ROME, 29 May 2007 -- The Basilica of Our Lady of Africa stands on a cliff overlooking the bay of Algiers. The church, the construction of which was begun in 1872, is visited by Muslims as well as Catholics. Women, young girls and grandmothers, alone or accompanied, can be seen praying here in front of the beautiful bronze statue of Our Lady of Africa clothed in a richly embroidered Tlemcen style garment. The church custodians say many Muslim visitors ask about Mary, about the Bible, why the four Gospels. They spend time looking at decoration, the Stations of the Cross, and frescoes of the life of Saint Augustine the 4th century Bishop of Hippo, born in Tagaste.
Augustine is Christianity's first and most famous Algerian. Below the frescoes runs a phrase of St Augustine in Arabic, French and Kabyle: "Brotherly love comes from God and is God".
Algeria was Christian and Marian from the 2nd century AD. Numidia (Berbers are Numids), was colonised long before the Christian era by the Phoenecians who settled along the coasts while the Berbers held the centre of the country. In 200 BC the kingdom passed under the dominion of the Roman Empire for nine centuries until the Arab invasion and Islamisation. However the Arab-Islamic conquest was slow and arduous because this part of northern Africa had a flourishing Christian community.
The conversion to Christianity of Roman Emperor Constantine in the 3rd century increased the Church's influence in northern Africa. Carthage became important as the city of Saint Augustine a Berber Christian and one of the most universally known Doctors of the Catholic Church. Algeria has many Christian basilicas and shrines.
But with the Arab invasion, the Church of Africa was decimated and was only re-established here in 1830 with the arrival of France. Although Islamised and shaken by bloody violence, Algeria, an ancient Christian and Marian land, a land of martyrs' is still entrusted to Our Lady of Africa. Muslims too respect the Blessed Virgin Miriam, the Holy Mother of Jesus. And along with Christians still today many Muslims come to pray and lay flowers in front of the statue of the Blessed Virgin in this great Basilica dedicated to Our Lady of Africa where underneath the main altar lies the inscription: "Our Lady of Africa pray for us and for all Muslims'.
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29th May 2007 00:30 #1
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Notre-Dame d'Afrique : A Marian shrine in Algeria
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24th June 2007 01:41 #2
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Dimanche 24 Juin 2007 -- «Madame l'Afrique», comme aiment à l'appeler affectueusement les riverains, commencera bientôt sa cure de jouvence. Le début des travaux de restauration de la basilique Notre-Dame d'Afrique à Alger est imminent, a affirmé hier le wali délégué de la circonscription administrative de Bab El Oued, Essaïd Meziane, lors d'une conférence de presse.
La restauration pour un coût global de 5 270 000 euros et une durée de trois ans permettra à la basilique de retrouver son aura, et surtout, la place qu'elle a toujours occupée : un trait d'union entre les communautés et un espace de fraternité entre tous ceux ayant l'Algérie au cœur et la paix à cœur et qui est exprimé par une prière sur le fronton de la basilique : «Notre -Dame d'Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans.» Mgr Henri Teissier, archevêque d'Alger et président de l'Association diocésaine d'Algérie (ADA) qui a la charge de la basilique, a relevé dans ce contexte le concours de l'Etat algérien et celui de nombreuses entreprises nationales qui se sont engagés «de manière décisive» dans le projet, en apportant «une contribution financière très précieuse».
Pour l'archevêque d'Alger, cet engagement des autorités et des entreprises algériennes est d'une importance capitale «dans le rapprochement des communautés à un moment où certains chercheraient à opposer celles-ci, et à consolider des liens durables entre le nord et le sud de la Méditerranée». Ce projet, lancé à l'initiative de Mgr Teissier, dont le montage financier a nécessité la mise en place d'un «partenariat d'exception» associant de nombreuses parties, d'Algérie et de France, a reçu l'appui des autorités algériennes qui y ont apporté une contribution estimée à 56 millions DA par le biais de la wilaya d'Alger, puis en invitant les sociétés nationales à le soutenir.
L'appui de l'Etat algérien pour ce projet a été également apporté par la sollicitation avec succès par le gouvernement algérien de l'Union européenne (UE) qui a accepté d'adhérer en débloquant une enveloppe financière d'un million d'euros. Après l'appel d'offres international lancé par le maître de l'ouvrage qui est la wilaya d'Alger, une entreprise française, spécialisée a été retenue pour la première partie du chantier de restauration.
Pour le maître d'œuvre, l'architecte et historien d'art, Xavier David, la restauration de Notre-Dame d'Afrique est «d'abord un projet exemplaire de coopération qui a dépassé le strict cadre de la coopération financière, un projet interculturel, dans la mesure où cet édifice est un lieu de rencontre entre deux cultures, c'est un projet d'une dimension patrimoniale du moment qu'il s'agit d'un joyau architectural, mais, il est aussi d'une dimension économique et touristique, puisqu'il permettra d'offrir aux touristes un édifice à visiter».
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28th June 2007 02:47 #3
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Sa restauration est un exemple de rapprochement
entre deux religions, deux cultures et deux rives
Jeudi 28 Juin 2007 -- «Notre-Dame d’Afrique priez pour nous et pour les musulmans.» Sur le mur de l’abside, derrière l’autel, dans la semi-pénombre des lieux, le bleu des lettres se détache sur le fond immaculé de la mosaïque, les couleurs de la Méditerranée. Cette prière qu’on peut lire dès le porche de la basilique franchi, résume en quelque sorte «la philosophie» qui a permis à ce lieu cultuel de devenir un symbole culturel identifiant non plus une religion mais toute une ville et une société où il s’est fondu jusqu’à devenir un patrimoine culturel algérois, donc algérien, dont on ne peut imaginer la disparition.
«Que serait Alger, sans Madame l’Afrique (nom que les Algérois donnent à la basilique) ? T’imagines, toi, sa place vide ? C’est une église ? Et alors, il y a bien des chrétiens qui visitent les mosquées et qui les trouvent belles !» nous a demandé un jeune de Bab El Oued en guise de réponses - somme toute logiques dans leur simplicité -, à notre question sur ce que représentait pour lui la basilique de Notre-Dame d’Afrique.
S’en retournant à ses fanions de l’USMA et du Mouloudia, les deux équipes d’Alger en finale de la Coupe, qu’il devait écouler avant la fin de la semaine, jour du match, il nous gratifie d’une dernière sentence, frappée, elle aussi, au coin du bon sens : «On ne voit pas Madame l’Afrique comme une église. Il n’y a que ceux qui y vont pour prier qui la voit comme telle.» Méditant ces réponses, nous montons vers Notre-Dame d’Afrique par la route serpentant à flanc de colline.
La basilique est juchée à son sommet sur un plateau dominant la baie d’Alger. Sur l’esplanade ombragée, un couple est assis sur un banc.
Des vieux devisent à l’ombre des absides. Plus loin, des jeunes accoudés à la rambarde de protection grillent une cigarette, le regard tourné vers l’horizon. Ils ne voient pas Bab El Oued à leurs pieds.
Ils la connaissent déjà. Nous jetons notre dévolu sur un groupe de vieux que nous saluons avant de leur poser la question que nous avions déjà posée au jeune de Bab El Oued. A quelques nuances près, c’est les mêmes que nous obtenons. «Tu sais fils, l’houma [le quartier] a pris le nom de la basilique. Elle en fait partie. Cela veut dire qu’elle est considérée comme un repère identifiant le quartier. Je dirai même qu’elle identifie la ville», déclare un sexagénaire à la barbe de patriarche.
Quant à l’opportunité de la restauration de la basilique, son compagnon prend le relais pour nous répondre avec une question -c’est décidément une tendance- : «Qu’est-ce qu’on mettrait alors à sa place ? Un hôtel ? Une cité ? Aucune construction ne pourrait remplacer la basilique, et je ne parle pas du bâtiment seulement mais surtout de la place qu’il tient chez les enfants du quartier, et peut-être de tous les Algérois», affirme-t-il tranchant. «Mais c’est une église[…]», répliquons-nous.
«J’ai 68 ans. Quand j’ai ouvert les yeux, elle était déjà là la basilique. On y a joué quand on était enfants et on s’y rencontre vieux, et jamais on ne l’a considérée comme une église, mais juste comme une place accueillante qui, avec le temps, est devenue familière, je dirai même familiale […] De toute façon, les chrétiens sont bien ‘‘min ahl el kitab’’ [les gens du Livre], tout comme les juifs. Ce ne sont pas les ennemis des musulmans, ni les juifs d’ailleurs. C’est la politique qui se sert de tout pour arriver à ses fins, y compris des religions, qui a créé ces animosités entres les religions et les peuples […] La basilique n’a rien à voir avec ça. Notre-Dame d’Afrique n’est pas une église, c’est bien plus que ça, c’est un lieu de rencontre où la religion a la place qu’elle doit avoir, dans le cœur du visiteur. C’est pour ça que tout le monde l’a adopté», conclut l’aïeul dont l’avis est partagé par ses amis qui acquiescent d’un hochement de tête.
C’est aussi l’avis de Dominique Henri, le responsable du projet de restauration de la basilique que nous avons rencontré, mardi dernier, dans ses bureaux à El Mouradia. En effet, d’entrée, il précise : «Si on restaure, ce n’est pas pour restaurer un lieu de culte. Il y a d’autres aspects.» D’abord, Notre-Dame d’Afrique est «un monument emblématique, symbole de la ville et de sa population. En deuxième lieu, il y a la qualité architecturale de la bâtisse, qui, au-delà des discussions entre écoles sur le type d’architecture, a une architecture belle et originale qui n’a pas sa pareille en France pour cette époque», explique-t-il.
De plus, autre élément, cette restauration concerne un patrimoine algérien. Pour preuve, le projet a été bien accueilli à tous les niveaux et par tous les responsables algériens sollicités pour une aide ou un soutien, d’autant plus qu’un chantier école est prévu dans le cadre de ce projet initié par Mgr Tessier, évêque d’Alger, qui, conscient de la place et du statut de la basilique, a compris qu’il fallait impliquer les Algériens. «La wilaya, proposée comme maître d’ouvrage, s’est impliquée, et avec elle les pouvoirs publics qui n’ont pas tardé à débloquer 56 millions de dinars, qui représentent 10% du budget de restauration, au titre des aides accordées après le séisme de 2003. C’est à partir de là que le montage financier a pu être entamé. Il faut dire que l’apport de l’Algérie a été déterminant pour impliquer les partenaires français qui ont été plus difficiles à convaincre», ajoutera M. Henry.
Mais une fois les collectivités locales impliquées, le reste a suivi, l’Etat français et l’Union européenne. Trois collectivités locales françaises, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le département des Bouches du Rhône et la ville de Marseille avec 440 000 euros chacune, l’Etat français et l’Union européenne avec 1 million d’euros et la wilaya d’Alger avec 600 000 euros, l’Etat algérien ainsi que des entreprises nationales et étrangères en Algérie ont ainsi participé à ce montage financier qui permettra de fiancer la première partie des travaux qui portent sur le porche, la nef et les absides de la basilique et dont se chargera l’entreprise française Girard, une filiale du groupe GTM spécialisée dans la restauration des édifices anciens et classés.
Quant au début de ces travaux, il dépend du matériel que l’entreprise a importé et qui est toujours bloqué au port, retardant le chantier qui aurait dû démarrer en avril dernier. Evidemment, ce retard ne peut être imputé à l’entreprise qui ne pouvait anticiper les lourdeurs administratives et importer le matériel avant même de savoir si elle était retenue à l’ouverture des plis des appels d’offres.
Quant à la deuxième partie des travaux qui porteront sur la coupole, les absides et le campanile de la basilique, c’est samedi prochain qu’aura lieu l’ouverture des plis des appels d’offres. Mais d’ores et déjà, M. Henry nous apprendra qu’il manque encore 300 000 euros pour couvrir les travaux de cette deuxième tranche du projet de restauration de la basilique de Notre-Dame d’Afrique. Il s’en trouverait, espère-t-il, de riches entreprises ou donateurs qui entendraient l’appel à contribution pour la concrétisation de ce projet de restauration qui a tout d’un pont entre deux religions, deux peuples, deux rives, un exemple à méditer et à rééditer.
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21st July 2007 21:08 #4
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Interior of Notre Dame d'Afrique, Algiers.
This color photochrome print was taken in 1899.
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7th September 2007 02:36 #5
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Jeudi 6 septembre 2007 -- Le chantier de restauration de la basilique Notre-Dame d’Afrique a été ouvert le 15 juillet denier. « Les travaux ont commencé après qu’on ait attendu, longtemps, le déblocage par les services douaniers, des containers du matériel d’échafaudage au niveau du port », soutient Dominique Henry, chef du projet de restauration.
« Sur les six containers déposés au port, deux seulement ont été dédouanés, il en reste quatre. Ils contiennent du matériel de levage et de taille de pierre », révèle-t-il, en assurant qu’il compte néanmoins sur la collaboration des douanes qui l’ont assuré que « la situation connaîtra son épilogue incessamment ». Un retard d’un mois a été enregistré dans les débuts des travaux de confortement dans leur première phase qui devait s’achever en avril 2008. Cette situation ne facilite pas la tâche de Gérard, le maître d’ouvrage français, installé à Avignon. Quelque vingt ouvriers ont été dépêchés sur place. « Ceux dépêchés par la société de Gérard seront épaulés par des Algériens embauchés dans le chantier-école, mis sur pied pour former des nationaux aux métiers de la restauration », soutient Henry, en faisant remarquer qu’un sous-traitant algérien Grousel participera aux travaux. L’architecte marseillais, Xavier David, auquel s’est associé un autre architecte algérien, suit de près les travaux. La cadence des travaux est freinée par « les retards de dédouanement » et seuls des clochetons ont été démontés.
Des mesures de confortement ont été prises en avril 2005, pour éviter l’effondrement des pierres. Se trouvant au-dessus des portes d’entrée, les deux clochetons qui faisaient peser une réelle menace sur les visiteurs, ont été soutenus par des échafaudages. Les travaux touchant la nef ( partie comprise entre le portail et le chœur où se tiennent les fidèles), ont été retardés. « Cette phase devrait être achevée comme convenu en avril 2008 », rassure Henry. L’autre tranche, ayant trait aux deux autres parties, (chœur et au campanile), démarrera tout de suite après. Elle sera prise en charge par la même société, qui a, à son actif la restauration de Notre- Dame-de-la-Garde de Marseille considérée comme « le miroir et le pendant de l’autre côté de la Méditerranée » de « Madame l’Afrique ».
Autre problème rencontré par le chantier est celui de la demande d’une ligne ADSL, qui tarde à être pris en charge par les services concernés. Toutefois, l’église reste toujours accessible au public et des offices religieux s’y déroulent normalement. Située à Bologhine, au sommet d’un promontoire, la basilique, qui nécessitera pour son confortement pas moins de 5 millions d’euros, fut l’œuvre de Jean-Eugène Fromageau, de l’école éclectique, qui en a fait l’une des plus belles basiliques au monde. Le gros œuvre de cette basilique qui est prise en charge par l’association diocésaine de Mgr Teissier, archevêque d’Alger, fut achevé en 1866, sa consécration n’est intervenue qu’en 1872 par le cardinal Lavigerie dont la statue se trouve toujours à l’entrée de l’esplanade.
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13th January 2008 02:12 #6
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Dimanche 13 Janvier 2008 -- Ceux qui passent régulièrement du côté de la basilique de Notre-Dame-d’Afrique auront remarqué que le dispositif de sécurité est renforcé dans les alentours.
Selon une source, ces mesures sécuritaires sont prises à titre préventif, suite à des informations selon lesquelles des éléments du GSPC envisageaient de s’attaquer à ce haut lieu du culte chrétien à Alger.
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25th January 2008 18:59 #7
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