Jeudi 11 Février 2010 -- Le ministre des affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah, a défié tous ceux qui accusent l'Algérie de réprimer la pratique des rites religieux pour les non musulmans, en affirmant que «cette rumeur a circulé à travers des parties étrangères, visant à porter atteinte à l 'image de l'Algérie ». Ghlamallah a tenu à ajouter que «l'Algérie n'a suspendu aucune association religieuse et n'a détruit aucune église». En marge de la conférence sur «le droit de la pratique des rites religieux», organisé, hier, par le ministère des affaires religieuses, à Alger, Ghlamallah a expliqué que «les parties qui sont derrière cette compagne visent à ternir l'image de l'Algérie et, dit-il, sont les mêmes parties qui ont exploité le terrorisme qui frappait le pays, pour faire circuler la fameuse question «qui tue qui», et suscitent, à chaque occasion, l'affaire des moines de Tiberine » . Il a tenu à souligner que l'Algérie refuse ces accusations «non fondées».
Il est à noter que l'Algérie subit depuis la promulgation de la loi portant pratique des rites religieux pour les non musulmans, en 2006, une terrible campagne que lle ministère qualifie de «non justifiée». On croit savoir que la conférence sur le droit de la pratique des rites religieux, «vise à contrarier cette campagne américano-européenne». «Effectivement, la conférence est venue pour éclaircir et expliquer les choses à ces gens. Plusieurs d'entre eux croient que la société algérienne est renfermée et intégriste et rejette les étrangers, cela n'est pas vrai », souligne Ghlamallah, ajoutant que les évêques et les intellects occidentaux, ayant assisté à la conférence, ont été surpris par la liberté que jouissent les archevêques et les associations chrétiennes et la relation solide existant entre eux et les autorités algériennes. Ghlamallah a affirmé que l'Algérie reste un pays ouvert qui embrasse toutes les religions, ajoutant qu'une association juive active, en Algérie, depuis 1962. Il a indiqué que ses services ne travaillent qu'avec les associations religieuses étatiques.
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11th February 2010 00:16 #1
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11th February 2010 00:34 #2
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Jeudi 11 Février 2010 -- «Ne nous jugez pas sur l’histoire, mais sur le présent et sur ce que nous ferons à l’avenir.» Cette phrase a été lancée par Ghaleb Bader, archevêque d’Alger, à l’adresse des participants au séminaire international sur «L’exercice des cultes religieux, un droit consacré par la religion et la loi», organisé hier à Dar El Imam, à Alger. «Je demande à nos frères, les Algériens, de ne pas nous juger sur le passé, mais sur ce que nous faisons actuellement. L’histoire est pleine d’erreurs commises de part et d’autre», déclare-t-il. Ghaleb Bader paraît très inquiet de la situation de l’Eglise en Algérie. Et il s’est dit un peu soulagé par le discours tenu par les autorités algériennes et les intervenants lors de cette rencontre. «Je suis heureux de savoir que les Algériens ne nous prennent pas pour des ennemis. J’étais vraiment inquiet, mais ce que j’ai entendu ici m’a soulagé. Nous voulons être une partie du peuple algérien.» «Nous voulons être considérés comme des Algériens à 100% et que l’Eglise soit vue comme une institution algérienne», lance-t-il.
Dans son intervention, Ghaleb Bader revient également sur l’ordonnance régissant l’exercice des cultes non musulmans en Algérie qui a été promulguée en 2006. Tout en saluant ce texte, l’archevêque d’Alger affirme qu’un bilan de ce texte s’impose, après quatre ans de sa mise en application. L’orateur reconnaît également qu’«il n’y a eu aucun dépassement dans l’exercice du culte chrétien en Algérie». Selon lui, l’Eglise est pour l’organisation. Dans ce sens, il précise qu’il «approuve totalement les dispositions générales prévues par l’ordonnance en question». Intervenant par la même occasion, l’ancien archevêque émérite de l’Eglise catholique d’Alger, Mgr. Henri Tessier, appelle les représentants des différentes religions à tenter de dépasser les problèmes existants et d’œuvrer à instaurer un véritable dialogue des religions. 15 000 associations religieuses, dont celles des juifs S’exprimant à l’ouverture de ce séminaire, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, affirme qu’«aucune église n’a été fermée dans le pays». «L’Algérie a garanti aux chrétiens l’exercice de leur culte en toute liberté et sérénité dans les lieux destinés à cet effet conformément à l’ordonnance régissant l’exercice des cultes, promulguée en 2006», déclare-t-il. Le ministère, ajoute-t-il, travaille avec toutes les associations à caractère religieux activant en Algérie depuis 1962. «En Algérie, il y a 15 000 associations religieuses, dont même des organisations juives. Nous travaillons avec tout le monde sans exception», souligne le ministre.
Cependant, Bouabdellah Ghlamallah dénonce les pratiques de prosélytisme. «Nous sommes contre des pratiques consistant à soudoyer des Algériens musulmans avec de l’argent. Ce sont d’ailleurs des pratiques interdites partout dans le monde», ajoute-t-il, en indiquant que la décennie du terrorisme a faussé le principe de la liberté religieuse en Algérie. Il affirme, dans ce sens, que la société algérienne «est tolérante et n’attente aucunement à la liberté d’autrui, chrétiens et juifs compris». «L’histoire retient que l’Algérie qui a connu différentes religions, du christianisme à l’islam, a toujours garanti à ses diverses communautés religieuses le libre exercice de leurs cultes respectifs», enchaîne-t-il. Les participants à cette rencontre ont beaucoup axé leurs interventions sur «la lutte existante actuellement dans le pays entre musulmans et chrétiens». Alors que les défenseurs de l’islam dénoncent le recours à des moyens déloyaux pour faire convertir des Algériens musulmans, les représentants de l’Eglise se défendent. Ils affirment qu’ils sont très regardants sur la bonne foi des personnes voulant intégrer l’Eglise. «Nous n’acceptons pas des gens dans l’Eglise, dont l’intérêt est le gain matériel», soutiennent les représentants du christianisme.
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11th February 2010 17:40 #3
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Jeudi 11 Février 2010 -- Un colloque inter-religieux s'est déroulé pendant deux jours à Alger, en présence du ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, qui a affirmé vouloir "dissiper un malentendu" autour de "prétendues restrictions à l'exercice des cultes" en Algérie. L'Algérie "a toujours garanti à ses diverses communautés religieuses le libre exercice de leurs cultes respectifs", a assuré M. Ghlamallah à l'ouverture des travaux du colloque qui s'est déroulé mercredi et jeudi et auquel ont participé des représentants, nationaux ou étrangers, de diverses religions. "L'Algérie a garanti aux chrétiens l'exercice de leur culte en toute liberté et sérénité dans les lieux destinés à cet effet, conformément à l'ordonnance régissant l'exercice des cultes, promulguée en 2006" et "aucune église n'a été fermée dans le pays", a-t-il ajouté. Ce colloque sur "l'exercice des cultes, un droit garanti par la religion et la loi", vise à "dissiper le malentendu" autour de "prétendues restrictions à l'exercice des cultes" en Algérie, a encore souligné le ministre, précisant que la société algérienne est "tolérante". L'exercice des religions se déroule dans le cadre d'une ordonnance prise en 2006, selon laquelle les cultes doivent être célébrés dans des lieux autorisés et par des officiants agréés. L'archevêque d'Alger, Mgr Ghaleb Bader, a estimé que cette ordonnance "reconnaît l'existence d'autres cultes que le culte musulman et le droit pour les communautés de célébrer librement le leur". "Mais bien avant 2006 l'Eglise (catholique) a imposé que le culte soit célébré dans des lieux officiels et elle a toujours respecté ses devoirs de culte, il n'y a pas eu d'incidents, pas d'abus. Alors pourquoi une ordonnance"?, a-t-il dit. "C'est la première rencontre explicitement islamo-chrétienne en Algérie", a pour sa part confié à l'AFP Mgr Henri Tessier, ancien archevêque d'Alger où il a pris sa retraite en 2008.
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12th February 2010 22:50 #4
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February 12, 2010 -- Algeria is a religiously tolerant nation that will never encroach on the rights of non-Muslims to worship, Religious Affairs Minister Bouabdellah Ghlamallah told participants at an Algiers seminar on Wednesday (February 10th). Under the banner of "Religious worship: A right ensured by Religion and by the Law", the February 10th-11th conference convened representatives of several religions and government officials to ease relations after a Christian church was attacked and desecrated in Tizi-Ouzou in December 2009. Emphasising Algeria's long history of religious acceptance, Ghlamallah declared that the country is "receptive to all religions" and pointed to a February 2006 law that protects the right of Christians and Jews to practice their faith. Algeria has "never closed down a single church", the minister told participants. "Rather, Christians were ensured the right to practice their religious rights freely and peacefully in the designated places, and in accordance with the act regulating the practice of religious rites issued in 2006." The defiled Protestant church had defied orders by the government to shut down, as it was not registered properly.
Christians, both Catholic and Protestant, account for less than 1% of the Algerian population, according to recent statistics. The Ministry of Religious Affairs officially recognised Judaism in July 2009, and allowed 25 synagogues to open their doors. Catholic Archbishop Dr. Ghaleb Bader, also at the symposium, affirmed that religious tolerance does exist in Algeria, but urged Algerian legislators to revisit the details of the February 2006 Act on religious freedom. "It is difficult to provide a minister or an archbishop in every place," Dr. Bader told seminar participants, as he pointed out the problems in current legislation requiring registration for every religious community and barring religious meetings in halls and houses. "Therefore, it's not easy for Christians to find places of worship in Algeria that meet the conditions stipulated by the Algerian government in the act." He urged the Algerian community to recognise churches as a "neutral place" that "will never be a spot for opposing Algerian interests". He added: "The act regarding non-Muslim worship practices is a constriction on the Church in Algeria."
Catholic Archbishop Emeritus of Algiers Henri Teissier implored religious leaders at the conference to embrace inter-faith dialogue. "Establishing peace in the world hinges on representatives of the religious sects, be they Christians, Muslims or Jews." Teissier also joined other Catholic bishops last month in denouncing the attack on the Tizi-Ouzou church and urging Algerians to follow the principles of "coexistence" and "respect". A December 26th statement from Catholic bishops denounced the attack, while calling attention to "the obstacles hindering the practice of Christian worship" in Algeria. In the statement, the bishops said they were "appalled by the desecration of the Christian icons, just as much as they are when they hear that Muslim icons are desecrated in any part of the world".
Other religious dignitaries also highlighted the need for religious understanding. "Islam calls for the co-existence among religions," said Emir Abdelkader University scholar Abdellah Boukhelkhal. Reverend Claude Baty, who heads the French federation of Protestant churches, extolled the efforts to reach across religions. "Dialogue between religions will only prosper with mutual admiration, friendship and exchange, and I am not opposed to the supervision of this dialogue by laws," he said.
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13th February 2010 00:05 #5
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Samedi 13 Février 2010 -- Le docteur Abdeslam Beladji de l’université Mohamed V, au Maroc, a loué l’initiative de l’Algérie de promulguer une loi régulant le culte non musulman. Il a, en effet, appelé les pays musulmans à prendre exemple sur l’Algérie, déclarant qu’on ne pouvait, selon lui, laisser ce genre d’activités être géré de façon désordonnée. Il a, également, indiqué que de nombreux pays musulmans pâtissaient des pratiques de certaines églises secrètes et des associations religieuses qui sortaient généralement du cadre religieux et touchaient à la souveraineté, à la sécurité et à la paix dans le pays, précisant que « si ces endroits sont des lieux de cultes il ne faut pas les laisser dans le secret, la loi est la pour les protéger et les encadrer, tous ceux qui préféreront rester dans le secret, aurons donc des choses à cacher ». Le docteur Beladji a, également, mis en garde contre une communauté religieuse extrémiste, qui viendrait, selon lui, des Etats-Unis, et qui aurait pour objectif d’évangéliser et d’asseoir la domination du christianisme sur la planète. Sa stratégie repose, selon lui, sur la création de minorités chrétiennes dans les pays musulmans qui lui permettrait de s’ingérer, au nom de la liberté de culte ou des droits de l’homme, dans les affaires de l’état. Indiquant dans ce contexte que l’Algérie et le Maroc avaient fait l’objet de pressions, au nom de ces libertés, déclarant que « des rapports émanant des USA allaient dans ce sens », prenant à titre d’exemple les étapes de la promulgation de la loi sur le culte à laquelle a appelé Michael Horowitz dans un de ses articles dans le Wall Street Journal. Cette loi qui a, ensuite, été promulguée, en 1998 était selon lui « directement dirigée contre les pays musulmans pour changer leurs valeurs culturelles, sociales et religieuses ».
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13th February 2010 00:16 #6
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Samedi 13 Février 2010 -- Un colloque international sur la liberté de culte en Algérie a été l’occasion de souligner que l’Algérie respecte le libre culte. Il n’y a aucune restriction imposée aux autres religions non musulmanes. La loi de 2006 sur l’exercice du culte n’est pas propre à l’Algérie puisqu’elle existe dans d’autres pays. Ce sont là les messages délivrés aux participants au colloque international sur la liberté de culte qui s’est achevé hier à Alger. Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah, a profité de l’occasion pour rappeler à l’assistance que «l’Algérie respecte la liberté de culte et n’impose aucune restriction à sa pratique mais cette dernière doit obéir aux lois de l’Etat». En effet, il faut noter que l’Algérie a promulgué en 2006 une loi pour réorganiser les autres cultes présents en Algérie. Si certains l’ont interprété comme un «durcissement sur la pratique du culte chrétien», le ministre a tout bonnement affirmé le contraire. Il souligne à cet effet que «le fait de soumettre l’exercice du culte à une loi n’est pas propre à l’Algérie uniquement, mais cela existe dans tous les pays». Bouzid Boumediène, enseignant de philosophie à l’université d’Alger, a estimé que la loi de 2006 est «bonne en comparaison avec ce qui se fait en la matière dans d’autres pays arabes». Il a précisé que «ce texte veut, tout simplement, réglementer ce champ, en permettant aux gens qui veulent embrasser une autre religion de le faire dans la clarté et non dans la clandestinité». Le conférencier a signalé aussi «les considérations sécuritaires que certaines puissances omettent de prendre en compte dans leurs rapport sur la situation religieuse en Algérie».
Pour sa part, Noureddine Tayebi, sociologue à l’université d’Oran, a affirmé sans ambages que le texte de 2006 «s’inscrit dans la sphère de souveraineté nationale». Selon lui, «la loi sur l’exercice du culte en Algérie vise à préserver l’ordre public et non à s’immiscer dans la foi des gens. Elle protège le libre exercice du culte». Le ministre a, quant à lui, relevé le caractère d’exagération suite à l’appel à la révision de cette loi dont certains médias en ont fait l’écho. Il faut savoir que l’Eglise catholique d’Algérie a pris position en faveur de cette loi et soutient l’Etat algérien contre toute forme de «prosélytisme non autorisé par les autorités publiques». Souvent, les amalgames sont bien entretenus sur «les persécutions des chrétiens en Algérie» relayés par des groupes extrémistes extérieurs, dont la secte des évangélistes qui active illégalement en Algérie. À ce titre, le Dr Boumediène fait savoir que le phénomène «d’évangélisation est une dérive». Il note que «le prosélytisme profite de la détresse de certains citoyens» en ajoutant cependant que «les médias doivent arrêter de se focaliser uniquement en Kabylie puisque d’autres régions sont touchées». Cela étant, les participants ont indiqué dans la déclaration finale que ce colloque a permis de montrer la véritable image de l’islam et dont le message est dénaturé par certains. C’est donc à une image de tolérance que l’Algérie souhaite renforcer ses liens de dialogue inter-religieux avec le reste du monde.







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