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  1. #1
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    Le sport féminin s’illustre toujours


    Dimanche 30 Décembre 2007 -- En cette année 2007, c’est le sport féminin qui a continué encore à offrir des lueurs d’espoir aux Algériens désireux de voir flotter leur drapeau dans le ciel des différentes villes qui abritent des joutes sportives internationales. Face à la déception à laquelle nous ont habitués les hommes qui n’arrivent plus à briller devant leurs concurrents des autres nations, les femmes font de leur mieux, à chaque fois, pour s’illustrer et ravir la vedette à ceux qui, pourtant, attirent plus de «considération» de la part des autorités et autres.

    Il est vrai que, depuis quelque temps, certains responsables tentent de donner plus d’importance au sport féminin, mais le constat est là. Si une équipe féminine donnée réalise de bons résultats, elle ne le doit qu’à la volonté des sportives qui la composent. Rares sont les fois, pour ne pas dire jamais, où la télévision nationale a retransmis un match de la sélection nationale féminine de football qui, pourtant, réalise à chaque sortie de très bonnes performances. Récemment encore, cette même équipe a réussi à se qualifier au prochain tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations qui aura lieu l’année prochaine.

    Elle a battu, le dimanche 16 novembre au stade de Zeralda, en match retour, son homologue marocain par le score de deux buts à un. A l’aller, les Algériennes avaient gagné au Maroc par la plus petite des marges. Au prochain tour, les joueuses de l’équipe nationales devront croiser le fer avec la Tunisie, vainqueur par forfait devant l’Egypte qui s’est abstenu de participer. Le match aller contre les Tunisiennes est programmé pour le 24 février prochain à Zéralda toujours.

    Au dernier classement mondial FIFA, qui a eu lieu durant ce mois, la sélection féminine algérienne a encore gagné cinq places. Elle est désormais classée à la 70e place et n’est devancée, au niveau continental, que par le Ghana (45e mondialement) et le Nigeria, quadruple champion d’Afrique (24e mondialement). Aucune équipe africaine n’est présente dans le top 20. Sur le plan arabe, les Algériennes sont leaders.

    Il faut dire que, face à ces performances, les responsables hiérarchiques du sport-roi en Algérie ont commencé à se pencher un peu du côté de cette catégorie. Il y a quelques jours, la Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé l’organisation d’un premier regroupement d’une sélection nationale féminine des moins de 20 ans. Cela survient après que cette même instance a décidé de dégager Azzedine Chih de l’EN pour qu’il s’occupe du développement du football féminin d’une manière générale. Fait saillant, plusieurs joueuses sont issues de clubs de l’intérieur du pays, à l’exemple du JF Khroub ou de l’OS Sidi Belgacem Etaref et de l’Affak Relizane.

    Dans la foulée, les responsables de la fédération ont programmé sept stages de préparation entre le 5 janvier et le 24 février prochains pour l’équipe nationale A en prévision du match contre la Tunisie. Pour dire que les vieux réflexes ont disparu et que, maintenant, il est question de mieux s’occuper du sport féminin. Pour rappel, l’équipe nationale algérienne féminine de football a été, l’année dernière à Alexandrie, en Egypte, sacrée première championne arabe des nations.

    Avant d’accéder à l’ultime phase de la compétition, les Algériennes avaient, dans les matches de groupe, battu le Liban (12-0) et fait match nul avec le Maroc (0-0). En demi-finale, la sélection algérienne avait infligé aux Tunisiennes une sévère défaite (3-0). En finale, le onze algérien a retrouvé son homologue marocain qui a éliminé le pays organisateur sur le score de 4 à 2. La seconde confrontation entre Maghrébines est revenue aux Algériennes sur un but de Boumara à cinq minutes de la fin.

    Durant l’été, le 2 juin dernier, les Algériennes avaient remporté, dans un match comptant pour le second tour des éliminatoires pour les jeux Olympiques de Pékin 2008, leur première victoire face au Nigeria quasi indétrônable pour l’instant en Afrique (1-0). Malheureusement, quinze jours plus tard, en match retour, elles se sont inclinées par un score lourd (5–1). Mais, c’était déjà ça de gagner. La sélection nigériane a su que, dorénavant, elle peut compter sur cette équipe algérienne qui est en train d’avancer à petits pas.

    En tout cas, pour ne pas rester dans le football, il est utile de signaler que, durant les jeux sportifs africains qui ont eu lieu l’été dernier à Alger, la seule équipe du sport collectif ayant remporté une médaille d’or est celle du volley-ball féminin (au moment où la sélection nationale espoirs masculine de football a été éliminée au premier tour du tournoi face à de faibles adversaires). Une équipe qui, de l’avis de plus d’un, peut mieux faire, si jamais les autorités compétentes se décident à lui donner beaucoup plus de moyens. On se souvien, à ce propos que, quelques-unes de ces volleyeuses ont même raté une année d’études, en préparant ce rendez-vous continental, à cause d’un laisser-aller qui a fait que les responsables de leur fédération n’ont pas agi à temps pour que leurs examens soient refaits.

    En dernier lieu, il faut dire que le sport féminin à continuer durant cette année 2007 à émettre des signes d’aptitude à monter sur le piédestal du succès pour peu que nos responsables daignent les mettre sur le même pied que la catégorie masculine. Beaucoup de choses peuvent être faites, dans ce sens, notamment dans les établissements scolaires et universitaires où il y a un véritable potentiel en la matière. Combien de disciplines sportives féminines ont disparu ces dernières années ? Dans la capitale, à titre d’exemple, il n’y avait pas un quartier qui n’avait pas son équipe féminine de handball ou de volley-ball. Il ne reste plus rien… ou peu. Espérant que 2008 sera l’année durant laquelle les sportives auront le droit de cité lorsqu’il est question d’établir les programmes ou stratégies du sport national ou quand on s’apprête à répartir les budgets.

  2. #2
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    ALGIERS, April 4, 2008 (Reuters) - The Beijing Olympics mark a modest recovery for women's sport in Algeria, where female athletes were once reviled by religious conservatives.

    Runner Hassiba Boulmerka was spat at on her return to the north African country after her 1,500 metres win in Barcelona in 1992.

    Religious leaders condemned the young woman from Constantine for "daring to display her nudity before the whole world".

    It was a moment of profound division as Algeria descended into years of strife between the army and Islamist rebels.

    Now a new generation of female athletes are making a push to pursue sporting dreams. The Muslim country remains traumatised by the 1990s violence and by recent occasional high-profile bombings, but the overall political situation has stabilised.

    The nation's female volleyball players show just how far things could change: All Africa Games champions, they are on their way to Beijing, the first time an Algerian women's volleyball team has competed in the world's greatest sporting event.

    "It's a dream for every athlete," said team captain Marimal Madani, 24, speaking breathlessly between exercises during weight training with her fellow players in an Algiers gym.

    The Algerians won a qualifying tournament in January to snap up Africa's only berth in the women's competition in Beijing.

    "It's extraordinary. We can meet the world's best teams. And we're setting an example for women's sport in Algeria."

    Algerian sport is in dire need of a boost. In the 1990s, sport of every kind took a back seat to politics. In some areas, widespread violence meant leaving home for any but the most essential tasks was simply too risky.
    To make matters worse, those years saw big sporting advances by regional rivals Morocco and Tunisia.

    Preoccupied by civil strife, gloomy Algeria watched its most glorious moments recede into history - Boulmerka's 1992 gold medal and world title in 1991, and runner Noureddine Morceli's world records in the 3,000 metres, 1,500 metres and the mile.

    Sport, particularly women's sport, remains in a fragile state but at least the atmosphere is different these days.

    "The dark years blocked us a bit. Now it's our turn to show what we can do," said player Nassima Benhamouda, whose presence in the squad suggests the possibilities opening up for women.

    She is married with a two-year-old daughter. In local tradition, married women should be at home taking care of their offspring, not leaping about on a volleyball court.

    "It's startled everyone," she smiled. "Here when a woman marries, sport's finished. She devotes herself to her family. With me it was my in-laws who encouraged me.

    "I think it's a good thing for the others, that people understand that even a married woman with children can still play volleyball, can work, provided she organises herself. And in fact everyone here helps - it's a team of women, we're family."

    Benhamouda, who lived in France in the 1990s, thinks the Islamist opposition to women athletes was always exaggerated by the foreign media because it seemed to be such a good story.

    "We live like others, we play sport, we train, it's true we have to make more of an effort because the mentality here is not the same. And it's true that in France there's more freedom. But even in Algeria we can express ourselves. Algerian women can have their say."

    Mouni Abderrahim, 23, thinks building new sports facilities will gradually encourage women to get fit. "Most of the time, they're in the house, doing nothing," she said.

    When a young woman tells her family she wants to go out to do sport, "there are those who are for and those who are against. It depends on the family," she said.

    The women wear the normal volleyball kit of shorts and vest. Captain Madani said players at national level had no problem getting parental permission to play. But "with the local teams, it's a bit different. There are parents who prefer their children to study rather than do sport."

    Boulmerka herself is convinced attitudes are changing and that the lack of good facilities is now the main obstacle blocking a sports sector she says remains very weak.

    "Tradition is not really a problem. The thinking has evolved enormously. Women's emancipation has really progressed. Women can choose what sport they want. Parents want their kids to do sport and become champions like Boulmerka and Morceli."

    Echoing a complaint heard all over Algeria, she says the key problem is that the government has been too slow to build facilities for young people despite a petrodollar bonanza.

    "Women's sport in general is very weak," she said. "We still need a good sports policy. There's a lot of work to do."

  5. #5
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    Samedi 4 Avril 2009 -- Kheira Haddouche est née pour devenir championne et, à 20 ans, elle l’est déjà sur le continent africain. Cette fille de Zéralda a toutes les ambitions d’aller très loin dans la discipline qu’elle chérit tant, le karaté. Nous avons rencontré notre championne...

    Le Jeune Indépendant : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

    Kheira Haddouche : Je m’appelle Haddouche Kheira, je suis née le 7 mars 1989. Je pratique le karaté depuis l’âge de 8 ans. J’ai fait mes débuts dans ce sport chez Nadira Zerrouki et, aujourd’hui, je fais partie de l’effectif de l’AS Sûreté nationale après avoir été au MC Alger.

    Pourquoi as-tu choisi spécialement le karaté ?

    D’abord, parce que c’est un sport complet et puis c’est une discipline de combat. Ce sont les principales raisons qui m’ont poussée à le pratiquer. Seulement, je dois vous dire que c’est venu comme ça, par hasard. C’était mon frère qui devait pratiquer ce sport mais en fin de compte ce fut moi. Lui, il a arrêté et moi j’ai continué, et je dois dire que je ne le regrette pas aujourd’hui.

    Aujourd’hui, à 20 ans, tu es championne. Peut-on connaître ton palmarès jusque-là ?

    Au niveau national, j’ai eu la 2e place en 2000 dans la catégorie des minimes, j’ai également obtenu le titre de championne d’Algérie chez les cadettes l’année qui a suivi. Par la suite, j’ai accédé à la catégorie seniors tout en étant junior et j’ai été vice-championne d’Algérie malgré mon jeune âge en 2006. J’ai été aussi championne d’Algérie en 2009. Dans le concert international, ma première compétition était à Tunis en 2006 où j’avais terminé à la deuxième place au championnat arabe. L’année d’après, c’est-à-dire en 2007, j’avais arraché le titre de championne d’Afrique dans la même ville. J’ai été aussi championne des JM. En 2008, j’avais décroché le championnat arabe en Egypte et le championnat d’Afrique à Cotonou, au Bénin. En individuel, il y a eu le championnat arabe en Libye où j’avais obtenu la 3e place. Le même rang, je l’ai eu à Cotonou lors du championnat d’Afrique.

    Tu te produis en individuel et par équipes. Est-ce difficile de faire les deux à la fois ?

    Non, pas du tout. Par équipes, cela veut dire qu’il y a trois concurrents de la même nation avec une capitaine qui se place en avant-poste. Nous formons un triangle, et l’exhibition doit refléter les gestes, l’harmonie et la synchronisation des trois concurrentes. En individuel, c’est chaque athlète qui doit opérer avec tout ce qui concerne les gestes et les qualités.

    Entre le kata et le kumité, tu as choisi le premier. Quelle est la différence entre les deux ?

    Oui, moi je fais du kata car c’est une exhibition qui tourne autour des mouvements. Le kumité, c’est carrément le combat. Bon, il fallait faire un choix et j’ai opté pour le kata car c’est encore plus stable, notamment dans la vocation corporelle.

    Mis à part l’équipe nationale et les titres remportés, il y a ton club, l’ASSN. Peux-tu nous en parler ?

    Mon club, la Sûreté nationale, me donne tous les moyens de continuer comme il se doit ma carrière d’athlète. Je m’entraîne tous les jours et l’ambiance est bon enfant dans notre équipe. J’ai la chance d’avoir mon entraîneur à l’ASSN qui est aussi mon entraîneur en équipe nationale. Cela est un point très important pour moi car cela m’aide énormément, notamment dans le programme de préparation à une échéance nationale ou internationale.

    Quelles sont les échéances qui attendent Kheira Haddouche en 2009 ?

    Il y a d’abord les JM de Pescara en Italie auxquels nous nous préparons énormément. Vous savez, il y aura les meilleurs karatékas et là, il faut bien s’y préparer. Il y a aussi le championnat du monde vers la fin de l’année et là aussi, je pense qu’il faudra travailler d’arrache-pied pour être au top.

    Quel est ton plus cher souhait ?

    Devenir un jour championne du monde inch’Allah. Je sais que ce n’est pas facile, surtout qu’en karaté il y a des athlètes de très haut niveau, comme les Japonaises, les Italiennes et bien d’autres. Alors, le seul remède à cela, c’est de bosser avec acharnement.

    Quels sont les pays, au niveau africain, qui dominent le karaté ?

    Il y a l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et celui qui a progressé ces derniers temps, le Sénégal. Il y a aussi l’Algérie, bien entendu.

    Les études et le sport. Pour Kheira, est-ce un handicap ?

    Non, pas du tout. Il suffit d’avoir un programme bien entretenu. Je suis à l’Institut international de management à Hydra. Au début, ce n’était pas facile pour moi mais, avec le temps, tout est rentré dans l’ordre. Faire les deux à la fois ne me cause aucun problème, il suffit de savoir comment tracer son programme quotidien.

    Que t’a apporté le karaté sur le plan mental ?

    Une certaine mentalité qui donne beaucoup à réfléchir avant de passer à l’action. Le karaté m’a inculqué la sagesse et la vie saine afin de me permettre de garder les pieds sur terre. C’est très important !

    Quel est ton meilleur souvenir ?

    C’est incontestablement la médaille d’or arrachée à Alger lors des derniers jeux Africains. C’était sublime, avec cette ambiance à la Coupole, l’hymne national, les larmes et aussi notre abnégation. Quand j’y pense, cela me donne la chair de poule.

    On te laisse le soin de conclure cet entretien…

    Je remercie le Jeune Indépendant de m’avoir ouvert ses colonnes. Je remercie mes parents grâce à qui je suis ce que je suis. Je n’oublie jamais tous les entraîneurs qui m’ont aidée et je souhaite beaucoup de succès aux Algériens et aux Algériennes.

  7. #7
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    May 4, 2009 -- The Algerian women's team won the African Judo Championships on Sunday (May 3rd) in Mauritius, El Moudjahid reported. In the men's event, Egypt won the title.

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