Mercredi 21 Avril 2010 -- Plus de huit mille touristes étrangers, principalement des pèlerins venus rendre hommage à St Augustin, ont visité Annaba et Souk-Ahras en 2009 dans le cadre de voyages organisés par des agences touristiques européennes et tunisiennes. Souk Ahras, la ville qui a vu naître St Augustin, philosophe et théologien chrétien, ou Madaure, dans la même wilaya, avec ses vestiges et son université datant de la période romaine, l’olivier de Sidi Messaoud à Souk Ahras sous l’ombre duquel St Augustin passait de longues heures, les ruines d'Hippone à proximité de la basilique de Annaba dont il fut l’évêque durant de longues années et qui porte son nom, sont autant de lieux que ces touristes n’ont pas manqué de visiter. Issus de tous les pays du monde chrétien, notamment du Brésil, des Etats-Unis, d'Espagne, de France, d'Italie, ces touristes viennent souvent en groupes de 200 à 250 personnes le temps d’une journée, depuis la Tunisie. Pour la plupart, ils préfèrent effectuer leur pèlerinage annuel chaque mois d’août.

Presque insignifiant jusqu’à 2005, leur nombre est allé en augmentant à partir de 2006 pour atteindre les 400 groupes de 200 personnes en 2009. En 2007, Annaba a abrité le 1er séminaire sur St Augustin avec la participation de nombreux historiens et universitaires venus des quatre coins du monde ainsi que des représentants du Vatican. En 2010, il est prévu un plus grand nombre d’arrivées d’Augustiniens à Souk Ahras, Madaure et Annaba. Malheureusement si elles profitent bien à nos voisins tunisiens organisateurs des excursions pèlerinage, ces visites n’ont pas réellement d’impact sur les activités économiques de ces trois villes algériennes. Il faut dire que du côté officiel algérien et de nos agences de voyage, on ne fait rien pour rentabiliser au mieux ses trois destinations privilégiées des augustiniens du monde.