Dimanche 29 Juin 2008 -- Cheïkh Kada Benyoucef, compagnon de Cheikh Ben Badis, d’Ahmed Sahnoun et d’Abderrahmane El-Djilali s’est éteint vendredi à l’âge de 95 ans en son domicile à Bouzaréah, près d’Alger. Des personnalités religieuses, politiques et associatives ainsi que des centaines de citoyens ont accompagné le cheïkh à sa dernière demeure au cimetière de Baïnem.
Né en 1913 à Djélida, près de Khémis Miliana, Cheïkh Kada Benyoucef perd sa mère alors qu’il n’avait qu’un an. En 1920, il rejoint Alger en compagnie de son père pour séjourner chez son oncle au quartier des Tagarins sur les hauteurs de la capitale. Inscrit à l’école coranique à la Casbah durant une année, le petit Benyoucef a réussi quand même à apprendre le quart du Coran, soit 25 hizb (chapitres). Il rejoint ensuite M’cid Fateh, une école «franco-indigène» où il passe trois ans. Son père meurt en 1923, laissant Benyoucef sous la responsabilité de son frère Abdelouahad. Après une scolarité de 3 ans, il quitte l’école Fateh avant d’intégrer le monde du travail en 1928.
En effet, c’est à Bab El-Oued qu’il fait ses premières armes d’«ouvrier» dans un atelier d’ébénisterie. En 1932, il tient un magasin que son frère a financé et en 1934, soit à 21 ans, Kada Benyoucef achève le Coran dans son intégralité. Après son mariage en 1936, le jeune cheikh rejoint la Chabiba, école libre sous tutelle de l’association des oulémas, présidée alors par Cheikh Ben Badis. Sous la férule de Abderrahmane El-Djilali (que Dieu lui prête vie), Kada Benyoucef étudie la langue arabe, la grammaire, la vie du prophète Mohammed (QSSSL) (Essira Ennabaouia), les sciences islamiques etc.
En 1940, il rencontre le regretté Ahmed Sahnoun, autre érudit, membre de l’association des oulémas. Lui-même membre de cette association et en compagnie d’autres chouyoukh, il a contribué à la construction de la mosquée de Bologhine. Après le déclenchement de la révolution en 1954, cheïkh Benyoucef est chargé de réunir les fonds pour les familles des moudjahidine tout en continuant à assurer l’enseignement de l’arabe et des préceptes de l’islam. En 1962, le cheïkh est désigné comme instituteur de la langue arabe et en parallèle il devait assumer le titre d’imam et de khatib el-djoumaâ de la mosquée de Bologhine. Il garde ce titre jusqu’en 1995.
Connu pour sa probité, son honnêteté et sa propension à l’aide sociale et humanitaire, le cheïkh avait institué une école coranique dans l’enceinte même de la mosquée de Bologhine. Il a également à son actif la création du fawdj el-widad des Scouts musulmans algériens de Bologhine. Des centaines de Moukri’ine et de Moukri’ate du saint Coran ont été formés grâce à cette école, leur permettant d’assurer les prières surérogatoires dans plusieurs mosquées de la capitale.
+ Reply to Thread
Results 1 to 1 of 1
-
29th June 2008 20:54 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,666







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries