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  1. #1
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    Mourad Slimani :


    Samedi 3 Juillet 2010 -- L’on n’aura jamais vu le drapeau algérien autant hissé et déployé, autant revendiqué et démultiplié à travers le pays – et même un peu partout ailleurs dans le monde – que durant la parenthèse enivrante de l’expédition de l’équipe algérienne de football depuis une année. Parenthèse d’euphorie, quitte parfois surfaite et entretenue, ce moment de la vie nationale a eu le mérite de démontrer que l’attachement à ce symbole premier de la nation ne se décrète pas, comme l’avait tenté une campagne officielle hasardée il y a près de deux années. L’attachement trouve les conditions de son expression spontanée, et par là-même puissante, à l’occasion de succès collectifs fédérant les aspirations et réhabilitant une estime de soi malmenée par des années de dèche intégrale sur tous les plans. Des indices et des faits marginaux viennent dans le même contexte relativiser ce que l’on semble trop vite interpréter comme la remontée salutaire et irrépressible du sentiment national, du moins l’attachement à ces couleurs dont le rouge est trempé à la symbolique immuable du sang des martyrs. Il y a deux semaines, des émeutiers de la localité de Sidi Salem, un bidonville plutôt mal famé du côté de Annaba, ont fait le geste extrême de brûler le drapeau algérien, poussant l’outrage ou le sacrilège jusqu’à hisser le drapeau français et défiler avec. Un incident qui a fait les choux gras de la presse française, la même qui s’était scandalisée une semaine auparavant de voir cette fois le drapeau tricolore détaché de sa hampe au fronton d’une mairie du Val-de-Marne, brûlé et remplacé, suprême bravade, par celui algérien.

    Plus près de nous, il y a quelques jours, des imams de ce qu’il y a de plus officiel avaient refusé, à l’occasion d’un meeting, de se lever pour saluer l’hymne national, jugeant sans doute que la foi en la oumma transnationale ne pouvait pas s’accommoder d’abnégation et de rituels somme toute séculiers à l’échelle d’un pays. Il y a ainsi comme une référence convulsive aux couleurs nationales et l’on se souvient bien de ces séquences frisant le ridicule et donnant à voir, à chaque spectacle animé par la moindre starlette du monde de la musique, d’ardents patriotes courir lui couvrir les épaules du cher drapeau. Cette passion à fleur de peau, et sans doute spontanée par moment, tend tout de même à faire douter de sa sincérité là où le zèle supplante la pertinence et l’à-propos. Là où l’initiative volontariste est trop tapageuse pour ne pas exaspérer. S’il y a sans doute un souci légitime et un devoir à veiller aux égards dus aux symboles de la nation, sa mémoire et tout ce qui évoque les épreuves qui l’ont forgée, il y a aussi qu’à trop vouloir tirer sur la corde du nationalisme – ou du patriotisme, on ne sait plus – l’on banalise dangereusement les symboles que l’on prétend hisser au pinacle de la vénération.

  2. #2
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    Jeudi 8 Juillet 2010 -- En marge de sa visite officielle dans la wilaya de Chlef, à l'occasion de la commémoration de la journée du 5 juillet, et lors d'un colloque organisé par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, le ministre M. Bouabdallalh Ghlamallah a suspendu de leurs fonctions trois imams qui se sont abstenus de se lever pour saluer l'emblème national. M. Ghlamallah a indiqué que les trois imams concernés seront suspendus pour une durée de trois mois et seront de ce fait interdits de prêcher dans les mosquées. Dans le cadre de la même affaire, le conseil scientifique d'Alger avait déjà suspendu, en début du mois en cours, huit imams issus des communes de Bab El-Oued, El-Harrach et Bordj El-Kiffan. Outre la suspension de trois mois, les imams concernés ont été dégradés et interdits de tout prêche, avant que le ministre de tutelle ne tranche sur le dossier au cas par cas, après trois mois. Avant de prononcer les mesures «coercitives» prises à l'encontre des mis en cause, plus d'une dizaine d'imams, qui avaient refusé de se lever pour l'hymne national, avaient été convoqués en conseil de discipline de la direction des affaires religieuses de la wilaya d'Alger. Il faut signaler dans ce contexte que cette affaire a soulevé de nombreuses réactions de la part de la classe politique, des imams, oulémas, etc. incitant le ministère des Affaires religieuses à décider de sanctions, notamment l'annonce de suspensions. Il faut noter que le dernier amendement du texte fondamental de la Constitution condamne toute atteinte aux symboles du pays entre le drapeau et l'hymne nationaux.

  3. #3
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    Rafik Tadjer :


    Lundi 12 Juillet 2010 -- Fin juin dernier, au cours d’un colloque religieux organisé à Alger, un incident rare s’est produit. Plusieurs imams ont refusé de se lever pendant la diffusion de l’hymne national. L’incident, qui s’est produit en présence du ministre des Affaires religieuses Bouabdallalh Ghlamallah, a donné lieu à des sanctions contre plusieurs imams qui ont refusé de se lever. Mais le gouvernement ne veut pas en rester là. Il a décidé de mettre en place un code d’engagements destiné aux imams. Actuellement en préparation par le secteur des Affaires religieuses, le nouveau code sera prêt avant le ramadhan qui commence autour du 11 août prochain, a indiqué, lundi 12 juillet, Adda Fellahi, conseiller chargé de l'information au ministère des affaires religieuses. Selon lui, une réflexion "a été engagée au niveau du ministère pour la mise en place d'une charte qui stipule le respect par les cadres du corps religieux et les imams de la référence religieuse nationale afin d'éviter les écarts par rapport au consensus national". Ce code, a ajouté M. Fellahi, a été rendu nécessaire "par l'ouverture sur le monde et la pénétration en Algérie de plusieurs courants". Il s’agit de "protéger la société, l'Etat et le cadre lui-même afin de ne pas dévier de la référence nationale", a-t-il précisé. Ce code, destiné aux imams, sera distribué aux directions des affaires religieuses des wilayas. Il impose également "le respect des lois de la République et l'engagement religieux". Il insiste également sur "le respect du rite malékite et ibadhite qui fait partie de notre histoire et des engagements tels que la lecture du Coran selon la version Ouarch, la lecture du "Sahih El Boukhari", Hizb Erateb et la dispense de cours sur le Fikh dans les mosquées".

  4. #4
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    Mardi 13 Juillet 2010 -- Un code d'engagements pour les imams d'Algérie est en cours d'élaboration et sera prêt pour le mois de Ramadhan. L'annonce en a été faite, hier, par M. Adda Fellahi, conseiller chargé de l'information au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, en marge d'une journée d'étude à Dar El Imam à Alger consacrée à l'élaboration d'un modèle unifié de construction des infrastructures à caractère religieux. Selon M. Fellahi, le ministère des Affaires religieuses a engagé une réflexion «pour la mise en place d'une charte qui stipule le respect par les cadres du corps religieux et les imams de la référence religieuse nationale afin d'éviter les écarts par rapport au consensus national». Pour le responsable de l'information auprès du ministère, ce code est devenu nécessaire en raison de «l'ouverture sur le monde et la pénétration en Algérie de plusieurs courants». Ce code doit donc cadrer les imams en leur imposant «le respect des lois de la République et l'engagement religieux», le «respect du rite malékite et ibadhite qui fait partie de notre histoire et des engagements tels la lecture du Coran selon la version Ouarch, la lecture du «Sahih El Boukhari», Hizb Erateb et la dispense de cours sur le Fikh dans les mosquées».

    Ce code, a affirmé le responsable, sera distribué au niveau des directions des affaires religieuses des wilayas. Le responsable des affaires religieuses parle de «code» qui va s'imposer aux imams du pays dans un langage codé. Que les imams décryptent bien entendu. Il y a exactement deux semaines, des imams officiels, fonctionnaires des affaires religieuses, avaient fait scandale dans la même Dar El Imam en refusant de se lever pour l'hymne national. Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah, les a vivement dénoncés et a engagé des mesures disciplinaires à l'encontre de ces religieux. Dans des mosquées, officiellement toutes sous la supervision des Affaires religieuses, est-il besoin de créer un nouveau code ? En réalité, la panoplie des sanctions a été renforcée en 2001 pour les imams. Ainsi, l'article 87 bis 10 du code pénal, introduit avec le même amendement durcissant les peines en diffamation pour la presse, dispose que «quiconque prêche ou tente de prêcher dans une mosquée ou tout autre lieu public consacré à la prière, sans être nommé, agréé ou autorisé par l'autorité publique habilitée, est puni d'un emprisonnement d'un an à trois ans et d'une amende de dix mille à cent mille dinars». Le même article punit de 3 à 5 ans de prison et d'une amende de 50.000 à 200.000 dinars «quiconque par un prêche ou toute autre action, entreprend une activité contraire à la noble mission de la mosquée ou de nature à attenter à la cohésion de la société ou à faire l'apologie et la propagande des actes terroristes et subversifs».

    Salafistes présumés «scientifiques»

    A priori, outre les mesures administratives applicables à des imams fonctionnaires de l'Etat, il y a dans le code pénal de quoi cadrer sévèrement les imams. Le code et la charte sont donc une voie moins répressive destinée à rappeler aux imams des notions essentielles et notamment le caractère sacré des symboles nationaux. Des générations entières d'Algériens ont grandi avec la notion que «l'amour de la patrie fait partie de la foi». À l'évidence pour beaucoup d'imams acquis au courant de la «Salafia El Ilmiya» dont le mentor le plus connu est l'imam Aboubakr Al Jazaïri, les symboles nationaux (hymne, drapeau) sont des inventions répréhensibles, en langue arabe «bid'aa». Il faut croire que leur nombre est suffisamment important pour amener les Affaires religieuses à leur préparer une sorte de bréviaire du bon imam. Le scandale des imams qui ne voulaient pas se lever pour l'hymne national a été d'ailleurs l'occasion pour les courants islamistes (fréristes ou harakistes) du MSP ou d'El Islah de mettre en cause les autorités religieuses. Pour eux, dans le souci d'éliminer les courants dits «modérés» mais politisés des lieux de prière, les autorités officielles ont largement favorisé la Salafiya El Ilmiya en raison de son «apolitisme» présumé alors que les sympathisants de ce courant sont, selon eux, des «extrémistes». L'Etat a, selon eux, joué avec le feu en faisant le lit à des imams décérébrés et incultes qui considèrent qu'un hymne national est une invention diabolique. Le bréviaire du bon imam préparé par les Affaires religieuses est censé les remettre dans le droit chemin, sinon dans la voix de la raison. Ceux qui entendent les prêches sommaires des salafistes soi-disant «scientifiques» et néanmoins imams officiels, en doutent.

  5. #5
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    July 13, 2010 -- Algerian officials, Islamic groups and religious scholars are denouncing incidents in which imams and Salafists have refused to rise for the national anthem. Several imams have been punished since June 28th, when they did not stand up for the anthem as it was played at an Algiers meeting attended by Religious Affairs Minister Bouabdellah Ghlamallah. Algerian Justice Minister Tayeb Belaiz called the behaviour "extremism that fuels violence", and other commentators said the incident was evidence of disloyalty and the government's failure to control mosques, as well as a possible harbinger of the return of Black Decade ideologies. "We're sorry for what we did. We went astray. We thought standing up for anyone other than Allah was a widely unacceptable [in Islam], so that was the case with the national anthem," one of the imams told local press on July 1st. The newspaper El Khabar reported the same day that the imams of Alharrach, Casablanca, Bab Alwadiy, Barraqi and Beir Mourad mosques had similar regrets about refusing to stand. Similar cases were reported two days after the incident. At the training centre of Algeria's state-owned power company in Ben Aknoun, some engineers refused to stand for the anthem as they were being sworn in to their posts. According to local press reports, the engineers are Salafists who believe that "worshiping" the anthem is forbidden in Islam and that swearing by anyone but Allah is wrong. They asked for revision of the anthem, which begins with the line "swearing by the lightning that destroys".

    To review the case of the imams, the Islamic Academic Council and the disciplinary council of Algiers' Religious Affairs Administration held a joint session attended by over 100 imams. On June 30th, the council suspended the offenders from work for three months, demoted them and barred them from giving Friday sermons for "deviating from the national course and guidelines". In addition, the Ministry of Religious Affairs notified all imams that they must stand up for the national anthem at any event, on pain of dismissal. The ministry also asked all provinces' Islamic Academic Councils to devote a Friday sermon to the Algerian revolution, and to glorify the revolution and the courage of the revolutionaries. As a further step, the ministry gave imams a "final" warning against spreading fatwas promoting disloyalty, whether in the form of posters or CDs, and to report anyone doing so.

    Algerian religious leaders and scholars contacted by Magharebia had a range of opinions on the incident and its consequences. Rising for the national anthem "does not disagree with the religion, as some might think, because there is nothing in the sources that says it's forbidden behaviour... that should be abandoned", the president of the Algerian Muslim Scholars Association, Sheikh Abdulrahman Chiban, told local press on June 30th. "The proof is that most well-respected modern Muslim scholars, such as Mohammad Ghazali, Bashir Ibrahimi, and Ahmed Hamani did not forbid their pupils from standing up for the national anthem," added the sheikh. Sheikh Al Qasimi of the Zawiyah Qasimiyah said in a statement issued on July 1st that the imams' "misbehaviour shows a lack of thinking and ignorance of the purposes of the religion", adding that "every citizen who understands the message of Islam rejects any conflict between nationalism and Islam". "Standing up to salute the national flag or the national anthem is not forbidden, but, it's a reminder for generations that came after the independence of the sacrifices of their ancestors", Mohamed Amouri, an imam and a graduate student at the College of Islamic Sciences of Kharouba, told the local press.

    At least one young Algerian, however, cautioned against over-reacting to the anthem protests. Mahmoud Rahmani, a student, told Magharebia that dealing with the imams' behaviour with "cruelty" instead of dialogue and persuasion could only open the door to "evil and rebellions, considering the way some youth think, especially that not rising for the anthem does not translate into disrespect for the martyrs or the revolution". For now, to preserve Muslim and national unity, Algerian authorities seem intent on heading off any further anthem incidents. "What the [the imams] did is an act of evil, and whoever causes divisions among Muslims does not deserve to lead them," said Religious Affairs Minister Ghlamallah, adding: "We had to act to put an end to what happened, because it can create discord and confusion among the people."

  6. #6
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    July 21, 2010 -- Algeria's Ministry of Religious Affairs has drafted a new code of conduct for imams after an incident in which several such leaders raised the spectre of Black Decade-style extremism by refusing to stand for the national anthem. The code will be sent out by religious affairs departments across wilayas at the start of Ramadan. "This [code] has been made necessary by our opening up to the world and the entry of a number of different Islamic currents into Algeria," a ministry official in charge of communications, Adda Fellahi, announced in Algiers on July 11th. He added that "there needed to be protection for society, the state and the religious institutions themselves, to prevent a drift away from the nation's established position". Fellahi said the code, which is aimed at imams, requires respect for Algeria's laws and religious obligations. It also stresses the importance of respecting the Malekite and Ibadhite rites, and for obligations such as reading the Qur'an "in the 'Ouarch' version, the reading of the 'Sahih Boukhari' and the 'Hizb Erateb', and the teaching of fiqh in mosques".

    Algerian officials, Islamic groups and religious scholars have denounced a handful of imams who refused to stand up for the national anthem on June 28th, when it was played at an Algiers meeting attended by Religious Affairs Minister Bouabdellah Ghlamallah. Imams and other Algerians contacted by Magharebia had mixed reactions to the announcement of the new code of conduct. Mehdi Ilyés, 36, who preaches in a mosque in a working-class district of Algiers, said: "I'm worried that the ministry is going to take advantage of this to impose politically correct speech, and there will be very little leeway for imams." "I agree that we need to respect the laws of the republic, but at the same time, an imam should still have a certain amount of room to manoeuvre, otherwise he becomes nothing more than a civil servant," said Ilyés. Imam Djamel Sahli, 41, said: "We have a very delicate mission to accomplish, and we must do this within a well-regulated framework. There are lines which we simply must not cross under any circumstances." "The code that the ministry is talking about will lay down the boundaries for our preaching and it's a very positive thing, particularly for young imams who can be influenced by religious currents from outside our own society," said Sahli.

    Worshippers contacted by Magharebia had more positive reactions to the code. Mohamed Malhi, a sales manager attending Friday prayers, said: "It's good that the ministry is taking action. It's a serious thing if imams are preaching contrary to the country's rites and established religious position." "With this code, the imams have been given notice, the lines have been laid down, and they just need to keep within them," he added. Saléha Djezarli, a retired French teacher who said she was directly affected by the wave of extremist preaching that sparked the Black Decade, said it was "high time for boundaries to be set on sermons". "I have a very bad memory of the 1990s, when imams said terrible things and issued fatwas that had nothing to do with religion," she said. "At the time, my daughter was a teenager, 14 years old, and she had an Arabic teacher who was also a local imam, and instead of teaching, he bullied the girls into wearing the veil." "He made them go along to listen to sermons at the mosque and he proudly told them that he was an 'independent imam' who didn't follow the ministry's recommendations," she added. "With this code, I hope that no other imam will indulge in this kind of extremist behaviour, which has cost us so dearly."

  7. #7
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    بدأت لجان ولائية في تنفيذ حملة تفتيش واسعة للتأكد من احترام المؤسسات والهيئات العمومية في قطاعات التربية والصحة والبريد والأمن والبلديات، لقواعد رفع العلم الوطني فوق مقراتها، وتحرير محاضر مخالفات ضد مسؤوليها، لمعاقبتهم.

    تهدف عمليات التفتيش إلى ''رصد حالات عدم رفع الراية الوطنية أو وجود راية لا تحترم المقاييس المنصوص عليها قانونا من حيث الشكل والقياس واللون، أو تركها تتعرض للتلف والأوساخ دون أن تعوض بأخرى جديدة''، بحسب ما ذكره لـ''الخبر'' بعض من يشارك في عمليات التفتيش. وأوضح نفس المصدر أن العملية ستفضي إلى إنزال ''عقوبات إدارية قاسية'' ضد المخلين بقواعد رفع واستخدام الراية الوطنية، دون أن يستبعد ''إمكانية تحريك المتابعة الجزائية التي ينص عليها القانون ضدهم'' بتهمة ''إهانة العلم الوطني''.

    وجاء تحرك اللجان مع بداية شهر رمضان، بأمر من الولاة بعد عودتهم من العطلة السنوية، حيث يكون الولاة قد تلقوا بدورهم، في وقت سابق، تعليمة في هذا الشأن، تقول مصادرنا إنها جاءت من لجنة وطنية يرأسها وزير الداخلية، نص مرسوم تنفيذي صدر قبل عشر سنوات على تشكيلها وعهد إليها بمهمة ''السهر على حفظ وحماية العلم الوطني فيما تعلق بشروط إنجازه واستعماله''. وتضم هذه اللجنة أيضا وزيري المجاهدين والتربية والمدير العام للأمن الوطني، في حين تتشكل اللجان الولائية من ممثليهم محليا يضاف إليهم مدير التنظيم والشؤون العامة في الولاية.

    وتجري لجان التفتيش المذكورة عملها بالتنقل مباشرة إلى مباني المؤسسات والهيئات العمومية وفق سجل جرد يحصي المشمولة منها بعملية التفتيش والمراقبة، والتقاط صور تضاف إلى التقارير المكتوبة، وتضم خاصة المؤسسات ذات الطابع الإداري والأمني والتعليمي والصحي والمجالس المحلية المنتخبة وفروعها ومصالحها ومؤسسات البريد والاتصالات ''باعتبارها تشكل الجزء الأكبر على الإطلاق'' من حيث حجم المؤسسات المدونة في سجل الجرد المذكور، لكنها تتسع أيضا إلى مختلف الفروع والمؤسسات التابعة للإدارة المحلية.

    وتأتي هذه العملية بشكل متزامن مع عدة أحداث أثارت النقاش مؤخرا حول بعض حالات ''الإهانة وقلة الاحترام'' التي تتعرض لها الراية الوطنية، كما حدث في عنابة عندما تعرضت الراية الوطنية للحرق على يد مراهقين غاضبين على إقصاء عائلاتهم من الاستفادة من سكنات اجتماعية، بحسب التهم المنسوبة إليهم، لكن بعض من يشارك في عملية التفتيش ينفي ذلك ويقول إنها من صميم المهام القانونية لتلك اللجان ''وتهدف بالدرجة الأولى إلى التأكد من امتثال مسؤولي الإدارات والهيئات العمومية لقواعد رفع الراية الوطنية، بعدما لوحظ إهمال الكثيرين منهم وتهاونهم''. وعما إذا كان وجود كثير من مسؤولي تلك المؤسسات والهيئات في عطلة، من شأنه أن يعرقل عملية التفتيش، قال مصدرنا إن محاضر المخالفات ستؤخذ بعين الاعتبار في حركات النقل والتعيين والإحالة على التقاعد التي ستعرفها القطاعات المعنية مع الدخول الاجتماعي القادم.

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