Samedi 17 Mai 2008 -- Le contrat entre l’Agence nationale de réalisation et de gestion de la grande mosquée d’Alger et le bureau d’étude allemand qui a remporté le concours relatif à la réalisation du projet sera signé prochainement, a indiqué samedi à Alger, le chargé de communication de cette agence.
Les procédures de signature du contrat avec le groupement allemand composé des bureaux d’études « KSP-Engel und Zimmermann GmBH », « Krebs und Kiefer international GmBH & Co » et « Krebs und Kiefer & Partners International SARL » est en cours, a précisé cette source en marge du séminaire national de formation au profit des membres des bureaux des Chambres de l'artisanat.
Selon ce responsable, le retard est du à quelques correctifs que devait apporter le bureau d’étude, à l’aspect extérieur de la mosquée. Mais selon d’autres sources, le retard pris par le projet est lié essentiellement aux réserves formulées par les services de sécurité concernant la gestion des flux de fidèles attendus et aux pressions Saoudiennes. Riyad verrait en effet d’un très mauvais œil un tel projet qui viendrait concurrencer les mosquées de la Mecque et Médine.
Projet gigantesque, la grande mosquée d’Alger sera dotée d’une esplanade, d’un minaret de 300 mètres de hauteur, d’une salle de conférences, d'un musée d'art et d'histoire islamiques, d'un centre de recherches sur l'histoire de l'Algérie, de locaux commerciaux et d'un restaurant. Une maison du Coran d'une capacité d'accueil de 300 places pédagogiques pour les étudiants de post-graduation et un centre culturel islamique sont également envisagés. La capacité d’accueil globale est estimée à 120 000 fidèles, soit un peu plus la capacité du stade du 5 juillet. Le lancement des travaux de construction est prévu le début 2009.
Dimanche 18 Mai 2008 -- L’Agence nationale de réalisation et de gestion de la mosquée d’Alger a annoncé la signature prochaine d’un contrat avec le bureau d’études allemand «KSP-Engel und Zimmermann GmBH», «Krebs und Kiefer international GmBH & Co» et «Krebs und Kiefer & Partners International SARL» qui a remporté le concours d’architecture national et international relatif à la réalisation du projet de la Grande mosquée d’Alger. Les procédures de signature du contrat avec le groupement allemand sont en cours, a indiqué le chargé de l’information, de la communication et de la documentation, M. Madani en marge du séminaire national de formation au profit des membres des bureaux des Chambres de l’artisanat. Le bureau allemand a apporté des corrections sur l’aspect extérieur de la mosquée qui ont eu, selon M. Madani, l’aval des spécialistes qui suivent le projet précisant que l’opération se déroule dans de bonnes conditions. M. Madani a par ailleurs émis le vœu d’associer les artisans algériens à la décoration de cet édifice car étant les mieux instruits sur les spécificités architecturales de l’Algérie par rapport aux étrangers.
Jeudi 28 Août 2008 -- La « haine de soi » et la « haine de l’autre » sont les deux faces de la même et unique pièce de monnaie, le Corso de la Régence d’Alger ou le dinar d’Algérie. Avec une prime pour la haine de soi, tout de même ! Quand vous posez la question dans l’indifférence à un Algérien qui se veut « politique » ou « érudit » : « Que suis-je ? » il vous répond souvent qu’il est tout sauf Algérien ! Il répond qu’il est « Arabe ou Berbère, musulman ou protestant, Beur ou rien, moudjahid ou renégat, etc. » ! Jamais Algérien ! Quel déficit d’identité ! Quelle haine de soi ! La haine de soi est bien pire que la haine de l’autre. Une Grande Mosquée à Alger déclenche fantasmes et polémiques plus vivaces que les violations des droits de l’homme et des citoyens en Algérie ! Une dépense qui creuse davantage le déficit budgétaire et, par ricochet, le déficit identitaire. On s’entretue pour une mosquée et on refuse de dialoguer pour le devenir de l’Algérie ! Le fantasme pour l’identité est comme la fièvre pour la maladie. Il révèle des névroses identitaires qui s’expriment par des éphémères vocables : arabistes, kabylistes, islamistes !
1 - L’arabiste n’est pas forcément un Arabe comme le poète des moalaket (suspendus) ou le généreux bédouin d’Arabie et encore moins le guerrier du désert ou le bâtisseur des Jardins suspendus. L’arabiste d’Algérie est un mauvais bâtisseur qui ne veut que convertir les autres, par haine de soi, à son arabisme de Laurence d’Arabie, et non, à son arabité, parce qu’il n’est pas arabe. Les grandes œuvres d’art le dérangent ! Il préfère les programmes anti-pénurie et le pillage : PAP des années 80, malversations d’aujourd’hui, qui se comptent par milliards de dollars ! Il est dans la logique d’Ibn Khaldoun quand il parlait de al araâb (les nomades) ! Ne pas confondre al araab et arab !
2 - Le kabyliste, variation restrictive et maladie infantile de la berbérité, n’est pas forcément kabyle comme le célèbre poète de la glorieuse Kabylie qui chante la fierté de son berceau et la générosité de sa foi. Le kabyliste n’est pas berbère comme la Jeanne d’Arc d’Algérie (Yma Dahia chez les chaouias, Kahina pour les profanes) ou la résistante Yensoumer ! Il n’est pas érudit comme Ibn Toumert le traducteur du Coran en berbère, ni fondateur de savoir comme le géographe El Idrissi de Béjaïa. Son seul fantasme est la négation de l’autre pour prétendre être plus berbère que les Kabyles, les chaouias ou les Touareg ! Les grandes œuvres du savoir le dérangent ! Il préfère les « ventres creux » et les « sans culottes » des temps modernes. C’est toujours la faute de Voltaire ou de Rousseau, s’il est par terre ou sans le sou !
3 - L’islamiste n’est pas forcément un musulman comme l’humble et tolérant musulman d’Algérie qui a toujours porté dans son cœur, corps et âme, l’éternel et juste combat de l’Algérie pour son indépendance et sa liberté. Il est encore moins un érudit comme Ben Badis le snahaji, ni un résistant comme Tbessi Larbi Nemouchi. L’islamiste n’est ni mystique ni savant. Il est un névrosé en quête d’identité. Il agit pour vider les œuvres d’art et du savoir de leur essence et de leur rayonnement pour ne laisser aux futures générations que cendres et épines ! Il fera tout pour que la Grande Mosquée soit juste un lieu d’agit-prop. Quel mépris de l’histoire de la civilisation islamique ! Quel mépris pour la prestigieuse Dar El Hadith de Tlemcen ou pour la Medersa de Ben Badis ! Les grandes œuvres d’art et de savoir dérangent en particulier quand la névrose identitaire est à son comble. Ils sont pourtant et historiquement l’œuvre d’un tyran depuis la Tour de Babel jusqu’à la Grande Mosquée de Tanger, en passant par les Pyramides et le Théâtre de Timgad. L’Algérie a ses tyrans et elle doit construire son œuvre. Le reste est une « affaire de comptabilité dont l’histoire est le comptable », comme disent nos mystiques et laborieux Mozabites d’Algérie.
La Grande Mosquée d’Alger est la forme la moins scandaleuse du gaspillage ou du pillage de la rente pétrolière. Les tyrans partent et les œuvres d’art restent ! L’histoire est plus que comptable ! Quel déficit identitaire ! Quelle haine de soi ! La haine de l’autre n’est pas une œuvre d’art, elle conduit en enfer au sens rationnel et mystique !
Jeudi 16 octobre 2008 -- La Grande-Mosquée d’Alger, un projet cher au président Bouteflika, est basée sur une étude de sol de telle façon à ce que cet édifie grandiose résiste à un séisme de 9,9 de magnitude sur l’échelle de Richter. Ce sont des études en béton menées par un bureau d’études allemand, et ce, en sus des expertises et des contre-expertises qui accompagnent rigoureusement la faisabilité de la chose. Les sondages des études du sol ont été poussés à des profondeurs inédites et dans des conditions sévères. Ceci étant dit, un expert, une sommité japonaise, est intervenu dans cette réalisation. Ce Japonais a eu déjà à réaliser la plus grande tour de son pays.
Mercredi 29 Octobre 2008 -- Le chantier de la grande mosquée d'Alger prend forme. Les travaux de terrassement devraient être lancés dans les prochains jours par la société nationale Cosider. Le ministre des affaires religieuses a choisi le groupe public de bâtiment et travaux publics pour la réalisation des terrassements nécessaires de la plate forme qui accueillera la troisième plus grande mosquée du monde après celles de la Mecque et de Medine, en Arabie Saoudite. En prévision du lancement des terrassements, le PDG de Cosider Lakhdar Rakhroukh s'est rendu ce matin sur le site du projet situé à Mohammadia face à la baie d'Alger.
La construction de la grande mosquée d'Alger démarrera en 2009 pour s'achever en 2013, selon les prévisions officielles. La future mosquée sera édifiée sur une assiette de 20 hectares, disposera d'un minaret de 300 m de haut, d'une salle de prière de 40.000 places et d'une esplanade pouvant accueillir jusqu'à 80.000 fidèles. Le projet de la grande mosquée de la capitale fait l'objet d'un suivi particulier et personnel de la part du président de la république Abdelaziz Bouteflika.
Jeudi 30 octobre 2008 -- Le ministre des Affaires religieuses, qui présidait hier la cérémonie du début des travaux de terrassement du terrain devant accueillir la grande mosquée à Mohammadia, a annoncé le lancement des travaux de réalisation pour le « deuxième trimestre 2009 ». Le premier coup de pioche, donné hier, a été l’occasion pour le ministre de fournir quelques renseignements sur le projet. D’entrée, Bouabdellah Ghlamallah s’est félicité de la présence des journalistes qui dénote, d’après lui, du « grand intérêt que tout le monde porte à la grande mosquée d’Alger. C’est le symbole de l’Algérie et de son identité », lance le ministre. Et d’ajouter : « Ce ne sont pas les mosquées et les salles de prière qui nous manquent, mais ce symbole qui nous distingue des autres nations. » Aux journalistes qui lui demandaient quand est-ce que les fidèles pourront accomplir leurs prières dans cette immense mosquée, le ministre a estimé que le projet devrait être livré 36 ou 40 mois après le début des travaux. Il a précisé cependant que tout dépendra de « l’évolution des études ». Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs a par ailleurs fait état de « correctifs » apportés à la forme, à la symbolique et à la conception de la mosquée suivant les observations et les avis « des penseurs, des historiens et des bureaux d’études ». M. Ghlamallah a déclaré également que l’emplacement du minaret, qui culminera à 270 m, n’est pas encore tranché, bien que l’option de l’édifier au milieu de la mosquée semble faire consensus. Interrogé s’il était opportun de positionner un édifice aussi sacré que prestigieux juste à côté de l’oued El Harrach puant, le ministre a semblé fataliste.
« Que voulez-vous que nous fassions ? L’oued El Harrach ne gênera pas uniquement la mosquée puisqu’il gêne déjà les résidences mitoyennes, mais surtout la zone touristique en construction sur la baie d’Alger. » Ne faisant visiblement pas partie du « cahier des charges » du projet, le dommage collatéral de l’oued El Harrach relève des compétences d’autres institutions publiques, a lancé vaguement le ministre. Il s’agirait sans doute de ses collègues des Travaux publics et des Ressources en eau, à qui reviendrait la tâche « d’étouffer » les odeurs nauséabondes de l’oued. S’agissant de l’expropriation des particuliers dont les maisons sont situées sur l’assiette de la grande mosquée, M. Ghlamallah a précisé que leur indemnisation se fera « au cas par cas, en fonction de l’évolution des travaux ». Il est à rappeler que le projet de la grande mosquée d’Alger a été confié à la société canadienne d’ingénierie et construction Dessau-Soprin en avril 2007, au terme d’une opération à rebondissements décriée par les architectes algériens. Cela dit, selon les prévisions de cette entreprise, la réception de l’édifice ne pourra intervenir avant l’année 2013, soit environ 76 mois de travaux. La livraison de la grande mosquée d’Alger pourrait donc coïncider avec la fin du troisième mandat de Bouteflika et le début de la campagne pour un éventuel quatrième mandat. Cette institution monumentale, la troisième au monde après celles de La Mecque et de Médine, devrait accueillir près de 12 000 fidèles. En plus de la salle de prière, d’autres structures, comme un institut islamique, Dar El Qor’an, une bibliothèque, un amphithéâtre et des salles de séminaires, y sont également prévues. Le projet devrait coûter environ un milliard d’euros, d’après des prévisions optimistes.