Samedi 24 Avril 2010 -- Le 4e séminaire national sur le saint Coran s’est ouvert jeudi après-midi à la mosquée Emir-Abdelkader de Hammam Debagh (Guelma), avec pour thème «La Pratique du culte». D’éminentes personnalités religieuses de Constantine, d’Alger, de Skikda et de Tébessa ont assisté, aux côtés de cadres représentant le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, à cette rencontre organisée chaque année, depuis 2007, par l’Association d’enseignement du Coran de la commune de Hammam Debagh. Selon l’APS, les participants à ce séminaire, qui achèvera ses assises aujourd’hui, se sont attardés sur le rôle de la pratique du culte musulman dans la construction de la famille, le progrès et la lutte contre les différents fléaux sociaux. Des interventions seront spécialement destinées aux femmes et animées par le cheïkh Noureddine Boulahya de l’université de Constantine. Elles seront consacrées, tout au long du séminaire, à la famille musulmane et à l’évocation des grandes femmes ayant marqué l’islam au fil des époques. Plusieurs autres communications seront données, à l’occasion de cette rencontre, dans les mosquées Abdellah-Benmessaoud et Imam Malek de la ville de Guelma, ainsi que dans des mosquées des localités de Oued Zenati, Bouchegouf, Héliopolis et Roknia. Des contacts sont entrepris pour conférer, dès la 5e édition, une dimension internationale à ce séminaire, selon le président de l’association organisatrice.

L’Algérie organisait annuellement, de 1968 jusqu’au début des années 1990, le séminaire international sur la pensée islamique. Ces rencontres de haute facture se tenaient successivement dans toutes les régions du pays sous l’impulsion du ministère des Affaires religieuses. On se souvient encore du dynamique ministre de l’époque, le regretté Mouloud Kassim Naït Belkacem, qui a eu à organiser plusieurs éditions de ce séminaire unique au monde par sa dimension intellectuelle et les thèmes débattus par les participants. L’aréopage était constitué de professeurs ou de spécialistes venus des cinq continents, d’étudiants et même de lycéens d’Algérie. D’une manière académique, on y étudiait tous les aspects sociologiques et historiques de la «oumma islamique» en particulier et du tiers-monde en général. «Je n’oublierai jamais le sujet débattu lors du 11e séminaire sur la pensée islamique tenu du 6 au 15 février 1977 à Ouargla. Les participants s’étaient attardés sur la stratégie à adopter face aux dangers qui planaient (déjà) sur l’Afrique, à savoir les campagnes d’évangélisation, les visées déstabilisatrices de l’impérialisme et du sionisme, etc. Les débats sur les aspects sociaux du sous-développement des régions islamiques d’Afrique étaient très intéressants ainsi que les interventions sur les relations entre l’islam et les cultures locales africaines», se souvient un universitaire en retraite.