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  1. #1
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    Merouane Mokdad :


    Mercredi 11 Mai 2011 -- Le Forum des chefs d’entreprises sera présent à la Tripartite (Gouvernement-Patronat-UGTA) prévue le samedi 28 mai 2011. «C’est un événement majeur qui fait suite à la politique de concertation que le gouvernement a mise en place depuis des années avec le patronat. Cette fois-ci, le contexte est exceptionnel. Il y a une volonté nette des autorités de redéfinir la politique économique du pays. Une politique plus consensuelle», a déclaré Réda Hamiani, président du FCE, en marge d’une conférence sur la gestion de la ville à la faveur du Salon du batiment (Batimatec) à l’hôtel Hilton à Alger. Hier, Tayeb Louh, ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, a annoncé la tenue de cette Tripartite pour examiner des dossiers économiques. Il a indiqué que la promotion de l’investissement et le soutien à l’entreprise seront au menu de cette rencontre. Le ministre n’a pas précisé si les syndicats autonomes, plus actifs sur le terrain social que l’UGTA, seront présents. Le principe de cette recontre a été retenu lors du Conseil des ministres du 2 mai dernier.

    Selon Réda Hamiani, les partenaires économiques et sociaux sont régulièrement consultés et associés à la décision par le gouvernement. «Cela correspond à une grande attente de nos milieux», a-t-il dit. La politique économique doit, selon lui, être plus orientée vers le développement de l’emploi et de l’entreprise. «Je pense qu’il y aura moins d’unilatéralisme. Nous allons procéder à une évaluation de la politique économique menée jusque-là. Nous allons donner notre avis sur les différents chantiers qui nous concernent. Il faudra voir après comment les autorités vont traduire sur le terrain l’ensemble des mesures prises après concertation. Déjà, il y a une bonne orientation et une capacité d’écoute», a-t-il souligné.

    Les politiques économiques ne valent, d’après lui que par les résultats qu’elles produisent. Il a indiqué que le patronat a toujours demandé des évaluations. «Cette méthode va être appliquée. Nous avons toujours relevé que les mesures prises par les autorités posent problème en terme d’exécution, de simplification et de délais. Nous avons déjà perdu beaucoup de temps. Souvent les décisions prises par les ministères sont difficiles à mettre en oeuvre», a-t-il noté. Il a appelé à discuter de la place du secteur privé dans l’économie nationale et de la politique industrielle «qui est à réinventer».

    Réda Hamiani a indiqué que le FCE ne viendra pas avec un catalogue de mesures précises. «Il faut s’interroger pourquoi on ne crée pas assez d’emplois et pourquoi le taux de croissance économique reste moyen avec tout l’effort qui est fait en matière d’investissement public. On doit analyser les raisons d’un relatif échec pour essayer de trouver, avec toutes les ressources que notre pays a, de nouvelles formules en associant toutes les énergies pour que notre économie fonctionne mieux et plus efficacement», a-t-il noté. Il a souhaité une réunification du mouvement patronal. «Pourquoi pas ! Il ne faut pas penser qu’on se tire dans les pattes. Il y a un consensus des organisations patronales sur les grands thèmes. Chacun a sa spécificité et sa sensibilité», a-t-il déclaré.

  2. #2
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    Hamid Guemache :


    Lundi 23 Mai 2011 -- Invité par le gouvernement à participer pour la première fois à la Tripartite le 28 mai prochain, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) ne veut pas faire de la figuration. La plus importante organisation patronale par le chiffre d’affaires de ses adhérents a entamé des consultations avec ses membres et les autres organisations patronales pour définir des revendications communes à présenter lors de la Tripartie, a-t-on appris de source patronale. «Nous voulons arriver à une sorte de SMIG de revendications et de propositions à présenter au gouvernement lors de cette rencontre», explique le patron d’un groupe privé. La direction du FCE a décidé d’organiser des rencontres avec ses adhérents à Annaba et Oran pour discuter des propositions et lister les contraintes auxquelles les entreprises privées sont confrontées. Des consultations sont engagées avec les autres organisations patronales. «Nous n’allons plus nous contenter de revendications techniques comme la levée du Credoc, la disponibilité du foncier, des crédits bancaires, affirme le patron d’un autre groupe privé et membre du FCE. Cette fois, nous voulons connaître la vision économique du gouvernement, la place de l’entreprise privée et publique dans l’économie».

    Les chefs d’entreprises veulent en fait rompre avec le débat sur des détails techniques et les lois de finances pour discuter d’une vision claire et durable de l’économie nationale. Ces dernières années, les revendications patronales étaient davantage d’ordre individuel en raison des divisions, du niveau faible de la représentation patronale et du mépris affiché par les autorités à l’égard des entreprises privées. Le gouvernement se méfie du privé et il a repris un contrôle direct sur le secteur public. «Cette situation doit disparaître. Le débat économique ne doit plus se concentrer sur les lois de finances. Il faut une vision économique sur le long terme. Le gouvernement doit compter sur le privé pour développer l’économie et laisser aux managers publics la possibilité de prendre des initiatives, sinon on ne s’en sortira pas», ajoute le même patron. L'absence d'une vision économique sur le long terme ne permet pas aux chefs d'entreprises de se projeter dans l'avenir et de planifier le développement de leurs entreprises.

    Miné par les divisions, le patronat algérien peine toutefois à se rassembler, ce qui l'affaiblit devant les pouvoirs publics. Toutes les tentatives précédentes de constituer une coordination patronale s’étaient soldées par des échecs. Cette fois, la concertation entre les organisations patronales a également peu de chances d’aboutir. «On discute, mais je ne suis pas très optimiste quant à une entente sur des revendications communes», confie le président d’une organisation patronale rivale du FCE. En fait, les autres associations patronales se méfient du FCE, puissant par le poids de ses adhérents. L’association de Réda Hamiani n’a en fait jamais pris au sérieux les autres organisations patronales en raison de la modeste envergure de leurs membres et de leur faible apport au débat économique national.

  3. #3
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    Hadjer Guenanfa :


    Vendredi 27 Mai 2011 -- Le gouvernement continue d’ignorer les syndicats autonomes. L'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) sera l'unique interlocuteur social des pouvoirs publics et des patrons à l’ouverture de la 14e session tripartite ce samedi 28 mai à la résidence d’État El Mithak. Pourtant, le constat est unanime : l’organisation dirigée par Sidi Saïd a perdu le monopole de la représentativité des travailleurs devant l’émergence de nouvelles forces syndicales autonomes. Qu'ils soient dans le secteur privé ou dans le secteur public, les travailleurs continuent de s’organiser en dehors de l’UGTA pour faire entendre leurs revendications socioprofessionnelles.

    Les nouveaux syndicats, comme le Snapap, le SNPSP, le SNPSSP, ont démontré d’importantes capacités de mobilisation sur le terrain. Ils sont devenus des acteurs incontournables pour la réussite de tout dialogue social. «Ce sont toujours ces nouvelles organisations syndicales autonomes qui se mettent sur les devants de la scène pour défendre les droits des travailleurs», soutient le porte‑parole du Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique (Snapap), Rachid Maalaoui citant comme exemple le mouvement de contestation déclenché par les travailleurs de Sonatrach au sud du pays. Les sections UGTA ont toujours été, poursuit notre interlocuteur, des instruments entre les mains de l’État. «L'UGTA est un organisme du régime. Il s'en sert quand il en a besoin», déplore‑t‑il.

    Dans le prolongement des mouvements sociaux qu’a connus l’Algérie depuis le début de l'année en cours, les travailleurs de certaines entreprises publiques ou privées ont même exigé, comme préalable à toute négociation, la dissolution des sections syndicales affilées à l'UGTA. «Les gens qui sont à la tête de ces sections syndicales ne défendent que leurs intérêts et les intérêts des gens qu'ils servent», affirme une jeune employée d'une entreprise où un syndicat autonome vient d'être mis en place. Malgré l’émergence des syndicats autonomes, le gouvernement continue à les ignorer. «Il (le gouvernement, NDR) veut dialoguer avec lui‑même», ironise notre interlocuteur. Il évoque, à ce titre, l'organisation des assises nationales de la société civile annoncées par le président du Conseil national économique et social (CNES), prévues à la mi‑juin au Palais des Nations à Alger. Selon lui, ce sont toujours les mêmes organisations qui vont être conviées. Sauf que cette démarche des autorités risque d’être improductive en raison de la capacité de mobilisation des syndicats autonomes.

  4. #4
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    Samy Cherroud :


    Samedi 28 Mai 2011 -- «L'État consacre chaque année près de 3.000 milliards de dinars aux commandes publiques, et près de 1.500 milliards de dinars aux salaires et pensions», a déclaré ce samedi 28 mai, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l'ouverture des travaux de la tripartite regroupant le gouvernement, le patronat et l'UGTA. Ouyahia, a affirmé en outre que plus de 1.000 milliards de DA ont été concrétisés depuis janvier 2010 dans les investissements d'entreprises publiques et privées de secteurs divers et hors hydrocarbures. Il a également soutenu que «l'investissement se développe dans notre pays» et il en veut pour preuve les «43 investissements totalisant 156 milliards de DA» engagés par les entreprises privées durant les 14 derniers mois au titre des seuls projets de plus de 500 millions de DA examinés par le Conseil national de l'investissement (CNI). En ce qui concerne les investissements mixtes associant des entreprises algériennes publiques ou privées et des entreprises étrangères, le chef de l'exécutif a souligné que les 14 derniers mois ont connu 120 milliards de DA d'investissement répartis sur 28 opérations. Il a ajouté, par ailleurs, que les entreprises publiques ont bénéficié durant la même période de 52 programmes pluriannuels de financements bancaires pour des investissements d'un montant total de 718 milliards de DA hors hydrocarbures.

    Abordant la règle des «51/49 %», le Premier ministre a rappelé que cette mesure «veut donner une chance au capital national et à l'entreprise algérienne, chez eux, en Algérie». Il a ajouté que cette législation «a été admise et acceptée par nos partenaires, comme en témoignent les importants projets conclus avec les partenaires économiques de l’Algérie». Ouyahia a ajouté qu'aucun projet d'investissement privé national de plus de 500 millions de DA, ni aucun projet d'investissement mixte n'est en attente du feu vert du Conseil national de l'investissement (CNI). Et de préciser qu'au 23 mai, «87 dossiers de ce genre étaient en instance au niveau de l'Agence nationale de l'investissement (ANDI), car il leur manque tous une pièce, ou un élément parmi les pièces et éléments exigés par la loi». Le passage devant le CNI des projets d'investissement national de plus de 500 millions de DA «est uniquement destiné à veiller au respect des normes légales».

    Cependant, le Premier ministre a admis que des changements sont nécessaires pour améliorer le climat des investissements. «Le gouvernement affirme officiellement que le climat des affaires a besoin d'une amélioration. Pour preuve l'Algérie occupe le 136e rang parmi 183 pays selon un classement concernant le climat des affaires établi par la Banque mondiale à la demande de la Banque d'Algérie», a‑t‑il déclaré. «Le gouvernement n'a aucun complexe à vous le dire car c'est la réalité», a ajouté Ahmed Ouyahia. «Vous faites face à des obstacles dans les domaines foncier et bancaire et même pour vous raccorder au réseau électrique... ce sont des vérités», a lancé le Premier ministre aux organisations patronales. «J'ai décidé d'évoquer publiquement cette question pour vous assurer que le gouvernement ne s'est pas enfermé dans une position de vainqueur. Il y a des réalisations dans le secteur économique qui doivent être signalées comme il y a des insuffisances qu'il faudra pallier», a encore dit M. Ouyahia. Le chef de l'exécutif a réitéré, en outre, l'engagement des pouvoirs publics à lutter contre la fraude fiscale sous toutes ses formes dans le champ économique, estimant qu'il s'agit d'une «composante essentielle d'un environnement favorable à l'entreprise».

  5. #5
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    Samia Amine :


    Samedi 28 Mai 2011 -- La 14e session tripartite – gouvernement, UGTA et patronat – dédiée exclusivement au développement de l'économie, de l'entreprise et de son environnement, s'est ouverte, ce samedi 28 mai à la résidence d'État El Mithak. Dans son allocution d'ouverture, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, qui dirige la délégation du gouvernement, est revenu sur plusieurs questions liées au thème de cette rencontre.

    Améliorer le climat des affaires

    «Le gouvernement affirme officiellement que les climat des affaires a besoin d'une amélioration. Pour preuve l'Algérie occupe le 136e rang parmi 183 pays selon un classement concernant le climat des affaires établi par la Banque mondiale à la demande de la Banque d'Algérie», a déclaré Ahmed Ouyahia à l'ouverture des travaux de la tripartite. «Le gouvernement n'a aucun complexe à vous le dire car c'est la réalité (...) vous faites face à des obstacles dans les domaines foncier et bancaire et même pour vous raccorder au réseau électrique... ce sont des vérités», a‑t‑il ajouté. Avant de préciser : «j'ai décidé d'évoquer publiquement cette question pour vous assurer que le gouvernement ne s'est pas enfermé dans une position de vainqueur. Il y a des réalisations dans le secteur économique qui doivent être signalées comme il y a des insuffisances qu'il faudra pallier».

    Revoir les mesures sur les investissements

    «La règle dite 51/49 a été dans les faits acceptée par nos partenaires. D'importants projets ont été conclus et d'autre sont en voie de l'être avec des sociétés occidentales», a déclaré Ahmed Ouyahia. Elle «veut donner une chance au capital national et l'entreprise algérienne, chez eux, en Algérie». Mais le Premier ministre n'a pas écarté la possibilité d'une révision des mesures sur l’investissement car, a‑t‑il dit, «ce ne sont pas des articles sacrés ni des obstacles infranchissables»

    Aucun projet en attente au CNI

    En matière d'investissement, Ahmed Ouyahia a précisé qu'aucun «projet d'investissement privé national de plus de 500 millions de DA, ni aucun projet d'investissement mixte n'est en attente du feu vert du Conseil national de l'investissement (CNI)». Au 23 mai, «87 dossiers de ce genre sont en instance au niveau de l'Agence nationale de l'investissement (ANDI), car il leur manque tous une pièce, ou un élément parmi les pièces et éléments exigés par la loi», a‑t‑il ajouté.

    D’importants investissements consentis

    Ahmed Ouyahia a précisé que plus de 1.000 milliards de DA ont été concrétisés depuis janvier 2010 dans les investissements d'entreprises publiques et privées de secteurs divers. Citant l'exemple des «43 investissements totalisant 156 milliards de DA» effectués les entreprises privées durant les 14 derniers mois, M. Ouyahia a assuré que «l'investissement se développe dans notre pays». Sur la question des investissements mixtes, le Premier ministre a souligné que 120 milliards de DA ont été répartis sur 28 opérations au cours de ces quatorze derniers mois.

    Mesures en faveur de l’entreprise

    Le Premier ministre a reconnu que «des efforts encore restent à faire au profit de l'entreprise», rappelant que le développement socio‑économique a «sans cesse été un objectif central du gouvernement». M. Ouyahia a assuré que son équipe sera attentive aux propositions qui seront faites par ses partenaires. Elle leur proposera l'ouverture d'un chantier commun relatif à l'amélioration du climat des affaires, sur la base de critères identifiés par la Banque mondiale (BM). M. Ouyahia a également appelé à l'augmentation de l'investissement et l'amélioration de la productivité ainsi qu'à la diversification des exportations.

  6. #6
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    Riyad Hamadi :


    Dimanche 29 Mai 2011 -- La Tripartite s’est terminée samedi soir vers 22 h 30. Plusieurs décisions ont été prises à l’issue de cette réunion gouvernement‑patronat‑UGTA consacrée entièrement au développement de l’entreprise. Parmi ces mesures figure l’allègement du Crédit documentaire (Credoc), unique moyen de paiement des importations depuis 2009, pour l’importation des équipements et de la matière première. Cet allègement donne la possibilité aux entreprises d’importer des équipements avec la remise documentaire. Les entreprises de production pourront également importer de la matière première avec le transfert libre, mais le montant autorisé est plafonné à quatre millions de dinars par année. Le gouvernement a décidé également de rééchelonner les dettes en souffrance des PME, de différer le paiement de la dette pour les PME sur trois ans et de prendre en charge, via la Trésor public, une partie du taux d’intérêt bancaire pour les investissements. Le président du FCE Réda Hamiani a exprimé sa satisfaction à l'issue de cette tripartite.

  7. #7
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    Merouane Mokdad :


    Dimanche 29 Mai 2011 -- À partir du 1er juillet 2011, le trésor public sera sollicité pour participer à la bonification des crédits d'investissement accordés aux PME avec la prise en charge de 2 % des 5,5 % des taux d’intérêts prélevés par les banques. Cette décision a été annoncée à l’issue de la Tripartite (gouvernement‑Patronat‑UGTA), qui s’est réunie samedi 28 mai, à Alger et qui était consacrée à l’aide à l'entreprise et à la promotion de l'investissement. Les banques vont accorder un différé sur les crédits aux PME destinés à l'investissement. Ce différé est de trois ans pour les crédits à moyen et long terme, de 5 à 7 ans, et de cinq ans sur les crédits à long terme, plus de 7 ans. La Banque d’Algérie sera chargée par le gouvernement de couvrir les risques de changes. Les pouvoirs publics vont, par ailleurs, participer au rééchelonnement des créances bancaires des PME qui font face à des difficultés de remboursement dans les délais prévus. «Les banques sont invitées à accorder un rééchelonnement sur trois années et le trésor s’impliquera par la prise en charge des intérêts de cette période transitoire. Il s’agit bien sûr d’endettement d’entreprises qui ont encore des chances de survie», a déclaré à Ahmed Ouyahia, Premier ministre, à la fin des travaux de la Tripartite. Les banques créancières seront priées d’annuler les agios pour les entreprises bénéficiaires du rééchelonnement. Les débiteurs et les banques devront toutefois assumer la responsabilité des créances «définitivement compromises». Autre annonce : elle concerne le crédit documentaire (Credoc). «Les entreprises de production de biens et de services pourront importer par remise documentaire et même, en situation d’urgence, importer par transfert libre avec un montant qui passe de deux millions à quatre millions de dinars. Quant aux importations pour la revente en l’état, le commerce, le crédit documentaire est maintenu», a déclaré à Ahmed Ouyahia. Selon lui, ces mesures visent à renforcer le soutien à l'entreprise nationale et l’État est prêt à en assumer les coûts. «C’est un placement pour l'avenir pour qu'il y ait plus d'investissements, plus de création d'emplois et plus de production locale», a‑t‑il souligné.

    Les patrons satisfaits

    Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), a exprimé sa satisfaction à l’issue de la Tripartite. «Nous avons passé en revue tous les problèmes. La capacité d’écoute a été suivie par une série de propositions qui correspondent aux attentes de bon nombre de chefs d’entreprises dans les domaines comme le crédit à l’investissement, l’examen de dossiers en souffrance au niveau des banques parce qu’ils ont un endettement, les facilités à l’exportation», a‑t‑il indiqué. Selon lui, une commission a été installée pour étudier la question de l’emploi, de l’insertion des jeunes diplômés et de la formation. Ali Slimani, président de l’Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP) a, de son côté, salué la franchise totale qui a marqué les travaux de la Tripartite. «Ce sont des décisions salutaires qui viennent d'être prises. Nous avons exposé les doléances des cadres gestionnaires du secteur public et nous avons des propositions ayant trait à la réhabilitation de l’entreprise publique économique en vue d’une gestion efficace de ces entités. Et, je dois dire, sans complexe, qu’il n’y a aujourd’hui aucune différence entre l’entreprise publique et l’entreprise privée. Il s’agit d’une entreprise nationale au service du développement de l’économie», a‑t‑il déclaré. Pour sa part, Naït Abdelaziz Mohamed Saïd, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), a parlé d’une «Tripartite gagnant‑gagnant». «Nous avons eu une journée qui a permis d’entrevoir des solutions prochaines à l’ensemble d’objectifs qui vont garantir une harmonie dans l’axe de travail. Je pense qu’il y a eu une réponse des plus satisfaisantes aux préoccupations des entreprises. Avec cela, la prochaine tripartite finalisera les actions entamées aujourd’hui», a soutenu, de son côté, Boualem Merakech, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP). Des groupes de travail seront installés pour étudier les questions relatives à l’amélioration du climat des affaires, à l’allègement des lourdeurs administratives et des procédures fiscales, au rééchelonnement des dettes fiscales, à la participation des PME au programme national du logement, à la mise à niveau des entreprises, à l’accès des PME à la bourse d’Alger et, enfin, aux facilitations en matière de commerce extérieur. À noter enfin que la prochaine Tripartite, qui sera consacrée aux questions sociales, est prévue pour septembre 2011.

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