Samedi 27 Février 2010 -- Comme chaque année, Mawlid Ennabaoui Echarif a été fêté dans la foi et la ferveur dans les quatre coins de l’Algérie, à l’exemple de Batna où les traditions ne sont pas près d’être oubliées. Les familles des villages et des campagnes reculées de cette wilaya de l’Est conservent jalousement les us liés à la naissance du prophète Mohamed (QSSSL). En plus de leurs ferventes prières, en ce jour de fête, les mères de famille s’attachent, dès le coucher du soleil, à allumer une bougie dans chaque coin de la maison et à consacrer une autre pour chacun des membres de la famille. Selon Hadda B., de la région d’Ichemoul, les femmes, par ces gestes, «s’attèlent à combattre durant cette nuit l’obscurité pour montrer que la naissance du prophète a apporté avec elle la lumière et la piété pour tout l’univers». Par ailleurs, des milliers de personnes des différentes localités de la Saoura, une région du Sud-Ouest, ont participé, jeudi soir, à la cérémonie traditionnelle de Fezaa, à Beni-Abbès (Béchar). Une trentaine de troupes de baroud, révèle le correspondant de l’APS, se sont donné la réplique durant toute la nuit pour célébrer la naissance de sidna Mohamed aâlayhi essalem. Les fidèles ont déclamé des medihs et autres chants religieux notamment «El Borda», sous la conduite de plusieurs chouyoukhs des zaouïas et écoles coraniques de la wilaya. À cette occasion, du couscous garni de viande et de légumes a été servi aux visiteurs durant cette soirée en signe de bienvenue et de partage. Quant à Miliana, appelée aussi ville des Cerises, il a été décidé, pour cette année, de transférer l’événement au palais de la Culture à Alger et c’est l’association culturelle El-M’nara de cette cité historique, à la culture raffinée, qu’échut l’organisation de la cérémonie.
Le Maoulid n’était pas fêté par les compagnons
Le Mawlid Ennabaoui coïncide avec le 12 du mois de rabie-el-aouel, troisième mois de l’année hégirienne. Seulement, il faut signaler que cet anniversaire n’a jamais été célébré, ni par les compagnons de l’Envoyé de Dieu, ni par les musulmans des premiers siècles. Aucune trace de cette fête n’existe dans le Coran et la sunna. La fête fut instaurée bien plus tard, vers 1207 (au 7e siècle de l’Hégire), par le roi d’Erbil, (une partie de l’Irak dans la région kurde) Moudhaffar ad-Din Gökburi, selon les historiens Ibn Khjatir et Ibn Khallikan. En Arabie saoudite, le ministère des Affaires religieuses ne reconnaît pas cette fête comme étant islamique (et donc fériée), bien que sa célébration ne soit pas interdite par les autorités. Au Maroc et peut-être en Algérie, la fête du Mawlid a été officiellement introduite en 1292 par le sultan mérinide Abu Ya‘qub Yusuf an Nasr et est aujourd’hui un jour férié dans ces pays magrébins. Dans la plupart des Etats musulmans arabes, le jour du Mawlid est férié.
+ Reply to Thread
Results 1 to 4 of 4
-
27th February 2010 00:13 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,717
Lynda Louifi :
-
27th February 2010 00:34 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,717
Samedi 27 Février 2010 -- Chaque année, à la fête d’El Mawlid Ennabawi, les villageois d’Ith Khelifa, 40 kilomètres au nord de Bordj Bou-Arréridj, organise une twiza durant laquelle plusieurs bœufs vont être sacrifiés et distribués à parts égales à tous les habitants sans distinction. “Aujourd’hui, tout le monde mangera du couscous avec de la viande”, dira El Hadj Tayeb, un vieux du village. C’est une grande fête populaire, pleine de gaieté, de lumières et de chants, organisée dans le village et qui dure jusqu’à l’aube. Les mosquées sont bien évidemment le théâtre des prières des fidèles revêtant un caractère symbolique supplémentaire. Le Coran est récité et de nombreux concours de chants coraniques sont organisés en mettant l’accent sur la vie de notre Prophète. Certains parents saisissent l’occasion pour circoncire leurs petits garçons. Durant la nuit, des bougies sont allumées et les enfants font exploser les pétards et allument des feux. Les mamans, quant à elles, proposent du henné pour les amateurs suivi de la chanson Zad anabi wa frahna bih (le Prophète est né et nous sommes ravis). Pour la soirée, les femmes préparent de la tamina (gâteau à base de semoule grillée, miel et beurre) et lancent des youyous dès l’aube.
-
28th February 2010 00:41 #3
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,717
Dimanche 28 Février 2010 -- La fête du Mawlid Ennabaoui était différente cette année. Les jeunes de tout âge éprouvaient un plaisir d’utiliser “l’arsenal de pétards” prohibé. Apparemment, les habitants de Jijel ont pris conscience des dangers qui peuvent provenir des pétards, car la fête de l’année passée était ponctuée par de nombreux accidents, tels perte d’un œil, brûlure de différents degrés au visage et aux mains, incendies et autres conséquences gravissimes. À l’exemple d’un enseignant qui avait perdu un œil l’année passée quand les élèves de l’établissement où il travaillait lui ont jeté un pétard au visage. Cette année, la fête s’est passée sans trop de bruits assourdissants, les jeunes d’un certain âge ont réalisé la gravité des conséquences dues à ce genre d’explosifs et se sont abstenus de les utiliser. Ils se sont contentés d’allumer des bougies, de savourer les crêpes “ghrayef” et le “zrir” préparé avec de la semoule et du beurre, plats que les Jijiliens apprécient tant.
-
12th March 2010 21:53 #4
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,717
March 12, 2010 -- While communities across Algeria display hospitality and spirituality during the annual ritual of the Mouled, one ochre-, orange- and gold-coloured oasis town nestled among the dunes marks the event with practices unseen anywhere else in the country. The week-long celebration of the birth of the Prophet, which ended this year on Tuesday (March 9th), is imbued with unique traditions in Beni Abbes. Here, about fifty miles from Taghit in the wilaya of Bechar, tolerance remains a sacrosanct principle. Many people know the region as the place where monk Charles de Foucauld settled in 1901 and built a small hermitage. Charles hoped to be a "brother" to every visitor, regardless of his religion, ethnicity or social status.
But the tradition of hospitality in Beni Abbes began long before Foucauld. Many years ago, according to local lore, wali Sidi Allal beni Yahia decided during a year of poor harvest to gather all the town's families to share the couscous. He measured the meal using the hibous, or bowl. The people of Beni Abbes felt that the grains of semolina multiplied as they ate. This ceremonial distribution resulted in two bloodlines: the Hibous and the Manatha. The shared couscous that fed the entire village also led to the tradition of Abare. Two days before the Mouled, families gather to donate (a practice that they call ziara). To musical sounds from the bendir and the guellal, families reciting prayers contribute bags of semolina. On the eve of the Mouled, any passer-by, be he rich or poor, can eat his fill.
"In big cities, and even in mosques in Algiers and elsewhere, there is no such atmosphere. This soothes the soul and the spirit", said Rafiq, who is visiting the grove for the first time. The goodness of the people of Beni Abbes leaves him bewildered. "People go into debt just to offer us a dinner, without asking anything in return," he said with surprise. Local residents also believe that the Abare tradition givers them a chance to express gratitude. "One of our neighbours, who had daughters but no sons, prayed to have a boy. Ever since his wish came true, he has never missed the Abare ceremony, to thank God", says Mrs. Benslimane, who is from one of the largest families of Hibous.
Women prepare delicious dishes for the eve of Mouled, whilst men sing hymns to praise the Prophet Mohammed. Mouled celebrations obey strict rules. Only the oldest and wisest man in the tribe has the right to be the first to taste the couscous and decide if it can be served to guests. Before Mouled, the men put on their finest clothes to attend the ceremony of baroud. In this time-honoured tradition, Beni Abbes infants are presented during the festival. "The sound and dust of baroud will remove all fear from newborns. They become real men," explained Mrs. Benslimane. Festival participants enjoy the rhythm of hymns and the firing of ancient guns. "May God bring health, prosperity and long life to our fathers and our children," celebrants sing.
Immediately after the ceremony of baroud, women go to the homes of their Hibous and Manatha neighbours to share a delicious couscous with beans. Then they begin the Hadhra, a religious ceremony reserved for women, during which they recite laments to the Prophet. The women of the desert continue their mystical dances until sunrise.
On the day of the Mouled, men gather for a parade that stretches from the square to the ksours and mausoleums. The men of baroud continue their procession, invoking God and his Prophet, and move to the tomb of the wali, now considered a sacred location. The festivities extend to the houses, where celebrants shoot baroud at the doorsteps. "The powder from baroud is a good omen. If a girl stays single for a long time, the shots he fires will help her find happiness," Beni Abbes resident Miloud tells Magharebia. Women who want to chase away dark thoughts and evil spirits put themselves in the middle of a circle of festival-goers to receive shots of baroud at their feet.
The Mouled celebration ends on the seventh day with the ceremony of Sebou'e. "For locals, it is the most important ceremony. We do the same thing again, except there are fewer people. The celebration thus remains pure," says Mebarek Mimouni of the Hilel El Saoura Association. Morabites of Sidi Benabdesslam recite the Qur'an with a melodic air that makes it sound like a lullaby, then read religious poems such as "El Borda" and "El Hamzia" written by the Imam El Boussairi.
In Beni Abbes, where no house is taller than another, modesty has the force of law. "No matter how high you'll raise your beautiful home, you will go alone in the afterlife. This is one of the lessons that we learned from a young age," one resident explained. The Beni Abbes region is also famous for its festival of the Saoura, which is held at the bottom of the dunes. "Before", said Mimouni, "the festival was held at the same time as the celebration of the Mouled." "We wanted the ceremony of Mouled to retain its authenticity, which is why we decided to postpone the festival of El Saoura to the end of the year."







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries