Un acte que même un barbare ne saurait accomplir de sang-froid, un acte dont la seule vue rend malade pendant des jours, des tombes ouvertes, d’autres souillées d’immondices:
4 février 2007 - - S’il existe un comble de l’abomination, les profanateurs du cimetière chrétien de Lakhdaria peuvent être assurés de l’avoir atteint. Deux confrères, habitant ce chef-lieu de daïra, à 45 km au nord-ouest de Bouira, et une association culturelle nous signalaient déjà ce sacrilège, mais un responsable local, contacté à ce sujet, le démentait. Il a fallu qu’un internaute, qui a visité un site consacré à la profanation de ce cimetière chrétien, attire de nouveau notre attention sur cette abomination. Et c’en est une, en effet. Un acte que même un barbare ne saurait accomplir de sang-froid, un acte dont la seule vue rend malade pendant des jours : des tombes ouvertes, d’autres souillées d’immondices, voilà le spectacle qui nous attendait mercredi après-midi à notre déplacement en ce lieu qui, naguère était paisible, s’est transformé en un endroit innommable, un enfer. On chercherait en vain la place d’une grille et d’une entrée. Rien ne défend le repos des morts de ce cimetière. Les personnes et les animaux le traversent librement. Le côté Sud est longé dans toute sa longueur par un grand poulailler. A l’ouest, le cimetière est défendu par un grand ravin qui plonge directement dans l’oued Issers. Mais les profanateurs viennent de l’est et du nord, c’est-à-dire de la ville. Que voyons-nous en arrivant ? Deux jeunes, dont un barbu, assis sur une tombe, dont le dessus en marbre gît dans l’herbe. Ce barbu sait-il que la religion musulmane interdit de s’asseoir sur les tombes ? Il tripote un portable, un couteau sur le rebord de la tombe. Le lieu retiré nous interdit de faire la moindre remarque désobligeante. Nous nous contentons de réprouver et de condamner sans vouloir accuser personne.
D’autant plus que surgissent, d’on ne sait où, d’autres jeunes qui nous observent à la limite du cimetière. Enfin, Rabah, un jeune gaillard, s’approche et mêle sa désapprobation à la nôtre. Ali, beaucoup moins jeune, et qui prétend être le propriétaire du terrain où se trouve le cimetière, se joint à nous. Ensemble, nous examinons les tombes. Les parois de certains caveaux sont noircies par le feu qu’on y a allumé. D’autres sont pleins de gros cailloux. Dans l’un d’eux, une main, parfaitement conservée, se dresse parmi un tas de gravats comme pour un salut ou pour dire halte à la profanation. Rabah s’engouffre dans le trou et, au prix d’un certain effort, la retire et la montre.
C’est l’avant-bras d’une femme, identifiable aux ongles maculées et aux doigts effilés, l’horreur nous laisse sans voix pour interdire à notre guide d’y toucher. Enfin, il replace respectueusement la main là où elle était. Plus loin, une autre tombe. Un os long, tibia ou péroné, est visible. Où sont les autres os ? Un peu plus loin, une autre tombe béante livre à notre vue des touffes de cheveux longs et noirs. Une quatrième, une bière en bois, est vide.
D’autres caveaux, qui ont essuyé des tentatives de profanation, ont résisté grâce à des grilles en acier. « Regretté par ses parents et ses amis » dit cette tombe devant laquelle les profanateurs ont échoué dans leur abominable œuvre. Une date 1832 et une autre 1889, marquant la vie du défunt. Parents et amis doivent être quelque part dans le cimetière, pas plus défendus que le cher regretté. Mais voilà qu’Ali nous fait une révélation qui, en rapport avec ce qu’il nous a dit plus tôt, à savoir que certains morts ont été transférés ailleurs, nous frappe : ce sont des Espagnols, des Allemands qui seraient, selon lui, enterrés ici. Les noms sur les tombes sont si peu français, nous semble-t-il, et paraissent lui donner raison. Le même Ali nous apprend qu’une équipe de TF1 nous a précédés. Curieux que son reportage n’ait pas suscité de réaction de part et d’autre de la Méditerranée. Rabah et Karim, deux jeunes chômeurs, proposent de veiller sur le repos des morts et de rendre le cimetière plus propre et plus sécurisé, si on les employait à cette tâche. Entre-temps, le groupe de jeunes a grossi. L’un d’eux nous prend en photo avec son portable. A quelle fin ? Quant à nous, nous quittons cet endroit blessé et écœuré par ce manque de respect aux morts qui est une insulte aux vivants que nous sommes.
Une insulte aux morts et aux vivants
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4th February 2007 18:14 #1
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Désécrations des cimetières en Algérie
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2nd April 2007 04:22 #2
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Tébessa
Lundi 2 Avril 2007 -- Plus de 50 tombes du cimetière Taghda de la ville de Tébessa ont fait l’objet de profanation et de destruction massive. Les visiteurs ont été très choqués devant un tel spectacle de désolation livrant un cadre déshumanisé où même les morts ne sont pas respectés.
S’agit-il d’un acte de sorcellerie, de vandalisme ou de terrorisme ? A noter qu’il y a environ deux mois, deux cadavres de femmes ont été déterrés et dont l’enquête n’a abouti à ce jour à aucun résultat. Il y a lieu de signaler que ce cimetière possède cinq entrées différentes mais une seule est gardée, d’où le renforcement des mesures de sécurité s’impose pour le repos de nos morts.
Plus de 50 tombes profanées
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7th June 2007 13:41 #3
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June 7, 2007 -- People and official authorities have expressed anger over the desecration of graves in the wilaya or province of Batna (eastern Algeria). Grafitti insulting Islam and praising Israel was written on some graves.
A guard of the cemetery said that he angered over the grafitti especially since some of his relatives’ graves were desecrated as well.
The Star of David was written on one of them, he said. A policeman was furious when he saw grafitti written on another grave saying: “Viva Israel, Islam is the real and biggest Satan”.
“The biggest Satan is the one who desecrates graves and describes the dead using racist grafitti, ” said the policeman.
It was written on another grave in the same cemetery in Batna: “Christ is happiness”. All the grafitti was written in good French.
“The solution is to have more guards on the spot because there are not enough of them in the cemetery,” said a guard.
Even politics were involved in this heinous affair. Other offending grafitti included: “Arab nations are the dirt of earth” and “Viva dear France and FLN (political party) are scum”. An investigation is underway to find out those behind these horrendous desecrations.
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7th June 2007 21:22 #4
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The Star of David was written on one of them, he said. A policeman was very furious when he saw a blasphemous grafitti written on another grave saying: “viva Israel, Islam is the real and biggest Satan”.
It was written on another grave in the same cemetery in Batna: “Christ is happiness”. All those grafittis were written in good French.
Hmmm, looks like a plot to sabotage non-Muslims in Algeria. Its not like Algerians are not fluent in the French language? Disgusting nonetheless, to desecrate a holy ground.
Teach me not what i already know, teach me what i need to know
ukraine.com, morocco.com, nepal.com, ecuador.com.
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3rd July 2007 05:26 #5
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Quelques semaines après la profanation de tombes à Batna :

Mardi 3 juillet 2007 -- Des inscriptions en arabe portant atteinte au prophète Mohamed et glorifiant le Pape ont été découverts samedi matin sur les mures de la mosquée de Othmane Ibn Aafane dans les hauteurs d’Alger à Bouzareah.
Des inscriptions qui ont suscité l’indignation des habitants et des fidèles de la mosquée. Le responsable de la mosquée a déclaré « nous avons été choqué par ces inscriptions lorsque nous sommes venus pour faire la prière du Fajr samedi matin, les auteurs ont utilisé des tags ».
Les services de sécurité ont été immédiatement contactés, ces derniers ont ouvert une enquête puis des éléments de la police scientifique ont été dépêchés sur place. Selon des sources bien informées une autre mosquée, située dans le quartier de Chevalley, toujours à Alger, a subit le même affront il y a quelques jours, cependant les termes ont été écrits dans un « bon anglais ».
Cet incident soulève plusieurs interrogations, en plus de la provocation et la profanation, la question qui se pose est « y a-t-il des gangs qui ciblent des lieux saints ? » il y a quelques semaines le cimetière de Bouzourene, dans la wilaya de Batna, a été profané. Des inconnus ont profané sept tombes avec des inscriptions glorifiant la colonisation, dans un français soutenu. Le même phénomène a été enregistré à Annaba et il s’est avéré plus tard que les auteurs sont des voleurs.
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4th July 2007 01:15 #6
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16th July 2007 21:26 #7
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Lundi 16 Juillet 2007 -- Le cimetière de la commune d’El Kala, situé à la sortie de la ville en allant vers le chef-lieu communal d’Oum Teboul, dans la wilaya d’El Tarf, a été l’objet d’un acte de barbarie.
Une centaine de tombes ont été complètement saccagées. Les habitants de cette ville balnéaire ont dénoncé cet acte de barbarisme.
Par ailleurs, l’on a appris que les pièces de marbre des tombes ont été volées.
L’enquête menée juste après la propagation de cette information, qui a mis en émoi l’ensemble de la population, n’a pu déterminer le ou les auteurs de cet acte qui devraient être réprimés sévèrement. Notons que c’est la première fois qu’un tel acte de vandalisme se produit à El Kala, dans la wilaya d’El Tarf. Les parents des défunts dont les tombes ont été saccagées auraient déposé auprès du tribunal des plaintes contre X. Cet agissement condamnable serait, selon une autre source, l’acte d’un aliéné mental, mais il semblerait que cette thèse est peu probable car une personne seule est incapable d’accomplir un tel saccage.







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