns partisan extremism,” Talbi ensured. This idea is what prompted the Association to address all sects in their press conference, revealing the “Association’s insistence on hosting a popular festival, inviting all active political forces in the country.” Islam Online acquired statements made by the Association that it is “thoroughly following the Arab’s need for freedom and the events currently taking place in the Arab world,” pointing out that “this sudden revolution will not only apply to one part of the Arab world without the other, regardless of its national specifications and historical experiences. We fear that Algeria would experience the same situations.” This, according to the statements, displays the “necessity of establishing a new political system that ensured the demands of the people.” In regards to that, the association views that the “like the rest of the world, the parliamentary system is much more suitable than the presidential system.”

    Arabic language law

    With regards to legislature, “the current legislative system should be reconsidered. Legislature should be subject to Islamic Sharia which is referenced by the Qur'an and Sunnah (Prophetic traditions).” Talbi called for a social and cultural project that is referenced by the nation’s values and Islamic background,” similar to the statements made in early November calling for the “establishment a democratic nation with an Islamic reference.” The Association ensured in their statements the need for the Arabic language to be the national language by law; the law that was terminated by the “Consultative Council” in June 1992. The Association ended their press conference by stating, “Our only aim from this press conference is to advise, call to all that is good and peaceful, and to preserve the honor of humans and our nation, while avoiding catastrophes and bloodshed.” Several Algerian Islamist sects made initiatives for change, the last of which is the initiative made by the President of the Movement for National Reform, Mohammed Boulahya, who proposed possible solutions, whether it was constitutional amendments, a parliamentary system, or limiting presidential guardianship. He also called for holding Presidential elections and dissolving all elected councils.

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