Dimanche 26 Juillet 2009 -- Un ouvrage écrit par le cheikh de la Tariqa Alawiya, Khaled Bentounès, un proche du président Abdelaziz Bouteflika et de son frère Saïd, suscite depuis quelques jours la controverse en Algérie. Intitulé, « Soufisme, l’héritage commun », l’ouvrage est porteur d’images attribuées par l’auteur au prophète Mohamed (Que le salut soit sur lui), à ses compagnons et à Adam, le Père de l’humanité. Une représentation qui a provoqué la colère de l’Association des Oulémas musulmans et du Haut conseil islamique (HCI) qui sont montés au créneau pour dénoncer le livre en demandant à son auteur de retirer les images représentants le Prophète Mohamed (QSSL).
Dans un communiqué de presse, le HCI a appelé Cheikh Bentounès, un proche du président Abdelaziz Bouteflika, « à ôter les images qui ont suscité la controverse où, à défaut, les masquer par quelque autre procédé pour apaiser la situation et régler ce problème monté de toutes pièces ». « Ces images anciennes sous forme de miniatures et d'images populaires sont loin d'être fiables. Certaines images sont osées. Les savants de l'islam dans la majorité du monde musulman ont désapprouvé ce fait », a dénoncé le HCI rompant ainsi avec sa réserve habituelle. L’institution de Cheikh Bouamrane est allée plus loin en qualifiant d’étrange une thèse contenue dans l’ouvrage de Khaled Bentounès évoquant une unification de toutes les religions.
« C'est-là une thèse qui n'a aucun lien avec l'islam et qui ne peut être appliquée au vu des différends qui caractérisent les relations entre ces religions (...)l'islam prône le dialogue des religions de manière sereine et sur la base du respect mutuel et des spécificités de chaque religion », a relevé le HCI qui s’est élevé également contre l’entourage, dans le même livre, de la photographie de l'Emir Abdelkader, considéré comme le fondateur de l’Etat algérien, par l'étoile de David. « Cette étoile est devenue symbole du sionisme connu pour son hostilité envers l'islam », a ajouté le HCI.
« Cette polémique devait pas avoir lieu et je ne cherche pas à porter atteinte à l’image du prophète Mohamed (QSSL), a répondu Cheikh Bentounès en marge d’un colloque international sur le centenaire de la Tariqa Alawiya qui se tient à Mostaganem. Il a précisé que ces images sont en réalité « de vieilles iconographies qui existent partout ». « Ce ne sont pas des caricatures danoises”, a-t-il indiqué en s’attaquant ouvertement au courant salafiste. Si le ministère des Affaires Religieuses garde le silence sur cette polémique, il n’existe aucune décision d’interdiction ou de censure du livre en question. Mais les explications du cheikh de la Tariqa Alawiya qui affirme être un descendant du Prophète Mohamed (QSSL) n’ont pas convaincu l’Association des Oulémas musulmans et le HCI.
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26th July 2009 20:27 #1
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Un livre portant les images du Prophète Mohamed (QSSL) crée la polémique en Algérie
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27th July 2009 00:06 #2
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Lundi 27 Juillet 2009 -- Le Haut-Conseil islamique (HCI) a appelé à l’apaisement de la situation et au règlement de ce « problème monté de toutes pièces » en « ôtant » les images qui figurent dans l’ouvrage sur le centenaire du cheikh Alawi représentant le Prophète (QSSSL), des prophètes et des messagers de Dieu, a indiqué hier un communiqué du HCI. Ce dernier a émis le vœu « de voir ces images ôtées soit en les masquant ou par quelque autre procédé ». Beaucoup de lecteurs, a-t-il souligné, « ont désapprouvé certaines images contenues dans le livre qui sont une représentation du Prophète (QSSSL), de ses compagnons et des messagers de Dieu, voire Adam et les anges ». Ces images « anciennes, sous forme de miniatures et d’images populaires, sont loin d’être fiables », a soutenu le HCI, ajoutant que « ce qui est surprenant, c’est que certaines images sont osées ». Le HCI a indiqué à ce propos que « les savants de l’Islam dans la majorité du monde musulman ont désapprouvé ce fait ».
Le communiqué a relevé le fait que le livre renferme « des textes qui laissent entendre une unification de toutes les religions et c’est là une thèse étrange qui n’a aucun lien avec l’Islam et qui ne peut être appliquée au vu des différends qui caractérisent les relations entre ces religions », ajoutant que « l’Islam prône le dialogue des religions de manière sereine et sur la base du respect mutuel et des spécificités de chaque religion ». L’Islam est clair à ce sujet dans le verset qui dit : « Vous avez votre religion, et j’ai la mienne. » «Quant à l’étoile de David (QSSSL) qui entoure la photographie de l’Emir Abdelkader, il est indécent, précise le communiqué, de la lier à cette éminente personnalité nationale, car l’étoile est devenue symbole du sionisme connu pour son hostilité envers l’Islam.» Le communiqué a enfin salué le rôle des zaouias scientifiques dans la formation des jeunes sur la base du Saint Coran, de la sunna et des préceptes de la religion musulmane.
Les zaouias sont également connues pour leurs actions d’aide et de réconciliation et se situent dans le prolongement de la famille et des établissements éducatifs, poursuit le communiqué avant de souligner qu’« elles ont combattu le colonialisme dans notre pays et pourvu la Révolution de grands moudjahidine, tels l’Emir Abdelkader, cheikh Belhaddad et Sidi Bouamama et bien d’autres. Elles ont aussi joué un rôle influent lors de la glorieuse révolution ». « Il est de notre devoir aujourd’hui, ajoute la même source, d’unifier les rangs des mouvements soufi et réformiste. » « L’Islam fait face à des campagnes préjudiciables menées par certains médias étrangers (...) et il ne convient donc pas de diverger autour de questions conjoncturelles devenues obsolètes », conclut le communiqué.
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28th July 2009 00:05 #3
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Zineb Benzita :
Mardi 28 Juillet 2009 -- Dans cet entretien accordé à tsa-algerie.com, le Cheikh de la Tariqa Alawiya, Khaled Bentounès, évoque la polémique concernant son livre « Soufisme, l'héritage commun ». Ce proche du président Bouteflika parle également du centenaire de la Tariqa soufie Al Alawiya qui se tient actuellement à Mostaganem..
Comment expliquez-vous la tempête médiatique qui a suivi la publication de votre livre « Soufisme, l'héritage commun » ?
En réalité, je ne sais pas comment l'appeler : s'agit-il d'une tempête médiatique ou d'une attaque? Cette affaire a commencé avec des critiques sur la publication d'images sacrées avant de prendre une autre dimension, avec des changements dans le contenu des reproches. En réalité, je pense que nous sommes maintenant à une époque où nous avons besoin de changer notre vision de l'histoire et prendre notre entière responsabilité devant l'histoire. À travers mon livre « Soufisme, l'héritage commun », qui contient 840 références et qui m'a demandé beaucoup de travail, j'ai essayé de restituer à notre mémoire la place qui est la sienne puis la transmettre à ceux à qui elle appartient. Et je me suis longtemps penché sur la question, afin de clarifier les choses sans les travestir. Je tiens à préciser que les images concernant les lieux sacrés ont été souillées par des parties dont je préfère ne pas citer le nom. Mais aujourd'hui le temps est venu de travailler pour dévoiler ceux qui ont travesti la vérité et l'histoire. Par ailleurs, je pense que cette attaque est liée au fait que le succès du centenaire de la Tariqa soufie Al Alawiya a dérangé beaucoup de monde, surtout que nous avons voulu faire de ce colloque international un point de départ pour un avenir différent, avec une nouvelle démarche qui permettra l'instauration de dialogues et de débats constructifs dans lesquels tout le monde va œuvrer pour un meilleur avenir pour les générations futures.
Quel est le principal message que la Tariqa Alawiya a cherché à faire passer à travers la célébration du centenaire de de la Tariqa soufie Al Alawiya ?
Durant plusieurs mois, nous avons travaillé pour faire du centenaire de de la Tariqa soufie Al Alawiya une tribune pour la réflexion et la véritable culture musulmane, loin des idées extrémistes qui nuisent à l'image de l'islam. Encore une fois, nous disons que le temps est venu pour nous d'assumer la responsabilité de nos faits et de nos actes. Ce travail concerne toute la société et ne se réduit pas à une seule personne. Du simple citoyen au responsable politique en passant par l'enseignant et le responsable d'un secteur économique, tout le monde est concerné par cette démarche. Je tiens à signaler quelque chose qui me paraît important. Je pense que le retard que connait notre pays actuellement peut constituer une occasion pour nous de nous intéresser et de bénéficier des expériences des autres pays musulmans, en évitant de rééditer les mêmes erreurs qui ont engendré l'extrémisme et le fanatisme à l'origine de la sédition dans ces sociétés.
Quel regard portez-vous sur la société algérienne, aujourd'hui ?
On ne peut pas nier que la société algérienne souffre d'un certain nombre de maux. Je dirai qu'elle est malade et qu'elle a besoin d'être soignée. Non seulement nous le voyons mais nous le vivons aussi au quotidien : les suicides, la criminalité, la drogue et tous les autres maux sociaux jusqu'au phénomène dit des « harraga ». Comment en effet peut-on honnêtement affirmer que nous vivons dans un pays normal et au sein d'une société « normale » comme toutes les autres sociétés, alors que nos enfants embarquent à bord de barques de la mort. Aujourd'hui, au sein de la Tariqa soufie Al Alawiya, nous essayons avec tous les moyens de donner un nouveau départ en ouvrant une nouvelle page. Je ne vous cache pas que j'ai contacté aujourd'hui (ndlr : lundi 27 juillet) le président de la république Abdelaziz Bouteflika pour l'informer de la tenue de notre colloque. Il m'a dit que l'Etat algérien soutient totalement ce projet et fera tout pour sa réussite. Surtout que je l'ai informé que notre objectif est de faire participer toute la société pour instaurer la fraternité et la paix, avec comme objectif un avenir meilleur pour nos enfants.
Nous sommes habitués à voir les zawiyas organiser leurs colloques et rencontres à l'intérieur de la zawiya. Mais la Tariqa soufie Al Alawiya a choisi l'université pour fêter son centenaire. Pourquoi un tel choix ?
Ce choix est destiné à mettre le savoir et la science à la portée de tout le monde. Nous avons voulu également donner l'occasion aux jeunes de se rapprocher et de se frotter aux savants et aux penseurs du monde entier. Nous avons fait venir des compétences scientifiques et intellectuelles de l'université de Tokyo et d'université américaines en passant par l'université d'Al-Azhar, Zeitouna et d'université européennes. Nous avons ouverts des débats sur les plusieurs sujets et questions d'actualité comme le réchauffement climatique, la pollution, le dialogue des civilisations, etc. Nous avons aussi réservé une part importante des débats aux sciences de la communication pour un meilleur ancrage de la communication. Mon espoir est que tous les recteurs d'universités et de zawiyas travaillent dans cette voie pour permettre à notre jeunesse d'être en contact avec cette couche d'intellectuels productive.
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28th July 2009 00:11 #4
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Zineb Benzita :
Mardi 28 Juillet 2009 -- La polémique sur le livre du cheikh Khaled Bentounès s'installe et suscite des réactions parmi les savants de l'Islam. Après le HCI, c'est autour d'un cheikh d'Al Azhar de donner son avis sur le livre qui contient des dessins du Prophète Mohamed (QSSL). Dans une déclaration à tsa-algerie.com, le docteur Mohamed Mahmoud Abou Hachem, représentant du cheikh d'Al Azhar en Egypte à la célébration du centenaire de la zaouia Tariqa Alawiya, a jugé « contraires à la charia islamique » les dessins représentants le Prophète Mohamed (QSSL) contenus dans le dernier livre « Soufisme, l'héritage commun » du cheikh Bentounès. Le Dr Abou Hachem fait partie des participants à la célébration à Mostaganem du centenaire de la Tariqa Aliwaya du cheikh Bentounès.
Une fetwa d'Al Azhar interdit la représentation du Prophète (QSSL), de sa proche famille et de dix de ses compagnons, a ajouté le Dr Abou Hachem. Il a révélé que le cheikh Bentounès a demandé à des Oulémas musulmans leurs « avis critiques » sur son livre. « Il faut donner son avis et dire ce qu'il faut supprimer et ce qu'il rajouter dans le livre », a dit le représentant du cheikh d'Al Azhar. Le Dr Abou Hachem estime que le cheikh Bentounès n'a pas dessiné de lui-même le Prophète Mohamed (QSSL), mais il a seulement reproduit des dessins existants. Il a proposé au chef de la Tariqa Aliwaya de reprendre l'introduction de son livre en précisant qu'il a seulement réédité ces photos et qu'il n'a pas représenté le Prophète. L'association des Oulémas musulmans et du Haut conseil islamique (HCI) avaient déjà dénoncé le livre en demandant à son auteur de retirer les images représentants le Prophète Mohamed (QSSL).
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28th July 2009 00:12 #5
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Mardi 28 Juillet 2009 -- La polémique déclenchée autour du livre de Khaled Bentounès, le cheikh de la zaouïa alawiya de Mostaganem, Soufisme, l’héritage commun, qui vient de s’amplifier par un communiqué du Haut-Conseil islamique, aura provoqué une plus grande affluence autour du stand où l’ouvrage est exposé à la vente publique. Première conséquence, alors que l’ouvrage, en raison de sa cherté, s’écoulait parcimonieusement, on observe une augmentation substantielle des ventes. Seconde conséquence, alors que jusque-là, le cheikh et ses fidèles s’en tenaient à une certaine réserve, ils sont de plus en plus nombreux à intervenir dans le débat. A l’instar de l’universitaire Nasreddine Mouhoub, porte-parole du colloque et parlant au nom de la zaouïa, qui rappelle que les miniatures reproduites dans le livre sont connues et exposées depuis des siècles sans que cela ne choque ni les oulémas ni personne. Il tient à préciser qu’il ne s’agit pas de photographies mais de simples miniatures et qu’elles sont exposées dans des musées en Iran, en Turquie et en Afghanistan. Il souligne également que durant les années 1970, des reproductions de ces miniatures se vendaient dans nos marchés et ornaient toutes les maisons sans que cela ne dérange quiconque à l’époque. De ce fait, en les reproduisant dans son ouvrage, le cheik Bentounès n’a rien apporté de personnel, il s’agit d’un patrimoine islamique et universel.
M. Mouhoub ajoute que le livre n’est pas un ouvrage classique mais une simple énumération des étapes de la propagation de l’Islam avec des emprunts repris à titre d’illustration de cette épopée. « D’abord, dit-il, avant de le condamner, il eut été plus judicieux d’en prendre connaissance au préalable, ce que ses détracteurs ne veulent pas faire ; ors ce que nous demandons au HCI c’est d’en prendre connaissance et de venir en parler avec nous. Nous sommes ouverts au dialogue et dans le cas où nos contradicteurs apportent la moindre preuve d’une dérive, nous serions prêts à la corriger. » Y compris en retirant les miniatures, lui demandons-nous. Notre interlocuteur se fait alors catégorique, soutenant être « dans le droit chemin et que de ce fait, ni le livre ni les miniatures ne seront retirés ». Se référant à Sirate Ibnou Hichem, notre interlocuteur soutient que ce dernier a fait « une description minutieuse du Prophète, de ses yeux, de ses cheveux et d’autres détails de son anatomie à tel point que n’importe quel portraitiste pourrait s’en inspirer et produire une œuvre réaliste ». Pourtant, dans ce cas, personne n’aurait trouvé à redire. « Pour nous, cette campagne ne sert ni l’islam ni les musulmans, par contre elle tend à entretenir la fitna. Nous sommes prêts à poser le problème au niveau de toutes les instances de droit musulman comme l’université d’El Azhar ou celle des Qaraouiyne », ajoute-t-il.
Ce livre est « un bout de lumière »
« Nous sommes prêts à consulter toutes les instances islamiques internationales, mais nous ne reculerons pas ! On oublie que ce livre pose de vrais problèmes dont on ne veut pas parler. » Comme ces photos du XIXe siècle, représentant les tombeaux des proches compagnons du Prophète, de ses épouses Khadidja et Aïcha, des gens de Badr et de Ouhoud, de la colline où eut lieu l’allégeance au Prophète de la part de 70 personnalités, alors qu’actuellement ces sites ont complètement disparu sans que personne n’ait songé à les protéger, à les restaurer. Pourtant, c’est un patrimoine islamique qu’il aurait fallu protéger. « Savez-vous que le lieu de naissance du Prophète Mohammed, à La Mecque, a été transformé en une obscure librairie complètement désaffectée ? Et ça ne choque personne. On veut nous faire croire qu’au moment où l’homme conquiert l’espace, les musulmans seraient capables de se prosterner devant des tombes ! » Cet islam salafiste « veut nous imposer son point de vue et sa vision de l’Islam. Nous, à la tarîqa alawiya, nous sommes conscients que l’islam exige de nous l’ouverture sur nous-mêmes et sur les autres religions. Tous ceux qui prônent un renfermement sur nous-mêmes, qui refusent toute évolution et toute ouverture vers les autres civilisations, sur la vie, constituent un danger pour l’Islam ».
Pour Sid Ahmed Ghozali, ces attaques contre le livre sont choquantes : « Pour une fois que nous avons quelqu’un qui sait de quoi il parle, il n’est pas normal, martèle-t-il, qu’au moment où l’on dit n’importe quoi sur l’islam et les musulmans, y compris dans des médias arabes, on lui tape dessus sans discernement. Ce livre est un bout de lumière qui vient nous éclairer. Pour moi, le rôle d’un gouvernement ou d’un pouvoir politique n’est pas d’essayer de violer sa conscience ou de limiter sa liberté d’expression ! Je suis choqué qu’un responsable fasse le procès d’une œuvre lumineuse. Personnellement je me réjouis que dans un monde délétère, où l’Islam est vilipendé à longueur de journée, quelqu’un comme Khaled Bentounès, qui sait parfaitement de quoi il parle, sorte un livre pareil. A contrario, je suis scandalisé qu’un bureaucrate ait l’idée d’empêcher la vente de ce livre. Je le dis avec solennité : ce livre est une œuvre d’utilité publique. L’Islam n’est pas une somme d’interdits, c’est une somme de valeurs universelles dont malheureusement nous ne profitons pas. »
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28th July 2009 21:41 #6
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Aux cheiks d'El Azhar
Je viens apportet une modeste contribution qui consiste à inviter l'université d'El Azhar et ses suppôts ainsi que les Salafistes et autres intégristes de se mêler de leurs affaires et de nous laisser en paix. Votre façon de penser relève d'un autre âge et c'est justement votre façon de penser qui fait que les musulmans sont à la traine. Nous sommes Algériens, l'Algérie a ses élites (pas ceux qui ont mangé dans vos rateliers empoisonnés), l'Algérie et les Algériens n'ont pas cessé de donner des leçons aux autres sur tous les plans alors messieurs d'El Azhar si vous voulez cultiver une société féodaliste, faites le seulement en egypte l'Algérie n'étant pas votre pays, et foutez nous la paix. On n'a rien à faire de vos reflexions.
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28th July 2009 23:00 #7
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Zineb Benzita :
Mardi 28 Juillet 2009 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a convoqué, mardi soir, les présidents du Haut conseil islamique (HCI), cheik Bouamrane, et de l'association des Oulémas musulmans (AOM), cheikh Chibane, pour leur demander de cesser de critiquer le livre «Soufisme, l'héritage commun», du cheikh Khaled Bentounès, a appris tsa-algerie.com auprès d'une source proche de la présidence de la république. Le chef de l'Etat n'aurait pas apprécié les critiqués virulentes des cheikhs Bouamrane et Chibane à l'égard du chef de la Tariqa Aliwaya pour son livre qui contient des dessins représentants le Prophète Mohamed (QSSL). M. Bouteflika a également fait savoir aux présidents du HCI et de l'AOM qu'ils ne peuvaient pas critiquer un colloque (centenaire de la Tariqa Alawiya) qui s'est tenu sous le haut patronage de la présidence de la république, a ajouté la même source. Le HCI et l'AOM ont dénoncé vigoureusement le livre du cheikh Bentounès et demandé le retrait des dessins représentants le Prophète Mohamed (QSSL).







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