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  1. #1
    FORTUNATO is offline Registered User
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    Sep 2004
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    Interview de Lakhdar Belloumi ....

    Monsieur Lakhdar Belloumi, dans le cadre de la nouvelle rubrique « Légende » du site DZfoot, vous êtes donc notre premier invité… Pouvez-vous nous raconter vos débuts dans le football…
    Comme tous les enfants du monde, j'ai commencé à apprendre le football dehors, dans la rue. Sur les terrains vagues avec ma bande de copains, on posait deux blocs de pierres par-ci par-là et on jouait sans compter pendant des heures.

    Puis vient en décembre 1979 le fameux match de Casablanca où l’Algérie écrase le Maroc 5-1 …

    Oui, juste après les Jeux de Split on jouait pour la qualification aux Jeux Olympiques de Moscou. Nous avons battu le Maroc chez eux 5-1. C’était le début de la grande aventure, le démarrage si vous voulez de notre génération. On les bat encore 3-0 au retour chez nous et on gagne notre ticket pour les Jeux.

    Et l’Algérie a fait une belle impression durant ces jeux …

    Oui, très belle puisqu’on a été jusqu’en quart de finale

    Puis donc vient l’Espagne et le Mondial 82. À Gijon, vous signez là le plus bel exploit de votre carrière contre l’Allemagne. C’est votre plus grand souvenir ?

    Oui, c’est la victoire de l’Algérie, le plus beau souvenir du football algérien en général, de toute l’histoire et de tout le public. On a marqué les esprits et le monde du football… L’exploit que nous avons réalisé, en donnant du bonheur au public algérien, restera à jamais gravé dans ma mémoire. Le plus exceptionnel, ce qu’on peut retenir également, c’est grâce à l’Algérie que la FIFA a modifié sa réglementation pour les matchs du 1er tour. C’est très important ça! La victoire contre l’Allemagne, c’était un grand exploit mais la fameuse combine RFA – Autriche a marqué vraiment tout le monde. C’était quelque chose d’incroyable! Nous avons écrit une page de l’Histoire du football et de la Coupe du Monde.

    C’était l’age d’or du football algérien.?


    Oui bien sûr, comme beaucoup le disait, nous étions les « Brésiliens d’Afrique ». Avec notre style de jeu, on a développé le fameux jeu à l’algérienne, rapide et technique. C’était fantastique. Là où on se déplaçait, le public venait en masse car battre l’Algérie n’était pas donné à tout le monde. On se sentait invincibles et on ne craignait personne. L’EN a réussi l’exploit de se qualifier à toutes les Coupes d’Afrique de 1980 jusqu’à celle de 1990 qu’on a organisée et on a été la 1ère équipe africaine à se qualifier à 2 Coupes du Monde consécutives. Une grande époque!
    Le match contre l’Allemagne restera comme le plus grand évènement, sur un plan collectif, un exploit qui a fait parler de nous et de l’Algérie.

    Ce fameux match retour à Tripoli où un défenseur Libyen a brisé votre carrière. Que s’est il passé exactement ?

    Je ne dirais pas que ma carrière a été brisée mais plutôt qu’elle a été ralentie. J’étais en pleine forme à cette époque là, à 26 ans. J’étais dans mes meilleures années et le match contre les Libyens avait un fond politique. J’ai été pris en otage en quelque sorte. .

    La légende raconte que sans cette blessure vous deviez signer à la Juventus de Turin?

    Oui, et c’est pour ça que cette blessure est venue au mauvais moment car, avec l’EN, on avait joué le fameux match amical contre la Juventus en mars 85 (Victoire 3-2 le plus grand match de Belloumi selon les spécialistes) et j’avais impressionné les dirigeants de la Juve qui me suivaient depuis un moment. On s’était fixé rendez-vous en mai pour signer un contrat pour la saison suivante. Allah ghaleb, le destin en a voulu autrement.
    Votre popularité a alors encore grandi comme en témoigne les messages d’affection que vous avez reçus par milliers depuis l’hôpital parisien ou vous avez séjourné…

    (Très ému) … Oui, c’est vrai! Aujourd’hui encore j’en suis impressionné.

    Et c’est donc lors de la double confrontation contre la Tunisie que vous effectuez votre retour pour la qualification à la Coupe du monde de 1986. Deux matchs de référence …

    Absolument! En battant les tunisiens, à l’aller comme au retour, on a marqué un grand coup et gagné notre ticket pour la Coupe du Monde. Le score de 4-1 à Tunis.

    Racontez-nous, justement, ce qui c’était passé à Mexico, en 1986, et pourquoi l’EN a raté sa Coupe du Monde alors que, potentiellement, les spécialistes disaient que l’équipe aurait du être encore plus performante que celle de 82…

    Après la débâcle de Mexico, l’EN se remet en question et vous restez l’un des cadres de l’équipe pour la CAN 88 au Maroc où l’Algérie réalise une bonne prestation.

    Oui, après 86, c’était la fin de la fameuse équipe mondialiste. On n’avait pas une grande équipe à l’époque, toute une nouvelle génération est pratiquement arrivée.

    Quels étaient donc les joueurs avec qui vous étiez le plus proche ?

    Tous … Je m’entendais bien avec tous mes co-équipiers, peut-être un peu plus avec les gars d’Alger Fergani, Assad et Madjer … surtout Assad et Fergani. On partageait nos chambres ensemble lors de nos déplacements. J’étais très ami avec ceux d’Alger car j’ai joué au Mouloudia d’Alger bien sûr.

    Vous avez joué 2 ans au MCA ? Qu’avez-vous retenu de cette expérience ?

    J’y ai joué durant la période du service national entre 1979 et 1981. J’avais 20-21 ans donc c’est forcément un de mes plus grands souvenirs. Mon passage au MCA a été déterminant pour ma carrière.

    Ensuite, la fin de votre carrière internationale s’est arrêtée un peu brutalement … Pouvez-vous nous raconter cette double confrontation contre l’Égypte pour les éliminatoires de la Coupe du monde 90 ?

    Oui, c’est vrai. Une fin de carrière douloureuse et brutale. C’était ma dernière apparition. Nous avons joué le match aller à Constantine chez nous sans problème, on a fait match nul. Puis le retour chez eux, ils ont vraiment créé un problème, un scandale. Déjà, à l’avance, un arbitre scandaleux a été désigné, M. Bennaceur, un tunisien. Avant le match, on avait refusé qu’il dirige la confrontation mais la CAF a refusé de le changer. On a joué dans des conditions difficiles, anormales. Nous n’avions même pas dormi la veille, les supporters venaient à l’hôtel jusqu'à 2 heures du matin. Il y avait du tapage. Ils ont préparé leur match comme à leur habitude en nous accueillant dans un sale climat puis vient le match. On perd 1-0, on se fait voler et encore pour faire oublier le match scandaleux quand on rentre à l’hôtel 4-5 heures après, pour faire oublier ce fameux match, ils ont crée ce scénario, cette fameuse affaire me concernant …

    Mais alors justement qu’est ce que s’était-il passé? On vous a accusé d’avoir agressé un membre de la délégation Égyptienne?

    Jamais! C’est faux! … En arrivant à l’hôtel, d’abord nous avions dû rentrer par la porte de secours derrière l’hôtel. Les responsables de la délégation étaient là, ils ont tout vu. Ils n’ont pas cité de noms à l’époque, donc moi non plus je ne vais pas le citer. Mais voilà, il y avait un joueur qui a jeté un verre au milieu d’un groupe de supporters égyptiens … Ensuite, les Égyptiens ont gonflé l’affaire. Soit disant, le verre a atteint un docteur, ses lunettes ont volé, un morceau de verre l’a blessé à l’œil ... La même soirée, un avion spécial l’aurait envoyé en urgence en Angleterre … Notre ambassadeur à l’époque, et je profite de l’occasion pour le remercier encore, leur a dit « Bon, allons voir le blessé à l’hôpital ! ». On lui a répondu « Non, il est déjà parti à Londres! » … C’est une blague … Et secundo, ils ont maquillé l’affaire en accusant Belloumi. Les pros sont repartis en Europe le soir même, il ne restait plus que moi à accuser. Voilà, « c’est Belloumi qui a fait ça ! ». Pourtant, des membres de la délégation ont vu ça, moi je peux pas dire comment la scène s’est déroulée, j’étais absent à ce moment là, avec Kermali à l’étage … En vérité, leur but était de camoufler le scandale et ne pas discuter du match, ils ont monté tout... Que Dieu me punisse si je mens.

    Et à la suite de ça on a dit que vous étiez interdit de territoire en Égypte ?

    Non, jamais! Tout ça c’est leur presse qui en a rajouté, ils sont très forts pour ce genre de choses, pour allumer le feu, et la notre a suivi derrière en rajoutant de l’huile dessus.
    Après ma blessure contre la Libye, El hamdoullah, les responsables se sont levés avec moi et m’ont soutenu et là contre l’Égypte aussi pour la deuxième fois.

    À la suite de ce match …

    Après ce match, je me suis retiré 3 mois pour me reposer. J’ai demandé à Kermali de me laisser reprendre mes forces pour bien préparer la Coupe d’Afrique qui arrivait en mars. Il a fermé les yeux. Il a décidé de m’écarter et quand son adjoint, lui a demandé pourquoi il n’a pas convoqué Belloumi dans l’équipe, Kermali lui a répondu que les journalistes algérois sont contre ma sélection. .....

    On vous a injustement privé de Coupe d’Afrique mais votre popularité est toujours restée intacte ?

    Oui, c’est dommage mais ce n’est pas grave pour moi. La Coupe d’Afrique, c’est un trophée collectif offert à l’Algérie mais moi, El Hamdoullah, ce que j’ai offert au peuple algérien, c’est mon Ballon d’or et ça j’en suis très fier car mon ballon d’or il appartient à tous les Algériens. Je l’ai dédié à tous le pays, à tout le football algérien …

    Monsieur Belloumi, pour les jeunes qui ne vous ont pas beaucoup ou jamais vu jouer, quel était votre geste technique préféré. On vous disait spécialiste des passes aveugles ?

    Oui, les passes contre-pied en aveugle … (Rires) … Il y a 20 ans je les faisais et maintenant, il y a Ronaldinho qui sait bien les faire … C’était un geste rare.

    Interview réalisée par Ahmed D.
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  2. #2
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    Dimanche 25 Novembre 2007 -- Le comité exécutif de la CAF a décidé de décerner à Lakhdar Belloumi la médaille de l’Ordre du mérite de la CAF pour “services rendus au football africain”. Sauf que l’artiste des années 1980 risque de ne pas être présent le 20 janvier à Accra, à cause d’une décision d’Interpol qui lui interdit de quitter le territoire national, suite au triste match entre l’Algérie et l’Égypte en 1989 où il est accusé à tort. Face à ce mandat d’arrêt d’Interpol qui lui a fait rater plusieurs rendez-vous internationaux d’envergure, Belloumi lance un appel “à qui de droit” afin qu’il puisse se rendre au Ghana en janvier prochain et que cette décision arbitraire soit définitivement levée.


  3. #3
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  4. #4
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    Lundi 10 mars 2008 -- Le cas de l'ex-international algérien Lakhdar Belloumi, sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé depuis trois ans par Interpol, est en phase d'être pris en charge par les autorités égyptiennes.

    Selon des sources proches du dossier, citées hier par l'APS, le cas Belloumi a été posé à haut niveau en Egypte «dans l'intention de le régler définitivement». Les mêmes sources précisent que le dossier de l'ancien numéro 10 des «Verts» a été discuté lors du séjour à Alger du ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Ahmed Abou El Gheit, dans le cadre de la tenue de la haute commission algéro-égyptienne et évoqué au cours de la dernière visite au Caire de M. Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères. «Il s'agit de trouver une solution pour clore définitivement ce dossier», précise-t-on de même source. Sacré Ballon d'or africain en 1981 et considéré comme l'un des meilleurs joueurs africains de tous les temps, Lakhdar Belloumi fait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par Interpol, suite à une plainte déposée par la justice égyptienne.

    L'affaire remonte à 1989, lorsque l'équipe nationale algérienne s'est déplacée au Caire pour y affronter le 11 des Pharaons dans le cadre du dernier match de qualification pour la Coupe du monde prévue l'année suivant en Italie. Un match décisif qui a permis à l'Egypte d'arracher, dans un «Cairo Stadium» plein à craquer, son ticket de qualification grâce à un menu score de 1 but à zéro. Fin de match très tendue. Les joueurs et leur staff rejoignent leur hôtel, où une bagarre éclate. Un médecin égyptien blessé au visage par un objet tranchant accuse la star et meneur de jeu algérien.

    Lakhdar Belloumi n'a eu de cesse, depuis, de clamer son innocence. Par crainte d'être arrêté par les autorités égyptiennes, Belloumi fera l'impasse sur tout déplacement en terre égyptienne. Clamant son innocence et conforté dans ses convictions par la présence de plusieurs témoins oculaires algériens au moment des faits, l'ex-numéro 10 de l'EN espérait qu'un jour ou l'autre il finira par être lavé de tout soupçon. Les autorités égyptiennes n'avaient pas la même vision. Il y a trois ans, elles décident de déterrer le dossier et saisissent officiellement Interpol, qui lance contre Belloumi un mandat d'arrêt international. Stupeur chez le Ballon d'or africain. Il est désormais condamné à ne pas quitter le sol algérien.

    Une situation qui a obligé cette ancienne gloire du football algérien à décliner toutes les invitations qui lui sont adressées pour assister aux événements sportifs internationaux. Le dernier en date fut celui la Coupe d'Afrique des Nations tenue au Ghana au mois de janvier dernier, où Belloumi devait recevoir l'Ordre du mérite de la Confédération africaine de football (CAF). Une absence qui n'a pas manqué d'étonner l'ancien meneur des Bleus et de la Juventus de Turin, Michel Platini, présent lors de cette cérémonie en sa qualité de président de l'UEFA.

    «Le fait de ne pas pouvoir sortir de mon pays ne me m'affecte pas. Je suis bien chez moi», avait indiqué fièrement l'ancienne gloire du football algérien au Quotidien d'Oran. Avant d'ajouter: «Recevoir une distinction de la CAF et effectuer le Hadj avec le Président ne se refusent pas».

  5. #5
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    Mercredi 1 Avril 2009 -- Presque vingt ans après, la pénible affaire Belloumi est enfin réglée. Pourquoi tout ce temps pour clôturer une affaire qui avait, en son temps, tourné à une mini-crise diplomatique entre l'Algérie et l'Egypte ? On se rappelle que juste après le match joué et perdu contre les Pharaons égyptiens (0-1), au mois de novembre 1989, pour le compte des éliminatoires de la coupe du monde 1990, Lakhdar Belloumi, le stratège de l'équipe nationale, avait été pratiquement soustrait à la police égyptienne et embarqué dans l'avion d'Air Algérie. Ce qui était une bonne chose, car si c'était un vol d'Egypt Air, nul doute que le ballon d'or africain de 1980 aurait été arrêté et emprisonné. En fait, la sélection nationale, passablement énervée et provoquée après sa défaite, et son élimination de la coupe du monde, est rentrée «dare-dare» à l'hôtel. Un incident regrettable coûtera un oeil à un médecin, qui se trouvait près d'un groupe de joueurs algériens, atteint par un éclat de verre. Immédiatement, il accusera Belloumi d'être l'auteur de l'agression, alors que le stratège algérien n'était pour rien dans cet incident, qui va provoquer des années de tension (sportive) entre les deux pays. Les autorités égyptiennes voulaient, durant ces années là, juger Belloumi, le mettre en prison, avec en sus une amende de 3 millions d'euros.

    Depuis, les responsables sportifs algériens avaient tenté de sensibiliser leurs homologues égyptiens sur ce dossier, d'autant que la justice égyptienne avait saisi Interpol, qui avait lancé à son tour un mandat d'arrêt international contre la star du football algérien des années 80. C'était, pour Belloumi, une sanction très dure. Depuis, il ne pouvait plus quitter le territoire national pour recevoir des distinctions internationales ou aller à la Mecque. Un drame, un véritable cauchemar que cet homme aura ainsi enduré, sans jamais se plaindre, sauf lorsqu'il saisira le chef de l'Etat sur son cas. Mardi, un communiqué commun des comités olympiques algérien et égyptien annonce, enfin, la bonne nouvelle. C'est, on l'imagine, une délivrance pour Lakhdar. Mais, avant cela, il y a eu des gestes, des signes d'apaisement entre deux pays amis qui se respectent, entre deux présidents qui ont mis tout leur poids dans ce dossier pour qu'il soit clôturé. Pour que les sportifs, les footballeurs des deux pays ne puissent vivre sans cesse avec ce handicap moral sur la conscience.

    Assurément, les deux chefs d'Etat ne sont pas étrangers à ce geste ultime du Dr. Ahmed Abdelmouneim Ahmed Abdelhadi, qui a tout simplement abandonné sa plainte contre Belloumi. Une réunion de réconciliation s'est tenue mardi dernier au Caire, entre les Présidents des comités olympiques algérien, M.Mustapha Berraf, et égyptien, le général major Mounir Thabet, ainsi que le Dr. Abdelmouneim. Selon quelques indiscrétions, c'est en fait le président Bouteflika en personne qui aurait saisi son homologue égyptien, Hosni Moubarak, pour mettre un terme à cet épisode malheureux des relations sportives entre les deux pays. Un geste qui intervient dans une double conjoncture : d'une part, en pleine campagne électorale pour les présidentielles du 9 avril prochain, et à quelques encablures d'un match capital pour les sélections de football des deux pays, que le hasard du tirage au sort du 3è et dernier tour des éliminatoires combinées pour la CAN et la coupe du monde 2010 a mis dans le même groupe C. Mais, d'ici le mois de juin, dégustons cette annonce heureuse, qui met du baume dans le coeur de tous les «afficionados» du meilleur sportif africain en 1981. Mardi dernier au Caire, le Dr. Abdelmouneim apposait sa signature sur une lettre, en présence des deux présidents des comités olympiques algérien et égyptien, dans laquelle il «informait le procureur général du Caire de son désistement de tous ses droits et des poursuites prononcées contre Lakhdar Belloumi», selon un communiqué des deux comités olympiques.

    En outre, le Dr. Abdelmouneim a signé un accord de réconciliation et d'annulation de toutes poursuites civiles et pénales avec M.Berraf, président du COA, et représentant de M.Belloumi. L'affaire Belloumi est, ainsi, définitivement réglée. Entre Gentlemen, même si c'est 20 ans après. Des questions demeurent, toutefois. Pourquoi maintenant, même s'il n'est jamais trop tard pour bien faire ? Pourquoi celui qui est à la base de tout cela n'a-t-il jamais tenté d'expliquer ce qui s'est vraiment passé cette nuit là dans un hôtel du Caire, alors que Lakhdar se trouvait dans sa chambre ? Pourquoi la FAF et la FEF n'ont jamais tenté depuis cette dramatique soirée pour Belloumi et le Dr.Abdelmouneim, victimes de la bêtise humaine, de trouver une issue rapide à un faux problème qui a envenimé des relations - footballistiques - jamais au beau-fixe ? Pourquoi, pourquoi... maintenant que les deux équipes se retrouvent, une fois encore, dans le même sac pour se disputer une si difficile 1ère place qualificative au Mondial sud-africain ? Et, des fois, quand la nostalgie du temps qui passe est très forte, on se met à chanter «hier j'avais vingt ans» ?

  6. #6
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    Sonia Lyes :


    Mardi 21 Avril 2009 -- C'est officiel : la légende du football algérien Lakhdar Belloumi peut désormais voyager librement à l'étranger. Le mandat d'arrêt international lancé contre lui en 1990 a été officiellement levé par Interpol, a indiqué mardi 21 avril le joueur cité par l'agence APS. « Interpol a signifié officiellement à la DGSN la levée du mandat d'arrêt international lancé contre moi depuis 1990 », a-t-il dit. Ce dénouement auquel le président Bouteflika aurait participé intervient après une réunion de « réconciliation » tenue fin mars au Caire entre le président du comité olympique égyptien, le général-major Mounir Tabet, le président du comité olympique algérien Mustapha Berraf, et le Dr. Ahmed Abdelmouneim Ahmed Abdelhadi, auteur de la plainte contre Belloumi. Ahmed Abdelmouneim Ahmed Abdelhadi avait déposé une plainte auprès de la justice égyptienne après avoir été blessé à l'œil par des débris de verre, et avait accusé Belloumi d'en être l'auteur lors du match entre l'Algérie et l'Egypte le 16 novembre 1989.

  7. #7
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    April 22, 2009 -- Interpol officially lifted the international arrest warrant issued in 1990 against Algerian football legend Lakhdar Belloumi, APS reported on Tuesday (April 21st). The warrant stems from an incident that occurred two decades ago, when Egyptian physician Ahmed Abdelmouneim Ahmed Abdelhadi blamed Belloumi for an eye injury he suffered during a brawl in a Cairo hotel lounge. Belloumi, who played in two FIFA World Cups and was once named African Footballer of the Year, retired in 1999.

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