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  1. #1
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    Samedi 18 Juillet 2009 -- Le gouvernement algérien veut recruter davantage de prédicatrices volontaires pour encadrer l'enseignement religieux auprès des femmes dans les mosquées, a indiqué samedi le ministre des Affaires religieuses Bouabdellah Ghlamallah. "Le ministère des affaires religieuses projette de recruter des jeunes filles volontaires pour servir la mosquée", a déclaré le ministre, selon l'agence APS. Actuellement, l'Algérie compte seulement 265 "mourchidate" (prédicatrices) qui participent à l'enseignement et à l'apprentissage du Coran dans les mosquées et à la lutte contre l'analphabétisme, selon M. Ghlamallah. "La présence de la femme dans les mosquées est essentielle, fondamentale et importante d'autant que la mosquée est un lieu de foi, de piété et de consécration de l'authenticité, de l'identité nationale et d'enseignement de la science et du savoir", a-t-il affirmé. Outre les mosquées, les mourchidate sont également chargées de missions dans les prisons pour donner des cours sur la religion, prodiguer des conseils et enseigner aux détenues les principes moraux afin d'enrayer les fléaux sociaux, a ajouté le ministre.

  2. #2
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    Dimanche 19 Juillet 2009 -- Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdellah Ghlamallah, a annoncé hier à Alger, que son secteur projette de recruter des jeunes filles volontaires pour servir la mosquée et ce, selon les places disponibles. Dans une déclaration à la presse, en marge de l'ouverture des travaux du colloque scientifique sur le prêche religieux féminin et le lancement du troisième concours national féminin sur le Saint Coran, le ministre a affirmé le rôle de la femme et sa contribution dans l'éclairage religieux, scientifique et moral au service de la société. Le ministre a souligné, à ce propos, la place que détient désormais la mourchida dans ces espaces religieux, estimant leur nombre jusqu'à présent à 265 au niveau national.

    Les efforts que ne cessent de déployer les mourchidates religieuses, notamment en matière d'alphabétisation, de prêches religieux dans les mosquées, d'enseignement et d'apprentissage du Coran ont été salués par le ministre, qui a tenu à rappeler que la mosquée entreprend l'alphabétisation de quelque 70.000 personnes dont 60.000 femmes. M. Ghlamallah a, d'autre part, rendu hommage aux efforts des femmes volontaires qui ont choisi de servir la mosquée bénévolement d'où la nécessité, a-t-il dit, de les aider et de les recruter officiellement.

    La présence de la femme dans les mosquées est, selon le ministre, «essentielle, fondamentale et importante» d'autant, a-t-il poursuivi, que la mosquée est un lieu de foi, de piété et de consécration de l'authenticité, de l'identité nationale, et d'enseignement de la science et du savoir. Concernant la présence des mourchidates dans les établissements pénitentiaires, M. Ghlamallah a précisé que son secteur travaille de concert avec le ministère de la Justice dans ce domaine. De nombreuses mourchidates, a-t-il dit, se rendent dans les établissements pénitentiaires pour donner des cours sur la religion, prodiguer des conseils et enseigner aux détenues les principes moraux afin d'enrayer les fléaux sociaux.

    Le colloque a été marqué par l'intervention de l'universitaire et mourchida, Mme Akila Hocine, qui a présenté une communication sur la femme et la mosquée. L'intervenante a évoqué le rôle de la femme musulmane dans l'éclairage religieux, moral et scientifique et l'orientation du prêche des mosquées au service de la société. D'autres intervenants ont parlé de la nature du prêche religieux et des moyens de lui conférer plus de force et d'impact, de l'analyse de ce prêche et des méthodes de la daâwa.

  3. #3
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    Nassima Oulebsir :


    Samedi 19 Septembre 2009 -- Jeunes et universitaires, elles ont réussi à changer le destin de personnes venues se confier à elles. Leur métier ? Mourchidate. Alors que le ministère des Affaires religieuses compte renforcer leurs effectifs, nous avons rencontré ces femmes éclairées qui aident à bien vivre l’Islam, trouvent des solutions aux maux quotidiens ou guérissent les crises d’angoisse…

    Oum Sami : Une mourchida à l’épreuve des critiques

    L’originalité d’Oum Sami (un pseudonyme à l’orientale) ? Son esprit fair-play ! Car dans ses halakat, elle accepte les critiques des autres et les débats houleux sur la religion. « Je m’assois en général au milieu ou devant les femmes alors qu’un autre petit groupe préfère s’asseoir en arrière, un peu à l’écart. Elles écoutent et se permettent de m’interrompre pour me corriger selon leurs convictions. » Des critiques qu’elle accepte sans s’énerver. Bien au contraire, Oum Sami tente toujours de leur expliquer la différence en leur apprenant à la respecter. Cette jeune mourchida anime des halakat à la mosquée d’El Sounna de Bir Mourad Raïs chaque lundi. La journée de vendredi, elle la consacre entièrement à sa famille, son mari et ses trois enfants alors que tous les jours de la semaine, elle reste à la disposition des citoyens qui se déplacent jusqu’au ministère des Affaires religieuses. Des citoyens parfois exigeants, comme celle rencontrée lors de notre visite au ministère. « C’est mon rythme quotidien alors que deux jours par semaine seulement sont consacrés à la réception des citoyens pour la fatwa, relève-t-elle. Mais vous imaginez que nous ne pouvons pas laisser ces femmes rentrer chez elles sans leur apporter un peu de réconfort. » Oum Sami se fait discrète et toute petite devant les autres mourchidate. « Il y a des mourchidate qui se rendent régulièrement dans les prisons. Etablir le contact avec des prisonnières n’est pas une mince affaire. Ces dernières sont abattues, et ce sont les mourchidate qui doivent leur remonter le moral, leur parler de la religion… », nous explique Oum Sami. Son plus beau souvenir ? « Je me souviens, un jour, une vieille dame de plus de 60 ans m’a avoué après plusieurs halakat qu’elle avait l’impression de commencer sa vie à nouveau… » Un témoignage qui n’a pas laissé insensible Oum Sami.

    Samira : J’ai enfin réalisé mon rêve

    Samira Mékhaldi, un nom et une voix connue par les auditeurs fidèles de la Chaîne I. Sur les ondes de cette radio, elle répond une fois par semaine aux interrogations des auditeurs. Et c’est elle également qui décroche quotidiennement le téléphone du bureau de la fetwa du ministère des Affaires religieuses pour tenter d’apporter des solutions aux différentes questions des citoyens. Samira est heureuse et fière d’être mourchida, un rêve d’enfance se réalise enfin. Mais être mourchida est une lourde responsabilité et elle en est consciente et se dit même confiante. « À mes début, je ne vous cache pas que j’avais peur. Peur de donner une fetwa qui pourrait s’avérer fausse », avoue-t-elle. De 8h à 16h, le téléphone n’arrête pas. Au bout du fil, toujours des citoyens en quête de réponses à leurs interrogations. «Je ne m’ingère pas dans les affaires des autres, ajoute-t-elle, très sérieuse. Si la décision doit par exemple être tranchée par un médecin ou un juriste, je le dis franchement. Et je me limite à expliquer et donner les versions religieuses des faits». Du plus petit détail jusqu’aux questions complexes nécessitant la réunion de la commission de la fetwa, Samira répond à tout. Et à tous, surtout à toutes car les femmes sont les plus nombreuses à l’appeler. Parfois timides, elles exigent la plupart du temps d’avoir une interlocutrice et refusent de poser leurs problèmes à un cheikh. « Il y a certains détails, en particulier intimes, que les femmes veulent poser directement à une mourchida. Elles sont plus à l’aise avec moi. » La jeune femme comble aussi des lacunes en matière de religion. « Les personnes qui m’appellent ne maîtrisent pas les principes de la religion, note-t-elle en citant certains cas de femmes et de jeunes méconnaissant les détails basiques de la prière. Même s’ils expriment une volonté réelle de s’informer et de mieux connaître la religion. Que ce soit pour l’alimentation, la prière, les relations humaines, le mariage ou le divorce… ils posent toutes les questions relatives à la vie quotidienne et cela me rassure. » Mais le travail de Samira en tant que mourchida ne se limite pas seulement aux éclaircissements sur les fetwas. Elle apaise aussi souvent les plus angoissés. « Il arrive que la même personne m’appelle plus de quatre fois par jour pour suivre son cas et il m’arrive parfois de faire le travail d’un médecin. Cela me réjouit énormément. » Et d’ajouter : « Une femme qui m’appelle souvent pour des fetwas m’a avoué son souhait de rester tout le temps en contact avec moi pour mieux comprendre la religion. C’est fantastique comme réflexe ! » Pour autant, Samira ne considère pas son travail comme une mission humanitaire. Où elle va, les questions la suivent. Pas de répit pour elle. Dans sa famille, avec les voisins, les amies et même dans les cérémonies de mariage, Samira est assaillie de questions. N’est-ce pas trop pour elle ? « Non, répond-elle le sourire aux lèvres, je suis à la disposition de la religion. »

    Yasmina : Je suis fière d’avoir sauvé une femme du suicide

    Déprimée, trahie par son mari et débordée par sa vie de famille, Chérifa avait décidé de se suicider. Son entourage ne se douta de rien. Chérifa ouvrit d’abord son cœur à Yasmina, une mourchida, à la mosquée Abouabida Amar Ben Eldjerrah à Bachdjerrah où elle organise chaque vendredi et chaque lundi des halakat. Une rencontre qui changea le cours de sa vie. Après une séance, deux, puis trois, elle finit par… organiser elle-même la prière des tarawih ! Un revirement extraordinaire. Un geste que Yasmina Mensour, officiellement mourchida depuis 1998, garde en souvenir depuis des années. « Cela me donne de l’assurance, confie-t-elle. L’issue de cette histoire confirme l’importance de notre mission. J’en suis entièrement fière. » À force de parler, expliquer et conseiller, Yasmina souffre… d’une extinction de voix. Mais sa voie dans la vie, cette maman de deux enfants ne la perd pas. Celle d’être aux côtés des personnes en difficulté ou à la recherche d’explications religieuses. Son travail, elle l’entame tous les jours avec beaucoup d’enthousiasme. Et retrouve avec la même gaieté ses groupes de femmes, mères de famille ou étudiantes, lettrées ou analphabètes, venues pour apprendre le Coran. Blagueuse, dynamique et hyper sympathique, la mourchida ne se plaint jamais de la charge du travail. « Je ne peux pas accomplir mon travail sans comprendre parfaitement notre société. Je fais le travail d’une sociologue et d’une psychologue avant que je commence ma halka. Je ne dois surtout pas brusquer ces femmes. Je ne leur fais pas sentir une différence entre elles et moi. Ma mission consiste seulement à guider ces femmes, à leur montrer le bon chemin, sans force ni dureté. » Quand elle quitte la mosquée, Yasmina consacre encore de son temps à des recherches sur la religion pour rester à jour. « C’est la raison pour laquelle la majorité des femmes que je reçois dans mes halakat deviennent fidèles aux rendez-vous. Elles adorent ce moment de rencontre et de réciprocité absolue », nous raconte-t-elle. Très calée dans son domaine, Yasmina ne se considère pas pour autant comme une référence. « Personne n’est une référence dans cette vie, conclut-elle. Par exemple, je donne la liberté à toutes les femmes de porter le hidjab à leur manière. Je ne leur impose rien. »

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