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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mercredi 12 Août 2009 -- Des milliers d'exemplaires du livre du Saint Coran traduit en langue française et en langue amazigh et des explicitations (tafsir) en français et en amazigh ont été distribués aux mosquées, établissements et associations culturelles et scientifiques en Algérie, rapporte l'agence de presse saoudienne. Editées par le groupe de publication du Saint Coran du roi Fahd à El Madina El Mounaoura, ces traductions et ces versions sont destinées aux gens qui ne maîtrisent pas la langue arabe. Des CD de psalmodie (tajwid et tartil) du Saint Coran ont été distribués à la même occasion. Une action qui a été saluée par les Algériens surtout ceux ne maîtrisant pas la langue arabe des wilayas de la Kabylie (Tizi Ouzou et Béjaïa), puisqu'elle va leur permettre de lire et de comprendre leur religion. La cérémonie de distribution de ces livres a été présidée par l'ambassadeur d'Arabie Saoudite en Algérie, le docteur Sami Ben Abdellah Essalah, qui a déclaré que cette initiative entre dans le cadre du renforcement des liens entre les deux pays frères et a pour objectif de permettre à tous les musulmans d'avoir accès à leur religion. C'est dans cette optique que le groupe du roi Fahd de publication du Saint Coran à El Madina El Mounaoura a pris l'initiative de traduire le Saint Coran en une soixantaine de langues. Un objectif que le groupe du roi Fahd considère comme un devoir.

  2. #2
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    Tayeb Belghiche :


    Vendredi 14 Août 2009 -- Les Saoudiens ne lâchent pas la « proie Algérie ». L’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Alger a distribué des milliers d’exemplaires du Coran traduit en français et en amazigh, accompagné d’explications (tefsir) dans les deux langues, dans les mosquées, les établissements et aux associations culturelles et scientifiques en Algérie. Ce n’est pas une source algérienne qui a donné cette information, et apparemment aucun officiel algérien n’en est au courant. C’est l’agence saoudienne qui en a parlé. L’opération s’est donc déroulée en catimini. Avec leur arrogance et leur mépris pour tous les autres musulmans, ils viennent de violer, une nouvelle fois, la souveraineté nationale. Le ministre des Affaires religieuses, M. Ghlamallah, n’a jamais cessé de rappeler que « la distribution du Coran relève uniquement des autorités algériennes ». En effet, la réglementation exige que le pays donateur remette trois exemplaires du livre au ministre des Affaires étrangères, lequel les transmet au département de M. Ghlamallah. Si ce dernier juge que le texte est conforme au Coran en circulation dans le pays, il peut accepter le don et c’est à lui seul de se charger de la distribution. Les officiels wahhabistes ont préféré passer outre, s’estimant sans doute en terrain conquis. Ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes sont confrontées à ce genre de problème. En 1999, à l’époque où Smaïn Hamdani, un homme féru en la matière, les Saoudiens ont cherché à mettre sur le marché une version édulcorée du Coran, qui était plus proche de l’idéologie wahhabite. Les Algériens s’en sont rendu compte et ont donc bloqué sa diffusion sur le territoire national. Malheureusement, l’Algérie n’a jamais remis à sa place et de façon ferme le pouvoir de Riyad, qui continue à considérer notre pays comme un laboratoire à partir duquel son idéologie ultraconservatrice peut faire tache d’huile et s’étendre à travers le bassin méditerranéen. Sinon, comment expliquer son acharnement contre l’Algérie. Logiquement, c’est dans les pays non musulmans qu’il devrait faire du prosélytisme et distribuer le Coran. On n’a pas à islamiser une terre d’Islam. Son obstination nous rappelle que le wahhabisme a financé le FIS et ses bras armés, l’AIS et le GIA, et que, de ce fait, il a une lourde responsabilité dans les massacres de dizaines de milliers d’Algériens par le terrorisme islamiste. L’affaire du World Trade Center a d’ailleurs dévoilé au grand jour le rôle de l’Arabie Saoudite dans le financement du terrorisme. Mais comme c’est un pays qui a beaucoup d’argent, il ne faut pas trop l’acculer et le froisser, et faire semblant d’oublier son hostilité à tout ce qui est démocratie et progrès.

  3. #3
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    DUBAI, August 20, 2009 (Al Arabiya) -- For the first time in Algeria, the Berber population has access to the Qur'an in their own language after the Saudi embassy started an initiative to print copies of Islam's Holy Book in the Amazigh language, press reports said Thursday. The embassy in Algiers distributed hundreds of paper and audio copies of the Qur'an amongst Berber tribes, which will allow thousands of non-Arabic speaking Berbers to understand the Qur'an.

    In the past, the community only had access to local translations of only three parts of the Qur'an, the London-based Asharq Alawsat reported. The translation to Amazigh was done by the King Fahd Complex for the Printing of the Holy Qur'an in the western city of Medina, said Sami bin Abdullah al-Saleh, the ambassador of Saudi Arabia in Algiers. "The translation was done under the supervision of the Algerian Ministry of Religious Affairs and Endowments," he told the paper. "The ministry formed a delegation that revised the translation and the printed material."

    The King Fahd Complex, which prints the Qur'an in 100 languages, gave the copies to the Saudi embassy and the ministry took charge of distributing them in regions with Berber majority, particularly the provinces of Tizi Ouzou, 100 kilometers east of the capital, and Béjaïa, 250 kilometers east of the capital. "The reaction was very positive," Saleh added. "Many Berbers contacted the Saudi embassy via phone and email to praise the initiative." Most Berbers in the area where the copies were distributed do not speak Arabic and many of them are illiterate and that is why audio copies were produced, Saleh concluded.

  4. #4
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    Vendredi 21 Août 2009 -- Le commentaire d’El Watan intitulé « Grave ingérence wahhabite », paru dans la livraison du 14 août passé, n’a pas été du goût de la représentation diplomatique du royaume wahhabite à Alger. L’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite à Alger a tenu à apporter des précisions en se défendant de toute « ingérence dans les affaires internes des pays ». Dans un droit de réponse adressé au journal El Watan avant-hier, l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Alger, Son Excellence Samy Ben Abdellah Salah, a tenu à faire part de son étonnement des propos contenus dans le commentaire en question et précise que « le royaume d’Arabie Saoudite, depuis sa constitution, est fondé sur le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays et voue un respect total à l’Algérie, gouvernement et peuple ». Mais sans pour autant nier le fait que son ambassade a remis directement des milliers d’exemplaires aux directions des affaires religieuses relevant des wilaya de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Bien au contraire, l’ambassadeur le confirme. Il l’a bel et bien écrit dans sa lettre : « S’agissant des exemplaires du Coran offert au peuple algérien ami, ils ont été remis directement aux directions des affaires religieuses des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa. » C’est cela justement qui a été relevé dans le commentaire d’El Watan, qui rappelle à juste titre ce que dit la loi algérienne à ce sujet, en écrivant « la distribution du Coran relève uniquement des autorités algériennes (...) la réglementation exige que le pays donateur remette trois exemplaires du livre au ministre des Affaires étrangères, lequel les transmet au département de M. Ghlamallah ».

    Pour savoir si l’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite en Algérie a respecté la réglementation en vigueur en Algérie avant de procéder à la distribution des exemplaires du Coran, le ministère des Affaires religieuses, par le biais de son porte-parole, Adda Fellahi, a indiqué que « le ministre a été mis au courant de l’opération et l’ambassade a traité directement avec les directions des affaires religieuses de Tizi Ouzou et de Béjaïa, sauf que la distribution a été faite par les Saoudiens eux-mêmes », contrairement a ce que prévoit la réglementation régissant ce genre d’activités. Le chargé de communication du ministère est clair là-dessus : « La distribution doit se faire normalement en présence d’un responsable du ministère. » Ce qui n’a pas été respecté ni par l’ambassade saoudienne ni par le département de Ghlamallah. Le chargé de communication du ministère des Affaires religieuses, qui s’est dit personnellement surpris d’apprendre que le Coran accompagné des tafsir a été diffusé, n’a pas indiqué si le contenu des exemplaires distribués a été soumis à vérification. Selon lui, la traduction du Saint Coran n’a pas été faite par le ministère des Affaires religieuses mais par un certain Mohand El Hadj, qui n’a aucun lien avec le département de Ghlamallah, alors que les services de la représentation diplomatique saoudienne affirmaient dans la précision adressée au journal que c’est bel et bien le ministère qui en a été à l’origine. Peu importe. Mais ce qui est aussi scandaleux dans cette affaire est le fait de désigner une région d’Algérie comme impie et qu’il faut donc l’islamiser à tout prix. Autre question que soulève cette opération menée par l’ambassade du royaume wahhabite : le choix de la région – la Kabylie – à laquelle a été destinée le don.

    Un autre responsable du département de Ghlamallah, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, n’a pas caché son étonnement de voir des exemplaires du Coran circulant en dehors des autorités religieuses habilitées. Il a indiqué que « les tenants de l’idéologie wahhabite et salafiste se croient en terrain conquis et agissent comme si l’Algérie est leur territoire. Je dois dire à ceux qui pensent qu’en Kabylie on est moins musulmans, ils se trompent lourdement, les symboles de l’islam en Algérie, sont, pour la plupart d’entre eux, issus de cette région très attachée à l’Islam ». Notre interlocuteur n’a pas manqué de relever que « l’idéologie salafiste et wahhabite nuit sérieusement au rite malékite ». Et de dire que la collusion entre le salafisme et une partie des Algériens « nous a été fatale ». Le responsable n’a pas caché son inquiétude de voir « les salafistes explorer nos failles pour s’incruster et diffuser leur idéologie ». Une idéologie qui risque de « semer la confusion chez les fidèles et créer ainsi des conflits au sein d’une même mosquée si on prend pas garde », a-t-il conclu.

    D’autant plus que le « don » saoudien a été accompagné des explications (tafsir), ce qui est sujet à controverse. Ce propos vient justement conforter le contenu du commentaire d’El Watan où il est dit : « Le wahhabisme a financé le FIS et ses bras armés, l’AIS et le GIA, et, de ce fait, il a une lourde responsabilité dans les massacres de dizaines de milliers d’Algériens par le terrorisme islamiste. » C’est sans doute ce rappel historique et cette mise en garde qui ont mis mal à l’aise les Saoudiens. Au ministère des Affaires étrangères, on prend très au sérieux la question. Le responsable de la communication du département des Affaires étrangères, M. Mehdi, trouve naturel, du point de vue du principe, qu’une ambassade d’un pays diffuse des brochures informatives à l’occasion de sa fête nationale ou autre, cependant, il met en garde lorsqu’il s’agit du Coran. Il a déclaré que « s’agissant du Coran, un cas très particulier, il faut faire attention au contenu et à l’authenticité et il faut soumettre les exemplaires du Livre Saint à une stricte vérification avant d’avaliser une quelconque diffusion. Il est impératif de savoir si les exemplaires distribués ne sont pas porteurs de dérives ».

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