Mardi 7 octobre 2008 -- C’est officiel ! La mise en marche du métro d’Alger sera effective l’été prochain. C’est ce qu’a déclaré hier le ministre des Transports, Amar Tou, aux ateliers du métro d’Alger à Bachdjerrah, à l’occasion de la réception de la première rame du métro d’Alger. Accompagné du directeur général de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), des ingénieurs et techniciens de cette société ainsi que des représentants des entreprises étrangères chargées de la réalisation de ce projet, le ministre n’a pas caché sa satisfaction à la vue des six voitures dernière génération des rames de métro. Longue de 110 m, cette rame pourra transporter au moins 1280 passagers. Tout en évitant de donner une date fixe quant au coup de starter de la première ligne du métro d’Alger, le premier responsable du département des transports a indiqué que le plus gros a été déjà fait et qu’il faut bien un jour ou l’autre mettre en marche ce métro.
Par ailleurs, Amar Tou a indiqué que la seconde rame arrivera au port d’Alger à la fin du mois de novembre. Ce sont donc pas moins de 14 rames, soit un total de 84 voitures, qui composeront le parc roulant du métro d’Alger. Les autres rames arriveront, selon le ministre, à partir du mois de décembre à raison de deux rames par mois. Construites en Espagne, ces rames sont fournies par le groupement constitué des entreprises françaises Siemens et Vinci Construction ainsi que de l’espagnole CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles) sur la base d’un contrat signé début 2006 avec l’entreprise du métro d’Alger portant sur les équipements fixes, le matériel roulant et les aménagements intérieurs des stations. Outre l’acquisition de 14 rames, le contrat prévoit également l’installation de la signalisation à base numérique de 23 escaliers mécaniques et des postes de commande centralisés.
Concernant l’avancement des travaux, le ministère des Transports a indiqué que la pose de la double voie complète au niveau du tunnel entre la station de la Grande Poste et celle de Haï El Badr a été achevée. « Actuellement, les ouvriers s’affairent à la pose des escaliers mécaniques dans certaines stations ainsi que les faïences », a-t-il indiqué. Au cours de cette tournée, M. Tou a visité les bâtiments de révision et de maintenance, les garages ainsi que les différentes infrastructures composant les ateliers du métro d’Alger. Il a eu des explications relatives à la voie d’essai, installée et dont la longueur dépasse les 550 m. Les premiers tests débuteront à la fin de ce mois, indique-t-on.
Dans un autre chapitre, les travaux de raccordement de la station de Haï El Badr aux ateliers de maintenance de Bachdjarah sont en cours de finalisation et avancent à pas soutenus, avons-nous constaté sur place. La première ligne du métro reliant la Grande Poste à Haï El Badr permettra de contribuer à renforcer davantage la part du transport en commun. Elle représente une ligne qui couvrira la périphérie algéroise et touchera les quartiers plus peuplés de la capitale. Pour gérer ce réseau, un poste de commande centralisé est en voie de réalisation au niveau des Annassers, tandis qu’un complexe de maintenance des trains et autres équipements situé à Bachdjarah est également en cours de finalisation. Ce poste de commande assurera la liaison et la gestion automatique de toutes les stations ainsi que tout le parc roulant du réseau via des moyens audiovisuels en liaison avec toutes les stations.
Quant à la gestion du réseau, elle sera confiée à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) en vertu d’une convention signée fin 2007. Le futur réseau du métro d’Alger devra assurer le transport de près de 30 000 voyageurs/heure grâce à des rotations très rapprochées et comprendra des extensions liées à la station de Haï El Badr, reliant cette dernière à Aïn Naâdja et à El Harrach et dans le futur vers les hauteurs de la capitale. D’ailleurs, les travaux d’extension de la ligne du métro vers El Harrach ont été engagés. Dans un autre registre, M. Tou a insisté sur la nécessité de développer le transport ferroviaire dont le projet d’électrification de la voie ferrée (Alger-El Affroun et Alger-Thénia) avance à grands pas. Des visites sur terrain avec les journalistes sont prévues dans les prochaines semaines. Le projet du tramway devra lui aussi recevoir une visite de la délégation ministérielle dans les prochaines semaines.
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7th October 2008 15:29 #50
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7th October 2008 22:27 #51
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Mardi 7 octobre 2008 -- Après une attente qui aura duré des années (essentiellement pour des contraintes d’ordre budgétaire et sécuritaire), les Algérois vont pouvoir, dès l’été prochain, monter à bord du métro de leur capitale. C’est en tout cas ce qui ressort de la déclaration faite, hier, par M. Amar Tou, ministre des Transports, à l’occasion de la cérémonie officielle de la réception de la première rame du métro d’Alger, arrivée en Algérie le 29 septembre dernier. «La vision mondiale veut qu’il faut qu’il y ait une concurrence entre les différents moyens de transport. Dans ce cadre, la priorité doit être donnée au transport par le biais de la voie ferroviaire», dira en substance le ministre des Transports, ajoutant que le métro ne pourra qu’avoir une incidence positive sur les transports au niveau de la capitale, dans la mesure où il permettra le désengorgement de cette dernière. «L’asphyxie en matière de circulation routière au niveau de la capitale est indéniable. Un pareil projet ne peut que s’avérer salutaire», tiendra à ajouter le ministre. Pour ce dernier, la mise en service du métro d’Alger est prévue pour le mois de juillet de l’année prochaine. «On prévoit à partir du mois de décembre prochain la réception de 13 autres rames [comptant six voitures chacune], à raison de deux rames par mois», affirmera M. Tou. C’est à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) qu’a été confié le volet relatif à la gestion du futur métro de la capitale. S’agissant de l’aspect technique (dont la maintenance), ce sont des entreprises algériennes, associées à des entreprises étrangères, qui s’en chargeront.
A la faveur des explications données au responsable n°1 du secteur des transports dans notre pays, à l’issue de sa visite d’inspection à la voie d’essai du métro d’Alger située à Bachdjarah, il ressort que l’essai de la première rame du métro (dont le centre de direction automatique est situé aux Annassers) est prévu pour la fin du mois en cours. S’agissant de la ligne 1 du métro d’Alger, reliant Hai El Badr à la Grande Poste, elle dessert six communes, en l’occurrence Bachdjarah, El Magharia, Hussein Dey, Hamma, Sidi M’hamed et Alger-centre. Cette ligne devrait être étendue vers la place des Martyrs (pour desservir les communes d’Alger-centre et de la Casbah), El Harrach (pour desservir la commune de Gué de Constantine) ainsi que Aïn Naadja, laquelle desservira la commune de Gué de Constantine. Au sujet des infrastructures de cette ligne (tunnels, stations, complexe de maintenance, poste haute tension, pose de câbles et montage de divers autres équipements), les explications attestent qu’elles ont toutes été achevées.
Emboîtant le pas au ministre des Transports, M. Zendaoui, directeur général de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), insistera pour dire que le futur métro de la capitale ne pourra que chambouler les habitudes des Algérois. «Lorsqu’on sait qu’avec le métro d’Alger, il nous suffira d’à peine 15 minutes pour parcourir des itinéraires jadis parcourus en plus de deux heures [encombrement oblige], eh bien, on ne peut qu’être réconfortés», tiendra-t-il à préciser, non sans mettre l’accent sur la nécessité, pour le citoyen, de faire preuve de civisme afin de ne pas détériorer le matériel importé à coups de devises sonnantes et trébuchantes. «Les voitures constituant les rames ont une durée de vie de 40 ans. Il est vital que les usagers s’impliquent afin de ne pas porter atteinte aux voitures et à tout ce qui s’attache au métro [tunnels, stations…]. En tout cas, nous comptons, pendant les quelques mois qui nous séparent de la mise en service du métro, lancer une campagne de sensibilisation au profit du citoyen en général et de l’usager du métro de façon particulière. Tout compte fait, c’est à lui que profite ce moyen de transport, véritable indice du développement d’une nation», conclura le DG de l’EMA. Avant de prendre congé des journalistes, le ministre des Transports leur donnera rendez-vous dans très peu de temps «afin que nous puissions ensemble visiter la station de commande centralisée, équipée de moyens audiovisuels en liaison avec toutes les stations», précisera M. Tou.
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4th November 2008 10:24 #52
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Mardi 4 Novembre 2008 -- “Quand l’Entreprise du métro d’Alger était arrivée sur les lieux, on nous a fait savoir que nous allions toucher des indemnités en rapport avec les pertes occasionnées par les travaux du tramway. Aujourd’hui, il est désolant de constater que non seulement notre activité est à l’agonie mais, en plus, nous ne voyons rien venir ni du côté des autorités ni de celui de l’EMA”, se révolte un des 270 commerçants touchés par le problème. Dernièrement, une trentaine de ces commerçants se sont rassemblés devant le siège de l’entreprise pour exprimer leurs revendications, à savoir les montants des indemnisations allouées ainsi que la date de leur versement. Ils accordent dans ce sens à cette dernière un délai jusqu’à la fin du mois en cours avant de revenir à la charge pour un deuxième rassemblement, et même la fermeture de leurs commerces si aucune solution n’est trouvée. Notre interlocuteur explique en effet que cette situation ne saurait durer davantage car elle pénalise sévèrement les commerçants qui ne comprennent pas l’attitude de leurs vis-à-vis, sachant que la loi est claire dans ce cadre. Il dit que le lancement du projet du tramway est à l’origine de leur malheur. “Tous mes collègues vous tiendront le même langage et vous confirmeront que c’est la ruine qui nous attend, à moins d’un geste salvateur des autorités. Je vous avoue que la majorité n’arrive pas à joindre les deux bouts et que certains sont contraints, pour subvenir aux besoins de leur famille, à faire le clandestin avec leur véhicule. Les clients boudent les lieux à cause des désagréments causés par les travaux, comme par exemple la poussière envahissant nos magasins.”
Et si certains ont par résignation opté pour la fermeture, beaucoup sont décidés à aller jusqu’au bout pour obtenir leurs droits. L’EMA aurait, selon notre interlocuteur, rassuré les plaignants que leurs dossiers de demande d’indemnisation ont été transférés aux services des Domaines habilités à les prendre en charge. Ces derniers refusent toutefois de négocier avec eux arguant que leur vis-à-vis n’est autre que l’Entreprise du métro d’Alger. De même que les représentants locaux de l’UGCAA qui avaient rencontré à plusieurs reprises les responsables de la dite entreprise n’ont jusqu’à l’heure actuelle pu arracher que des promesses d’indemnisation, alors que parallèlement, la partie liée aux impôts reste sans issue. Les commerçants avaient en effet demandé aux services des impôts de prendre en compte leur situation conjoncturelle dans le calcul de la fiscalité. Pour sa part, l’inspection des impôts précise que quand bien même elle reste attentive aux doléances des commerçants, le rôle de ses agents se limite à des contrôles de routine.
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12th November 2008 18:50 #53
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Mercredi 12 Novembre 2008 -- Les premiers essais techniques en surface d’une rame du métro d’Alger ont été effectués hier au niveau des ateliers de maintenance, situés à Bachdjarah (est d’Alger), en présence du ministre des Transports, Amar Tou. «Ces essais seront suivis prochainement par d’autres essais dynamiques avec des passagers à bord, au fur et à mesure de la réception des rames», a déclaré le ministre en marge d’une visite d’inspection qu’il a entamée au niveau du Centre de commande technique CCT dont «l’avancement des travaux sont dans les délais contractuels», a-t-il ajouté. «6 rames ont été récemment réceptionnées, et à partir de décembre prochain, 2 rames seront réceptionnées chaque mois, jusqu’au mois de mai 2009, portant ainsi à 18 le nombre total des rames qui seront réceptionnées, durant l’été 2009», a précisé M. Tou. «Le métro d’Alger, appelé à assurer le transport de 30 000 voyageurs/heure, sera le quatrième réseau automatique dans le monde, après celui de New York, Barcelone, Sydney et la ligne 14 du métro de Paris», a noté M. Tou. Les bâtiments de ce centre, situé à Ruisseau, peuvent accueillir près de 400 agents du personnel de l’opérateur, qui aura en charge la gestion et l’exploitation du métro de la capitale. Le groupement d’entreprises chargé de la réalisation des différents types d’installations au CCT procède à la mise en place des équipements électriques d’une capacité de 60 KV, nécessaires pour assurer la continuité du service.
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23rd November 2008 23:43 #54
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Samir Allam :
Dimanche 23 Novembre 2008 -- Après le casse-tête de l'achèvement des travaux, les choses sérieuses commencent pour le métro d'Alger dont la mise en service est prévue pour juillet 2009. A présent, les responsables du projet se penchent sur un dossier sensible : la sécurisation de ce moyen de transport sous-terrain. Le futur métro d'Alger figure parmi les ouvrages les plus sensibles au monde, avec un risque élevé d'attentat. Selon nos informations, c'est la société française RATP qui conseille l'Entreprise du Métro d'Alger (EMA) dans ce dossier. Depuis quelques semaines, une équipe spécialisée de la RATP effectue des séjours réguliers à Alger pour mettre en place le système de sécurité du futur métro.
La sécurité du métro d'Alger sera gérée selon un modèle identique à celui du métro parisien : un PC sécurité unique directement relié à la police. Ce PC va gérer les images des nombreuses caméras qui seront installées dans les rames et les couloirs du métro, en direct et en différé ; coordonner le travail des agents de sécurité présents sur le terrain et être en liaison permanente avec les services de sécurité. L'EMA réfléchit actuellement à se doter d'une force de sécurité du métro qui aura des pouvoirs quasi-identiques à ceux de la police. Mais la question n'a pas encore été tranchée. L'EMA a déjà commandé plusieurs brigades canines spécialisées dans la détection d'explosifs : elles vont patrouiller en permanence dans le métro.
Pour une meilleure fluidité dans l'accès des passagers aux rames, le métro d'Alger, contrairement à l'aéroport, ne sera pas doté de portiques de sécurité. Des agents seront postés à l'entrée et à la sortie de chaque station pour empêcher les fraudes et effectuer un travail de prévention contre d'éventuels attentats ou agressions. Pour une meilleure sécurité, l'accès au métro se fera uniquement avec une carte magnétique contenant toutes les informations sur son titulaire : nom, prénom, adresse... La vente de tickets à l'unité ou d'abonnements anonymes ne sera disponible, au moins durant les premiers temps de mise en service du métro. Ce choix aura un impact sur la rentabilité mais c'est le prix de la sécurité.
La peur d'un attentat chimique...
« C'est l'un des sites les plus difficiles à sécuriser au monde. Les Algériens possèdent une expérience certaine en matière de sécurisation des structures en surface comme les aéroports mais sécuriser le métro est beaucoup plus difficile car tout se passe en sous-terrain », reconnaît un expert en sécurité. Plus qu'une attaque à la bombe, c'est le risque d'un attentat chimique qui suscite le plus d'inquiétudes parmi les responsables de la sécurité du futur métro d'Alger. Explication : un attentat à la bombe est visible et touche un périmètre restreint du métro. Il suffit de bien organiser l'intervention des secours et d'évacuer les blessés vers les hôpitaux de la capitale.
Mais une attaque chimique comporte plusieurs complications. D'abord, elle n'est pas visible : il faut attendre que les premières victimes succombent ou présentent certains symptômes pour comprendre la nature de l'attaque et pouvoir agir. Ensuite, contrairement à l'explosif, l'attentat chimique nécessite une coordination entre plusieurs services pour le gérer : la sécurité du métro qui va détecter l'attaque, les spécialistes qui vont identifier la nature du gaz utilisé, les pompiers pour évacuer les blessés, les services de santé qui vont administrer le bon remède aux personnes touchées, etc.
Sans compter qu'au préalable, l'Etat devrait investir dans l'acquisition des remèdes et former des spécialistes dans la détection des symptômes liés à une attaque chimique. L'Algérie possède-t-elle ces moyens ? Peu probable. « Même les pays les plus développés comme la France, le Japon ou les Etats-Unis ne sont pas bien préparés pour ce type d'attaques. C'est la hantise de tous les pays. Tous les gaz susceptibles d'être utilisés dans des attentats ne sont pas connus et même quand ils sont connus, il n'est pas sûr que les hôpitaux soient équipés avec les bons remèdes », explique le même spécialiste.
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30th November 2008 16:43 #55
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Dimanche 30 Novembre 2008 -- Bien que prévue pour l’été prochain, la réception du métro d’Alger pourrait bien connaître quelques délais supplémentaires en raison de certaines contraintes d’ordre administratif et décisionnel. C’est ce qu’a fait savoir hier M. Philippe Sauvard, directeur du projet au niveau de Siemens Algérie, l’une des trois sociétés signataires en mars 2006 du contrat système pour la mise en œuvre du projet dans un délai de 3 ans et pour un coût de 380 millions d’euros.
Dans une communication présentée à l’occasion des Journées technologiques françaises qui se sont ouvertes au palais des Nations, M. Sauvard a expliqué que «l’avancement des travaux n’est pas distribué de la même manière sur toutes les parties. Il y a [certes] quelques retards sur certains éléments qui ne signifient pas forcément un retard sur la mise en œuvre». Selon lui, «des difficultés liées à l’importation de matières sensibles, une perte de temps conséquente au passage en douane, des problèmes d’autorisation, de mobilisation d’équipe et des modifications de projets demandées par le client ou par le maître d’œuvre», ont été relevés. En fait, «c’est une collection de petites choses mais qui ont [leur] impact sur certaines parties du projet», a-t-il précisé. Néanmoins, la livraison du projet l’été prochain «reste un objectif jouable», a-t-il affirmé, en soulignant qu’»il y a encore quelques décisions à prendre […] c’est une affaire d’équipe». Les retards ne devraient par ailleurs pas entraîner un surcoût, selon M. Sauvard, «ou alors ils auront juste un impact minimal».
Pour rappel, le contrat système a été signé par les compagnies italienne Vinci qui prend en charge la partie génie civil, espagnole CAF pour le matériel roulant et Siemens pour le contrôle commande et la distribution de l’énergie de traction. La part de Siemens dans ce contrat s’élève à 147 millions d’euros, a indiqué M. Sauvard, en précisant que quelque 1 876 personnes travaillent sur ce projet dont 200 expatriés et plus de 1 600 personnes embauchées localement. La communication de M. Sauvard a été faite à l’occasion d’une table ronde organisée sur le thème du «management de projets» au cours de laquelle plusieurs responsables d’entreprises françaises opérant en Algérie se sont succédé pour exposer leur propre expérience et les contraintes rencontrées en la matière.
M. Michel Creteur, représentant d’Areva T and D Algérie, a cité des difficultés, en matière d’embauche locale, à trouver des qualifications et des sous-traitants, sans oublier l’aspect sécurité». De son côté, le directeur général du bureau de conseil en organisation Imagine Partner, M. Yazid Abela, a identifié des contraintes en ce qui concerne la gestion de projets en Algérie, citant entre autres «le réflexe de suivre la ligne hiérarchique qui constitue un problème fondamental, de même que le manque de formation pour la conduite de projets opérationnels et le manque de connaissance de l’environnement algérien». L’ensemble des intervenants est néanmoins tombé d’accord pour reconnaître qu’un management efficace nécessite la prise en compte «des spécificités locales». M. Frederic Wiscart, représentant d’Alstom, a expliqué cet impératif notamment par «l’apprentissage du travail avec les entreprises locales et la connaissance de la réglementation existante».
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30th November 2008 23:02 #56
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Dimanche 30 Novembre 2008 -- «La mise en service du métro d’Alger pour l’été 2009 reste objective», a déclaré Philipe Sauvard, directeur du projet du métro d’Alger chez le groupement Siemens, qui pilote ce grand projet, lors de son intervention hier à l’occasion des journées technologiques françaises d’Alger prévues du 29 novembre au 1er décembre au palais des Nations. Le représentant de Siemens, dans son exposé, donne un bref historique du projet du métro d’Alger dont les chantiers ont démarré en 1983 et souvent interrompus pour diverses et sérieuses raisons d’ordre financier, technique et sécuritaire. Un projet qui, par les longs retards dans sa réalisation, a fait couler beaucoup d’encre et a été souvent mis sous les feux de la rampe. Tout en s’interdisant une quelconque critique sur ces retards, M. Sauvard a néanmoins apporté cette précision : «Un tel projet nécessite un management particulier.» Et de signaler : «Aujourd’hui, je peux affirmer que tout est fin prêt pour voir circuler les rames l’été prochain. Et nous serons au rendez-vous.» Non sans reconnaître que des retards seront enregistrés sur quelques éléments de l’infrastructure, notamment au niveau des stations. «Mais cela ne va pas reporter la période de mise en circulation des rames.» Le directeur a aussi révélé dans un bref exposé sous le titre «gestion des projet de construction d’infrastructures de transport» que le groupement Siemens emploie 6 876 personnes pour mener à terme le projet du métro d’Alger. Sur ce nombre, 1 600 sont des nationaux.







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